association de l'art à l'œuvre — blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

28 février 2006

Rio: des toiles volées en marge du carnaval

Le tableau de Pablo Picasso, La Danse, a été perforée au cours d'une rixe entre les gardiens et un des quatre voleurs. Hormis le Picasso, un livre de gravures du maître espagnol illustrant des poèmes de Pablo Neruda ainsi que les tableaux Marine de Claude Monet, Jardin du Luxembourg de Matisse et Dos balcones de Salvador Dali, ont été volés. La police sait comment les oeuvres ont été volés et l'un des malfaiteurs ayant participé au vol a été identifié, selon la police de Rio de Janeiro. "La responsable des enquêtes (...) est optimiste sur les possibilités de localiser les auteurs du vol et les oeuvres se trouvent encore dans la ville, selon elle", a ajouté un porte-parole. Les voleurs étaient au nombre de quatre et ont agi très rapidement: ils ont maîtrisé en vingt minutes les trois gardiens du musée Chacara do Ceu, les ont pris en otage ainsi que six visiteurs dont quatre touristes étrangers, avant de s'enfuir à pied profitant du d'un défilé de carnaval pour se fondre dans la foule. La police a diffusé le portrait-robot de deux des voleurs et alerté interpol ainsi que les ports et aéroports de 182 pays.

Excellent : le Télérama hors série “REMBRANDT� paru en kiosque mi-février

Voir aussi Rembrandt et Caravage
    Le Télérama hors série “REMBRANDT� paru mi-février d’après la grande exposition d’Amsterdam “l’ombre d’or� :
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    photos Télérama
    Les Eaux Fortes de Rembrandt au Kunstmuseum “REMBRANDT , le pouvoir de peindre une vérité humaine� par Jean-Daniel Baltassat : biographie captivante comme un roman qui tient en haleine et dévoile le génie surprenant de l’artiste, qui transparaît en particulier dans l’autoportrait “un peintre dans son atelier�.
    Autoportrait “comme jamais on a peint� ou “ les yeux du peintre, deux braises noires, sont les yeux d’un homme devant le monde, le vrai et celui qu’il créé en voyant “... “ au centre du tableau un chevalet supporte un tableau immense dont on ne voit que l’envers et, aveuglante, la pure, la divine ligne blanche de sa tranche, une ligne de pure virtuosité qui, 4 siècles plus tard, pourrait se suffire à elle-même dans une toile de Tal Coat, Barnett Newman ou Olivier Debré “.
    De REMBRANDT, on connaît surtout les portraits pleins d’humanité; mais on a aussi le bonheur de découvrir ses paysages et ses natures mortes ou transparaissent rythme et audace.
    Enfin, Soutine et Picasso nous font découvrir “ un artiste pulsionnel, le REMBRANDT des modernes � ; alors que Soulages, De Kooning et Leroy évoquent leur culte pour REMBRANdt .

27 février 2006

Le violon d'Ingres

A la découverte de la vie de Jean-Auguste-Dominique Ingres, formé par son père à deux disciplines qui deviendront ses grandes passions : la peinture et la musique.
Le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres évoquait la musique comme "l'art qui embaume ma vie". A travers de nombreux documents, la réalisatrice invite à découvrir la vie de cet artiste, formé par son père à ses deux futures passions : la musique et la peinture.
Mercredi le 1 mars 2006 sur France 3 + une rediffusion
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
un petit à ma montalbanaise préférée.

26 février 2006

Le trombinoblog

C'est français ça ? Pourtant ça existe et c'est plein de ressources
cliquez sur la miniature pour le lien

La grippe aviaire au Louvre ?

Que nenni ...
Vous allez me dire « Quoi c’est impossible, des poules au Louvre ! ». Là je vous arrête et vous rappelle qu’à l’origine le Louvre était un palais, pas un musée, donc un lieu où des gens vivaient. Ensuite lorsque Louis XIV décida de s’installer à Versailles en 1678, le Louvre fut transformé en ateliers puis en logements d’artistes.
voir cette histoire amusante dans les archives du
blog Louvre passion
photos provenant du blog Louvre et passion

25 février 2006

Dimanche dernier jour - La tapisserie du Guernica de Picasso

Après une quinzaine d'années d'absence, le musée d'Unterlinden de Colmar, ressort la tapisserie du Guernica de Picasso pour une exposition-dossier de trois mois.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Musée d'Unterlinden Jusqu'au 26 février Pablo Picasso réalisa trois exemplaires de cette œuvre, répliques de sa toile, immense peinture réalisée en un mois suite au bombardement et à la destruction par l’aviation allemande de la petite ville basque de Guernica le 26 avril 1937. L’artiste a su exprimer le retentissement de la souffrance de la population civile; son regard sur la guerre civile espagnole qui a éclatée en juillet 1936.
Un des exemplaires se trouve à New York dans la salle des délibérations de L’ONU. « La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre offensif et défensif contre l’ennemi ».
    Pour avoir vu Guernica au Centre d'Art de la Reine Sofia à Madrid, j'étais étonnée par le vélouté de la tapisserie, l'horreur de la guerre y est moins prononcée, la tapisserie est de taille moindre que l'original. Peu de monde, dommage il n'y a pas de recul, la tapisserie est exposée dans une salle d'expostion temporaire trop petite.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    photos de l'auteur

24 février 2006

Cézanne et Pissarro - 1865-1885

Au Musée d'Orsay Free Image Hosting at www.ImageShack.us
du 28 février 2006 au 28 mai 2006

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Cézanne qui se présentait parfois comme l'élève de Pissarro, gardera toujours une affection sincère envers celui qu'il nommait "L'humble et colossal Pissaro" et dont il dira "Ce fut un père pour moi. C'était un homme à consulter et quelque chose comme le bon Dieu"

Rembrandt-Caravaggio

REMBRANDT - CARAVAGGIO au Van Gogh Museum Paulus Potterstraat, 7 1070 AJ AMSTERDAM - NEDERLAND PAYS-BAS
Achetez votre Pass musée ici
jusqu'au 18/06/2006

Mécénat d'Art

Ornez votre entreprise et profitez de la déduction fiscale allant jusqu'à 60% de la valeur de vos oeuvres.
Ici le bulletin officiel
cliquez sur l'image pour lire

23 février 2006

Xavier Veilhan

Xavier Veilhan
18 novembre 2005 – 16 avril 2006
Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg
L’exposition de Strasbourg mêle œuvres anciennes, tels l’emblématique Rhinocéros ou quelques uns des Tableaux, œuvres récentes comme les Statues 3D ou un Paysage Fantôme, et une surprenante grande œuvre mécanique produite pour l’occasion. Plutôt qu’un parcours cloisonné, l’option est celle d’une scène ouverte offrant au visiteur une grande diversité de points de vue et d’accès sur chacune des pièces. S’inspirant à la fois du jardin, de l’aménagement urbain et de l’exposition universelle, cette exposition fournit à Xavier Veilhan l’occasion de porter un nouvel éclairage sur les principaux thèmes et enjeux de son travail, et au delà de questionner l’histoire des expositions en général.

Thierry Ehrmann et la maison du Chaos sur France 2

Thierry Ehrmann, milliardaire et artiste, vit dans un environnement hanté par l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center. Rencontre avec un personnage atypique.
La folie d'un milliardaire.
Ce soir sur France 2, dans l'émission "Envoyé Spécial"
Voir ici la Maison du Chaos

22 février 2006

Un petit clin d'oeil

Un extrait du livre de Jean Paul Kauffmann : La Lutte avec l'Ange (Delacroix)
    dans une chapelle latérale de St Sulpice.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Daniel Roth originaire de Mulhouse est l'organiste titulaire de St Sulpice.
cliquez sur les miniatures pour agrandir les photos
voir la suite dans le commentaire

Visite du musée Guggenheim de New York par un alsacien "expatrié"

Lire ici les tribulations d'un alsacien au pays de l'oncle Sam
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Communiquer avec l’Autre

ALIGN=
Jusqu’au 30 avril 2006,
la BNF, sur le site François Mitterrand, rend hommage aux livres fondateurs des différents monothéismes en réunissant un ensemble important de supports de papier, papyrus, parchemin et phylactère inspirés de la Parole divine. L’occasion d’une digression culturelle hétéroclite autour du Livre et de l’Ecriture.
Ces fusionnements culturels ne se réalisent pas sans créativité et abondance iconographique. Le livre et l’écriture restent de véritables oeuvres d’arts. Somptueuses calligraphies, reliures d’or, iconographies chrétiennes ou musulmanes, esthétique de la lettre… L’exposition est un événement artistique à part entière.

Exposition - Livres de Parole : Thora, Bible, Coran. ALIGN= Voir l'article ici

21 février 2006

Est-ce la fin de la Demeure du Chaos ?

Jeudi 16 février, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Thierry Ehrmann, le propriétaire de cette maison bourgeoise de Saint-Romain-au-Mont-d'Or (Rhône) transformée en œuvre d'art, à remettre son bien en état. Depuis quatre ans, cet homme d'affaires iconoclaste, patron de l'entreprise Art Price, leader mondial de la cotation en ligne d'œuvres d'art, a entrepris de "déconstruire" son ancien relais de diligence du XVIIe siècle pour en faire une "œuvre d'art monumentale collective" déclinant de multiples interventions sur le thème du chaos. Une cinquantaine d'artistes, parmi lesquels Ben, se relayent pour participer à cette démarche. Murs carbonisés, façades recouvertes de têtes de morts, portrait de Ben Laden et de son bras droit Ayman Al-Zawahiri, avions crashés, voitures de luxe fondues, réplique du Ground Zero new-yorkais, coulées de laves et de sang : des centaines de badauds défilent chaque week-end dans ce village situé à une dizaine de kilomètres de Lyon devant ce paysage de guerre pour assister à la métamorphose.
Le maire, Pierre Dumont, qui entend protéger l'apparence de sa commune construite en pierres dorées, est à l'origine de la judiciarisation du conflit
Ici lire l'article du Monde
Ci-dessous une vidéo

La Demeure du Chaos / Envoyé Spécial
Vidéo envoyée par abodeOFchaos

Christophe Hohler au Triangle

Après la visite de son atelier vous pouvez voir son exposition :
Site de Christophe Hohler.

Jean Clair


Un entretien avec Jean Clair Monsieur Mélancolie
Coup double pour l'ancien directeur du Musée Picasso. Alors qu'il savoure l'incroyable succès remporté par l'exposition « Mélancolie », il publie un « Journal atrabilaire » où il fustige une certaine avant-garde artistique et cultive son image de « réac »
Jean Clair n'aime pas les idées reçues. On dirait même qu'il prend un malin plaisir à les détrôner, quitte à paraître pour un éternel empêcheur de tourner en rond. Ou même pour un réactionnaire, ce qu'il ne dément pas si « réactionnaire signifie réagir à une situation qui n'est pas tolérable ». Dans son « Journal atrabilaire », sans retenue, quitte à frôler la ligne jaune, il évoque la question du voile, le déclin de la langue française, la technocratie. Mais il dit aussi son admiration pour Balthus, Zoran Music, Cecilia Bartoli ou Julien Gracq. Venise, New York, Amsterdam, ces villes où il aime se retrouver, figurent également au programme de ce voyage turbulent hanté par les images d'une enfance dont la misère ne lui a pas ôté le bonheur des souvenirs. Ainsi la houle des colères et des indignations s'efface-t-elle parfois pour nous livrer alors le simple regard d'un homme qui n'a pas renoncé à s'émerveiller devant le monde.
Le Nouvel Observateur. - L'exposition « Mélancolie », dont vous avez été le maître d'oeuvre, vient de fermer ses portes après avoir accueilli au Grand-Palais, à Paris, près de 330 000 visiteurs. Un succès inattendu puisqu'on espérait au mieux 100 000 visiteurs et que vous avez eu des difficultés pour l'organiser. Que s'est-il passé ?
Jean Clair. -J'ai présenté pour la première fois le projet de cette exposition à la Réunion des Musées nationaux en 1993. Le comité des expositions, composé des différents directeurs des départements des Musées de France, l'a accepté, mais la RMN étant alors dans une situation financière difficile, on m'a demandé de trouver des mécènes. J'ai donc contacté plusieurs grandes entreprises, et je dois dire que j'ai été très bien reçu par les uns et par les autres. Mais dès que je prononçais le mot de « mélancolie », je sentais leur intérêt nettement faiblir. Pour eux, ce mot-là ne collait pas à l'air du temps, il n'était pas assez tonique ! Alors j'ai dû provisoirement renoncer. Avec le temps, et beaucoup d'opiniâtreté, j'ai fini par obtenir gain de cause, auprès de la RMN en tout cas
.N. O. -On aurait pu imaginer que l'Etat, par le biais du ministère de la Culture, vienne à votre secours.
J. Clair. -Il aurait pu, c'est vrai. Le rôle du ministère de la Culture est d'aider la création. Il le fait par exemple pour l'Opéra, qui est financé à 80% par l'Etat sans que nul trouve à y redire. Il aide aussi la danse, la musique. Pourquoi ne le ferait-il pas pour certaines expositions qui sont de véritables créations ? On considère aujourd'hui qu'elles doivent s'autofinancer, et même générer des profits. La conséquence de cette attitude est absolument désastreuse, qui amène ce que j'appelle la déclinaison des produits haut de gamme. On prend un artiste renommé, on ouvre deux ou trois boutiques - qui en général permettent de doubler le revenu de l'exposition -, et le tour est joué !
N. O. -Vous n'allez quand même pas remettre en question les expositions qui attirent le public ?
J. Clair. - Je remets en question les expositions qui n'ont ni queue ni tête, qui ne tiennent pas debout intellectuellement, qui ne tiennent pas debout visuellement, et qui sont simplement des espèces d'appeaux pour des oiseaux de passage dont on essaie de tirer le maximum de revenus. Si l'on suit cette pente-là, on finit par ouvrir la route à des sociétés privées - comme c'est le cas en Italie -, qui vous montrent 40 tableaux n'ayant aucun lien entre eux que l'on présente comme des chefs-d'oeuvre alors qu'ils n'en sont pas. Effectivement, ces expositions peuvent attirer 500 000 visiteurs, mais ce sont des miroirs aux alouettes ! Là, on n'est plus du tout dans la tradition humaniste, on est dans la dilapidation et la corruption même de l'idée d'art et de musée.
N. O. -En 2004, l'artiste Thomas Hirschhorn a eu l'idée d'installer au pied des immeubles d'Aubervilliers ce qu'il a baptisé un « Musée précaire », abritant notamment des oeuvres de Dalí, Duchamp, Léger, Malevitch, Mondrian, Warhol. Dans votre « Journal atrabilaire », vous ironisez sur l'initiative de cet artiste « d'avant-garde », comme vous le nommez. Pourquoi cette ironie ?
J. Clair . -Parce que c'est une entreprise totalement insultante ! Insultante, elle l'est d'abord pour le peuple des banlieues auquel elle prétend s'adresser. On se croirait revenu au temps des bonnes oeuvres du catholicisme ouvrier du XIXe siècle ! On accorde à l'art la capacité magique de guérir les écrouelles, les souffrances du peuple oublié. Cette méthode évite évidemment de poser le vrai problème, qui serait d'offrir une éducation de qualité à ces habitants. Ce n'est pas parce qu'on leur met sous les yeux une oeuvre de Duchamp qu'ils vont être sauvés ! Je trouve d'autre part que cela témoigne d'un mépris du patrimoine. Les conservateurs ont la charge de préserver ces oeuvres, et je ne suis pas certain que l'on fasse une bonne opération en les exposant dans un milieu - je parle du milieu physique - qui n'est pas destiné à les accueillir. Et cela pour une opération de magie du genre « l'art guérit ». Eh bien non, l'art ne guérit pas !
N. O. -Dans votre livre, vous dénoncez ce que vous nommez la culture de proximité et vous en donnez un exemple singulier...J. Clair. -Je rapporte cette cérémonie des voeux au personnel du ministère de la Culture en janvier 2005. Ce personnel a été invité à respecter une minute de silence à la mémoire d'une secrétaire disparue lors du tsunami qui venait de frapper l'Asie. Et il n'y a pas eu un mot pour honorer la mémoire de mon ami Henri Cartier-Bresson, disparu au cours de l'été 2004. Pas un mot ! Quand on pense que le Centre Pompidou n'a pas été fichu d'organiser une seule exposition de son oeuvre ! Lorsque j'ai débuté dans mon métier, le premier ministre de la Culture à qui j'ai eu affaire, c'était André Malraux. On n'imagine pas un instant qu'au moment de cette cérémonie traditionnelle des voeux il n'ait pas rendu hommage aux grandes figures de la culture française qui nous avaient quittés lors de l'année écoulée. Désormais, on veut montrer aux gens que l'on est proche d'eux, qu'on s'occupe d'eux. C'est de la démagogie du plus bas niveau ! Oui, j'ai trouvé cela dérisoire, ignoble et insultant ! C'est comme la fête foraine que l'on a organisée sous la nef du Grand-Palais pendant les dernières vacances de Noël. J'aime bien les fêtes foraines. Lorsque j'étais enfant, je me souviens qu'il y en avait une le long du boulevard Barbès-Rochechouart. Mais en installer une sous cette nef, je trouve que l'opération relève d'une démagogie assez ignoble.
N. O. -Revenons à l'art contemporain. Vous ne ratez pas une occasion de lui tirer dessus, fustigeant les « sottises » d'une exposition de Jean-Luc Moulène ou encore ces « habitués des antichambres de la Rue-de-Valois » que sont Daniel Buren ou Ange Leccia,« plasticiens » médiocres, dites-vous. Quant au pot doré de Jean-Pierre Raynaud installé sur le parvis de Beaubourg, vous le qualifiez de « spécimen de l'art des nains de jardin ». Vous n'y allez pas un peu fort ?
J. Clair. -Pas du tout ! Je persiste et je signe ! Aujourd'hui, dans le domaine des arts plastiques, plus aucun métier n'est requis de l'artiste. Nous assistons au triomphe de l'individu, du « moi je » ou encore, comme on le dit plus souvent, au « moi » virgule « je ». Chez certains, le mode d'expression se limite à un vocabulaire restreint. Ils ignorent tout du passé. Je parle de sottise, en effet, ou d'idiotisme au sens linguistique du mot, c'est-à-dire que cette logorrhée est enfermée dans un rudiment de système qui ne communique qu'avec lui-même, qui ne peut être compris que par celui qui le fait. Or l'art, qu'il ait été religieux ou marxiste, a toujours été ouvert à autrui. Mais je n'ai pas envie de passer pour un éternel ronchon. Il existe des artistes qui continuent à faire de l'art. Je citerai Lucian Freud, ce peintre anglais dont j'ai découvert l'oeuvre à Londres en 1975. On le dit académique, ce qui est faux. Il a assimilé la peinture allemande des années 1920, puis la peinture anglaise des années 1930 et, à partir de là, il a fait du Freud. Quand j'ai organisé une exposition de ses tableaux à Beaubourg, elle a été accueillie par des sarcasmes ! J'ai essayé de faire acheter une de ses toiles, en vain. Aujourd'hui, pour avoir le même tableau, vous devez ajouter deux zéros à la valeur qu'il avait à l'époque.
N. O. -Vous évoquez également Zoran Music, disparu l'été dernier. Est-ce que vous avez toujours apprécié son oeuvre ?
J. Clair. -Je n'étais pas très attiré par ses paysages très idylliques, très musicaux, ou ses petits chevaux de sa Slovénie natale. Et puis, un jour, j'ai découvert les dessins qu'il avait faits à Dachau. J'ai vraiment été stupéfait parce que ces dessins, extrêmement fragiles et vulnérables, exprimaient une question que je me suis toujours posée, celle du rapport de l'art à l'horreur. C'est une histoire qui commence avec les crucifixions, se poursuit avec les martyres et les scènes de guerre. Au XXe siècle, ce rapport à l'horreur semble disparaître alors qu'elle est toujours présente. Zoran Music, lui, l'a affronté en osant dire, sans aucune provocation, qu'il y avait là une beauté extraordinaire. Cet homme très discret, pudique, avait une culture étonnante et parlait cinq langues. Il a fait partie de cette école de Paris que l'on a ignorée et que l'on aurait mieux fait de soutenir au lieu de l'engloutir sous les sarcasmes. A l'époque, on considérait que ces artistes étaient des empêcheurs de moderniser en rond, on ne jurait que par l'école de New York.
N. O. - Cette attitude explique-t-elle l'indifférence que la plupart des artistes français subissent actuellement sur la scène internationale ?
J. Clair. -Ce n'est pas aussi simple que cela. Mais je constate par exemple que, dans le nouvel accrochage du Musée d'Art moderne de New York, le MoMA, le dernier artiste français représenté est Dubuffet. Le regard des autres sur l'art a-t-il changé ? Comment expliquer ce vide soudain ? Ce tarissement progressif est la conséquence de l'écrasement de la scène française par l'art institutionnel. Je pense aussi que la France n'a pas su accueillir comme il convenait les artistes étrangers qui auraient voulu s'installer ici. David Hockney, Jim Dine, Kitaj et bien d'autres sont venus à Paris. Ils sont repartis, victimes pour une part de l'ostracisme des officiels français.
N. O. - Qu'est-ce qui vous réjouit aujourd'hui ?
J. Clair. -Beaucoup de choses ! Je me félicite par exemple du succès incroyable remporté par « le Cid » à la Comédie-Française, dans la mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman. Je n'ai pas pu assister à l'une des représentations, parce que c'est complet tous les soirs. Quand on voit ce qui s'est passé au Festival d'Avignon l'été dernier - je n'y ai pas assisté mais j'ai lu les comptes rendus dans la presse -, où certaines pièces exprimaient ce qu'il y a de plus primitif dans l'être humain, c'est-à-dire le pipi et le caca, je me réjouis de savoir qu'il y a encore un public sensible à l'enchantement de la parole, à l'enchantement des mots.
Propos recueillis par Bernard Geniès« Journal atrabilaire », par Jean Clair, Gallimard, 240 p., 16,50 euros. Né en 1940, Jean Clair, conservateur des musées de France en 1966, rejoint en 1975 l'équipe du Centre Pompidou, assurant le commissariat des expositions « Marcel Duchamp » et « Vienne, l'apocalypse joyeuse ». Nommé à la tête du Musée Picasso en 1989 - qu'il vient de quitter, atteint par la limite d'âge -, il est l'auteur de monographies (Bonnard, Balthus, Picasso) ainsi que d'essais. Bernard Géniès

20 février 2006

Rappel - NISA ­ Autoportrait, le tien comme le mien

C'était le dernier jour, le 20 février au soir“Nisa : autoportrait, le tien comme le mien“. C’est le titre de la nouvelle exposition de Nisa Chevènement présentée, depuis le 14 janvier, au musée des Beaux-Arts. Née en Égypte et après avoir suivi les Beaux-Arts du Caire, l’artiste a pris ses quartiers à Paris depuis 1965. Sa vie et son expérience fusion-nent au carrefour des cultures occidentale et orientale. On lui doit une trentaine d’expositions, de Mexico à Bruxelles, de Strasbourg à Beyrouth, en passant par Pékin, Shanghai... Plus de cinquante sculptures sont dévoilées ici, selon la technique de la cire perdue, auxquelles s’ajoute une dizaine de dessins à l’aquarelle et à l’acrylique. Arbres de vie, tour de Babel, échelles de Jacob, tours énigmatiques pointant l’abîme, l’oeuvre de Nisa parle de l’histoire et de la mémoire, des civilisations et des générations. Après l’exposition de Mulhouse, ses oeuvres partiront pour Séville (en mars), puis pour Paris (en avril).
Mulhouse au musée des Beaux-Arts, 4, place Guillaume-Tell. Entrée libre. entrée gratuite " Les oeuvres de la créatrice portent le double sceau du dynamisme et du grouillement. Spirale ascendante ou buisson projetant haut sa profuse ramure, chacun de ses bronzes est une forme constituée d'une foule innombrable, mue par un élan irrésistible. Les hommes sont les monuments qu'ils élèvent : le mouvement qui les anime est celui-là même de la vie." Béatrice Comte, Le Figaro Magazine - 2000

The Pond

Photo la plus chère au monde, vendue 2,46 millions d'euros à New-York.
Photo de nuit prise il y a plus de 100 ans par Edward Steichen. Titre : "The Pond".

Artistes en Ligne "Daniel Buren et Tobias Rehberger pour le tram à Mulhouse"

La réalisation du tramway s'accompagnera de l'installation d'oeuvres d'art le long des lignes. Mulhouse a fait appel à 2 artistes de renommée internationale, Daniel Buren et Tobias Rehberger
Avancement des travaux, les arbres sans feuillage permettent la vue à partir des arches de Daniel Buren, des colonnes de JP Raynaud.

19 février 2006

Des artistes et un collectionneur - Pierre Levy

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Pierre Lévy est né à Guebwiller (68) le 11 avril 1907, il a commencé sa collection d'oeuvres d'art à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Sa réussite dans ce domaine n'a d'égal que le succès qu'il a rencontré dans l'industrie de la bonneterie où son groupe était le 1° en Europe.
Sa collection, ne comprend pas moins de 4 000 pièces dans des domaines aussi variés que les sculptures sumériennes, égyptiennes, grecques, chinoises, romanes, la céramique, la verrerie, l'art primitif, les bronzes de Louristan
, le livre illustré, la peinture, le dessin, l'estampe et la scupture du XIX° et XX° siècle. Je vous recommande son livre ainsi que la visite du MUSEE D'ART MODERNE – Palais Episcopal-Troyes (XVIe-XVIIe) (Donation Pierre et Denise LEVY, industriels bonnetiers troyens) Place Saint-Pierre -
Tel: 03 25.76.26.80
Dans l’ancien palais des évêques, ce musée rassemble quelque 2000 œuvres représentant les grands courants picturaux du début du siècle, de Courbet (1850) à De Staël (1950) avec une prédilection pour les mouvements fauve et expressionniste. Quelques noms évocateurs : Vlaminck, Derain, Matisse, Dufy, Modigliani, Rouault, Van Dongen, Delacroix, Daumier, Maillol, Picasso, Cézanne, Seurat...

Ne pas manquer : rare collection de verreries (flacons, coupes, vases transparents à décor émaillé, gravé, taillé… ou encore en verre bullé, craquelé avec décors intercalaires) du célèbre Maurice Marinot (verrier troyen) et bel ensemble d’Art africain, l’une des sources d’inspiration de la peinture moderne.
Ouvert de 11h à 18h sauf lundi et jours fériés.

18 février 2006

L'oeil, la main et les Ménines de Velazquez

La boite à images un site qui vous parlera mieux que moi de cette impressionnante toile.

Nouvelle Photo

Toujours aussi facile, l'artiste, le musée, le thème.

Fin du trop court voyage

    De retour, je vous ai rapporté une photo de mon coup de coeur,
    à vous de me dire où se trouve ce tryptique, qui en est l'auteur, quel en est le titre ainsi que la motivation de l'artiste.
    Catherine, Gérard, Malou, JR, vous êtes hors jeu dans l'immédiat... laissez un temps de réponse aux autres...
photos de l'auteur

17 février 2006

Deutscher Expressionismus

Baden-Baden l'expressionnisme allemand
Les oeuvres de la collection Frieder Burda de Ernst Ludwig Kirchner, Max Pechstein, Alexej von Jawlensky, August Macke, Gabriele Münter et Max Beckmann jusqu'au 30.6.2006 du Mardi au Dimanche de 11h à 18h Museum Frieder Burda
Lichtentaler Allee 8b à Baden-Baden (0049) 07221/3989834

15 février 2006

Une histoire du costume en Alsace du 17ème siècle à 1870

C'est à une histoire du costume en Alsace du XVIIe au XIXe siècle que nous convie cette exposition. Aujourd'hui souvent réduits au folklore du gros noeux noir accroché sur la tête d'une jeune fille, les anciens costumes alsaciens portés dans les villages ou par les élégantes des villes sont de précieux témoins de l'art de vivre rhénan, signes d'appartenance à une classe sociale ou à une religion. Collections particulières et pièces inédites du musée sont présentées en écho de peintures et de gravures anciennes.
Jusqu'au 12 mars 2006
au Musée de l'impression sur étoffes
14 rue Jean-Jacques Henner à Mulhouse.
Renseignements au 03 89 46 83 00
Musée de l'Impression

13 février 2006

Camille Claudel et Rodin - La rencontre de deux destins

Camille Claudel et Rodin à la Fondation Pierre Gianadda
Exposition organisée par le Musée national des beaux-arts du Québec avec le Musée Rodin de Paris, en collaboration avec le Detroit Institute of Arts et la Fondation Pierre Gianadda de Martigny.
Cette exposition est la première en Amérique du Nord à mettre en lumière l’influence qu’ont exercée l’un sur l’autre les deux sculpteurs. Des photographies et des lettres nous font pénétrer dans leur intimité. Surtout, plus de cent vingt œuvres racontent l’histoire de deux artistes résolus à trouver leur voie, unique, forte, sans concession.
Site de la Fondation Pierre Gianadda du 3 mars – 11 juin 2006

11 février 2006

Le pays des Antonins

Vous qui avez été tant séduits par la conférence de Catherine Koenig sur le Retable d’Issenheim, je vous propose de retrouver le pays des Antonins, avec le récit de la vie de St Antoine ainsi que les fléaux qui déciment les populations du Moyen Age, le « mal des ardents » ou « feu de St Antoine » sous la référence : Saint Antoine l'Abbaye
Communiqué par Gérad W

09 février 2006

Nouveau record pour les œuvres de Munch lors d'une vente exceptionnelle chez Sotheby's

Une vente exceptionnelle de toiles de maîtres a eu lieu à Sotheby's, à Londres, mardi 7 février. Plus de 70 toiles peintes par Munch, Gauguin, Monet, Picasso ou Miro ont été vendues pour un peu plus de 100 millions d'euros au total.
Lire ici

Matthias Grünewald et le retable d’Issenheim

Conférence de Catherine Koenig à la Cave Dîmière de Guebwiller
Mardi 7 février 2006 à 20 heures.
Entrée libre réservation obligatoire à la médiathèque de Guebwiller
au 03 89 74 84 82

08 février 2006

Deux Caravage dans une église de Loches ?

Une des deux toiles découvertes dans une église de Loches et attribuées au Caravage -source F3
Deux toiles du Caravage ont été découvertes dans une église de Loches (Indre-et-Loire), a annoncé la municipalité "Pèlerinage de Notre Seigneur à Emmaüs" et "Saint-Thomas mettant son doigt en la plaire du Christ" avaient été repérés en 1999 sous la tribune de l'orgue de l'église Saint-Antoine.
Des examens ont permis de déterminer qu'ils avaient été peints par le peintre italien (1573-1610), selon la mairie, mais pour certains il s'agit de copies.
José Frèches, ancien conservateur des musées de France et spécialiste de Michelangelo Caravage (1571-1610), qui a expertisé les oeuvres, affirme qu'il s'agit d'originaux, se basant sur des indices techniques et leur "qualité pictorale" "Il y a de fortes présomptions pour qu'il s'agisse de deux des quatre tableaux achetés par Philippe de Béthune, comte de Selles, ministre d'Henry IV, à Michelangelo Merisi Caravage, dit Le Caravage", a indiqué la municipalité.
Les deux toiles devraient être exposées à Loches d'ici cet été, dans un lieu encore à déterminer, a-t-elle ajouté.
Mais pour Pierre Rosenberg, ancien président-directeur du musée du Louvre et spécialiste de la peinture du XVIIe, il ne s'agit que de "bonnes copies anciennes". "Ne rêvons pas, Caravage ne se copiait jamais. Les originaux sont connus", a-t-il déclaré.

Arts et Expositions

Consultez les vidéos de FR3 ici

Stéphane Magnin - La Marechalerie - centre d’art contemporain

Stéphane Magnin : Polydron Campfire Modeling
Exposition du 25 janvier au 1er avril 2006
La Marechalerie – centre d’art contemporain Ecole nationale supérieure d’architecture 5 avenue de Sceaux, 78000 Versailles
Stéphane Magnin est un artiste protéiforme qui mêle autant de références que de médiums entre utopies, cultures et expériences. Parmi une production hétéroclite, ses installations proposent des modulations environnementales mettant sans cesse en jeu différentes références associées, perturbées : l'architecture, le design, la sculpture, entremêlées dans une certaine fascination pour la science fiction. le site de La Marechalerie

07 février 2006

Les Lauréats du CEAAC 2005

Geneviève BOUTRY (Bourse de la Région Alsace) Klara BECK (Bourse du Conseil Général du Bas-Rhin) Laura MARTIN (Bourse de la Ville de Strasbourg) Jean-Michel WICKER (Bourse de la Ville de Mulhouse) Françoise SAUR (Prix de la Ville de Colmar)
du 21 janvier au 12 mars du mercredi au dimanche inclus de 14 à 18h et les jeudis jusqu'à 20 h Visites guidées, Visites commentées et ateliers pour les scolaires sur rendez-vous Services entièrement gratuits
au centre d'art du CEAAC 7 rue de l'Abreuvoir à Strasbourg 03 88 25 69 70
Geneviève Boutry

06 février 2006

Big Bang

Commencée au mois de juin et visible jusqu’au mois de mars 2006, l’exposition ‘Big Bang’ offre un vaste panorama de tout l’art du XXe siècle.
Réjouissant. Découvrez la video exclusive de cet événement dès maintenant...

04 février 2006

Sortie culturelle du samedi 4 février 2006

Le matin de 10 h à 12 h visite guidée par Catherine Koenig du Musée des Beaux Arts de Strasbourg ou Palais des Rohan
Déjeuner libre
L'après-midi de 14 h à 16 h visite du CEAAC, guidée par la directrice du CEAAC Evelyne Loux et en compagnie de l'artiste Geneviève Boutry - où sont exposés les lauréats 2006 - Geneviève BOUTRY (Bourse de la Région Alsace) dont vous avez pu voir l' Exposition sur le Désert Australien dans les villes alsaciennes - Klara BECK (Bourse du Conseil Général du Bas-Rhin) Laura MARTIN (Bourse de la Ville de Strasbourg) Jean-Michel WICKER (Bourse de la Ville de Mulhouse) Françoise SAUR (Prix de la Ville de Colmar)
Déplacement possible avec le TER
Départ depuis Bâle 8 h 08 / St Louis 8 h 17/ Mulhouse 8 h 43/ Colmar 9 h 06 arrivée à Strasbourg 9 h 44
Retour depuis Strasbourg à partir 16 h 55 / 17 h 16 (sera précisé)
Inscription, renseignements et règlement auprès de l'association
De l'Art à l'Œuvre 2c rue de Belfort F - 68332 HUNINGUE Cédex tél : +33 (0)3 89 89 85 76 contact@art-et-voyage.com
Tarif : 8 € par personne. 12 € pour un couple et 2 enfants de moins de 16 ans.
Entrée du musée en sus ou entrée gratuite avec le passmusées (à préciser à l'inscription) + billet TER (26 € A/R de 2 à 5 personnes les samedis et dimanches) + ticket de tram CTS
Inscriptions closes

02 février 2006

Le feu d'artifice de Charlotte Salomon

« La vie est belle »
Elle avait 26 ans et elle était enceinte. Tuée par les nazis à Auschwitz, elle a réalisé, dans l'urgence, un chef-d'oeuvre, « Vie ? Ou Théâtre ? », qu'on expose à Paris voir ici un article
Du 1er février au 21 mai 2006. Conférences, concerts et projections de films complètent l'exposition. Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris et

Ouvrage et oeuvre

Le 10.12.05 " Voilà du bon travail, du bel ouvrage "... quand et pourquoi cela devient-il une belle oeuvre ? Les arches de Buren pour les stations d'une des deux lignes du TRAM de Mulhouse sont superbes. Voilà du bon travail de designeur ou d'architecte de mobilier urbain. Mais où est l'art, où est l'oeuvre ? NB : De ma question découle une première piste de réponse : un bon travail deviendrait une oeuvre quand c'est de l'art... question suivante : où est la limite de l'art ?...