association de l'art à l'œuvre — blog

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31 mars 2007

Iris

Ecoute-voir
Non il ne s'agit d'Iris, la sculpture de Rodin de la Fondation Beyeler mais du thème de l'exposition de Marion Galut, à l'Espace Malraux de Colmar. Elle propose de découvrir différentes installations interactives, des objets sonores, des constructions (en métal, bois, verre... ) des dessins, des photographies, "L'observatoire" projeté sur le mur blanc,
"La croisée des regards", au croisement des conduits un espace de lumière, permet de saisir le lieu de fusion immatérielle des regards entre quatre individus.
"Puiser dans le vide " Cet objet donne au vide un contenant dans lequel il serait possible de puiser à l'infini, comme si le vide était une source inépuisable d'espace libre pour la création.
une série de diagrammes "la plongée du regard" , qui montrent les différentes étapes d'une recherche menée sur le regard en interaction avec l'ouïe, le corps et l'espace. Vous y découvrirez également, dans le garage, un étonnant instrument de musique interactif composé d'un archet muni de diodes infrarouges qui vous permet de faire 'résonner' des tores virtuels en 3D : une innovation artistique et technologique ! Je vous recommande le "Kaléidoscope du ciel "placé au sein de la cour, cette installation circulaire se déploie horizontalement sur 5 mètres de diamètre et s'élève à 0,70 mètre de hauteur. L'assise en métal est posée à même le sol et dessine une structure évidée réduite au minimum. Elle est conçue pour maintenir un ensemble de miroirs suivant une disposition particulière. Chaque miroir, au nombre de 231, peut pivoter sur son axe et être orienté différemment. Tel un capteur solaire aux multiples facettes, ces miroirs réfléchissent des parties du ciel.
De loin, l'ensemble, à l'aspect léger, graphique et aérien, donne l'impression de percevoir des fragments de nuages posés sur le sol. Les reflets, changeants tout au long de la journée et de la nuit, offrent un spectacle en perpétuelle évolution.
Invité à franchir le seuil de cette installation, le spectateur entre en quelque sorte dans cette illusion et se reflète lui-même à l'infini sur ces fonds de ciel. L'image du corps n'est pas frontale mais plutôt horizontale, parcellaire et multiple, ce qui s'oppose à une vision égotique de l'homme. Ceux sont des parties de soi qui se divisent et se démultiplient en autant de miroirs.
Le ciel plonge le spectateur au cœur d'un espace mouvant dans lequel il est possible de flotter et d'airer. Le sentiment de perte de point de repère est accentué par la variation des points de vue et l'inversion des reflets, lorsque le ciel rencontre la terre.
En quelque sorte ce kaléidoscope s'ouvre sur deux infinis : l'homme perçu comme un univers offrant les points de vues les plus divers et le ciel immatériel, si vaste qu'il semble illimité. La démultiplication des images renvoie à cette immensité, impossible à percevoir dans sa complexité, dans sa globalité. Jusqu'au13 Mai 2007

28 mars 2007

Art Grand Slam

Vous allez me dire que je m'égare, après avoir été une admiratrice de la championne, je suis curieuse et impressionnée par son talent d'artiste. Après une grande carrière de tenniswoman, Martina Navratilova se lance dans la peinture. L'Américaine expose ses oeuvres à Roland-Garros. En réalité elle est la "brosse" de l'artiste Juraj Kralik
Le pari est surprenant... et osé : taper pendant des heures sur des balles de tennis imprégnées de peinture pour remplir des toiles blanches de leurs impacts colorés. Martina Navratilova et l’artiste Juraj Kralik ont apprécié l’expérience. Le divisionnisme aléatoire à grande échelle, mais aussi un mélange de Mondrian, Niki de St Phalle, Klein, Pollock !
Depuis six ans, Martina Navratilova et l'artiste slovaque Juraj Kralik tapent en secret la balle sur la toile, pour un "Grand Chelem de l'Art" ("Art Grand Slam"), exposé jusqu’au 20 août au Tenniseum, le musée du tennis de Roland Garros à Paris.
"C'était top secret, seules deux ou trois personnes savaient. On ne voulait pas que d'autres nous volent l'idée", ont expliqué les deux artistes.
Entre deux tournois, la paire de ce double mixte improbable de l'art a concrétisé en 2000 le rêve de Kralik, à Revnice, ville natale de l'ex championne tchèque, où elle "a appris à jouer au tennis", entre cinq et sept ans.
C'est là que la joueuse, aujourd'hui âgée de 50 ans et retirée des courts depuis septembre dernier, avec 354 titres à son actif, a appris à taper des balles imbibées de peinture contre une toile accrochée au mur ou à les faire rebondir sur une toile au sol.
"L’inconnu, comme au tennis"
Les années qui ont suivi, à New York, Sydney, Paris et Wimbledon, ils ont tapé sans relâche "essentiellement des coups droits", pour créer des toiles inspirées des lignes des courts et des impacts de balle sur terre battue ou gazon. "Ce que j'aime dans l'art, c'est que l'on frappe la balle sans savoir ce que l'on fait. C'est l'inconnu, comme au tennis", déclare Martina Navratilova, la main crispée sur la laisse de son petit épagneul de dix mois.
"Way of My Life", sa toile préférée, parmi la soixantaine accrochée au musée de Roland Garros, mesure 4,60 sur 2,50 mètres et reproduit le tracé de deux boucles formées par les impacts d'un lob.
"Ce dessin résume ma carrière, avec une petite et une grande boucle, et puis plus rien", dit-elle. Après 31 ans de tennis, Navratilova, s'est retirée de la compétition entre 1995 et 1999, avant un comeback en2000 et une deuxième retraite en 2006.
"Cette exposition est une initiation au monde du tennis, mais j'espère que les professionnels aussi vont l'aimer", ajoute-t-elle.
Kralik, spécialiste de l'art graphique, a grandi en Tchécoslovaquie et a toujours été fasciné par le tennis et tout particulièrement le spectacle de l'entretien d'un court de terre battue, marqué d'empreintes de pieds ou d'impacts de balles.
C'est en 1999 que lui vint soudainement l'idée de les fixer sur la toile. "Nous allons donner à l'art du tennis sa place dans les Beaux Arts", annonce-t-il dans le catalogue de l'exposition.
Après Paris, elle espère faire tourner son "Grand Chelem de l'Art" aux Etats-Unis et ailleurs.
de Paris/Peintures et Performances
Voir ici une vidéo
Une autre vidéo ici

27 mars 2007

Claude Monet

Après la lecture (sans modération) du blog d'Ariane éminente guide, extrêmement complet, sur Claude Monet et les magnifiques régions où il vécut, vous serez incollables dans ce domaine. Attention si vous voulez participer à un futur séjour avec l'association dans cette belle région, vous aurez un test d'un niveau ++ à passer, qu'on se le dise !
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Olivier Mosset " Je n’ai rien à dire "

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photo Guy Buchheit
" Je n’ai rien à dire sur les tableaux eux-mêmes, car les regardeurs font le tableau" "C’est à vous de faire le travail", timide ou plutôt prudent, affirmant son peu d’éloquence pour plus de sécurité, Olivier Mosset présente son travail en laissant à son interlocuteur le soin de faire le travail de réflexion, dixit Marcel Duchamp, à l'occasion du vernissage de son exposition à l'Espace d'Art Contemporain Fernet Branca de St Louis. Vernissage auquel assistent le comte et la comtesse Branca venus de leur Italie natale.
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Dans les temps préhistoriques le vernissage était cette petite cérémonie qui fêtait l’application du vernis sur les toiles. Une sorte de rite marquant la clôture d’une histoire et l’attente d’une autre, qu’on espère heureuse et prospère.
Maintenant on “vernit� très symboliquement les toiles vierges, à coup de discours et de petits fours et verres de champagne. Les temps que nous vivons le seraient-ils devenus, Vierges ? Murs blancs, toiles blanches. Quelle aurait été l'attitude d'Olivier Mosset si ce monde policé s'était mis à vernir ses monochromes blancs ou de couleur ? A l'écoute de la composition du jeune percussionniste Vincent Roess, issu du Conservatoire de musique de Mulhouse, OM a reconnu qu'elle était en résonance avec ses monochromes, qui s'intègrent parfaitement aux cimaises de l'immense loft qu'est Fernet Branca grâce au talent de Jean-Michel Wilmotte. Avec son allure très "artiste" il donnait le sentiment d'être absent/présent, et très gêné d'être là, se cachant derrière l'anonymat comme le suggère ses toiles non signées, ne voulant pas être dans le système et s'y retrouvant malgré tout.
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OM a fait partie en 1967, du mouvement BMPT initié par quatre artistes en révolte contre l'institution artistique. "L'art est distraction. L'art est faux, la peinture commence avec Buren, Mosset, Parmentier, Toroni." disait une bande sonore devant quatre toiles éclairées à l'automne 1967 lors de la 5° Biennale de Paris. OM déploie à travers l'abstraction géométrique et le monochrome, une méditation ininterrompue depuis 40 ans, sur le devenir de la peinture d'aujourd'hui (Catherine Perret) C'est un historien des formes.
D'origine suisse (Berne), cela explique son idée suivante : Le module de base, le « Toblerone », est un bloc anti-char...
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OM :
"Le module de base, la première fois que je l’ai présenté, c’était à Sion dans un endroit qui s’appelait l’Arsenal. On en avait mis une quarantaine, c’était une vraie installation. En Suisse, on trouve ces barrages anti-chars un peu partout dans la campagne, encore maintenant. J’en ai d’ailleurs acheté à l’armée. C’est quelque chose entre le land art et la sculpture minimale dans le genre de ce qu’a pu faire Tony Smith. C’est ça qui m’intéresse: un regard un peu formel sur des formes qu’on ne comprend pas très bien, à moins d’être un spécialiste de barrages anti-chars. D’ailleurs, on ne comprend pas très bien pourquoi ils sont placés là où ils le sont. Quand j’ai pensé à en acheter, j’avais demandé une carte de leur emplacement à l’armée. Elle m’a été refusée... Ca reste chargé de significations quand même, si les gens le savent, oui peut-être, mais enfin c’est anti-char, disons que ça protège le musée.
Le dialogue avec l’espace, et notamment par l’installation de
« Toblerones » est surprenant. Ils occupent l’espace d’une salle pour provoquer un jeu de circulation avec le visiteur.

Deux pièces sont recouvertes de tapisseries conçues par O.Mosset et Amy Granat. Une autre pièce nous montre un monochrome d'un jaune éblouissant.
C'est le seul peintre européen à s'être immédiatement situé dans la postérité de la grande peinture abstraite américaine et avoir pu ainsi participer aux débats artistiques qui se sont déroulés outre Atlantique au tournant des années 80/90.
Vivant entre 2 continents Olivier Mosset s’est placé comme témoin privilégié de l’évolution et de la critique de l’objet peinture, (Clément Nouet). Il a traversé et troublé aussi bien les minimalistes que les conceptuels par une recherche incessante de la forme et du fond. Olivier Mosset pour l’heure poursuit avec conviction un travail rigoureux. La «partie-peinture» n’est donc pas terminée.
* photos Francine Legrand

jusqu'au 28 mai 2007

21 mars 2007

Accrochage Gravures de Martin Schongauer

Le Musée Unterlinden de Colmar présente jusqu'au 27 mai 2007, l'ensemble des 85 gravures de Martin Schongauer (Colmar vers 1445 - Breisach 1491) conservé au musée et présenté suite à la récente acquisition d'un ensemble exceptionnel de 7 gravures appartenant à la série de la Passion du Christ (L'Arrestation du Christ, Christ devant Pilate, Ecce Homo, Le Portement de croix, Le Christ sur la croix, La Descente aux Limbes, La Résurrection) exécuté entre 1475 et 1480.
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ecce homo
Martin Schongauer : graveur et peintre est né à Colmar vers 1445 dans une famille d'orfèvres originaires d'Augsbourg. Sa biographie reste lacunaire; peu de documents d'archives sont parvenus jusqu'à nous. Singulièrement ses œuvres nous renseignent plus que les écrits. Ainsi, bien qu'aucun élément ne prouve un voyage de Schongauer aux Pays-Bas méridionaux, ses peintures gravures et dessins le démontrent aisément. Cette inspiration née au contact des œuvres des Pays Bas méridionaux marque Martin Schongauer. Dans son art en effet, s'équilibrent le naturalisme, apporté par les flamands, et la douceur idéale héritée des peintres du Rhin supérieur. Rares sont les peintures attribuées à Martin Schongauer; outre le Retable d'Orlier, le Retable des Dominicains (Colmar, musée d'Unterlinden) et la Vierge au buisson de roses (Colmar, église des dominicains), quatre petits panneaux sont répertoriés : la Nativité (Berlin, National Galerie), les deux représentations de Sainte Famille (Munich, Alte Pinacothek et Vienne, Kunsthistorisches Museum) et la Vierge à l'Enfant (Los Angeles, The J. Paul Getty Museum) sont de la main du peintre. Précieuses et délicates, ces quatre œuvres au-delà d'une iconographie simple et accessible à tous interrogeaient les fidèles sur les mystères de l'Incarnation et de l'Eucharistie. Il faut ajouter à cette courte liste les peintures murales de la collégiale de Brisach, illustrant le Jugement dernier, qu'il réalisait au moment de son décès en 1491. La gloire de Martin Schongauer est essentiellement liée à ses gravures : 116 estampes sont signées de son monogramme MS qui illustrent majoritairement des thèmes religieux, Nativité, Adoration des mages, scènes mariales, ou de la Passion… mais certaines profanes donnent à voir des animaux ou des motifs ornementaux. Ces gravures tirées en grand nombre d'exemplaires (plus de mille) servaient de modèles aux peintres, sculpteurs et maîtres verriers. Ainsi, Albrecht Dürer vient à Colmar en 1492 dans l'espoir déçu de rencontrer celui qu'il considérait comme son maître dans l'art de l'estampe. Aujourd'hui les exemplaires conservés sont rares ; Le Christ aux limbes que vient d'acquérir le musée n'est en effet connu qu'à une trentaine d'épreuves.
Technique de la gravure
La gravure en taille douce ou gravure en creux sur cuivre qui dérive de l'art des orfèvres, apparaît vers 1430 dans le Rhin supérieur et se répand aux Pays-Bas, en Allemagne, en Bourgogne, en Italie…La matrice de métal est incisée à l'aide d'un burin qui suit le dessin. Sur la plaque de cuivre encrée et essuyée est appliqué un papier légèrement humide qui, se gaufrant, va chercher l'encre au fond des creux. A plusieurs stades de l'impression, l'artiste intervient, encrant plus ou moins sa plaque, l'essuyant à différents niveaux ou modifiant la taille après avoir tiré un premier état peu satisfaisant à son goût.

La vie, l'amour, la peur et la mort

A nouveau la Fondation Beyeler frappe un grand coup à l'occasion de son 10° anniversaire, en présentant 130 oeuvres , 80 dessins et gravures couvrant toutes les périodes de création de l'artiste peintre et graveur Edvard Munch. Visible jusqu'au 15 juillet. Cette manifestation constitue ainsi la plus grande exposition Munch jamais organisée hors de Norvège. La reine Sonja de Norvège présente pour l'inauguration, a avoué avoir découvert à cette occasion certaines oeuvres de l’artiste norvégien. En effet, certaines d’entre elles appartiennent à des collectionneurs privés et sont présentées pour la première fois. Et la reine d’insister sur l’importance de l’art et d’Edvard Munch pour les Norvégiens.
« Il est pour nous un de nos meilleurs ambassadeurs ».

photo Jean Paul Domb
Pour les mauvaises nouvelles : point de catalogue en français, ni même de notice explicative habituelle, un supplément de 5 chf où de 3.50 € pour les détenteurs du passmusées.
Précurseur de l'art moderne, Il passe de l'impressionnisme à l'expressionnisme, il explore toutes les techniques. Le cri , fameux tableau volé, n'est pas présent puisqu'il ne quittera plus le musée d'Oslo, mais on peut voir une lithographie, sur laquelle Munch a écrit : " Ich gefühlt der große geschrei durch die Natur". Voilà ce qu'il explique : je me promenais sur un sentier avec deux amis – le soleil se couchait – tout d'un coup le ciel devint rouge sang – je m'arrêtais, fatigué, et m'appuyais sur une clôture – il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et la ville – mes amis continuèrent, et j'y restais, tremblant d'anxiété – je sentais un cri infini qui se passait à travers l'univers.. »
Lithographie
Les autoportraits, dont celui appelé Autoportrait en enfer, Munch exprime sa vulnérabilité, dont il a eu la douloureuse expérience à travers la perte d’une phalange. Il en reparle du reste à Jappe Nilssen dans une lettre du 12 novembre 1908 : « Ce sont des blessures de Norvège — qui ont fait de ma vie une sorte d’enfer. » L’opposition étincelante entre la lumière et l’ombre surdimensionnée de l’arrière-plan, et ainsi que l’esquisse d’une entaille au cou qui sépare la tête rougeâtre du corps jaune sont le symbole de l’étroite arête qui sépare la vie et la mort. Le succès artistique et sa percée en Allemagne ne suffisent pas au cours de ces années à sortir Munch d’une profonde crise qui l’entraîne dans l’alcoolisme et les problèmes psychiques.
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auportrait en enfer
Les portraits d'enfant malade et de la mère éplorée, de jeunes filles, de jeunes femmes rousses ou blondes élégantes ou dénudées, portraits d'hommes en pied la plupart, homme mélancolique, Madone, baisers, couples amoureux hétéros, lesbiens amoureux, nus en pleurs, à genoux, couchés, vampires, noces, morts de bohémiens, paysages de printemps, d'été, d'hiver, de forêt, de montagnes, clairs de lune, tempêtes, peinture à l'huile, détrempe, gravure sur bois, lithographies, pastels, dessins, décors de scène qu'il a crée pour Ibsen, Munch a tout abordé dans un jaillissement de couleurs, mais aussi dans le noir des lithos et gravures. Des thèmes récurrents l'amour, le baiser, la maladie, l'angoisse, la mort.
Une toile vendue à Sotheby’s en 2006 au prix jamais atteint pour une toile de Munch de £ 5,5 millions, intitulée Jour d'été Linde-fries (fresque Linde) Un couple fantomatique, l’homme n’a pas de visage, on doute presque de son aspect humain, seul son bras enlaçant sa compagne semble réel. Elle est plus consistante, les yeux écarquillés dans un visage bleu coupé par le tronc de l’arbre. Visage que l'on retrouve souvent dans les gravures et lithographies. Curieuse composition, une surface herbeuse délimitée par une bande de sable, le bleu profond de la mer semble monter jusqu’au ciel, les feuilles gigantesques ressemblent à de monstrueuses ailes dentelées, flottant comme des voiles vertes. Le triangle blanc d'une voile, éclaire le centre du tableau, ainsi que le jaune d'une barque avec à son bord quelques personnages aux vêtements colorés, équilibrés par de curieux monticules, clairs, blancs et jaunes, qui représentent en fait des groupes de jeunes filles. On trouve le même groupe de jeunes filles élégantes, en bleu, jaune, rose, chapeautées, dans plusieurs autres toiles, qui elles semblent respirer le bonheur. Les curieux arbres de par leurs troncs partagent le tableau en 3 parties. Cette toile peinte en 1904/05 semble exprimer un épisode de la vie de Munch, l’amour fragile, éphémère, pour Tulla Larsen, qu’il refuse d’épouser, trop riche pour lui et sa condition de peintre, certainement aussi pour la mise en scène macabre, qu’elle lui imposa afin de provoquer chez Munch une demande en mariage.
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Jours d'été Linde-fries
La danse
Jeunes filles sur la Pier
l'exposition étant dense, cela demande une 2° voire une 3° visite, il y a une nocturne le mercredi soir jusqu'à 20 h.
à suivre

20 mars 2007

Week-end de l’art contemporain en Alsace

A R T E N A L S A C E
Samedi 24 mars 07
Journée de découverte du Réseau Art Contemporain Alsace sous la forme d’un voyage (gratuit) de 2 autobus au départ de Strasbourg et de Mulhouse sur un itinéraire reliant 13 structures d’art contemporain de la région.
Au départ de Mulhouse
9h30 : Rendez-vous à La Filature à Mulhouse
11h : Visite de l’Espace Malraux à Colmar
Déjeuner libre
14h : Visite du Frac Alsace à Sélestat
15h45 : Visite du CEAAC à Strasbourg
16h30 : Visite de la Galerie La Chambre/ Association Chambre à part à Strasbourg
17h : Visite de la chaufferie / Ecole Supérieure des Arts Décoratifs
18h : Départ / retour à Mulhouse

Au départ de Strasbourg
9h30 : Rendez-vous au CEAAC à Strasbourg
11h : Visite de l’Espace Lézard à Colmar
Déjeuner libre
13h30 : Présentation du Chantier de La Fonderie à Mulhouse
14h: Visite de la Chapelle Saint-Jean (exposition organisée par les étudiants su Quai, Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse)
15h : Visite de l’Espace d’art Fernet-Branca à Saint-Louis
16h : Visite de la Fabrik Culture à Hegenheim
17h15 : Visite du CRAC Alsace à Altkirch
18h : départ / retour sur Strasbourg
Le programme détaillé sur le site de l'Art contemporain
Inscription sur réservation obligatoire, contacter Nathalie Le Berre / coordinatrice du Réseau au : 03.88.58.87.55 ou par mail : nathalie.le.berre@culture-alsace.org

Spams

Devant une invasion trop abondante de spams, je suis obligée de bloquer les commentaires. Ne vous abstenez pas de commenter, vos écrits seront validés après approbation.

17 mars 2007

L'Annonciation de Léonard de Vinci est partie pour le Japon

Sera-t'elle de retour pour le voyage de l'association en novembre 2007 à Florence ???
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Léonard de Vinci. (1452-1519) L'Annonciation Détrempe sur toile - 104 x 207 cm Florence, Uffizi © D.R.
Lu dans la Tribune de l'Art : 13/3/07 – Musées – Florence, Offices – Nous avions déjà, ici même (voir brève du 15/9/061), parlé de la volonté de Francesco Rutelli, le Ministre italien des Biens Culturels, d'envoyer L'Annonciation de Léonard (ill.) au Japon pour des raisons uniquement diplomatiques. L'affaire a fait grand bruit dans la péninsule. Le tableau a été décroché hier des cimaises du musée et partira aujourd'hui pour le pays du soleil levant. Le directeur des Offices, Antonio Natali, opposé à ce projet, a ostensiblement évité d'assister au départ qui s'est effectué devant une nuée de journalistes. Antonio Paolucci, ancien ministre de la culture et encore récemment à la tête des musées de Florence s'était également déclaré opposé à ce prêt. Un sénateur de Forza Italia, Paolo Amato, s'est enchaîné à une colonne de la loggia du bâtiment en guise de protestation.
Source : différents journaux italiens
A ce sujet, il est intéressant de revoir la récente émission de Frédéric Taddéï " Ce soir ou jamais" (disponible sur le site de France 3 ), débat portant évidemment sur Louvre Abu Dhabi / Atlanta etc.. sur lesquels il a déjà été assez dit. Voilà ce que relate Armuz sur son excellent blog :
Soutenant ici et depuis longtemps une évolution des musées vers une internationalisation, j’ai bien failli retourner ma veste devant le peu de galanterie dont Françoise Cachin (directeur honoraire de la RMN et co-auteur de l’article paru dans Le Monde) faisait l’objet lors du débat. Elle se fait allégrement bousculée par Fabrice Bousteau (rédacteur en chef de Beaux Arts Magazines) puis par un expert es-america de politique culturelle (ah chers cousins américains), à tel point que Francine Mariani-Ducray, qui lui a succédée à la RMN, vient à son secours, bel exemple de solidarité féminine.

15 mars 2007

Un catalan international

"Juan Miro, ceci est la couleur de mes rêves"
Prochaine conférence de Catherine Koenig, mardi 20 mars 2007 à 20 h 00, dans le cadre des activités culturelles de la ville de St Louis.
Peintre catalan, né en 1893 à Barcelone, il a passé toute son enfance à Montroing, dans la ferme paternelle. Entré aux Beaux Arts à 14 ans, il est un élève appliqué mais médiocre. Ses premières peintures balancent entre un réalisme très poussé et un expressionnisme très coloré. Il se lie avec des écrivains d'avant garde qui l'encouragent à monter à Paris. En 1919, il y retrouve Picasso, découvre les Surréalistes dont André Breton, qui lui révèle la puissance de l'inconscient créateur. Son âme s'ouvre alors aux métamorphoses et aux métaphores oniriques qu'il va explorer tout au long de sa vie en allant toujours au plus près de ses rêves.
"Je me suis enfermé en moi-même et à mesure que je devenais plus sceptique sur ce qui m'entourait, je me suis davantage rapproché de Dieu, des arbres et des montagnes, et de l'Amitié. Primitif comme les gens de Ciurana et amoureux de Dante" (Joan Miro)
Espace conférences de la médiathèque "Le Parnasse"
Place de l'Hôtel de Ville à Saint-Louis
Tarifs :
Adultes : 6 € - IRCOS / CE+ : 5 €
Enfants : 5 € - IRCOS / CE+ : 3 €

11 mars 2007

Un magicien de la photo

Patrick Bailly-Maître-Grand , plasticien photographe, physicien, chimiste nous a accueillis dans son atelier de Strasbourg, ce samedi de mars 2007. Ce fut un après midi de grâce. Il nous permit de suivre quelques-unes des innombrables pistes qu'il emprunte et explore depuis plusieurs années, avec une égale passion et une curiosité sans failles. Tout commence avec le daguerréotype, procédé ancien mis au point par Daguerre en 1839 qu'il redécouvre en 1982, d’emblée nous sommes fascinés par ses petites vanités, ses natures mortes. Il explore les procédés anciens et fait fi de l’aventure du numérique, qu’il trouve sans véritable imagination, ne permettant pas une réelle aventure et un enrichissement intellectuel.
Son travail purement analogique est fait de techniques complexes, poétiques, épurées comme des haïkus. Chaque matin dit-il avec malice, il a la chance de se réveiller avec une idée de sujet, qu’il s’ingénie à mener à son terme, en y consacrant toute son énergie, son temps, sa « débrouillardise » On a l’impression que son imagination est sans limites, à l’instar de ses grandes photos « les fourmis ».
Il nous raconte les réalisations de quelques unes de ses œuvres sans jamais dévoiler le « secret ». Son œuvre est multiple, astucieuse, ironique. On est presque saisi de vertige devant tant d’inventivité et de beauté pure. Inlassablement il nous montre les: nippones d'eau, les digiphales, le virage, le rayogramme ou photogramme, les anneaux d'eau, les poussières d'eau, les verres d’eau, le vase, l’éclipse de 99 dans une tasse de café, les Véroniques, les Maximilennes, Sirius, le hasard et la nécessité, le pâté d'alouettes, les gemelles, les comas, la mélancolie, son
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autoportrait en vampire
Nous tombons tous en amour devant Endroit en verre, j'en oublie beaucoup. Il nous fait une démonstration rapide de la caméra oscura. Je commence à gamberger devant les herbes…. On se souvient aussi du Puits Voleur installé dans le parc de l'Orangerie de Strasbourg. Nous sommes tous séduits par autant d’inventivité, mais aussi par la gentillesse, que PBMG nous a témoigné et du temps qu’il nous a consacré. Magicien de la photographie, Patrick Bailly est un Grand Maître. Jamais patronyme n’a été si bien porté.

Vermeer fin et flou

Prochaine conférence de Catherine Koenig mardi 13.03.2007 à 20h (1h30) Vermeer Maison des Associations de Guebwiller, entrée libre, réservation obligatoire auprès de la Médiathèque de Guebwiller 03 89 74 84 82
Vermeer n'est pas le peintre ingénu que l'on croit, c'est un peintre médité, il faut le regarder, le regarder, dit Daniel Arasse.
Ni méconnu, ni inconnu, on faisait des détours pour venir le voir. Il ne peignait pas pour vendre, il mettait ses peintures en dépôt chez les commerçants du coin, chose tout à fait rare en Hollande à cette époque, étant donné qu'il y avait un marché de l'art. Vermeer utilisait la caméra oscura, mal réglée, pour avoir des effets de diffusion lumineuse, mais à des endroits où il n'aurait jamais pu les observer. L'éclat, l'énergie, la finesse, la variété, l'imprévu, la bizarrerie, quelque chose de rare et d'attrayant, il a tous ces dons des coloristes hardis, pour qui la lumière est une magicienne inépuisable. On se souvient de Proust et de "son petit pan de mur jaune", de l'écrivain Bergotte dans "À la recherche du temps perdu". Il était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, "comme une précieuse oeuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffisait à elle-même " Proust a dit : "Depuis que j'ai vu au musée de La Haye la Vue de Delft, j'ai su que j'avais vu le plus beau tableau du monde."
la Vue de Delft

Ce sera le propos de la dernière conférence de la saison, de la série proposée par la ville de Guebwiller.
La jeune fille à la perle
La laitière

07 mars 2007

Abou Lagraa dans Matri(k)is

Vu sur France 2 :
Lorsque vous êtes sur le site de France 2 cliquez sur
JT de 13 h ensuite sur la ligne entourée de rouge.
Abou Lagraa improvise en direct devant une scupture et les tableaux du musée du Louvre dans le cadre de l'opération "Chaillot Nomade" autour de sa nouvelle création Matri(k)Is. Ces improvisations seront réalisées avec la participation de la chanteuse Hafida Favret et de la conférencière Geneviève Attal-Ashton. Abou Lagraa dit, avec Matri(k)is, avoir voulu rendre un hommage à la figure de la femme. ce qui nous fait un lien direct avec la journée de la femme.
Dates: Jeudi 8 février 2007 de 11H00 à 12H30 Samedi 10 février 2007 de 13h45 à 15Hh5 Lundi 12 février 2007 de 9h30 à 11h.
Bienheureux parisiens, vivement le mois de juin pour nous provinciaux. Cela ressemble à une complémentarité totale, une osmose entre l'artiste, le lieu, les peintres et leurs toiles. Il s'en dégage un grâce infinie.

05 mars 2007

Grande rétrospective de Sigmar Polke

Grand complice de Gerhard Richter, le peintre allemand Sigmar Polke fait partie du Gotha de l'art contemporain. Ce n'est donc pas un hasard si le Musée Frieder Burda de Baden Baden lui consacre depuis le 3 février une grande rétrospective. Quatre décennies de création balayées à l'aide de 170 œuvres issues des 3 plus grandes collections privées dédiées à l'artiste.
Images provenant du site d'Arte
Tout Sigmar Polke. Oeuvres tramées et tableaux sur impression tissée de ses débuts. Mais aussi laques sur polyester en très grand format. Tous les styles, du plus abstrait au plus pur pop art. Le mélange des matériaux, la richesse des couleurs et un grand sens de l'humour, voici tout ce qui frappe l'œil du visiteur dans cette exposition qui sort des sentiers battus en proposant une vision d'ensemble unique de l'oeuvre de l'artiste. Les collections Froehlich, Speck et Burda illustrent parfaitement l'ironie distanciée de Sigmar Polke. Cofondateur notamment avec Gerhardt Richter en 1963 du réalisme capitaliste, il se réapproprie les clichés de la culture populaire. Et se fait progressivement un nom.
Polke - Une rétrospective jusqu'au 13 mai 2007
Le site officiel du musée Burda
Voir ici une vidéo sur l'exposition

04 mars 2007

Le thème de la mémoire selon Bergson

Au zoo de Mulhouse, une volière pas comme les autres : une œuvre d'art en acier inoxydable, et intitulée Hortus Conclusus.
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Photos de l'auteur
Les créateurs de la volière sont
Anne et Patrick Poirier, couple d'artistes à la fois sculpteurs, architectes et archéologues qui travaillent ensemble depuis 40 ans :
«Anne et moi sommes nés pendant la guerre et nous avons côtoyé des ruines. Lorsqu'il y a eu la frénésie de constructions des années d'après-guerre, nous nous sommes dirigés vers d'autres réflexions. Nous avons une certaine idée de la fragilité des cultures, du monde et des choses. Aussi, pour cette œuvre, nous avons travaillé sur le thème de la mémoire».

Anne et Patrick Poirier se sont inspirés du philosophe français Henri Bergson :
«Selon Bergson, la mémoire est conique avec la pointe vers le sol. Aujourd'hui la volière représente un cône central qui va vers le ciel, vers la cime des arbres».

«II est étonnant de trouver une telle structure ici», remarque Pierre Moisson, directeur du zoo. « Cela ouvre l'esprit vers d'autres sphères, c'est l'âme de l'oiseau, l'esprit qui vole, la légèreté ».
Il s'en dégage une pureté, une beauté simple, onirique, qui malheureusement laisse indifférent les passants, qui s'empressent auprès des singes et des rapaces. C'est vrai qu'ils étaient venus pour voir des "zanimaux".

01 mars 2007

Une genevoise de talent

Ma commentatrice régulière et (presque) préférée, est l'auteur de cette vidéo. Educatrice spécialisée, les fées se sont penchées sur son berceau. Belle artiste, sensible, poète, généreuse, son imagination n'a pas de limite. Vous pouvez la trouver sur son blog personnel . Nous nous sommes rencontrées par la magie du web, sur la toile, puis dans la vie. C'est aussi cela l'avantage d'Internet de rencontrer des personnes de talent, de lier des amitiés, chose que l'on aurait pas osé faire spontanément dans la vie courante.
Lobita et Dim
Lobita Jipes et Dim
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