association de l'art à l'œuvre — blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

30 novembre 2006

Coupons d'inscriptions

Enregistrez et imprimez ci-dessous les coupons d'inscription aux activités proposées par l'association
Prenez bonne note de la date limite d'envoi de votre coupon accompagné de votre chèque qui permet la bonne organisation des sorties
http://www.art-et-voyage.com/images/pdf/Talons_inscription_2006-07.pdf
Ci-dessous rappel du programme de la saison 2006/2007
Télécharger et imprimer
clic sur la miniature
Et pour vous simplifier la vie et profiter un maximum des 170 musées des 3 régions un rappel des avantages du
clic pour visualiser

29 novembre 2006

Kandinsky, peinture 1908-1921

Prochaine sortie proposée par l'Art à l'Oeuvre, une visite guidée par Catherine Koenig, le samedi 13 janvier à 14 h , au Kunstmuseum de Bâle.
Wassily Kandinsky est l'un des plus grands innovateurs de l'art du 20 ° siècle et un porte parole de l'art moderne. En développant l'abstraction, Kandinsky a donné à l'art un nouvel élan qui demeure encore perceptible aujourd'hui, tout en ouvrant l'accès d'une réalité spirituelle située au-delà des apparences visibles. L'exposition du Kunstmuseum Basel se concentre sur les années 1908-1921, une période de création décisive dans l'évolution artistique du peintre.
Tarif 8 € par personne, 14 € pour un couple, 10 € pour les non membres, entrée du musée et transport métro-bus en sus. Rendez-vous 13 h 05, Croisée des Lys à Saint Louis. Contact 03 89 89 85 76.
Talon d'inscription accompagné du chèque à renvoyer avant le 6 janvier 2007

Wassily Kandinsky et l'abstraction lyrique

Prochaine conférence de Catherine Koenig, mardi 9 janvier 2007 à 20 h 00
Peintre russe né en 1866, c'est l'un des inventeurs de l'art abstrait. Il s'est senti porté dans cette voie nouvelle par un nécessité intérieure. Lors d'un concert donné à Vienne en 1911, alors qu'il écoutait la musique de Schönberg, il sentit brutalement jaillir en lui des émotions nouvelles imprégnées d'harmonies de couleurs puissantes et sans référence à une quelconque représentation figurative. Il mit du temps à apprivoiser cet art autre, et, afin de ne pas basculer dans un chaos sensoriel, Kandinsky, nommé professeur au Bauhaus, rédigea Point-Ligne-Plan relatant sa théorie de l'art.
L'ESPACE CONFERENCES DE LA MEDIATHEQUE LE PARNASSE
Place de l'Hôtel de Ville à Saint-Louis à 20 h 00
Tarifs
Adultes : 6 € - IRCOS / CE+ : 5 €
Enfants : 5 € - IRCOS / CE+ : 3 €

Picasso et Braque, l'invention du cubisme

Prochaine conférence de Catherine Koenig, dans le cadre des animations culturelles de la ville de St Louis, mardi le 5 décembre 2006 à 20 h 00
A partir des Demoiselles d'Avignon, peintes par Picasso et laissées inachevées en juillet 1907, Picasso et Braque vont inventer un nouvel espace pictural. En s'inspirant des arts premiers, en reprenant les formules de Cézanne, ils auront pour objectif de dépasser les règles de construction héritées de l'Italie de XVè siècle. Tournant autour de l'objet représenté, ils vont reprendre l'idée de "danse autour du motif" que Cézanne avait découvert lorqu'il peignait ses natures mortes à Aix-en-Provence. De 1907 à 1914, jaillit le cubisme, invention à deux têtes, à la postérité exceptionnelle, car le cubisme permettra le développement de l'art abstrait.
L'ESPACE CONFERENCES DE LA MEDIATHEQUE LE PARNASSE
Place de l'Hôtel de Ville à Saint-Louis à 20 h 00
Tarifs
Adultes : 6 € - IRCOS / CE+ : 5 €
Enfants : 5 € - IRCOS / CE+ : 3 €

28 novembre 2006

Le Paysage Impressionniste

Devant l'affluence des demandes une nouvelle sortie culturelle est organisée par la ville de St Louis, visite guidée par Catherine Koenig au Kunstmuseum de Bâle. Elle propose une lecture commentée de la peinture de paysage et de ses évolutions au XIX° siècle, entre la découverte des paysages alpins et l'impressionnisme. A la fin du XVIII° siècle émerge un nouveau désir d'entrer en communion avec la nature.
Vendredi 8 décembre2006 de 14 h à 16 h, Inscription obligatoire :
Mairie de St Louis - Service Culturel (bureau 143) - Mme Brengard 03 89 69 52 47 Attention les inscriptions démarrent immédiatement et sont limitées à 25 personnes.
Tarif 15 € par personne Trajet A/R en bus, entrée, visite guidée.
Rendez-vous à 13 h 10 à l'arrêt bus "Croisée des Lys" (entre le Cial et la Caisse d'Epargne)

Positif, négatif

Ce n'est pas la première fois qu'il s'y tient une expo photo mais c'est la première fois que le Musée Unterlinden de Colmar puise dans son exceptionnelle collection de documents photographiques pour monter une exposition dans ses murs. L'exposition « Positif, négatif, panorama d'une collection photographique » met en valeur une sélection de travaux et de tirages tirés des collections Braun et Pierson. Depuis la donation en 1968, ce fonds est déposé aux Archives départementales à Colmar. « Sur un ensemble de 25 000 négatifs, on en présente une quinzaine », explique le photographe colmarien Christian Kempf qui a apporté son aide à Cécile Dupré, la conservatrice stagiaire à l'origine de cette présentation. Dans le cadre de sa formation à l'Institut national du patrimoine, Cécile Dupré termine la semaine prochaine une période de six mois qu'elle vient de passer à Unterlinden. « Positif, négatif » a pris place sous des lumières tamisées, dans la salle des expositions temporaires. Elle est conçue comme un cercle qui se referme. À l'entrée, les prises de vues sur site réalisées par les équipes des ateliers Adolphe Braun de Mulhouse, dont une ascension du Mont Blanc en 1875, « avec tout le labo à côté de l'appareil », souligne Christian Kempf. À la sortie, les premières cartes postales et les essais développés pour introduire la couleur dans les tirages. On rencontre en passant la comtesse Castiglione, dont la collection Pierson conserve 300 négatifs, les colosses de Thèbes et les Alsaciennes et Lorraines de 1870. À travers l'évolution de la maison Braun, transparaît toute l'évolution de la technique photographique.
À voir jusqu'au 26 février 2007 au musée Unterlinden.
L'exposition réalisée par Cécile Dupré et Christian Kempf présente des tirages, des albums « et l'objet photographique ».

26 novembre 2006

Monet et l'impressionnisme

Prochaine conférence de Catherine Koenig à la médiathèque de Cernay, 15 r James Barbier.
mardi 28 novembre à 20 h entrée libre.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
où nous trouver
Plus qu'une école, l'impressionnisme définit une recherche commune : il s'agit, non plus tant de rendre compte de la permanence et de la stabilité de la réalité, mais bien plutôt d'exprimer la nature (et notamment les paysages) dans ce qu'elle a de mouvant, de transitoire. Techniquement, cette approche se traduit par la fragmentation et la juxtaposition des couleurs primaires et de leurs complémentaires, procédés visant à produire des "vibrations colorées".
Le mot impressionnisme pour définir cette période de l'art est issu d'une peinture de Monet nommée impression, soleil levant. Celle-ci a été peinte au Havre. En effet à la suite d'un article paru dans le Charivari où Louis Leroy prenait pour cible le tableau de Monet, en le taxant ironiquement d' "impressionniste", le terme fut retenu dès lors par le groupe de peintres incriminé et par la critique.
Monet est connu entre autre pour ses splendides paysages. Les impressionnistes préfèrent peindre la nature bucolique et la campagne au paysage gris et noir des villes. Ainsi peuvent exploser les couleurs.
Monet observe l'instantanéité : C'est-à-dire la même lumière répandue partout. Ses premiers tableaux portant sur la lumière sont des meules de foin normandes à différents moment de la journée et de l'année (ces tableaux remporteront un énorme succès). S'ensuit des séries d'études sur la cathédrale de Rouen et sur son jardin à Giverny.

23 novembre 2006

Les cours d'art plastique du jeudi

Une semaine mouvementée pour Catherine, après moultes pannes de voiture en rentrant de l'université où elle prépare son master, sa soirée de conférence à Guebwiller, où elle arrive pile poil, (hein boule de gomme) pour la conférence. La voici à la recherche des clés du tiroir où se trouvent les objets et ustensiles indispensables pour le cours de ce jeudi.

cath.
envoyé par Ladilettante

L'artiste est un éclaireur

Compte rendu de Sabine Hartmann, l'Alsace le Pays St Louis
Conférence « L'artiste est un éclaireur »
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Devant une trentaine de personnes réunies à Huningue, samedi soir, un débat a été initié par Catherine Koenig, historienne d'art, dans le cadre de la nouvelle association « De l'art à l'oeuvre ». Il était question de l'organisation des structures institutionnelles et des nouvelles techniques muséographiques. Pour cette première étaient réunis, en plus de Jean-Marie Biehler, président de l'association, les artistes Christophe Hohler et Michel Boetsch. D'emblée, une évidence s'est imposée, l'artiste ne vit pas hors du monde. Dans son introduction, Catherine Koenig a réuni les témoignages de personnes qu'elle côtoie lors de ses différentes activités. Certains rêvent de suivre des cours aux Beaux-Arts, d'autres inventeraient un en couleurs, s'ils étaient artistes… Elle a astucieusement lié ces paroles pour poser la question, objet du débat : « La place de l'art dans la société ». Pour Christophe Hohler : « l'artiste est un éclaireur », pour Michel Boetsch : « C'est un statut social ». Puis le débat s'est poursuivi par la présentation des nouvelles techniques de visites virtuelles d'oeuvres d'art et de toutes les instances culturelles institutionnelles, comme la Réunion des musées nationaux, mais aussi les FRAC (fonds régional d'art contemporain)… Le sujet demande encore à être approfondi car art et société sont aussi de manière de lier les hommes.
Sabine Hartmann
Free Image Hosting at www.ImageShack.us

22 novembre 2006

Utopie et Révolte

Au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg jusqu'au 31/12/2006
L’exposition, centrée sur les principaux fonds français d’estampe allemande (la BNF, le , mais aussi l’INHA et le Musée de Grenoble) présentera, pour la première fois en France, un véritable panorama de la gravure allemande des années 1890 aux années 1930.
Plus de 160 œuvres auxquelles s’ajoutent des livres et portfolios seront ainsi montrées, du Jugendstil au Bauhaus – deux mouvements tendant vers un « art total », ancré dans la vie quotidienne – en passant par l’Impressionnisme, les mouvements expressionnistes (Die Brücke et Der Blaue Reiter) et les tendances de l’après-guerre, où domine la Nouvelle Objectivité.
L’exposition et le catalogue qui l’accompagnera seront aussi l’occasion de présenter un travail de recherche, jusque-là inédit, sur la constitution et le contexte d’acquisition de ces fonds, donc de faire le point sur la réception de la gravure allemande en France durant cette période.
Après les monographies consacrées à Kirchner et E.W. Nay, le MAMCS, avec la collaboration exceptionnelle de la BNF, poursuit ainsi une politique cohérente de présentation de l’art moderne allemand, dans une vision élargie, permettant d’appréhender 30 ans d’évolution de cet art à travers la gravure.

21 novembre 2006

St-Art repart à Strasbourg avec 91 galeries

St-Art rendez-vous bien installé, la 11e foire européenne d'art contemporain de Strasbourg se tient du 24 au 27 novembre au Wacken. 28 000 visiteurs s'y étaient pressés l'an dernier.
L'Italie en vedette, un hommage à Tomi Ungerer et la volonté de présenter de jeunes talents pour que des acheteurs se lancent dans la collection d'art contemporain : St-Art revient. La foire avait connu l'an dernier deux éditions à succès : positionnée en début d'année, St-Art avait attiré 28 500 visiteurs en janvier 2005. Strasbourg-Événements (SE), qui a repris le concept en 1997, avait décidé de replacer sa foire d'art contemporain vers la fin d'année. Et la première édition de ce type, en novembre 2005, avait attiré 28 100 personnes, indique Claude Feurer, directeur général de SE. Le positionnement fin novembre, qui s'était traduit par 30 % de plus du nombre d'oeuvres achetées, se confirme avec le cru 2006. 13 pays représentés
L'accent était mis sur l'Allemagne l'an dernier. Cette fois, ce sera l'Italie, avec une douzaine de galeries transalpines, aux côtés de 54 françaises dont 9 alsaciennes et 29 franciliennes, six allemandes, cinq belges, quatre espagnoles. Des galeries tchèque et slovaque reviennent, et pour la première fois une galerie suédoise. 91 galeries représentant 13 pays ont été sélectionnées parmi 130 demandes par un comité qui oeuvre depuis plusieurs années pour maintenir la qualité de l'exposition. Premier axe de la foire : « La diversité du panorama proposé, présentant les principaux courants des 50 dernières années », souligne le directeur artistique Olivier Billiard On trouvera de l'art brut, des nouveaux réalistes, de l'abstraction lyrique, la nouvelle école de Paris, du néo-pop, de l'art aborigène, concret, cinétique, etc. Sculpture, photo, vidéo seront représentées. Et l'espace Verre renforcé, avec l'ESGAA.
Jeunes talents

Deuxième axe : l'ouverture aux jeunes talents et autres talents émergents, aux oeuvres souvent plus accessibles, « des artistes à découvrir absolument. On peut ainsi commencer une collection à prix raisonnable ; une opportunité qui n'est pas offerte par toutes les foires d'art contemporain ». La Ville de Strasbourg et la Communauté urbaine offriront cette fois leur traditionnelle Carte blanche à une vingtaine de jeunes artistes de villes du Club de Strasbourg, et le Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe présentera 30 dessins de Tomi Ungerer, dont les 75 ans seront fêtés.

Le Paysage Impressionniste

Sortie culturelle organisée par la ville de St Louis, visite guidée par Catherine Koenig au Kunstmuseum de Bâle. Elle propose une lecture commentée de la peinture de paysage et de ses évolutions au XIX° siècle, entre la découverte des paysages alpins et l'impressionnisme. A la fin du XVIII° siècle émerge un nouveau désir d'entrer en communion avec la nature.
Vendredi 24 novembre 2006 de 14 h à 16 h, Inscription obligatoire :
Mairie de St Louis - Service Culturel (bureau 143) - Mme Brengard 03 89 69 52 47 Attention les inscriptions démarrent le lundi 20 novembre et sont limitées à 25 personnes.
Tarif 15 € par personne Trajet A/R en bus, entrée, visite guidée.
Rendez-vous à 13 h 10 à l'arrêt bus "Croisée des Lys" (entre le Cial et la Caisse d'Epargne)

17 novembre 2006

De l'art à l'Oeuvre dans la presse locale

L'association est citée dans le supplément du week-end du vendredi 17 novembre 2006 du journal l'Alsace
Clic sur l'image pour lire l'article
Le blog est ouvert à tous depuis mi-décembre 2005 et a reçu plus de 50 000 visiteurs différents, la fréquentation s'est envolée depuis qu'il a été référencé dans la check-list du journal Le Monde.
Le blog a été cité dans le cahier du week-end de l'Alsace en tant que site de la semaine voir ici

Georges de la Tour

Attention modification du thème de la prochaine conférence de Catherine Koenig : Georges de la Tour et non Diego Vélasquez mardi le 21 novembre à la maison des associations 2, rue de la République à Guebwiller (ptès de l'église Notre Dame)
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Peintre lorrain au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un pénétrant observateur de la réalité quotidienne. Avec son goût prononcé pour le naturalisme et le soin attentif qu'il porte au jeu de l'ombre et de la lumière, il est en France l'un des plus originaux continuateurs du courant amorcé par le Caravage.
Son parcours, et particulièrement sa formation initiale, restent ensuite assez méconnus. Il ne reste probablement pas au duché de Lorraine, voyage à Paris puisqu'en 1639 il y reçoit le titre de Peintre Ordinaire du Roi. Sans doute a-t-il aussi vécu à Rome où il a découvert l'œuvre de Caravage. Curieusement, réputé à son époque, Georges de la Tour sombre dans l'oubli ensuite. Ses œuvres sont dispersées et attribuées à d'autres peintres. Il n'est redécouvert qu'en 1915 par l'historien Hermann Voss qui lui attribue deux toiles du musée de Nantes.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Son œuvre se caractérise par une grande maîtrise autour des sources de lumière, qui permet souvent de reconnaître d'emblée comme un Georges de la Tour (ou s'inspirant de son école) un tableau de lui qu'on aperçoit, même sans connaissance particulière en art, dès que l'on en a vu quelques-uns. Les œuvres de Georges de La Tour mettent fréquemment en scène des intérieurs en clair-obscur éclairés à la bougie.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
où nous trouver
Entrée libre réservation au 03 89 74 84 82

15 novembre 2006

Georges ROUAULT « Forme, couleur, harmonie »

Du 10 novembre 2006 au 18 mars 2007
Au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg
Après s’être formé aux côtés d’Henri Matisse dans l’atelier de Gustave Moreau à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, et après une courte et étrange phase académique, Georges Rouault (1871-1958) développe un art très personnel fondé sur une vision spirituelle de la peinture et du monde.
Membre fondateur du Salon d’Automne en 1903, il se tient pourtant à l’écart des mouvements contemporains comme le Fauvisme et exploite ses propres thèmes en jouant d’une ligne acerbe et de nuances sombres. « Filles », « clowns » et « juges » forment une hallucinante galerie de figures, entre satire sociale et révolte, qui est aussi une manière d’explorer simultanément les limites de l’âme humaine et de la peinture.
Les années vingt et trente sont marquées par sa collaboration avec le marchand d’art Ambroise Vollard, découvreur et défenseur de Cézanne, qui encourage Rouault à se consacrer à la gravure destinée à l’illustration de livres, comme les Réincarnations du Père Ubu, Passion et le Miserere qui est l’une des très grandes œuvres artistiques marquées par la Grande Guerre. A la fin des années trente Rouault peint de plus en plus de « Paysages bibliques », qui sont une vision intensément colorée et rayonnante d’un monde idéal fait d’harmonie et de recueillement.
Sous-titrée « Forme, couleur, harmonie », formule que l’artiste aimait à répéter pour décrire les éléments constitutifs de son art, la rétrospective du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg est la première grande exposition depuis celle qui s’est tenue en 1971 au musée national d’Art moderne. Elle a pour ambition de mettre en lumière l’ensemble des recherches plastiques de l’artiste dont l’expressionnisme intense et original eut une influence considérable sur l’art du XXe siècle.
Les différentes techniques exploitées comme l’aquarelle, la peinture, la gravure et la céramique seront représentées et contribueront à mettre l’accent sur le dynamisme et la diversité de cette production. Plus d’une centaine d’œuvres, couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste et venue de collections publiques et particulières prestigieuses, formera le corpus de l’exposition.
Un espace introductif présentera différentes pièces documentaires, lettres, catalogues d’exposition d’époque et photographies, qui permettront d’appréhender la personnalité de Rouault. Un espace central révèlera les cinquante-huit planches gravées du Miserere, œuvre majeure de l’artiste et fera écho, grâce à la reprise des sujets gravés en peinture, aux salles environnantes dédiées chacune à un thème cher à l’artiste comme les filles, les tribunaux, le cirque, les faubourgs et les paysages. Une dernière salle sera consacrée aux œuvres inachevées, données en 1963 au Musée National d’Art Moderne par la famille de l’artiste, et contribuera à redécouvrir les différentes étapes du travail sur l’œuvre.
A l’occasion de cette exposition, sera publié un catalogue de 320 pages rassemblant, à côté des essais d’Eric Darragon, Emmanuel Pernoud, Angela Lampe, Jean-Paul Morel, Camille Giertler, Emmanuel Guigon et Fabrice Hergott, une anthologie de textes de l’artiste ainsi que des archives inédites. L’exposition et le catalogue sont réalisés avec le soutien de la Fondation Rouault.

Velasquez

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Qu 'est donc en train de peindre Velasquez sur la toile et que l' on ne peut voir? Où se tenait Velasquez pour peindre la scène et lui-même? Quelle est la source de l' image reflétée dans le miroir? Pourquoi l' habit du peintre porte-il la croix de l' Ordre de Santiago? A-t-il voulu fixer sur la toile simplement une scène de Palais ? Faut-il y trouver des motivations allégoriques ou métaphysiques? De nombreuses interprétations , sans doute restent encore à venir....
Mais aussi
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
La Vénus au miroir
Velasquez peintre du Roi Philippe IV, tel est le thème de la prochaine conférence de Catherine Koenig, qui aura lieu le mardi 21 novembre, à la Maison des Associations, 2 rue de la République à Guebwiller ( à côté de l'église Notre Dame) à 20 h.
Attention changement de lieu
Entrée libre réservation au 03 89 74 84 82

Quels artistes pour quelle société

Tel est le sujet de la Table Ronde, qui précèdera l'assemblée générale de l'Association. Vous êtes cordialement invité à la Table ronde animée par Catherine Koenig, entourée de personnalités de la presse, du monde des arts, artiste, galeriste, amateurs d'art.
Rendez-vous samedi le 18 novembre 2006 au Triangle de Huningue à 17 h dans l'espace attique au 2° étage.
Programme de la soirée

17 h : accueil du Président
17 h 10 à 18 h 30 : Table Ronde
18 h 30 à 20 h Assemblée Générale
20 h : Vin d'honneur
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
où nous trouver
cliquez sur les miniatures pour agrandir les photos
Rappel :
Talon de participation ou pouvoir à renvoyer pour réception avant le 10 novembre 2006. Gratuit pour les membres - Participation aux frais 7 € pour les non membres, à envoyer par chèque à l'association de l'Art à l'Oeuvre 2 c rue de Belfort 68332 Huningue Cedex
Dans le cahier du week-end du journal l'Alsace du vendredi 17 novembre, vous pourrez retrouver Catherine Koenig qui y parlera avec enthousiasme de l'Association

Accrochage d’art moderne au Musée d'Unterlinden

Musée d'Unterlinden de Colmar vous propose :
Accrochage d’art moderne
Du 02/11/2006 au 02/11/2007
Description : La collection d'art moderne du musée d’Unterlinden offre un aperçu des différents courants qui ont parcouru le XXe siècle (jusqu’aux années 1980). Cet accrochage met l'accent sur l'Impressionnisme, la Nouvelle Objectivité allemande, l'École de Paris, la Figuration, l'Abstraction.
Impressionnisme
Dans cette section, des œuvres d’artistes majeurs d’une conception nouvelle de la nature et de l'art, au début du XXe siècle, sont représentées : Monet (La Vallée de la Creuse), Guillaumin, Bonnard (Paysage normand), Fiebig (Près de Thannenkirch, Château de Giersberge sont des œuvres représentatives de sa période alsacienne; il gagne l’Alsace à la fin des années vingt, où il poursuit son œuvre dans la solitude la plus extrême, se retirant dans la forêt au lieu-dit du Taenchel). Dans ces paysages se lisent les recherches sur la lumière et la couleur, partagées par les mouvements d’avant-garde du début du XXe siècle.
Les années 20-40 : vers l’abstraction
La salle, structurée sur une même idée de confrontation d’œuvres d’une même période, propose les premiers pas d’une abstraction évidente avec Léger, Brauner et Baumeister et des artistes figuratifs : La Nature morte bleue et rouge (1938) appartient à la période mécanique liée à la civilisation urbaine et industrielle de Léger qui perçoit l’art comme un fait social. La fascination pour la beauté froide de l’assemblage mécanique et son acceptation de cette géométrisation envahissante de la vie moderne rejoignent son oeuvre. Hommage à Marcel Duchamp fut peint en 1947 au retour d’une longue période d’errance et d’incertitude de Victor Brauner. Dans les années quarante, l’artiste, appartient au mouvement surréaliste. Ses références les plus identifiables se rattachent à la mystique juive. En effet, la répétition du motif du chandelier à sept branches sur le ventre, la poitrine et la tête du personnage fait allusion à cette source cabalistique. Il est possible de relever certaines figures récurrentes dans le bestiaire de Brauner : ainsi le serpent, associé à la figure du peintre qui symboliserait « l’essence poétique » ; le chien, métaphore de l’existence quotidienne, perdue dans la foule ou le poisson qui traduirait l’envie d’aller ailleurs… Ces animaux ainsi représentés contribuent au mystère du tableau.
La peinture de Dix suit le mouvement dadaïste, nouvelle objectiviste et vériste avec Beckmann, Grosz, Tucholsky et Heartfield.
Abstraction géométrique et lyrique
Puis, l’accrochage met en jeu deux tendances de l’abstraction au XXe siècle: le géométrique et le lyrique. Les deux tableaux de Kupka, Plans verticaux et diagonaux n°s I et II (1955), attestent l’évolution d’un artiste qui s’imposa dès 1911 comme l’un des premiers abstraits. Au lendemain de la guerre, la peinture de Kupka devient plus résolument géométrique et révèle une influence de l’architecture.
Les compositions de Magnelli (Points d’hostilité n°2, 1948) reposent souvent sur des conflits de formes aux contours strictement délimités par la couleur. Afin de rendre le jeu plastique plus subtil, le peintre suscite des emboîtements et des superpositions de plages colorées.
D’autres artistes ont inventé un moyen d’expression strictement lié à l’abstraction lyrique. Dans la composition de Soulages (13 septembre 1966), la couleur étalée à la brosse détermine une succession de plans. Le noir envahit la quasi-totalité du tableau. Par contraste, les zones d’ocre créent des effets de lumière.
L’École de Paris
Bissière est l’un des peintres français qui contribua au développement de l’École de Paris qui a vu triompher une peinture dite « abstraite » bien qu’elle n’occupât pas toute la place. De 1923 à 1939, il enseigne à l’Académie de Ranson qui devient rapidement un lieu de passage et de discussion de jeunes peintres. Il va rencontrer notamment Manessier et Viera da Silva.
Hommage à Théocrite témoigne de la réception plastique du vitrail, de la statuaire et de l'art mural du Moyen Âge. L’Homme à la branche et la Composition bleue de Manessier furent peints pendant la Seconde Guerre mondiale, période essentielle de son art, moment crucial dans l'affermissement de sa vocation de peintre abstrait. Il parvient à un extrême dépouillement de son style figuratif. Le climat de sa peinture porte, en partie, l’empreinte de sa foi religieuse. La composition est autre jalon essentiel de la marche de Manessier vers la non-figuration.
Elvire Jan Mozart, 1952-1954, cette a peinture, subtile et complexe n'est pas sans écho avec celle de Jeanne Coppel (Sans titre, 1958), toute aussi exigeante. Elle illustre un aspect encore trop méconnu de l'art des années 50, la recherche discrète mais infiniment poétique de certaines femmes artistes. Des œuvres de Bryen jouxtent cette Ecole : peintre informel de Nantes, il travaille par plages et touches et ajoute en surface des griffures, des égratignures. En parallèle, des artistes d’envergures mondiales prouvent d’autres potentiels de liberté de la vie de l’esprit. Vieira Da Silva, à travers la représentation du théâtre de Gérard Philippe (1975), se livre à des jeux de perspective. L’œuvre de Bram van Velde abandonnée de toute référence paraît portée vers un dépouillement. Elle composée de formes triangulaires, de cercles, d’éclats, d’aplats… L’œuvre d’Atlan est caractérisée par un tracé noir épais qui cerne des aplats de couleur mate et esquisse des signes abstraits évocateurs de réminiscences organiques ou végétales qui rappellent certains arts primitifs (Mésopotamie, 1958).
Aux antipodes de l’abstraction, des œuvres tardives de Picasso (Le peintre au travail, 1964 et Tête d’homme au chapeau de paille, 1971) expriment la manière du dernier Picasso. A l’aide d’un vocabulaire de formes schématiquement esquissées, l’artiste « s’adonne à une totale liberté de peinture, figuration libre ». Dans le Buste de femme assise (1960), il s’auto-parodie à travers ses recherches passées.
Abstraction et figuration des années 60-80
Vasarely est le maître de l’art cinétique. Il a réfléchi sur l’unité plastique : une forme binaire ultra fondamentale sert de module permutable à l’infini. Ainsi, en apparence la surface bouge, en même temps que le visiteur change de posture, ce qui génère de nouvelles compositions. C’est un leurre. D’autres personnalités appartiennent à ce mouvement, tels que le contrustiviste russe Tateline, Rodchenko avec ses premiers tableaux à géométrie variable, la galeriste Denise René…
Hantaï (Sans titre, 1957) tend vers une expression lyrique dans son oeuvre. L’œuvre de Loubchansky (Bethsabée, 1956) fait référence à l’atmosphère, aux quatre éléments, aux grands rythmes cosmiques.
Par ailleurs, Antonio Segui, artiste figuratif, fut un des proches de Vladimir Velikovic dont il partagea l’atelier. Le tableau Les segments des villes se rattache à une série d’hommages à la ville de Paris exécutée en 1989. Poursuite (1984) de Velickovic représente un espace sombre marqué par un repère récurrent chez l’artiste, un chien, dont la course ne semble menée à aucune issue car il va être pris dans un crochet.
Art graphique
L’accrochage accorde une place importante à l’art graphique (collages, lithographies, sanguine, encre, gravure à la pointe sèche, mine de plomb). Des œuvres de Manessier (Lumière de Chartes, Grande Trappe) évoquent son expérience spirituelle à la Trappe de Soligny en 1943 qui l’a marqué en profondeur. Il ne tarde pas à éprouver les limites du langage figuratif. La technique de l’aquarelle exerce une véritable fascination sur le peintre comme il le confiera un peu plus tard à Jacques Darras (1993) : […] « La vraie aquarelle, qui est l’art de dire le plus avec le moins : on ne peut pas trouver un moyen où l’on est aussi près du papier. La lumière blanche qui est employée dans les valeurs de couleur, ici, c’est le papier lui-même, jusqu’à laisser l’œil toucher le papier, qui devient lumière et couleur. »
Reichel rencontre Paul Klee en 1919, avec lequel il se lie d’amitié. Ils calquent sur la musique un nouveau langage pictural riche en images primitives, signes, idéogrammes et hiéroglyphes. Même s’il emprunte une voie parallèle à celle de Klee, l’artiste (Glückliche Fahrt, Sonorités anciennes) a su tracer son propre chemin, a crée son monde poétique : « Je ne crois pas que le rossignol après avoir chanté, le soir dirait : j’ai travaillé. Mes petites aquarelles ne sont pas non plus des travaux. Ce sont plutôt des chansons, des prières, des petits airs en couleurs qui ont donné de la joie à beaucoup de gens, pas plus, pas moins ».
Wifredo Lam, né à Cuba et élevé dans la religion catholique, a été cependant initié très tôt aux superstitions et à la sorcellerie africaine. L’attendu, 1942, se présente comme un mystérieux personnage totémique qui porte à la fois des attributs de la féminité et de la virilité. La structure du visage est celle d’un masque : la face se compose de plans juxtaposés. Aucune impression de volume n’est suggérée. Cette figure a été parfois rapprochée de certaines sculptures africaines, notamment des représentations des Orishas, fréquentes dans la sculpture Yoruba, qui écoutent, une main près de l’oreille, les requêtes des fidèles. Elle renvoie aussi un écho aux recherches contemporaines d’un Picasso ou d’un Max Ernst.
Le cabinet d’arts graphiques propose une approche de la Nouvelle Objectivité allemande notamment avec Otto Dix, Max Beckmann et Georges Grosz. « Nous voulons les choses toutes nues, nous les voulons très claires, presque sans art » disait Otto Dix. Ces peintres, dont certains ont connu le traumatisme de la Première Guerre mondiale, rendent compte de la dureté des temps (réalité culturelle et sociale de la République de Weimar). Ils refusent les avant-gardes expressionnistes et cubistes du début du siècle et se distinguent par leur vision du monde, notamment par l’impitoyable caricature des rapports humains. Par ailleurs, des dessins d’exercice de Marinot à côté des œuvres graphiques de Coppel faisant référence au principe du collage (interstices) peut former l’idée que chacun de ces artistes ne répondent pas par cet acte de dessiner aux même références, ni aux mêmes périodes de l’histoire de l’art.

14 novembre 2006

La figure féminine dans la peinture moderne : Edouard Manet

Prochaine conférence de Catherine Koenig mardi le 14 novembre au musée de la Régence à Ensisheim: 6, rue de l'Eglise 68190 Ensisheim
Entrée libre
Edouard MANET
un des maîtres des impressionnistes.
Dans les tableaux d’Edouard Manet, « le regard de Victorine Meurent capte l’attention du spectateur. La femme nue sur son lit ou dans le sous-bois ne s’offre pas à la convoitise. Elle n’est pas passive, elle soupèse, jauge, choisit, regarde. C’est peut-être ce qui rendait les tableaux de Manet si scandaleux, c’est le sujet qui regarde le spectateur ».
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
La figure féminine est amplement décrite et utilisée par Edouard Manet, tout au long de son oeuvre : Olympia est sans doute le tableau le plus connu sur le sujet mais bien d’autres femmes ponctuent le travail de Manet : les femmes de café (Le concert de café, 1878, Coin de café concert, 1879, le Bar aux Folies Bergères, 1882), les femmes nues (Le déjeuner sur l’herbe, 1862, Femme dans un tub, 1879, La blonde aux seins nus, 1872), les femmes à travers le portrait (Amazone de face, 1882, Nana, 1877, Berthe Morisot, 1872).
"Je peins ce que je vois, et non ce qu'il plaît aux autres de voir" avait coutume d'opposer à la doctrine académique Edouard MANET, qui entendait revendiquer sa propre subjectivité et l'importance de la vision du peintre par rapport aux règles admises. Il n'en demeure pas moins que MANET accordera toujours une grande valeur à l'héritage humaniste de la peinture génératrice de contenus et au travail pictural sur des thèmes de l'art ancien, ce qui, quelque part, le rapproche de COROT, considéré comme le représentant d'une peinture éclectique et historique.
    Manet, peintre né dans la haute bourgeoisie parisienne, ne voulait pas faire de scandale. Au contraire, réservé, peu à l’aise en société, ami de Baudelaire, il n’aimait rien tant que peindre. Grand amateur de Titien, de Giorgione et de Vélasquez, il cherchait à faire le lien entre la peinture classique et l’époque moderne. Manet incarne le changement et la nouveauté, l’ouverture à la modernité. Il délivre la peinture de l’anecdote et du sujet convenu pour l’ouvrir à ce qu’il était jusque là bon ton de cacher : ce que d’aucuns décrivent comme « barbare », « indécent », ignoble ou outrageux. Il attarde son pinceau sur la poésie de la vie moderne ce qui lui vaut l’admiration de Baudelaire, pour présenter non plus seulement des femmes du monde mais aussi des catins, voire, la nudité sans aucun artifice. Il s’est attaché, tout au long de son œuvre, à démasquer les conventions des lois académiques et de leur regard faussé, pour présenter notamment les couleurs et le mouvement tels que l’œil les saisit et non tels qu’ils devraient être idéalement. Manet s’inscrit dans la continuité de la peinture classique dont il s’inspire pour la composition notamment. Cependant, il n’hésite pas, là aussi, à user de ce sens particulier de la liberté qui caractérise les précurseurs. Il rompt, parallèlement à ses emprunts aux maîtres passés, avec les demi-teintes et les fondus qu’elles permettent, pour présenter des contrastes plus francs et plus audacieux.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
où nous trouver
clic sur l'image pour l'agrandir

03 novembre 2006

La Passion gravée du beau Martin

Le musée d'Unterlinden à Colmar présente actuellement les sept gravures de Martin Schongauer acquises, notamment, grâce à une souscription.
Le procédé est une première pour le musée d'Unterlinden. En décembre 2005, la galeriste Laube, installée à Zurich et New York, contacte la société Schongauer (qui gère l'établissement colmarien), avec laquelle elle a déjà eu affaire, pour lui proposer d'acheter sept gravures de Martin Schongauer. Elle agit pour le compte d'un collectionneur américain qui refuse de vendre les pièces séparément. Les sept gravures font partie de la série de douze dédiées à la Passion du Christ. Unterlinden en possède déjà quatre. Le problème, c'est que le montant de la facture s'élève à 241 000 euros. « On ne pouvait assumer une somme aussi colossale. En même temps, les gravures proposées étaient d'une rare qualité. On a eu l'idée de lancer une souscription », raconte la conservatrice Pantxika De Paepe. Ce qui fut fait. En mars 2006, des courriers sont envoyés aux 800 membres de la société Schongauer. Une communication est lancée dans divers médias. Cette opération a permis de récolter 30 000 euros, par le biais d'environ 140 souscriptions allant de 20 à 6000 euros. La majorité des souscripteurs sont des particuliers de la région, mais on y trouve aussi des visiteurs de passage au musée, originaires des États Unis, d'Allemagne ou de Belgique et des Français informés par la presse. Il y a également quelques entreprises, comme une société d'électricité qui travaille pour le musée colmarien. Unterlinden, qui a fait l'avance des frais, bénéficiera aussi d'une subvention de 97 000 euros du Fonds national du patrimoine et d'une autre, dont on ne connaît pas encore le montant, du Fonds régional d'acquisition des musées. Le fonds Timken a également apporté 26 000 euros. Tous ces souscripteurs ne reçoivent rien en échange de leur générosité, excepté, s'ils le souhaitent, d'avoir leur nom dans le prochain bulletin de la société Schongauer.
Les sept gravures acquises (L'arrestation du Christ, Ecce homo, Le Christ devant Pilate, Le Portement de croix, La crucifixion, Le Christ aux limbes et La Résurrection) ont été exécutées entre 1475 et 1480 et mesurent environ 16 cm sur 11. Elles révèlent une grande qualité au niveau de la finesse des traits, mais aussi de la nuance entre les noirs, les gris et grisés. Le musée, qui possédait déjà 78 des 116 gravures de Schongauer, en détient désormais 85 et lorgne du côté du marché de l'art pour acquérir la gravure manquante de la Passion, à savoir Le Christ au mont des Oliviers.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us