association de l'art à l'œuvre — blog

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31 janvier 2007

Le coup de brume ....de Monet

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Au fil de mes lectures - Auguste Renoir - mon père, par Jean Renoir -
Monet, Sisley, Berthe Morisot, Renoir, après avoir tenté une vente aux enchères à Drouot, (quelqu’un traita Berthe Morisot de « gourgandine », Pissarro donna un coup de poing à l’insolent. Une bagarre s’ensuivit, la police intervint. Pas un tableau ne fut vendu.) furent contraint de trouver une solution pour continuer à s'adonner à leur art. Pissarro convainquit ses camarades, de la nécessité d’une exposition organisée par les peintres eux-mêmes. Monet trouvait toute naturelle l’incompréhension des critiques « Depuis Diderot qui a inventé la critique, expliquait-il ils se sont tous trompés, Ils ont vilipendé Delacroix, Goya et Corot. S’ils nous couvraient d’éloges, ce serait inquiétant ». Cézanne se joignit à eux, ainsi que Boudin, cela diminuait la quote-part de chacun en vue du règlement des frais de location.
L’exposition des " Intransigeants " devenus " Impressionnistes", où le groupe de peintres avait englouti ses derniers deniers dans la location du salon de Nadar, n’attira que la vindicte des critiques tels que Wolf dans le Figaro (un pauvre homme sortant de cette exposition mordait les passants….) ou Leroy dans le Charivari il relate sa visite en compagnie d’un paysagiste, Joseph Vincent élève de Bertin. Celui-ci crût que le gardien de Paris qui veillait sur ces toiles était un portrait. Il se mit à en faire une critique très accentuée.
" est-il assez mauvais, fit-il en haussant les épaules. De face il a deux yeux et un nez et une bouche. Ce ne sont pas les impressionnistes qui auraient ainsi sacrifié au détail. Avec ce que le peintre a dépensé d’inutilités dans cette figure, Monet eût fait une vingtaines de gardiens de la paix.
-Circulez, lui dit le portrait
- Vous l’entendez ! Il ne lui manque même pas la parole. Faut-il que le cuistre qui l’a pignoché ait passé de temps à le faire. "
Et pour donner à son esthétique tout le sérieux convenable, le père Vincent se mit à danser la danse du scalp devant le gardien, en criant d’une voix étranglée « Hugh ! je suis dans l’impression, le couteau à palette vengeur, Boulevard des Capucines de Monet , la Maison du Pendu et une Moderne Olympia de M. Cézanne ! Hugh ! Hugh ! Hugh !
Il n’était plus question de vendre aucun portrait même.
Heureusement qu’il y avait Monet. Il réagit d’une façon stupéfiante. Son refus de l’échec et des échecs qui suivirent impitoyablement se concrétisa par une action inattendue.
Son paysage « Impression » avait été démoli parce qu’ « on n’y voyait goutte » Monet, hautainement, haussait les épaules :
« pauvres aveugles qui veulent tout préciser à travers la brume » Un critique lui avait déclarer que la brume n’était pas un sujet de tableau. « Pourquoi pas un combat de Nègres dans un tunnel ? » Cette incompréhension avait donné à Monet l’envie irrésistible de peindre quelque chose d’encore plus brumeux.
Un beau matin il réveilla Renoir « j’ai trouvé …. la gare Saint-Lazare ! Au moment des départs, les fumées des locomotives y sont tellement épaisses qu’on n’y distingue à peu près rien. C’est un enchantement, une véritable féerie » Il n’entendait pas peindre la gare St Lazare de mémoire, mais saisir sur le fait le jeu du soleil sur les échappements de vapeur. « Il faudra qu’ils retardent le train de Rouen, la lumière est meilleure une demi-heure après son départ. » Renoir ne pouvait plus se payer à manger, Cézanne était retourné à Aix, Degas se terrait dans son confortable appartement.
Monet était au-dessus de ces contingences. Il revêtit ses plus beaux habits, fit bouffer la dentelle de ses poignets, et jouant négligemment d’un jonc à pommeau d’or fit passer sa carte au directeur des Chemins de fer de l’ouest à la gare St Lazare. L’huissier, médusé, l’introduisit aussitôt. Le haut personnage fit asseoir le visiteur qui se présenta en toute simplicité « Je suis le peintre Claude Monet » Le directeur en question ignorait tout de la peinture mais n’osait l’avouer. Monet le laissa patauger quelques instants puis daigna lui annoncer la grande nouvelle
« J’ai décidé de peindre votre gare. J’ai longtemps hésité entre la gare du Nord et la vôtre, mais je crois finalement que la vôtre a plus de caractère » Il obtint tout ce qu’il voulut. On arrêta les trains, on évacua les quais, on bourra les locomotives de charbon pour leur faire cracher la fumée qui convenait à Monet. Celui-ci s’installa dans cette gare en tyran, y peignit au milieu du recueillement général des journées entières et finalement partit avec une bonne demi-douzaine de tableaux, salué bien bas par tout le personnel, directeur en tête.
Durand-Ruel, le marchand d’art prit les « gares St Lazare » et s’arrangea pour faire quelques avances à ses protégés. On connaît la suite.
Quelques toiles et croquis de la gare St Lazare

Coulisses d'une visite

Pour Marie-Jo
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Réécouter et voir
Si on vous parle de tuyaux rouges, bleus, jaunes qui s’enlacent et s’entrelacent devant un parterre de Parisiens, touristes et pigeons souvent médusés, si on vous parle du musée qui a bousculé d’une façon radicale l’architecture moderne et si enfin on vous dit que depuis 1977, date de son inauguration, ce musée a accueilli plus de 180 millions de visiteurs… à quoi pensez vous ?
Ce n’est pas une devinette car depuis des jours on ne parle plus que de cela, le 30ème anniversaire du Centre Pompidou à Beaubourg. France Inter célèbre à sa manière ces 30 ans qui ont marqué et animé la vie culturelle de la Capitale...

L'odyssée du Centre Pompidou

Le Centre Pompidou célèbre ses trente ans d'existence. Pour l'occasion, Laurence Piquet présente, le jeudi 1er février, "Un soir au musée" depuis l'un des emblèmes culturels les plus prestigieux de l'Hexagone. Entre déambulations au coeur du Centre et discussions avec les invités de la soirée, le documentaire d'Alain Fleischer retrace les grands moments de l'histoire du Centre.
Sur France 5, jeudi 01 Février 2007 - 20:41 Durée : 01:02 Magazine de 62' présenté par Laurence Piquet, réalisé par Jérémie Franceschi et produit par MFP. 2007.
Une fois par mois, la journaliste Laurence Piquet fait découvrir un musée au public. Aux côtés de ceux qui l'animent, elle revient sur l'histoire et sur le parcours d'oeuvres d'art emblématiques. Un documentaire vient ensuite illustrer leurs propos.
Ce mois-ci, Laurence Piquet est au centre Georges Pompidou.
2007, l'odyssée du Centre Pompidou. Trente ans après son ouverture, le centre Georges Pompidou a conservé toute la force attractive de son bâtiment, en même temps qu'il s'est inscrit dans le paysage national et international des institutions artistiques et culturelles. Ce documentaire évoque son histoire, ses personnages emblématiques, ses grands moments et son succès public. Il met également en perspective les projets futurs puisque cette institution va se déployer en France et ailleurs dans le monde...

Le temps des Génies à Florence et à Rome aux XV° - XVI° siècles

Cours d'histoire de l'art de Catherine Koenig , à l'Alliance Française de Bâle
LE TEMPS DES GENIES A FLORENCE ET A ROME AUX XVe - XVIe SIECLES: LEONARD DE VINCI, RAPHAËL, MICHEL ANGE
Au Foyer du Lohnhof, Im Lohnhof 8, Bâle (Tram 3, arrêt Musik - Akademie)
(Sous le porche de droite, au rez-de chaussée à gauche)
Une nouvelle série de cours de Catherine Koenig, historienne de l’art et conférencière, diplômée en arts plastiques, licenciée en histoire et histoire de l’art.
Les cours, illustrés de diapositives, auront lieu en mars et avril, le mardi de 18h30 à 20h.
Calendrier prévu :
Mardi 6 mars 2007 : Léonard de Vinci : Pintura é cosa mentale.
Mardi 3 avril 2007 : Raphaël : à la recherche du visage idéal.
Mardi 17 avril 2007 : Michel Ange : Expression de la terribilità.
Participation aux frais:
20 CHF le cours, pour les non-membres : 35 CHF
Inscription indispensable auprès de Thomas Scholler, Tel 078/660 51 26 e-mail: af_bale@yahoo.fr ou par fax au 061/ 311 13 01

Thierry Savatier, auteur - conférence en français

"L'ORIGINE DU MONDE, HISTOIRE DU CÉLÈBRE TABLEAU DE GUSTAVE COURBET"
Conférence en français par Thierry Savatier, auteur
En association avec l'Alliance Française de Bâle, mercredi, 7 février, 18h45-20h00 à la Fondation Beyeler
Les tribulations d’une œuvre qui « marque une étape décisive de l’histoire de l’art occidental », comme l’écrit Thierry Savatier dans le livre qu’il lui a consacré (Editions Bartillat 2006). Par son sujet et son cadrage (un sexe de femme en gros plan), le tableau « s'affirme d'emblée comme un symbole de la liberté de créer, affranchie de toute contrainte morale ou, pour être plus précis, de toute contrainte de «morale moralisatrice». En cela, il s'impose comme une «icône de la modernité».
Ses aventures sont dignes d’un roman policier. Commandée par un flamboyant diplomate turco-égyptien, qui la cachait aux regards sous un rideau vert et ne la révélait qu’à des invités choisis, l’œuvre repartit en Turquie, séjourna ensuite à Budapest, dans les collections d’un peintre-baron hongrois, fut volée par l’Armée rouge, récupérée contre rançon et refit enfin surface à Paris où elle fut acheté par le psychanalyste Jacques Lacan qui la dissimulait à son tour – cette fois sous un tableau de Masson. Elle aboutit enfin par dation au Musée d’Orsay, où sa reproduction est aujourd’hui la carte postale le plus vendue après le Moulin de la Galette de Renoir...
Arrière-petit neveu d’Apollonie Sabatier, « La Présidente », amie de Flaubert et de Théophile Gauthier dont Baudelaire fut amoureux, Thierry Savatier travaille actuellement à une version romancée de son essai sur L’Origine du monde et à un essai sur le pillage des collections d'art publiques et privées par l’Armée rouge en 1945.
Prix: CHF 28.--, Membre de l'Art Club CHF 10.--, Réservation nécessaire
Le Musée étant ouvert jusqu’à 20h le jour de l’évènement, vous aurez l’occasion de visiter l’exposition avant d’écouter la conférence.
FONDATION BEYELER
Baselstrasse 101
CH-4125 Riehen / Basel Tel. +41 - (0)61 - 645 97 20
Fax +41 - (0)61 - 645 97 39
écrire à fuehrungen@beyeler.com
Fondation Beyeler

30 janvier 2007

Van Gogh et Gauguin

Prochaine conférence de Catherine Koenig mardi 30.01.2007 à 20h 1h30
Van Gogh et Gauguin à la médiathèque de Cernay Entrée libre
Arles est à l'époque une ville importante de 23000 habitants, Vincent s'y installe dans la "Maison Jaune", et les réactions de Van Gogh à l' égard d'Arles sont changeantes : "Tout y est parfois aussi formidablement joyeux que la Hollande est triste" ou "Je pense que la beauté des femmes et des costumes n'est parfois aussi radieusement gais que la Hollande est triste".
Vincent ne s'y intégrera jamais véritablement : "les gens ici sont paresseux et insouciants", "Je ne vois nulle part ici la gaieté du sud dont parle tant Daudet, mais plutôt une désinvolture insipide et une négligence sordide".
Mais il n'avait rien à redire quant aux paysages qui prennent pour l'artiste des visions poétiques : "quelles compensations quand vient un jour sans vent, quelle intensité de couleurs, quelle pureté de l'air, quelle vibrante sérénité".
Van Gogh travaille avec frénésie, peignant son nouvel univers avec une vivacité de couleurs et une gaieté sans précédent dans sa carrière, sans perdre de temps à la recherche de nouveaux motifs. Il visite peu les régions avoisinantes, sauf à aller aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour voir la Méditerranée, du 30 mai au 3 juin, bref séjour dont il tirera plusieurs toiles magnifiques et qui le confortent dans l'idée de continuer à peindre dans le midi.
L'arrivée de GAUGUIN à Arles le 23 octobre 1888 devait encore accélérer la vie de Van Gogh, tout en contribuant à améliorer sa santé. Il était heureux, avant que les deux hommes ne s'opposent sur leur façon de travailler, et ce qu'il devait appeler, "la catastrophe", dans la journée du 23 décembre, qui vit Van Gogh menacer Gauguin avec un rasoir, avant de se mutiler partiellement l'oreille droite.

29 janvier 2007

De Delacroix à Renoir

L'Algérie des orientalistes, de Delacroix à Renoir
L'Institut du monde arabe avait organisé une exposition autour des oeuvres de Delacroix et Renoir, inspirées par les voyages qu'ils ont fait en Algérie.
Parmi eux, on retrouve les travaux de Renoir et Delacroix. Leurs voyages ont abouti a l'émergence de l'orientalisme français après la conquête de l'Algérie par la métropole. L'équipe revient sur les lieux qui ont inspiré les deux peintres. L'Algérie des orientalistes, de Delacroix à Renoir -
TV 5 Lundi, 29.01.2007 Heure de début: 21.00 Heure de fin: 22.00 Durée en minutes: 60
Réalisateur: Robert Pansard-Besson
rediffusion Lundi 05. Février 2007 sur TV 5 à 17 h

28 janvier 2007

Yves Klein, la révolution bleue

Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller à l'exposition et pour les autres qui ont manqué la 1° diffusion, sur France 5 lundi 29 Janvier 2007 - à 03:52 Durée : 00:52
Documentaire de 52' écrit par Stephan et François Lévy-Kuentz, réalisé par François Lévy-Kuentz et coproduit par MK2TV / Le Centre Pompidou, avec la participation de France 5, Yves Klein Archives et du CNC, et avec le soutien de la Procirep, Société des Producteurs et de l'Angoa. Production déléguée : Charles Gillibert. Production artistique : Frank David. Musique : Daniel Humair. Voix-off : Georges Bigot et Corine Juresco. 2006.
Ce documentaire est partagé entre l'analyse d'une oeuvre unique et le cheminement d'une aventure humaine et artistique hors du commun. Il est comme une épopée documentée ou comme le feuilleton d'une pensée inscrite dans l'action. Le film a pour objet de dégager ainsi l'essentiel d'une " vision " qui a révolutionné l'histoire de la peinture moderne. Si certains des concepts de Klein peuvent apparaître sur le papier comme complexes ou élitistes, il est également important de situer et d'inscrire la modernité de ses toiles à la lumière de son époque. Attaqué par une partie de la critique américaine qui voulait réduire son oeuvre à un " formalisme du rectangle bleu " ou pire, à une forme d'occultisme, Yves Klein était d'abord un utopiste qui, à travers l'art, a réussi à mettre en forme son rêve.

Trois Traces d’Oscar

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Oscar Niemeyer. Un architecte de légende qu’on ne présente plus. A créé les édifices institutionnels de Brasília (ministères, palais du congrés, cathédrale, cour suprême, palais présidentiel, musées), influencé la création architecturale moderne et contemporaine en imposant un style inimitable. A signé d’innombrables réalisations prestigieuses à travers le monde, de l’université de Constantine en Algérie à Pampulha au Brésil, du centre culturel du Havre en France au siège des Editions Mondadori à Milan en Italie. Aura 100 ans le 15 décembre 2007. Vit à Rio -et y travaille toujours actuellement, sur divers projets en cours de réalisation.
Entre 1967 et 1990, Niemeyer, artiste, poète, philosophe, écrivain et accessoirement l’architecte le plus novateur et le plus émouvant du XXème siècle, a créé en Île-de-France trois lieux chargés d’histoire: le siège du Parti Communiste Français à Paris, la Bourse Départementale du travail à Bobigny et le siège du quotidien “L’Humanité� à Saint-Denis.
A l’Espace Niemeyer (qui constitue le hall d’exposition du siège du PCF, place Colonel Fabien), jusqu'au 31 Janvier 2007, le peintre français Jacques Benoit expose vingt-huit toiles grand format (en moyenne plus de deux mètres d’amplitude) et une série de gravures-monotypes, toutes inspirées par les trois chefs-d’œuvre franciliens de Niemeyer.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Le peintre s’intéresse picturalement depuis une quinzaine d’années à l’architecture de la période Moderne. Passionné depuis toujours par l’oeuvre de l’architecte Brésilien, il a peint sur Brasília depuis la deuxième moitié des années 90. Jacques Benoit a, dans la foulée, rencontré, interviewé et filmé Oscar Niemeyer en 2004 à Rio en rapport à son projet de film documentaire “Brasília. Voyage vers l’Aurore�, exposé ses oeuvres sur Brasília en galerie, en France et aux Etats-unis entre 1997 et 2004, puis en 2005 à la Maison du Brésil à Paris et à l’Espace Niemeyer, au siège du Parti communiste français lors des Journées du Patrimoine.
A l’aube de son travail sur les bâtiments d’Île de France, à l’automne 2005, Jacques Benoit déclarait : “Comme dans mon travail sur les édifices de Brasília, je vais tenter d’explorer le symbolique, de cadrer sur la toile un moment particulier de la géographie de chacun de ces bâtiments, tous uniques, tous admirables chacun dans leur style, tellement chargés naturellement de sens, et si chers à leur auteur en raison de son attachement jamais démenti aux idéaux de justice et de fraternité qui ont guidé toute son action architecturale et sa philosophie de vie.�
Ces « Trois Traces d’Oscar » font éclater toute la passion du peintre pour le travail de Niemeyer, mais aussi, à travers des rencontres inattendues sur ses toiles entre l’architecte brésilien et d’autres artistes, sa fascination pour des personnalités aussi diverses que les musiciennes, auteur-compositeurs et chanteuses Joni Mitchell et Kate Bush, et le cinéaste Stanley Kubrick.
Interrogé sur les convergences artistiques entre Niemeyer, Mitchell, Bush et Kubrick, le peintre évoque «…la singularité d’une écriture artistique hors du commun, que chacun de ces quatre artistes –les deux musiciennes, l’architecte et le cinéaste- a développé dans sa discipline respective. Et une personnalité caractérisée par l’exigence qui les place tous, d’emblée, au-dessus de la mêlée »
Enfin, pour finir, une toile dans l’exposition quelque peu intrigante :
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l’œuvre « L’Humanité-Lumières »
qui réunit Voltaire, Fadela Amara, présidente de « Ni Putes ni Soumises » et l’essayiste-militante Caroline Fourest, journaliste à Charlie Hebdo et actrice du mouvement ProChoix. Sur cette toile, le peintre a tenté de rendre hommage aux combats de ces deux femmes, qu’il célèbre tout particulièrement pour leur lutte courageuse contre l’intégrisme et l’obscurantisme religieux, courants qui tentent de légitimer l’asservissement des femmes aux noms de rites obsolètes issus de traditions en contradiction flagrante avec les Droits de l’Homme. A vérifier sur place !
« Trois Traces d’Oscar » Espace Niemeyer Siège du PCF 8 Avenue Mathurin Moreau 75019 Paris M° Colonel Fabien Entrée libre Ouvert tous les jours du lundi au samedi 11h-17h L'exposition "Trois Traces d'Oscar" est prolongée jusqu'au samedi 3 mars 2007

27 janvier 2007

Fernand Léger, le peintre du progrès

Arte vous propose :
du cubisme à l'annonce du pop art, un parcours chronologique dans la peinture de Fernand Léger, humaniste engagé, confiant dans l'avenir de l'homme.
Fernand Léger, le peintre du progrès - Arts, D 2006 Dimanche, 28.01.2007 Heure de début: 20.15 Heure de fin: 20.40 Durée en minutes: 25

Il était une fois Walt Disney

Pour ceux qui n'ont pas eu la possibilité de voir l'exposition au Grand Palais à Paris "Il était une fois Walt Disney" Planète propose - Cinéma, F 2006 , Dimanche, 28.01.2007 Heure de début: 18.25 Heure de fin: 19.15 Durée en minutes: 50
Auteur: Samuel Doux, Carlo de Boutin
En s'inspirant des contes et des traditions picturales européennes, Walt Disney a su créer un habile mélange entre culture populaire et culture savante.
Entouré d'artistes hors pair, formés en Europe et émigrés aux Etats-Unis, Walt Disney puisa son inspiration aux meilleures sources. C'est ainsi que "Pinocchio" et "Fantasia" sont teintés d'expressionisme allemand, que "La Belle au bois dormant" regarde du côté des primitifs hollandais et italiens, et que "Blanche-Neige" plonge ses racines dans les oeuvres et l'univers des préraphaélites anglais.
Résumé de l'exposition
article de l'Express avec vidéo

21 janvier 2007

Matisse "une splendeur inouïe

Matisse

La Raie verte
Conférence de Catherine Koenig mardi le 23.01.2007 20h 1h30 au musée de la Régence 6 place de l' Eglise 68190 Ensisheim. Entrée libre
"Je me suis cherché partout" dira Matisse de ses années de formation. Des timides essais sur les traces de Monet et de Pissarro aux premiers incendies colorés inspirés par van Gogh ou Redon, de la leçon de Cézanne aux conseils de Signac et à l'exemple de Puvis de Chavannes, matisse aura multiplié les préparatifs avant que l'intuition lui ouvre sa voie.
« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d'enfants. Alors l'oeuvre apparaîtra féconde et douée de ce même frémissement intérieur, de cette même beauté resplendissante que possèdent aussi les oeuvres de la nature. Il y faut un grand amour, capable d'inspirer et de soutenir cet effort continu vers la vérité, cette générosité tout ensemble et ce dépouillement profond qu'implique la genèse de toute oeuvre d'art.»
Exposition Matisse à Beyeler
La tristesse du roi
Luxe calme et volupté

20 janvier 2007

Die Brucke

Die Brücke (le pont) est un groupe d'artistes allemands expressionnistes formés à Dresde le 7 juin 1905.
Les premiers membres, quatre étudiants d'architecture issus du Jugendstil, influencés par Hermann Obrist étaient: •
Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938) Erich Heckel (1883-1970) Fritz Bleyl (1880-1966) Karl Schmidt-Rottluff (1884-1976)
Emil Nolde (1856-1956) et Max Pechstein (1881-1955) s'y sont associés en 1906, et Otto Mueller (1874-1930) en 1910. Le fauviste Van Dongen se rapprocha également du groupe et fut ainsi l'intermédiaire entre le groupe et ses amis français.
Die Brücke fut l'un des deux groupes fondamentaux de peintres expressionnistes allemands, l'autre étant Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) formé à Münich en 1911.
Le groupe fut nommé ainsi en référence à un extrait de Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche parlant du potentiel qu'a l'humanité de devenir un "pont" vers un monde meilleur (Übermensch). Les membres du Die Brücke avaient quant à eux le but de faire un 'pont' entre la peinture néo-romantique traditionnelle allemande et la peinture expressionniste moderne.
Die Brücke veut détruire les vieilles conventions comme cela est en train de se produire en France. Selon Kirchner il ne faut pas s'imposer de règles. L'inspiration doit couler librement afin de donner l'immédiateté de l'expression selon les émotions et la conscience subjective de l'artiste, encourageant ainsi un dessin rapide, des couleurs vives, pures ou peu mélangées. Le groupe se préoccupe moins des aspects formels, le séparant ainsi du fauvisme de Matisse ou Braque. Pour ces allemands, le contenu est plus important que la forme. La charge de critique sociale qu'ils ajoutèrent à leurs œuvres leurs valurent des attaques de la critique conservatrice qui les accusa d'être un danger pour la jeunesse allemande.
Les membres de Die Brücke s'isolèrent d'eux même dans quartier ouvrier de Dresde et développèrent un style basé sur les couleurs vives, violemment opposées, les formes tourmentées, les images violentes et une influence du primitivisme. Le nu, symbole de l'état paradisiaque initial, est leur motif préféré. Mais ils peignent tous les sujets classiques comme les paysages, natures mortes ou portraits surtout des décors urbains. Ils ont une certaine attirance pour l'art primitif. Les contrastes spectaculaires des blancs et noirs de leurs gravures sur bois, une technique qu'ils remirent au goût du jour, sont particulièrement saisissants.
Le groupe fait une première exposition commune à Berlin en mai 1910 et rejoignent physiquement la capitale peu après.
Le 27 mai 1913, le groupe se dissout, conséquence des divergences claires entre ses membres. Un autre groupe lui succède en 1919, the Dresdner Sezession, avec entre autres le peintre Conrad Felixmüller.
Kirchner fut considéré comme LE peintre représentant le mieux Die Brücke. Il fut un artiste hypersensible qui retraça les rues et la vie urbaine de Berlin dans des formes nouvelles et originales. Ses formes sèches et aiguës ainsi que ses couleurs acides sont caractéristiques de sa peinture comme dans L'École de danse (1914).
Emil Nolde, bien qu'il quitte le groupe en 1911 et également considéré comme un des plus grands représentants du groupe. Influencé par le belge James Ensor et par Vincent Van Gogh, il se sent fortement attiré par le primitivisme noir et le mythe du sauvage. Sa recherche du paradis s'orienta plus vers une concrétion du primordial plutôt que vers des attitudes rêveuses, faisant ainsi de son sentiment tragique de la nature et de son inspiration, de caractère psychologique et instinctive, les éléments qui firent de lui le peintre expressioniste par excellence. Vers 1909, et après une grave maladie, il commence à peindre des tableaux de thèmes religieux dans lesquels il exprime son inspiration mystique.

17 janvier 2007

Damien Deroubaix à la Galerie JBB


Free Image Hosting at www.ImageShack.us Le graphiste berlinois Damien Deroubaix expose « World eater » à la galerie JBB jusqu’au 3 mars.
D’une lucidité aiguë, l’artiste dépeint sans phare le culte de la violence ordinaire. À 34 ans, Damien Deroubaix se hisse incontestablement parmi les valeurs sûres de l’art contemporain. De solides études aux beaux-arts de Saint-Etienne et à la Kunstakademie de Karlsruhe, en Allemagne, ont achevé d’affûter les armes de la dénonciation dont le créateur fait feu aujourd’hui : la peinture et le graphisme - avec également un
« je ne sais quoi » rageur de Fassbinder ou John Heartfield - car qu’on ne s’y trompe pas, la culture iconographique allemande émerge bel et bien de l’ensemble.
L’exposition «World eater » - traduisez « Mangeur du monde » -, dévoile ainsi les mécanismes et les symboles pernicieux de la violence. « Un travail contre toutes les formes d’oppression : sexe, fric, nazisme, considère le directeur de la galerie, François Samuel-Weis. Ces préoccupations par rapport au monde me paraissent plus que légitimes ». Coupures de presse, internet, livres d’histoire - des signes provocateurs de la consommation à la propagande la plus abjecte, les « objets de torture » qui pleuvent sur le quotidien constituent à la fois la matière et le ciment contestataire des oeuvres de l’auteur. Faire sauter le vernis « Je me sers d’images de scènes violentes pour brosser le portrait du monde actuel. En somme, une photographie de son envers », déclare-il.
Ici, deux sculptures en résine et fibre de verre, enduites de silicone ; là, le collage sur papier aquarellé d’une tête de mort, de femmes laides en porte-jarretelles ; plus loin encore, un requin, une croix gammée ou encore un billet de monnaie US dont certaines inscriptions ont été sciemment grattées... « L’utopie bannie », y décrypte-t-on à la lumière de lettres peintes.
Damien Deroubaix s’empare des stratagèmes publicitaires dont il fait sauter le vernis : « La pin-up, par exemple, cet argument de vente d’un frigo ou d’une voiture, devenue un objet de marchandise - la dégénérescence du monde capitaliste ». À l’évidence, le concepteur affirme son art sur le mode de la dérision.
Témoin lucide de son temps, il s’engouffre radicalement dans les brèches d’un univers perverti par les signes économiques, politiques et historiques, à la manière d’un tableau que l’artiste s’ingénie en définitive à travestir, pour mieux nous en faire découvrir la teneur véritable.
Rafik Bouaziz L'Alsace le Pays

13 janvier 2007

Diego Velazquez peintre de cour

Modification du thème de la prochaine conférence de Catherine Koenig à la Maison des Associations de Guebwiller (près de l'Eglise Notre Dame) mardi le 16 janvier 2007 à 20 h entrée libre, réservation au 03 89 74 84 82
.
Considéré comme l'un des plus grands maîtres de la peinture espagnole, Diego Velazquez est un génie. Son style ne saurait se cantonner à la définition du baroque espagnol tant il est au-delà des influences, abandonnant progressivement les règles de l'académisme pour mieux saisir la réalité et donner l'impression de vie par des fondus de couleurs. A douze ans, il suit l'enseignement de Pacheco, excellent professeur et théoricien, dont il épouse la fille. Rapidement son génie, son aisance, sa finesse séduisent le roi Philippe IV et Velazquez devient peintre de cour, accédant aux plus hauts titres honorifiques. Commence alors une série de merveilleux portraits de la famille royale, qui atteindront leur apogée avec les
Les Ménines
chef d'oeuvre de 1656. En 1628, il reçoit Rubens avec qui il se liera d'une très grande amitié et qui le convainc alors de se rendre en Italie. De ses deux voyages, il retire une influence forte et exécute le merveilleux portrait du Pape
Innocent X
Chargé de préparer les appartements royaux en 1659 pour le mariage de la fille de Philippe IV, Marie-Thérèse, avec Louis XIV, il accomplit encore une fois sa tache avec brio, mais ne résistera pas à la fièvre qu'il l'emporte. Sa femme le suivra quelques jours plus tard. Son influence est considérable. Manet le premier trouvera en lui un maître et s'inspirera de ses oeuvres pour lancer les bases de l'impressionnisme. D'autre artistes célèbres, dont Picasso, Dali et Bacon lui rendront un hommage vibrant.
Venus au miroir
Don Sebastian

10 janvier 2007

Nuit des musées

Pourvu que la météo soit favorable le 19 janvier 2007 (l'an passé il a fait un froid à décourager les plus fervents) Les Nuits des Musées font désormais partie intégrante du programme annuel des villes culturelles et constituent une attraction principale dans la vie de ces villes.
Partez à la découverte nocturne des musées et de la ville de Bâle de 18 h à 2 h du matin. Pour la Nuit des Musées, 30 musées vous attendent avec un vaste éventail de programmes spéciaux et de plaisirs culinaires.
Certains musées proposent aussi un programme en langue française.
Un système de navette permet d'accéder en bus à tous les musées. La place de la cathédrale, Münsterplatz, est le centre de cette animation nocturne. C'est le point de départ des navettes. Deux bateaux assurent également la liaison entre les musées situés au bord du Rhin. Si vous venez de loin, la ville de Bâle propose des hébergements à des conditions intéressantes.
Billets
Les billets (CHF 20.- ; € 14.- / jeunes jusqu'à 25 ans gratuits sur présentation d'une piéce d'identité) sont en vente auprès des musées de Bâle et auprès de l'Office de Tourisme de Mulhouse.
Programme français
After Hours pour les noctambules
Les infatigables qui n'ont pas encore envie de rentrer chez eux à 2 h du matin peuvent, avec le ticket de la Nuit des musées, continuer à faire la fête gratuitement dans cinq clubs.
Demi-tarif pour les détenteurs du Passeport des Musées du Rhin supérieur Le prix est de CHF 20.–/€ 14.– et de CHF 10.–/€ 7.– pour les détenteurs du Passeport des Musées du Rhin supérieur. Grâce au parrainage des assurances PAX, le sponsor principal de la Nuit des musées, les jeunes de moins de 26 ans ont droit encore cette année à un ticket gratuit. Les tickets et les programmes sont disponibles dans tous les musées qui y participent, mais aussi auprès des organismes suivants: Basler Zeitung, Basel Tourismus, BVB am Barfüsserplatz, Basler Personenschifffahrt am Schifflände, Infothek Riehen, Ticket-Service Badische Zeitung à Freiburg et Office de Tourisme à Mulhouse.
Découvrir Trente musées
Pas moins de trente musées participent à la nuit des musées à Bâle. Probablement connaissez-vous le musée Tinguely à Bâle. La fondation Beyeler aussi. Peut-être êtes-vous déjà allé au musée de la maison de poupées.
Mais les 27 autres ? Petit tour d’horizon.
Musée de l’anatomie ; Musée des antiquités dédié uniquement aux cultures antiques de la Méditerranée ; Musée de l’architecture ; Salle de performances ; Moulin à papier ; Fondation Beyeler ; Musée historique Barfüsserkirche ; Musée des instruments de musique ; Musée juif ; Musée de la caricature ; Salon d’art de Riehen ; Kunsthalle Basel ; Kunsthaus Baselland ; Musée d’art ; Musée d’art contemporain ; Musée de moulin Brüglingen ; Museum. BL (actualités contemporaines) ; Musée des cultures ; Musée des automates de musique Seewen) ; Museum Kleines Klingental (exposition dans l’abbaye des sculptures de la cathédrale de Bâle) ; Musée Tinguely ; Musée d’histoire naturelle ; Musée de la pharmacie historique ; plug.in (les arts autour des nouvelles technologies) ; Musée de la maison de poupées ; Collection Friedhof Hörnli (objets de deuil) ; Musée des pompiers ; Hall de sculptures ; Musée des jouets, des villages et du vignoble ; Musée du sport ; Plateforme tournante du transport terrestre et maritime ; Musée Vitra design. Participent aussi à cette nuit plusieurs institutions culturelles dont les bibliothèques municipales ; l’institut de fouilles archéologiques en Bâle-ville ; l’école de création typographique ; la cathédrale de Bâle ; le jardin botanique de l’université de Bâle ; les archives municipaux ; la Fondation Brasilea et le zoo de Bâle.
Trop pour visiter en une nuit. Mais une belle occasion pour jeter un coup d’œil curieux derrière les coulisses et décider de vos prochaines sorties.

06 janvier 2007

Wassily Kandinsky

Wassily Kandinsky et l'abstraction lyrique, conférence de Catherine Koenig à l'initiative de la Ville de St Louis Mardi 9 janvier 2007 à 20 h 00

Peintre russe né en 1866, c'est l'un des inventeurs de l'art abstrait. Il s'est senti porté dans cette voie nouvelle par un nécessité intérieure. Lors d'un concert donné à Vienne en 1911, alors qu'il écoutait la musique de Schönberg, il sentit brutalement jaillir en lui des émotions nouvelles imprégnées d'harmonies de couleurs puissantes et sans référence à une quelconque représentation figurative. Il mit du temps à apprivoiser cet art autre, et, afin de ne pas basculer dans un chaos sensoriel, Kandinsky, nommé professeur au Bauhaus, rédigea Point-Ligne-Plan relatant sa théorie de l'art. La conférence se déroule à L'ESPACE CONFERENCES DE LA MEDIATHEQUE LE PARNASSE Place de l'Hôtel de Ville à Saint-Louis à 20 h 00
Tarifs Adultes : 6 € - IRCOS / CE+ : 5 € Enfants : 5 € - IRCOS / CE+ : 3 €