30 juin 2006
Le bal du siècle
Par elisabeth, 30 juin 2006 à 00h :: Télévision
Sur France 5Cette série documentaire retrace la vie extraordinaire de mécènes hors normes, d'esthètes démesurés, d'artistes à la folie douce. Elle met en lumière plusieurs personnalités qui ont influencé le monde artistique d'hier et d'aujourd'hui.
Ce premier volet l'entraîne sur les traces de deux femmes qui ont marqué le monde de l'art : Peggy Guggenheim (photo ci-dessus), collectionneuse avant-gardiste, et Madeleine Castaing, qui révolutionna l'art de la décoration et fut la mécène du peintre Soutine.
Peggy Guggenheim, héritière des principales mines de cuivre de la planète, a côtoyé Picasso, Tanguy, Ernst, Léger, Brancusi, Beckett, Eluard et Breton. Généreuse mécène, elle a joué un rôle de premier plan dans la diffusion de l'art et XXe siècle.
Grâce aux témoignages inédits de petits-enfants ou d'amis, à des archives inconnues et à des films personnels, chaque épisode dépasse le récit de la seule extravagance de ces hommes et femmes hors du commun pour plonger dans leur univers, retracer leur vie et leur oeuvre et dépeindre leur personnalité.
Peggy Guggenheim, issue d'une famille qui a fait fortune aux Etats-Unis, a, pour certains, changé l'art du XXe siècle. Sensible et avertie, elle fut la mécène, l'amie ou la maîtresse de ceux qui deviendront les grandes figures de l'art moderne.
A Londres, à New York, à Venise, elle a ouvert ses galeries. Considérée comme la vigie de l'art moderne, elle a constitué l'une des plus prestigieuses collections.
Madeleine Castaing est quant à elle une égocentrique attachante. Elle ne connut qu'un seul amour, son mari, et se consacra au seul artiste dont elle devint aussi la muse, Soutine. Dans sa maison de Lèves et ses boutiques, elle a déployé sa créativité et ses talents pour la décoration, dont elle a su inventer un nouveau style.
Diffusion : le vendredi à 21:40 (câble, satellite et TNT), rediffusion le dimanche à 10:10 à partir du 30 juin 2006.
Durée : 5 x 52'
Auteurs : Simon Thisse, Benjamin Roussel et Antoine de Meaux
Réalisation : Xavier Lefèbvre
. Les stages se dérouleront à Storckensohn, petit village situé dans le canton de Saint-Amarin dans la vallée de Thann, à 40 km à l’Ouest de Mulhouse. Situé entre le Chauvelin et le Gazon Vert, les paysages autour du village sont très variés, cela va des pâturages du gazon vert aux marais du Sée d’Urbès, des forêts mixtes aux sapinières, des vieilles maisons enchâssées au cœur du village aux sentiers de montagnes s’ouvrant sur des points de vue extraordinaires. Les stages se structureront autour du thème du paysage et de sa représentation. 



















4 000 oeuvres provenant d'Océanie, d'Asie, des Amériques et d'Afrique attendent, tandis qu'ouvriers et restaurateurs, responsables de l'installation des objets, de l'éclairage et du multimédia ou encore scientifiques s'activent.
Sur la vaste Messeplatz, le comité de la Foire de Bâle a eu une grande idée. Il a installé Appearing Room la fontaine de Jeppe Heine dont les jets calculés par ordinateur construisent par intermittence les murs d'une maison. Ce qui, au vu de la température caniculaire qui dégringole sur les visiteurs de la plus grande foire d'art contemporain du monde, amène un regain de fraîcheur bienvenu. Chez le jeune et moins jeune public, qui s'ébroue dans cette sculpture liquide en se fichant bien de son statut d'œuvre d'art. De quoi vous plonger d'un coup jusqu'au maillot, dans le bain de la 37e édition d'Art Basel.
Le reste de l'expo avec ses pièces géantes jouent souvent la carte décontractée. Les immenses sphères mobiles de Xavier Veilhan planent au-dessus des têtes avec des mollesses de cétacés tandis que Black Star, le labyrinthe éclairé à la lumière noire de Douglas Gordon s'amuse à perdre les spectateurs. Echappés du dédale infernal, ils feront ensuite un tour sur le manège en miroir et inox de Carsten Höller, se frotteront aux fausses mèches de perceuse maousses de Kader Attia avec 'Infinities',
nous plonge dans une boîte (à outils, ou de prestidigitateur) dont les forets de perceuse qui la transpercent constituent une forêt tourbillonnante. Tout y est illusion et reflets du multiple ou, mieux encore, croiront à l'histoire abracadabrante d'Erwin Wurm qui prétend que le gourou télékinèse Mahesh Abayahami a tordu son vieux bus VW comme un schublig. Une performance mentale qui coûte quand même 120 000 euros, une Ferrari.. Aussi déstabilisante, la 'Black Star' de Douglas Gordon avec une lumière ultraviolette révèle autant qu'elle occulte le chemin qui permettra d'en trouver la sortie. Parfois, il n'y a pas d'issue possible, même si on l'entrevoit : c'est le cas de 'Double Vegetation Room' de Cristina Iglesias où le mur de végétation, s'il a bien l'apparence de la verdure n'est pas malléable pour autant.
J'ai eu la chance d'entendre et de voir, KARITA MATTILA, soprano, connue pour son tempérament exhubérant et haut en couleurs, à la voix magnifique hier soir à l'Opéra National du Rhin de Strasbourg. La voix de Karita peut passer avec flexibilité de l'opéra aux chansons à la mode. Je l'avais vue à l'Opéra Bastille dans le rôle d'une incroyable et passionnée Salomé, terminant sa danse des 7 voiles, en tenue d'Eve. Un de ses grands dons est d'avoir une voix qui se plie à toutes sortes de programmes. Elle est apparue en scène, telle une déesse, dans une superbe robe fourreau blanche ne laissant rien ignorer de sa plastique, avec un collier et des boucles d'oreilles de perles et un bracelet en diamant, le tout magnifique, que seule peut porter une femme de cette taille et de cette allure. De sa voix cristaline et chaude elle a interpétré des airs de SAMUEL BARBER, TOIVO KUULA, ERKKI MELARTIN, OSKAR MERIKANTO,LEEVI MADETOJA, HUGO WOLF : Spanisches Liederbuch (extraits), ENRIQUE GRANADOS : Goyescas (extraits), JOAQUIN TURINA : Poema en forma de canciones, pour terminer avec trois bis dont un air de Dvorak extrêmement triste. Dès sa première sortie de scène, accompagnée de son petit pianiste MARTIN KATZ , en saluant, elle a failli tomber, ainsi que son accompagnateur, en dérapant légèrement sur le sol, cela les a rendu immédiatement sympathiques et humbles.


Je reviens d'Art Basel, les pieds endoloris, le coeur en fête, la tête dans les nuages.
























