
Une collaboration entre le Sprengel Museum Hannover et le
Musée Tinguely, Bâle, avec le soutien de la Niki Charitable Art Foundation, San Diego.
L’exposition célèbre
Niki de Saint Phalle (1930-2002) et
Jean Tinguely (1925-1991) et leur étroite association qui est reflétée tant dans leurs créations individuelles que dans leurs collaborations. C’est une exposition consacrée au « Bonnie et Clyde des arts » ainsi qu’ils furent présentés sur un programme télévisé au Etats-Unis en 1962, un des couples les plus notoires et flamboyants de l’art moderne.
L’exposition se compose de trois sections : Les artistes, La collaboration, L’amour.
Les artistes
Elle présente l’œuvre des deux artistes séparément dès leurs débuts à Paris dans les années 1950 et à travers toute leur carrière. Tous deux adhèrent au mouvement artistique français des «
Nouveaux Réalistes » fondé en 1960 par le critique d’art
Pierre Restany et rassemblant des noms tels Yves Klein, César, Christo et Daniel Spoerri. A Paris, le couple fréquente et collabore aussi avec de jeunes artistes américains, dont Jasper Johns et Robert Rauschenberg.
La collaboration
Un des moments les plus intéressants dans la vie de Niki et Jean est celui de leur intense collaboration sur le plan de la création artistique. Cette collaboration a plusieurs aspects, et s’effectue aussi en plusieurs étapes. Ils sont tant l’assistant, le conseiller, l’instigateur de l’autre, le co-créateur : Jean contribue une aide technique et Niki apporte des idées telles celle « de rajouter des plumes à certaines de ses œuvres » ce que Jean fait, créant par là l’importante série des « Baloubas ».
Mais ils collaborent aussi de manière directe sur certaines sculptures telles Assemblage with Fire-Engine en 1960, ou Portrait sur patins à roulettes en 1961, l’oeuvre monumentale HON au Moderna Museet de Stockholm en 1966 (aujourd’hui détruite mais documentée par des photos, des dessins, des affiches, etc.) et finalement Le Cyclop, œuvre encore plus gigantesque, ou le Jardin des Tarots de Niki. Des œuvres tardives telles Le Dragon (1988) ou L’Illumination (1988), de même les fontaines à Paris (Fontaine Stravinsky, 1984) et à Château Chinon (1988) sont des œuvres nées de la collaboration directe des deux artistes.

À part les sculptures, il y a aussi les films de Niki de Saint Phalle dans lesquels Jean Tinguely joue un rôle important, et les happenings de Jean Tinguely au début des années 1960 auxquels Niki de Saint Phalle participe de manière active. Et finalement, tous deux prennent part aux happenings d’autres artistes tels Robert Rauschenberg, John Cage, David Tudor ou Nicolas Petit.
L’amour
Durant toute leur vie, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely entretiennent une correspondance régulière et intense – non seulement entre eux mais aussi avec d’autres personnalités dont tout particulièrement avec Pontus Hulten, leur ami de longue date, directeur du Moderna Museet de Stockholm, du Centre Georges Pompidou à Paris, et premier directeur du LA MOCA.
Leurs lettres documentent leur étroite relation, mais aussi les amitiés qui les lient à d’autres personnalités ; elles parlent également de leurs projets artistiques et de leur vie, de l’amour, du gain et de la perte du partenaire. Ces lettres et les écrits partiellement publiés de Niki de Saint Phalle attestent d’un amour explosif liant deux personnalités foncièrement indépendantes
Du 29 août au 21 janvier 2007