association de l'art à l'œuvre — blog

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26 juillet 2006

Une nouvelle lumière sur Chagall

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Le Musée Frieder Burda à Baden-Baden présente une rétrospective Chagall avec 100 chef-d’oeuvres. Ce sera le clou de l’année 2006.
Le nouveau Musée Frieder Burda, conçu par l’architecte new-yorkais Richard Meyer, se révèle être une vraie attraction pour les touristes. Depuis l’inauguration au mois d’octobre 2004 plus de 250.000 amateurs d’art ont visité le nouveau musée.
Cet édifice lumineux d’un blanc légèrement cassé est situé dans la Lichtentaler Allee, fameux parc romantique de Baden-Baden. Bien que moderne, ce bâtiment s’accorde harmonieusement avec la Galerie d’Art Nationale (Staatliche Kunsthalle) construite il y a 100 ans. Le musée, qui fascine surtout par son axe intérieur-extérieur et une corrélation extraordinaire entre la nature de la Lichtentaler Allee et l’art exposé, s’est vu attribué le prix d’architecture „New York Chapter Design Award 2005“ à New York. Cet important prix américain, décerné par le American Institute of Architects (AIA), honore notamment «l’excellent design et réalisation remarquable» du bâtiment.
Beaucoup des travaux de Chagall, dont quelque uns n’ont jamais été montrés en Allemagne, ont un caractère monumental. Parmi eux, un ensemble de décors exécutés pour le théâtre juif de Moscou, dont le tableau central est de trois mètres sur huit mètres. Mais le visiteur pourra aussi découvrir des œuvres intimes comme les livres réalisés par l’artiste et gardés jusqu’à présent au sein de collections privées.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us C’est essentiellement grâce aux prêts de la famille Chagall et du Centre Pompidou ainsi que deux musées russes, la Galerie Tretiakov à Moscou et le Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid, le musée Chagall à Nice et de nombreux collectionneurs privés contribuent à cette rétrospective.
En collaboration avec le curateur de l’expostion, Jean-Louis Prat, Frieder Burda a réussi à rassembler des prêts extraordinaires de provenance russe, et française ainsi que d’autres pays européens, comprennant toute la période productive de Chagall.
Meret Meyer, petite-fille de Marc Chagall, adhère totalement au projet « Je ne peux guère imaginer de lieu plus favorable pour accueillir les œuvres de mon grand père ! »
Rétrospective du 7 juillet au 29 octobre 2006

16 juillet 2006

Pour Information

Bonnes vacances aux amis lecteurs, @ bientôt
Pour ceux qui ne partent pas je leur souhaite de la patience leur tour viendra.

13 juillet 2006

Le 14 juillet

la rue Montorgueil de Monet
Le 14 juillet, c'est aujourd'hui dans l'esprit des Français et aussi des étrangers, le défilé militaire le plus solennel, sur les Champs Elysées, en présence du chef de l'Etat.
C'est aussi une fête populaire avec ses bals, ponctuée de feux d'artifice dans toutes les communes de France. Mais le 14 juillet, c'est surtout la fête républicaine, le symbole de la fin de la monarchie absolue, de la naissance de la Nation souveraine puis bientôt de celle de la République. La fête nationale, est un moment où les citoyens peuvent ressentir leur appartenance à la nation républicaine. C'est parce que cette fête trouve sa source dans l'histoire de la naissance de la République que sa signification est aussi forte.
Le 5 mai 1789, le Roi convoque les Etats généraux pour recueillir leurs doléances ; mais l'assemblée du Tiers, qui représente la bourgeoisie, ne tarde pas à s'émanciper pour se constituer en Assemblée nationale constituante. Les députés font, le 20 juin 1789, le serment du Jeu de Paume de "ne jamais se séparer jusqu'à ce que la Constitution fût établie".
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    le serment du jeu de paume de Jacques Louis David
    Cette contestation des députés du Tiers trouve un écho dans l'opinion. Le peuple de Paris se soulève et décide de marcher sur la Bastille, prison d'Etat qui symbolise l'absolutisme et l'arbitraire de l'Ancien Régime. La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, prend tout de suite une portée historique symbolique ; c'est la preuve que le pouvoir du Roi n'est plus absolu et que ce pouvoir doit se fonder sur la Nation et être limité par une séparation des pouvoirs. La prise de la Bastille symbolise pour tous les Français la liberté, la lutte contre toutes les formes d'oppression. Le 14 juillet fut déclaré "Fête Nationale" le 31 janvier 1879, c'est à dire au moment où la République s'enracine définitivement .

Monet peignant dans son atelier

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Du 20/05/2006 au 24/09/2006 Le Musée d’Art moderne de Strasbourg a accordé le prêt de son œuvre de Monet, Champs d’avoine aux coquelicots (1890), à l’exposition Claude Monet – Felder im Frühling présentée par la Staatsgalerie de Stuttgart du 20 mai au 24 septembre 2006. Pour compenser l’absence de cette œuvre majeure, la Staatsgalerie a consenti en échange le prêt exceptionnel, pendant la durée de l’exposition, d’un des chefs-d’œuvre de sa collection, Monet peignant dans son atelier (1874), un célèbre tableau d’Edouard Manet,Monet peignant dans son atelier, significatif des liens de l’artiste avec les impressionnistes. Monet y est représenté avec sa femme dans la cabane-atelier construite sur son bateau qui mouillait sur la Seine. De cet atelier flottant, Monet réalisa, parfois en compagnie de Manet, de nombreuses vues du fleuve et de ses alentours.

04 juillet 2006

Georg Baselitz

Jusqu'au 29 octobre 2006
Artiste majeur de la scène contemporaine, le peintre allemand Georg Baselitz est à l’honneur cet été à la Fondation de l’Hermitage de Lausanne. A travers une centaine d’huiles, dessins, gravures et sculptures, venant pour la plupart de la collection personnelle de l’artiste, l’exposition offre une vision tout à la fois plus essentielle et intimiste de cette œuvre intense, qui se déploie auprès de celles des plus grands, de Picasso à Bacon.
Peintre subversif né en 1938, Baselitz fait partie vers 1970-1980 de la petite constellation des peintres allemands néo-expressionnistes parfois appelés «sauvages», qui privilégient la déformation, la vigueur de la matière et la vivacité de la couleur. Sa création puissante et monumentale se présente comme l’une des plus impérieuses et dérangeantes du XXe siècle.
Célèbre pour ses représentations tête en bas, Baselitz se concentre principalement sur les questions d’organisation plastique du tableau. Dès 1969, qu’il peigne ou dessine des figures de héros, des paysages, des natures mortes ou des autoportraits, le motif est exécuté à l’envers. Cette désorientation renouvelle la fascination qui lie le regardeur à la figuration traditionnelle et renforce le pouvoir d’attraction de l’image. Le sujet étant moins important que sa réalisation visuelle, l’artiste varie au fil des ans sa manière de peindre. D’abord orienté vers un jeu de superposition de la matière, son style parfois proche de Munch par son ardeur, évolue dès 1990 vers plus de transparence et de fluidité.
Traçant un arc historique qui va de 1960 à 2005, la sélection propose une suite de noyaux thématiques. C’est donc à une passionnante leçon de peinture qu’invite cette rétrospective, qui pointe les étapes significatives d’une quête cohérente et inlassable de l’image née du pinceau.

03 juillet 2006

Les Collages d'Ingres

Jusqu'au 21 août 2006 Année Ingres oblige, le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg participe à cette célébration en présentant l’exposition organisée par Adrien Goetz et le musée Ingres à Montauban.Le propos est d’entrer dans le processus créatif du maître, en explorant sa pratique de découpe et d’assemblage. Cette soixantaine de dessins élaborés à partir de papiers et de calques sont une révélation. Tous proviennent du musée Ingres où l’exposition a été présentée.
Adrien Goetz porte un regard sensible et personnel sur le riche fonds de dessins d’Ingres conservé à Montauban, ville natale de l’artiste.
Plutôt que de présenter des dessins achevés, aboutis, l’auteur a choisi de mettre en lumière un ensemble de feuilles qui témoignent du travail de l’artiste, de sa pratique dans l’atelier : calques rapportés, collages d’études sur d’autres études, rapprochements d’images en apparence disparates. Une nouvelle vision de Ingres surgit de cette confrontation d’une soixantaine d’œuvres méconnues, pour beaucoup jamais exposées.
Avec la révélation de ces " collages ", on est au plus près de la méthode d’Ingres, qui compose de manière savante et musicale et révèle dans ses dessins la clef secrète de ses tableaux. Et si le Vœu de Louis XIII, L’Apothéose d’Homère, Le Bain turc, ses toiles les plus célèbres étaient d’abord des collages ?
Ingres apparaît ici " moderne ". Ingres humain qui hésite, se reprend, accumule les idées. Ingres fasciné par le corps en morceaux, les distorsions anatomiques, plus audacieux encore dans ces dessins qui n’étaient pas destinés à être montrés.

02 juillet 2006

Les ancêtres du foot

Les jeux de balle, exercice d'adresse, martial, ou rituel lié aux astres, a fait tourner en rond les plus anciennes civilisations. Avec, très tôt, un même attrait pour la difficulté de ne jouer que du pied.
En Orient : un art martial chinois. Les précurseurs sur ce terrain ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles av. J.-C., sous la dynastie Han, des récits et dessins évoquent le jeu et les règles du "Cuju". Une boule de cuir remplie de plumes ou de cheveux devait être envoyée du pied dans un petit filet fixé à de longs poteaux de bambous. L'armée chinoise l'adopte "pour renforcer la combativité des soldats". Six siècles plus tard, au Japon, c'est un jeu moins martial, et plus cérémoniel qui se développe : le "Kemari", consistant à se passer et à maintenir le ballon en l'air le plus longtemps possible.
De l'autre côté du globe, en Amérique latine, chez les Olmèques et les Mayas, on trouve des traces d'un jeu de balle à caractère rituel, dit "Pok-A-Tok", et ce dès le 2ème millénaire av. J.-C. Sur un terrain délimité par des parois inclinées, deux équipes de 7 joueurs s'affrontent afin de toucher ou de faire passer une boule de caoutchouc dans un mince anneau, sans utiliser les mains. Ce spectacle évoquant les astres et la création du monde couronnait de gloire le vainqueur et s'achevait parfois par le sacrifice du perdant. Des vestiges archéologiques en témoignent encore aujourd'hui.
Du stade grec à la soule gauloise En Europe, le ballon captive aussi les athlètes grecs, dribblant avec des vessies de porcs gonflées et enveloppées dans du cuir ou avec des balles de mousse en éponge naturelle. Ce sport, dit "Episkyros", sera repris par les Romains sous une forme plus proche du rugby, dit "Harpastum" que Jules César aurait lui-même pratiqué. En Gaule, les druides développent le "Seault" ou "Soule", évoquant le soleil, qui se propage en Normandie puis vers la Grande-Bretagne, où va naître le football moderne.