association de l'art à l'œuvre — blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

29 juin 2007

Dites-moi

Ambroise Vollard - Jean Louis Forain
Vollard dans sa boutique, Gallimard Découvertes
merci Angela
C'est ainsi que Vollard débutait ses conversations, au point que certains l'appelaient "Monsieur dites-moi". Avec Leconte de Lisle, Roland Garros, il fait partie des natifs célèbres de l'île Bourbon, devenue l'île de la Réunion. On décrit ce colosse comme débonnaire, simiesque, lourdaud, empreint de la lenteur créole, atteint d'hypersomnie pathologique, naif, cultivé. Il raconte lui-même : en réponse à une lettre de 2 étudiants américains qui lui demandaient conseil, pour ouvrir une galerie et surtout faire fortune.
A V : je somnolais dans ma boutique, lorsqu'un client entrait, le temps que j'émerge, que je comprenne son propos, le prix qu'il me proposait, finissait par atteindre celui auquel j'avais souhaité vendre la toile. Il prenait mon silence pour de la réticence. C'est ainsi que le fortune vient en dormant.
Il était atteint d'un léger zézaiement joint à un lointain accent créole, le visage sombre, les paupières une peu fermées, il se grattait souvent le derrière en parlant. C'est ainsi que Renoir lui dit, je vous peindrai un jour accroché là-haut à une branche, tel un singe. Son fils Jean Renoir disait de lui, avant il était Othello, en vieillissant il devenait Masinissa, roi de Numidie. Certains disaient aussi voleur comme Vollard.
En visite à la Fondation Barnes, invité pour y donner une conférence, un des rares voyages auquel il a bien voulu consentir, il fit une chute du haut d'un perron. Monsieur Bignou, son hôte, lorsqu'il se fut relevé sans mal lui dit :
Si vous vous étiez tué, je vous aurai enterré au milieu de la Fondation. Les personnes présentes lui demandèrent quel serait son choix et M. Biniou de préciser que ce serait sûrement les Baigneuses de Cézanne, quant à Vollard il préférait les Joueurs de cartes mais précisa qu'il souhaiterait que ce soit le plus tard possible.
Quand on sait les conditions draconiennes qu'imposait le Dr Barnes pour avoir l'honneur de visiter sa fondation, que l'on avait pas intérêt à avoir émis une quelconque restriction concernant les impressionnistes, on peut juger de l'importance qu'avait le personnage dans le monde des arts. Vollard avait horreur des voyages et n'avait aucun sens de l'orientation, il se rendit une autre fois au Portugal par souci de dérivatif dit-il, car il croyait la guerre impossible, puis au cours d'une conversation il prit soudain conscience de cette éventualité. Il se rendit à Londres, en Italie, eut la bénédiction papale.
Il réservait au pape Léon XIII l'exemplaire n°1 de l'Imitation de Jésus-Christ, illustrée par Maurice Denis, sur un vieux papier japon, devenu introuvable, il en avait été tiré 5 exemplaires. En même temps il avait remis au brocheur 1 exemplaire de Parallèlement de Verlaine. il se produit une diabolique inversion des 2 exemplaires. L'acquéreur de Parallèlement ne voulut pas rendre son exemplaire dépareillé. Ce n'est qu'au bout de 30 ans qu'il voulut s'en défaire, son livre était dans un tel état qu'il avait perdu toute sa valeur. L'exemplaire reconstitué permit à Vollard de l'offrir au successeur de Léon XIII. Je vous la fais courte. Maraviglioso dit celui-ci, nous connaissions déjà cette ouvrage, mais comment ce magnifique exemplaire est-il parvenu entre vos mains ?
AV : mais j'en suis l'éditeur.
L'almanach d'Ubu Roi est certainement le fruit de la collaboration entre Jarry et Vollard bien quez celui-ci ne porte aucune mention d'auteur, ni d'éditeur.
Il fut tué dans un accident de voiture, son chauffeur conduisait sa Talbot, la voiture fit plusieurs tonneaux, le coup du lapin a été assené par une sculpture de Maillol dans la version noble, version plus prosaïque victime de la marmitte qui contenait le cassoulet qu'il transportait dans la lunette arrière, invité à déjeuner par Ramone Cendras sa voisine de Tremblay, il décéda dans une clinique de Versailles.
Il eut l'idée un jour d'attribuer un prix de littérature par les peintres, puisque c'étaient les écrivains qui jugeaient les peintres pourquoi ne serait-ce pas l'inverse. Devant la tâche colossale il n'y eut qu'une seule édition de ce prix, qui fut attribué à Paul Valery, qui fut accueilli à l'académie française peu après.
"C'était Ambroise Vollard" est une enquête menée par un journaliste et chercheur Jean- Paul Morel, abondamment documentée. Depuis longtemps j'étais à la recherche de détails concernant ce collectionneur et marchand, après avoir lu "Que grâces lui soient rendues" de Pierre Assouline relatant force détails sur Durand Ruel, Le dernier des Camondo et "L'homme de l'art D H Kahnweiler" de ce même auteur.

28 juin 2007

Les affreuses

A découvrir absolument, un lieu magique :
seul conseil : ne pas oublier son coussin pour protéger son popotin, et si vous venez en soirée, n'oubliez que vous êtes en montagne et qu'il peut y faire frisquet.
Le théâtre du peuple de Bussang
Fées ou sorcières ?… Déesses ou démons ?… Quel rôle ont-elles en ce bas monde ? Sont-elles aussi nuisibles qu’on le dit ? Elles sont trois. Difficile de dire leur âge. On leur connaît un certain embonpoint et une bonne dose de flagornerie. Elles aiment les mecs et les gros mots ; les gosses évitent leur compagnie ; elles détestent toute notion de boulot.
Conte moderne et comédie grinçante à la fois, cette création originale du Théâtre du Peuple est un imbroglio d’histoires, dans lesquelles les femmes excellent - pour le meilleur et pour le pire - au milieu de mâles plus gratinés les uns que les autres…
La limite est fine ici entre réel et fantastique : la féerie affleure au milieu d’abominations et la tendresse se débat au coeur de destins maladroits. Entre trash burlesque et pathétique kitsch, les épisodes des Affreuses entremêlent gauloisement absurde et poésie.
Chorégraphie : Stéphanie Chêne. Avec les comédiens amateurs du Théâtre du Peuple : Gérard Albouze, Marie-Claire Fuchs, Sylavin Grepinet, Audrey Jegousse, Aurélie Jund, Christiane Lallemand, Edy Stofer, Marie-France Thomas, Agnès Villanueva, Johanna Vuez.
En juillet et en août
En aoùt

27 juin 2007

Edward Munch suite

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que 9 extraits de la Reinhardt Fries provenant de la Nationale Galerie de Berlin, ont été exposés au foyer de la Fondation Beyeler alors qu'ils n'y figuraient pas lors de ma première visite . Ces toiles peintes à la détrempe ont un éclat particulier et sont beaucoup plus lumiseuses que la grande fresque (Linde-Fries) collection particulière, peinte à l'huile.
J'ai eu l'impression que certaines toiles n'y étaient plus. Les toiles de Munch dégagent un grand sentiment de détresse dans leur ensemble, tout compte fait je leur trouve beauoup de maladresse dans leur composition.
Vous pouvez lire ici un point de vue d'un grand amateur de Munch, ici un autre amateur tout aussi éclairé.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Images Artinside
Une visite à la fondation Beyeler est toujours un moment privilégié, je ne la quitte jamais sans avoir fait une pose sur le canapé blanc en face des Nymphéas, où l'on voit le parc se miroiter dans le plan d'eau, à travers la grande baie vitrée, un autre tour dans la salle Giacometti. A force de les voir toujours là, j'ai le sentiment d'être riche de toutes ces oeuvres. La nature est en plein épanouissement, verte et dense.
L'exposition est prolongée jusqu’au 22 juillet 2007.

25 juin 2007

Laurence Demaison

Le travail photographique de Laurence Demaison est exclusivement constitué d’autoportraits. Les techniques utilisées – prise de vue, développement, tirage – sont argentiques et réalisés par l’auteur. Aucune manipulation particulière n’intervient au-delà de la prise de vue (sauf inversion chimique des films pour certaines séries) Laurence Demaison, a été lauréate CEAAC 2005. Elle est la compagne de Patrick Bailly Maître Grand
Ce n'est certes pas sans de profondes raisons que Laurence Demaison s'est fixé pour démarche de se prendre elle-même, seule, sans l'aide de quelque assistant, non comme modèle, mais comme matière d'un travail photographique troublant : la puissance singulière de ses oeuvres ravive en effet le souvenir de récits fantastiques ou de croyances superstitieuses dans lesquelles la fabrication, la "prise" d'une image s'exerçait aux dépens de la substance charnelle, vivante de l'être représenté.
Et, dans son autoportrait, elle semble vérifier une particularité de la langue italienne dans laquelle le verbe "ritrarre" signifie à la fois : "retirer", "détourner le regard" et "faire un portrait".
Une série d'oeuvres intitulée "Ne m'abandonnez pas dans la nature" la fait apparaître la tête dissimulée par un sac de plastique dont seuls les plis bénéficient, par endroits, de la netteté de rendu réservée d'ordinaire aux traits du visage. Dans une autre série intitulée "A colin maillard", ce même visage masqué et assombri cette fois par un bas nylon s'estompe sous des tracés plus clairs - évoquant parfois un tatouage, un maquillage, le contour d'un heaume... - inscrits par le "bougé" de ses mains seules restées nues. Des pièces extraites de personnes étendent ce procédé au corps "en pied" et dans des attitudes qui suggèrent l'image de squelettes humains, animaux et, plus dramatiquement celle d'une silhouette embrasée par des flammes.
photo Laurence Demaison - copyright
Vous trouverez ici le site de Laurence Demaison ainsi qu'un le lien sur ce blog.

24 juin 2007

PBMG

"Imaginons un instant le " déroulé " du portrait d'un modèle, très patient, consacrant toute une vie à poser devant cette machine infernale pour aboutir à l'image, cohérente et continue, d'un visage où s'inscrirait, à droite, le début de son oreille d'enfant, au centre, ses yeux d'adulte et, à gauche, la fin son autre oreille de… vieillard ! Ceci est un projet de travail, pour ma prochaine éternité."
Voilà ce que propose Patrick Bailly Maître Grand. Vous trouverez ici son site , ainsi que le lien vers celui-ci sur ce blog .
Endroit en verre copyright PBMG
Nous avons rendu visite à ce magicien
Le cahier d'Atelier rédigé par Catherine Koenig

23 juin 2007

L'été

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
photo Philippe Schoener
L'association prend ses quartiers d'été. Elle vous souhaite d'agréables vacances et vous donne rendez-vous dès la rentrée en septembre pour la souscription ou le renouvellement de votre adhésion pour la période 2007/2008, au moyen du formulaire à envoyer à l'association de l'art à l'oeuvre 2c, rue de Belfort 68332 Huningue Cedex pour de nouvelles activités dans votre domaine de prédilection.
Le comité
photos Claude Stoos
Le blog ne s'arrête pas je continuerai pendant les vacances à vous faire partager mes visites et coups de coeur au gré de mes balades.

Quelques chefs d'oeuvre "de la galerie" Ambroise Vollard

L'exposition du Musée d'Orsay réunit quelque 190 oeuvres, pour la plupart des tableaux mais aussi des céramiques, des sculptures et des livres d'artistes, elle entend montrer l'importance d'Ambroise Vollard dans l'histoire de l'art.
Vollard fut non seulement un découvreur de talents, il joua aussi un rôle primordial dans la circulation des oeuvres.
Le marchand d'art Ambroise Vollard (1866-1939) eut un rôle déterminant sur l'évolution de la création artistique au tournant du XIXe et XXe siècle. Cézanne, c'est lui. Et aussi Gauguin, Van Gogh, Matisse, Derain, Van Dongen ou Picasso, qu'il a découverts, lancés, vendus. Le flair de cet homme-là donne le tournis. Ambroise Vollard (1866-1939), marchand de tableaux, et ses chefs d'oeuvre, sont exposés au musée d'Orsay jusqu'au 16 septembre
Voir ici une courte vidéo
"De Cézanne à Picasso, Chefs d'oeuvre de la galerie Vollard" commence par un manifeste. La toile
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
"Hommage à Cézanne",
de Maurice Denis, "pourrait s'intituler ¨Hommage à Vollard",
Son flair et son sens de l'anticipation l'ont fait s'intéresser à de jeunes artistes encore inconnus du public comme Cézanne, Van Gogh, Gauguin, les Nabis, le jeune Picasso...
Une de ses premières exposition fut consacrée à Cézanne. De magnifiques toiles du maître d'Aix sont présentées, paysages, portraits, nature mortes.
Il était très lié avec Renoir qui lui a consacré une série de portraits, visibles dans l'exposition dont un magnifique portrait
Free Image Hosting at www.ImageShack.us au
Foulard Rouge,
et le
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Toréador
Vollard raconte qu'il a acheté lui-même en Espagne son costume, dans ses "Souvenirs d'un marchand de tableaux" , livre sans prétention littéraire, mais bourré d'anecdoctes sur sa vie relatées avec humour et une certaine bonhomie.
Sa relation avec Gauguin était plus tendue mais il n'a cessé de l'exposer et tenté de vendre ses toiles.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
La nuit étoilée de van Gogh
est présentée, des toiles de Degas. Certains cartels précisent les transactions et le cheminenemt des toiles, le prix dérisoire auquel elles étaient vendues à l'origine. L'audio-guide qui laisse plus qu'à désirer raconte ; "aucune femme n'a été autant portraiturée qu'Ambroise Vollard" On peut voir des portraits par Bonnard, Valloton (le cartel annonce Cézanne !), Picasso.

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Vollard par Cézanne
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Vollard par Picasso
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Portrait de Vollard au chat par Bonnard
Ma visite a été interrompue par une alerte à la bombe, mais dieu merci rapidement j'ai pu reprendre son cours.

19 juin 2007

Beautiful People

BEAUTIFUL PEOPLE (ET LA BLESSURE SECRÈTE)
> 26 AOÛT 2007 - Entrée : Gratuite Crac à Altkirch.
    Closky
Dans le cadre de sa politique de diffusion de sa collection, le FRAC Nord-Pas de Calais collabore avec le CRAC Alsace pour une première présentation de l’exposition Beautiful People (et la blessure secrète) du 13 juin au 26 août 2007 (commissariat assuré par Miquel Bardagil, critique d’art et commissaire espagnol).
Les œuvres exposées invitent le spectateur à méditer sur la beauté, la séduction et la force d’attraction des images (leur impact, leur authenticité) en lien avec leur faculté à nous dévoiler des aspects de l’intimité de l’individu (révélation du sensible).
Mc-Carthy
Cette exposition s’inscrit dans le cadre d’un programme de « cartes blanches » proposées à des personnalités du milieu de l’art (artistes, commissaires, critiques d’art, écrivains…) qui seront conviées à porter de nouveaux regards sur la collection du FRAC Nord-Pas de Calais, à favoriser les rencontres et les échanges, suscitant ainsi des instants privilégiés entre les lieux, les spectateurs ... Chaque invité aura la liberté de définir le concept et le développement d’une exposition.
Après cette première présentation au CRAC Alsace (dans le cadre de ArtBasel / 13 juin - 26 août 2007), cette exposition fera l’objet d’une itinérance grâce à la mise en place de collaborations avec des institutions culturelles en Europe : Fries Museum à Leeuwarden (Pays-Bas) 16.09.2007 > 6.01.2008 / Centre d’Art La Panera à Lleida (Espagne) 7.02 > 13.04.2008, et en région Nord-Pas de Calais (Musée des Beaux-arts et de la dentelle de Calais mai - septembre 2008). Des contacts sont en cours avec d’autres institutions en France, en Europe ainsi qu’au Canada pour la poursuite de l’itinérance en 2009.
Un catalogue (150 pages, 57 illustrations couleurs, traduit en 6 langues) accompagnera cette diffusion.
Les artistes exposés
Annette Messager

18 juin 2007

24 h 00

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Rien à voir avec le traditionnel pince-fesse, le vernissage de l’exposition proposé par « l’estampe » , vendredi 15 juin à la synagogue - atelier de Christophe Hohler à Hagenthal-le-Bas.
Les oiseaux de Michel Boetsch voisinaient avec les animaux étranges de Raymond Waydelych, tandis que l’homme de Christophe Hohler poursuivait son errance.
Après une brève présentation du trio par
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Catherine Koenig,
les festivités s’enchaînèrent de plus bel. Christophe ouvrit le bal, suivit du cercle de lecture de Raymond W. puis Michel B prit la parole. En guise de présentation Raymond fit lire par les invités divers extraits de la presse locale ou non, tout à fait surréalistes et iconoclates, extraits ponctués par un air de saxo joué par Sébastien Koch . Ce qui rappela à Christophe son 1° contact avec Raymond, lorsque celui-ci en guise de présentation de sa personne, parla de sa mère et de son grand père.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Les trois compères entreprirent de créer une lithographie sur une plaque de zinc, chacun y allant de son talent et de sa fantaisie. Lithographie historique qui sera tirée le lendemain par Christophe.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Le trio d’artistes était à géométrie variable, c’est ainsi que le galeriste M. Lacan se mit à la batterie, Sébastien Koch au saxophone, Christophe au piano. Ils se lancèrent dans de magnifiques improvisations, qui prenaient un ton tout à fait particulier et exaltant, sous la voûte de la synagogue.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
photos de l'auteur petit clic sur les photos pour les agrandir

17 juin 2007

Art Basel 2

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
les yeux - " Paul Klee" & "Zao Wou-Ki"
La 38e édition de la foire internationale d’art s’achève sur des résultats exceptionnels. Pour les 300 galeries exposantes, Art Basel a été un très grand succès. Cet avis est partagé par le directeur d’Art Basel, Samuel Keller: «Il s’agit d’une année record pour Art Basel, cette 38e édition a été une fête pour le monde international de l’art. Rarement on aura vu autant d’oeuvres d’art importantes et intéressantes réunies dans un même lieu.» Art 38 Basel a enregistré une fréquentation record en accueillant 60'000 collectionneurs, conservateurs, artistes et amateurs d’art du monde entier. 2’300 représentants des médias (2006: 2'000) venus de tous les continents ont recueilli des informations sur l’offre actuelle du marché international de l’art. Dans le New York Times, on a pu lire ce commentaire : «Collectors recognize Art Basel as the biggest and the best.», tandis qu’El Pais titrait à Madrid: «Art Basel, la feria de los superlatives.» et à Paris, Le Monde affirmait que «La foire d’art de Bâle a été un succès dès son inauguration, le 13 juin.». Dans Le Figaro, à Paris également, on pouvait lire: «En moins d’une semaine, le rush des affaires a commencé pour acheter vite, vite, parfois à prix d’or». La Frankfurter Allgemeine Zeitung commentait laconiquement: «Einfach das verständliche Bedürfnis, grossartige Kunst zu kaufen» et le Dagbladet Børsen (Danemark) estimait pour sa part que «Art Basel i en liga for sig» (Art Basel in a class of it’s own). Pour finir, la Neue Zürcher Zeitung déclarait dans ses colonnes : «Ein Dorado der modernen und zeitgenössischen Kunst».
Les «Art Basel Conversations» ont remporté un franc succès et accueilli chaque jour plusieurs centaines de personnes. D’éminents spécialistes ont débattu de thèmes se rapportant à l’art, aux artistes, aux collections d’art et aux musées.
La présentation spéciale «Artist Records» a suscité un vif intérêt auprès des visiteurs. Les supports sonores de Jack Goldstein, Christian Marclay, Rodney Graham, Steven Parrino, Genesis P-Orridge et Carsten Nicolai y étaient exposés.
La nouvelle plate-forme «Art on Stage» a enregistré une fréquentation importante auThéâtre de Bâle, où a été présentée pour la première fois, le lundi 11 juin, la performance «An Untitled Concert» de Rirkrit Tiravanija. Jeudi soir, la conférence de l’architecte japonais et lauréat du prix Pritzker Tadao Ando sur l’art et l’architecture a été suivie par un public nombreux et attentif.
Le «Professional Day» organisé vendredi a été plébiscité par les visiteurs professionnels. Pas loin de 100 galeries avaient prévu des animations spéciales sur leurs stands: expositions personnelles de jeunes artistes, expositions thématiques, vernissages de livres, exposés, performances et visites guidées. Le luxueux catalogue de la foire, qui offre un vaste panorama de l’offre actuelle du marché international de l’art, était épuisé au dernier jour de la foire, tout comme le catalogue de l’exposition «Art Unlimited».
Depuis 1994, l’institut financier international UBS est le principal sponsor d’Art Basel. Ce partenariat de longue date s’est étendu en 2001 à sa consoeur Art Basel Miami Beach. Art Basel compte parmi les principaux engagements d’UBS dans l’art contemporain avec la célèbre UBS Art Collection. «UBS est fière d’être associée à Art Basel, miroir des tendances actuelles de la société et esquisse de l’avenir, un avantage dans le domaine d’activité d’UBS, où il s’agit chaque jour d’anticiper le lendemain», déclarait Peter A. Wuffli, directeur général du Groupe UBS.
Les visiteurs
De fait, tous les participants à Art 38 Basel ont qualifié ce millésime d’exceptionnel et se sont montrés satisfaits, voire même enchantés. Les visiteurs ont semble-t-il manifesté un intérêt hors du commun pour cet événement. Jamais un nombre aussi important de collectionneurs de premier plan n’a afflué du monde entier pour visiter Art Basel. Jamais autant d’artistes renommés n’avaient été présents à Art Basel. A Bâle et dans les environs, les hôtels affichaient complet. La foire internationale d’art a accueilli des collectionneurs privés venus de tous les continents. Plus de 200 jets privés ont atterri à l’aéroport de Basel-Mulhouse pendant la foire d’art. Pratiquement tous les grands musées du monde ont délégué leurs représentants à Art 38 Basel. Des personnalités issues en particulier des milieux artistiques de Chine, d’Inde et de Russie étaient présentes en force sur la foire.
Les ventes
Selon les enquêtes réalisées par le Show Management, toutes les galeries ont trouvé des acquéreurs pour leurs œuvres d’art. De nombreux participants ont évoqué les meilleurs résultats de ventes de tous les temps.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Frank Schäpel & Pol Buri
    Tony Shafrazi, propriétaire de la Tony Shafrazi Gallery (New York): après une interruption, nous participons à nouveau à Art Basel. Nous avons apporté les meilleures œuvres que nous avons – Keith Haring, Francis Bacon, Jean-Michel Basquiat, Ed Ruscha. Depuis deux jours, nous présentons une exposition personnelle prestigieuse d’Andy Warhol. Nous avons été récompensés de nos efforts.
    Hans Mayer, propriétaire de la Galerie Hans Mayer (Düsseldorf): il s’agit de la meilleure foire que nous n’ayons jamais eue, sachant que nous participons à Art Basel depuis sa création il y a 38 ans. Je suis convaincu que le nombre d’amateurs d’art a augmenté de 20% cette année. Aucune autre foire d’art au monde n’accueille un public aussi éclairé et d’aussi haut niveau.
    Bärbel Grässlin, propriétaire de la Galerie Bärbel Grässlin (Francfort sur le Main): nous étions dans la frénésie, les ventes ont été phénoménales. Les acheteurs potentiels se sont succédé toute la semaine. On aurait pu croire que Kassel ou Münster n’existent pas.
    Lorenz Helbling, propriétaire de la Galerie Shanghart (Shanghai): nous avons constaté que l’intérêt pour notre programme est grand. Le public a déjà une bonne connaissance de l’art contemporain chinois. Les grands noms, mais aussi nos jeunes artistes sont appréciés. Les acheteurs étaient essentiellement des collectionneurs européens et américains.
    José Kuri, propriétaire de la Galerie Kurimanzutto (Mexico): cette édition a été la meilleure pour nous. Nous avons attiré beaucoup de nouveaux clients: des collectionneurs privés et des institutions d’Europe, des Etats-Unis, mais aussi d’Amérique latine. Nous avons vendu plusieurs oeuvres à d’importantes collections.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Damien Hirst & ? (cette sculpture se trouve aussi à Orsay dans la salle de réception)
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Aurore Denis Puech
    Vérification faite, cela ne semble pas être le même artiste
    Marc Payot, partenaire de la Galerie Hauser & Wirth (Londres, Zurich): Art Basel n’a jamais connu une telle concentration de collectionneurs et de conservateurs. Dans «Art Unlimited», nous avons présenté un projet politique du Suisse Christoph Büchel. Les réactions de nombreux visiteurs face à cette œuvre difficile et complexe ont été extrêmement positives.
    Rosemarie Schwarzwälder, propriétaire de la Galerie nächst St. Stephan (Vienne): les ventes sont prodigieuses. Cette édition est la meilleure de toutes et pourtant, nous prenons part à Art Basel depuis 1981. L’exposition «Art Unlimited» est phéno-ménale. Les visiteurs peuvent approfondir la confrontation avec chacune des oeuvres.
    Meredith Harper, directrice de Van de Weghe Fine Art (New York
    ): c’est la première fois que nous participons. Une expérience absolument réussie. Des visages connus, mais aussi beaucoup de nouveaux amateurs européens. Nous avons très bien vendu dans toutes les catégories de prix.
    Ma préférée : Robert Landau, propriétaire de Landau Fine Art (Montreal): nous n’avions jamais vendu autant d’oeuvres à une foire d’art dès le premier jour. Oui, nous avons même vendu trop d’oeuvres. J’aurais aimé en conserver quelques-unes.
    Marie-Sophie Eiché, directrice de kamel mennour (Paris): nous avons participé pour la première fois au secteur spécial «Art Premiere». Le concept de confrontation des travaux de deux artistes a bien fonctionné. Nous avons vendu les deux travaux de Daniel Buren et Adel Abdessemed, et établi beau-coup de nouveaux contacts.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    photos de l'auteur
    Free Image Hosting at www.ImageShack.usFree Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    clin d'oeil de l'auteur

    16 juin 2007

    Unlimited L’art en grand

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    En huit éditions, Art Unlimited est vite devenu un must. Les projets monumentaux comme les projections vidéo sont séduisants, déroutants ou fascinants. Coup de cœur 2007 ? L’installation Merry-go-round d’Hans Op de Beeck ou la promenade dans un parc un peu sinistre autour d’un manège fermé et d’une balançoire, une nuit d’hiver neigeuse. Atmosphère garantie !
    David Lamelas joue avec la lumière (Limit of a projection), Tomas Saraceno avec l’eau (On water), Jeffrey Vallance collectionne les cravates (Cultural ties) tandis qu’avec leurs chaises colorées, les Danois de Superflex se penchent sur la notion d’œuvre originale. Avec Raum et son bâtiment en ruines, le Lillois Guillaume Leblon parle d’art et d’espace, d’existence et de mémoire. Parmi les nombreuses vidéo, Echelon du collectif russe Bluesoup group renvoie à notre perception de la violence. Larguent-ils des bombes ou des… cadeaux ? Enfin, sur l’escalator, Daniel Buren fait passer la couleur…
    L'Alsace le Pays
    Photos Hervé Kielwasser
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    « Radiomobile » : des voitures customisées, de la musique et des artistes « assortis » à leur véhicule. Photos Hervé Kielwasser
    L’événement « Radiomobile » s'est déroulé le 13 juin, sur la piazza devant la foire de l’art contemporain à Bâle. Rassemblement d’une trentaine de véhicules « tunés » ou « customisés » par des artistes et designers, pour un « concours d’élégance automobile ».
    Les voitures, toutes équipées de « sound system » et branchées sur une fréquence radio pirate qui émet une émission conçue spécialement, vont parader sur la place devant Art’Basel jusqu’à 20 h avant de rejoindre Mulhouse et le Musée des beaux-arts pour l’apéro (20 h 30). Le cortège se dirigera ensuite à la Cité de l’automobile pour le défilé officiel et la fête.
    Parmi les « élégantes », une PGO relookée par Swarovski, une Cinquecento « by Domeau et Pérès », une Porsche 911 de Vidya Gastaldon…

    Art Basel Pour être au cœur de la création

    Art Basel est un formidable rendez-vous pour tous ceux qui aiment l’art de ce temps et… celui du siècle dernier. Et pour tous ceux qui veulent en savoir plus.
    Vous n’avez que faire de tous ces trucs « modernes », de ces artistes ou prétendus tels qui se fichent de la tête des braves gens avec leurs installations grotesques ou avec leurs toiles « que même mon gamin est capable de faire » ? Qu’on nous permette un conseil. Faites donc un petit tour du côté de Bâle dont on ne dira jamais assez que c’est une capitale mondiale de l’art à seulement quelques kilomètres de nous. Et allez donc parcourir les allées d’Art Basel. On vous l’assure, ça vaut le coup d’œil. Toutes les extravagances sont autorisées et on déambule au gré des stands sans avoir le souci de se faire « virer ». Pour quelle raison d’ailleurs ? On est, ici, au cœur du plus important, en terme de chiffre d’affaires, marché d’art au monde. Et après tout, vous avez peut-être l’envie (et les moyens) de vous offrir, à la galerie new-yorkaise L & M, ce magnifique Basquiat de 1984 dont le prix n’en finit plus d’aligner les zéros…
    Pour le doux bonheur des yeux
    Pas de Basquiat ? Qu’importe. Sur un marché, on peut aussi se contenter du bonheur des yeux. Et là, on est gâté. Au rez-de-chaussée, Art Basel fait toujours la part belle aux classiques modernes même si les prix sont exorbitants. Au premier étage, c’est l’art de ce temps qui se donne en spectacle. Comme les galeries retenues à Bâle sont sélectionnées avec un maximum de rigueur pour la qualité des œuvres présentées, on a la quasi-certitude de voir, là, le meilleur de ce qui se fait aujourd’hui chez les jeunes artistes de la planète.
    Alors, il ne reste qu’à partir à la découverte. Quand on se laisse entraîner, le parcours peut même être assez long. Mais, quand les jambes fatiguent, des bancs permettent de se reposer. En face d’un Warhol ou d’un Yves Klein…
    Pierre-Louis Cereja L'Alsace Le Pays
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Botlanski photos de l'auteur
    Capitale d’art
    Pour Art, Bâle accueille des visiteurs du monde entier et met les petits plats dans les grands en matière d’expositions temporaires. De passage pour Art Basel, les Américains, les Argentins ou les Japonais iront sans doute les découvrir. Ce que les habitants de la région ont, eux aussi, tout le loisir de faire.
    BEYELER .- Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Edvard Munch, le plus grand peintre norvégien. Jusqu’au 22 juillet. (00.41.61.645.97.00)
    TINGUELY.- La fondation au bord du Rhin montre L’Internationale situationniste (1957-1972), l’un des mouvements (anti-) art les plus méconnus du 20e siècle. Jusqu’au 05 août. (00.41.61.681.93.20)
    SCHAULAGER.- Robert Gober ou le jeu permanent avec le familier et l’étrange. Jusqu’au 14 octobre. (00.41.61.335.32.32)
    KUNSTMUSEUM.- L’œuvre pionnière (1955-65) de Jasper Johns en exclusivité en Europe. Jusqu’au 23 septembre. (00.41.61.206.62.62)

    12 juin 2007

    Monumenta

    Au Grand Palais jusqu'au 8 juilet
    Nouveau rendez-vous de la création contemporaine, MONUMENTA propose chaque année à un grand artiste contemporain de se mesurer à la nef monumentale du Grand Palais en créant une série d’œuvres inédites. Anselm Kiefer est le premier à relever le défi.
    L'artiste de renommée internationale qui a choisi de vivre en France (colline de Barjac près de NÎmes) depuis plus de dix ans, est le premier de ces artistes à présenter, depuis le 30 mai 2007, une création spectaculaire et inédite.
    Anselm Kiefer : l'Histoire comme matériau
    En 1988, Anselm Kiefer déclare : « Ma biographie est la biographie de l’Allemagne ». Faisant référence à cette « Allemagne, année zéro » qui est aussi celle de sa naissance (Anselm Kiefer est né en 1945), l’artiste fait de l’histoire un matériau privilégié de son œuvre. Différents épisodes servent ainsi à nourrir son travail par leur symbolique, leur force intrinsèque ou les ré-appropriations dont ils ont fait l’objet.
    De la Germanie à l’Allemagne : à la recherche d’un symbole unificateur
    A l’instar de toute nation qui se construit sur le socle d’une histoire commune, l’Allemagne se cherche des motifs à travers l’histoire pour fédérer son peuple. La source d’inspiration de l’œuvre d’Anselm Kiefer se concentre, entre 1969 et 1993, autour des symboles d’une Allemagne à la fois historique et héroïque : l’une comme l’autre constituent un matériau privilégié pour cette nation en recherche constante d’une identité. Comprendre Kiefer, de ce point de vue, c’est connaître l’Allemagne. Avant le 19ème siècle, l’Empire est un territoire morcelé. Avec l’avènement de l’Etat-Nation, une légitimation historique et symbolique doit être trouvé pour fonder une patrie naissante. C’est dans la bataille d’Hermann (en 9 après J.-C.) que les défenseurs de la nation allemande tiennent le premier fondement d’une identité fédératrice. Or c’est aussi ce symbole que Kiefer interroge dans son travail.
    La bataille d’Hermann : le « Gergovie » allemand
    Au Ier siècle de notre ère, Rome domine les champs de bataille. Jules César puis Octave-Auguste ont accompli la domination de la Gaule et étendent l’influence romaine à l’est, au-delà du Rhin. Le chef germain de la tribu des Chérusques, Arminius (Hermann) sert dans les auxiliaires germains employés par Rome. Revenu dans son pays vers 7 après J.-C., il exploite la confiance du gouverneur romain Varus pour fomenter une rébellion. Constituée par une vaste coalition de Chérusques et de diverses tribus germaniques septentrionales, la révolte a lieu en 9 après J.-C. Elle se déroule dans la forêt de Teutoburg aux environs de la ville de Detmold (Nord-ouest de l’Allemagne, entre l’Ems et la Weser). Trois légions romaines (18 000 hommes), commandées par Varus, sont anéanties. Cette victoire oblige les Romains à reporter leur frontière sur le Rhin, et retarde de plusieurs siècles la latinisation de la Germanie. Arminius est salué par Tacite du titre de « libérateur de la Germanie ». Ainsi, la légende de la bataille d’Hermann peut prendre forme. Le déroulement de la révolte des Chérusque intéresse Anselm Kiefer qui la présente souvent grâce à des gravures sur bois, inscrivant son travail dans la tradition à la fois artistique et dans la construction de l’unité allemande.
    (Vu sur le site du Grand Palais)
    Ecoutez Anselm Kiefer invité de Frédéric Taddei

    11 juin 2007

    Simon Lee dérive à travers la ville de Bâle

    Du 4 au 23 juin
    L’artiste anglais Simon Lee transforme un tram bâlois en Camera Obscura
    Denise G. nous informe :
    Nous qui avons maintes fois été "très attentifs" aux cours de CATHERINE LA GRANDE qui revenait toujours sur la fameuse CAMERA OBSCURA!!!!!! EH BIEN.....ELLE EST A BALE!!!!!! TRANSFORMEE EN TRAM!!!!!!!!! C'est TINGUELY (Roche) qui nous OFFRE cette chance.... à faire avec l'exposition "Die Situationistische Internationale".
    ATTENTION!!! ne pas marcher les pieds en l'air en sortant du tram.....AH! AH!!!!! Une bonne irrigation pour le cerveau!!!
    LES 12/13/14/15/21/22/23 juin
    PRIX: billet régulier

    Départ MESSE: 14:01/15:01/16:01/17:01/18:01/19:01
    Départ SBB : 14:14/15/14 .........................
    à défaut d'avoir la photo du tram
    Les passagers s'assoient dans les sièges comme d'habitude mais, au lieu de regarder dehors, ils voient une projection en temps réel du paysage inversé sur les fenêtres obscurcies intérieures du tram. Le tram est l'appareil-photo, le projecteur et le théâtre.

    10 juin 2007

    Mulhouse 007 (4)

    "Luca Steso" est un travail de gravure sur zinc, reproduit sur papier, avec la technique du "puntasecca" de Matteo Fato. L'illustration, ambigüe présente un homme en vêtements féminins, ce qui accentue la simplicité du dessin et des lignes, mais aussi grâce à l'inversion de l'image dans le processus de la gravure.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Luca Steso
    Luca Stesa
    Laurent Martin nous présente dans un univers baroque, une sculpture qui aurait trouvé sa place dans "Mélancolie", ainsi qu'une toute petite soeur de l'arraignée de Louis Bourgeois. Mes scuptures ne sont pas des "outils fonctionnels" elles sont plus exactement des prothèses pour la psyché et ont autant de variations que j'ai d'humeur et d'envies, dit-il.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    The last but not the least, la mulhousienne Géraldine Husson propose un univers sensible, psychique et physique, sans considération de frontière, les objets hybrides, véritables univers refuges, confèrent une note poétique et apaisante aux corps et espaces qui les accueillent. Cette installation remporta un vif succès auprès des jeunes qui n'hésitaient pas à s'allonger dans les moelleux coussins, écouteurs sur les oreilles.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    photos de l'auteur

    Mulhouse 007 (3)

    "J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! " Baudelaire
    pourrait être le thème de Delphine Lermite qui présente "Templum". Ciels nuageux, formes mouvantes, déclinaison de gris. La lumière s'esquisse, s'étire, se déploie, vertige, qui impose le silence.
    vidéo - extrait du catalogue
    Templum : rectangles cadre pour voir, limite qui contient, dévoile les points, les lignes, les trajectoires. Initié en réponse au vers de Mallarmé " rien n'aura eu lieu que le lieu excepté peut-être une constellation " (Un coup de dés n'abolira jamais le hasard).
    Echo, réponse, variation, constellations, ciels étoilés : combinaisons, nuées, associations impossibles. Cartographie aléatoire, étirement à la limite du monochrome, esquisses de paysages possibles et pourtant improbables... Ce n'est que par le silence, le noir et le calme absolus que l'on perçoit la galaxie de Delphine L. d'où l'impossibilité de produire une photo.

    Mulhouse 007 (2)

    Un semaine d'hystérie made un USA, c'est la video que nous propose la belle, douce, Cécile Wesolowski. Ce nest pas une revendication militante, ni politique, ni sociale. Cela vient de l'envie de crier et de la frustration de devoir se retenir pour éviter à tout prix d'être classé dans la catégorie hystérique ! Pour réaliser cette vidéo Cécile W s'est inspriré des feuilletons américains (les feux de l'amour, Amour, gloire et beauté et des jours et des vies), en sélectionnant les disputes les plus violentes, n'en retenant que les dialogues féminins pour en faire un monologue, qui ne permet pas la contre attaque, mais d'être aussi violent que son pendant masculin. Ce travail est un besoin d'extériorisation qui lui permet de donner une tournure burlesque à sa video.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Un autre idée originale, poétique "Encromancie" C'est une série de 21 encromancies qui représente le cycle menstruel et les variations hormonales qui l'accompagnent. Le test de Rorschach reprit par les sciences divinatoires donne naissance à l'encromancie. L'interprétation des taches, déclinées dans la couleur rouge, évoque pour Cécile W l'attitude des gynécologues devant la couche hormonale en constante évolution et difficilement interprétable.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Décorations pour cabinet gynécologique
    photos de l'auteur grr les spots et autres néons

    Mulhouse 007 (1)

    En avant première d’Art Basel, Mulhouse organise la 7e édition de l’exposition d’art contemporain « Mulhouse 00 » du 9 au 13 juin 2007, dans le hall de la foire exposition. L’objectif et l’enjeu de cette manifestation sont l’émergence d’une nouvelle scène artistique contemporaine au sein de l’espace suisse et européen.
    90 artistes plasticiens émanent des écoles supérieures d’art françaises, italiennes, suisses et allemandes se partagent 6000 m2 dans le hall de la foire exposition de Mulhouse.
    Une table ronde brillamment menée par David Cascaro directeur du Quai, sur le jeunisme dans l’art contemporain réunit des personnalités telle que : Edmond Boyer artiste concepteur et professeur, Julien Prévieux , « ex- bébé » artiste d’une galerie, Loren Stosskopf talentueux infographiste et directeur artistique de l’excellent mensuel « Le Quai », Sophie Kaplan directrice du Crac Altkirch, émanent de la Fondation cartier.
    En conclusion les écoles d’art ont remplacé les anciens ateliers des maîtres, le jeunisme est en voie descendante, ce qui est recherché c’est l’innovation, la nouveauté, au risque d’être élu et éventuelle victime d’une certaine mode de la société libérale des collectionneurs capitalistes et non réellement amateur d’art.
    Le contact avec les jeunes artistes, (le critère étant 2 ans après leur diplôme obtenu auprès d’une école d’art) est extrêmement sympathique.
    Je regrette de n’avoir rencontré Fabien Merelle qui est mon premier coup de cœur avec son "Gros Luke". Associant un coup de plume formidable à une phobie de la moquette à doigts, il démontre un humour, un réalisme, un souci du détail. Son cahier d’enfant repris et complété à l’âge adulte est un vrai régal.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Mon 2° coup de cœur et non le moindre va à la charmante Marie Thébault. Son travail de dessin naturaliste à l’origine, onirique et vaste, place le regard dans un territoire mental. Ses mises en scènes dans l’image proposent une vision précise d’un espace illusoire et théâtral. Tantôt le crayon, tantôt la mine de plomb, l’ acrylique et les techniques mêlées permettent à chacun une lecture singulière, une histoire à s’inventer.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    photos de l'auteur grr... les spots et autres néons

    09 juin 2007

    La Lavogne

    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Mare naturelle ou aménagée, la lavogne est destinée à faire converger les eaux de pluie pour abreuver les troupeaux de « fèdes » (brebis), elle est aussi fréquentée par les animaux sauvages. Ces points d’eau – de l’occitan lavanha mare, flaque d’eau – sont de toute première importance pour la conservation de la biodiversité sur les Causses, où le sol calcaire est perméable.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Beaucoup d’oiseaux viennent y boire et s’y baigner ; d’autres (bergeronnette, pouillot, engoulevent) viennent chasser les insectes qui volent au-dessus de l’eau. On y trouve aussi des amphibiens (crapauds, grenouilles, tritons, salamandres), dont les larves peuvent être chassées par des oiseaux au bord de la lavogne. Enfin, l’épervier et l’autour viennent y chasser le merle noir et la grive. La doline – dépression argileuse qui retient donc l’eau de pluie – est une lavogne naturelle.
    J'ai rencontré cette curiosité à la Couvertoirade.
    Free Image Hosting at www.ImageShack.us
    Située sur le plateau du Larzac, la Couvertoirade est une cité templière et hospitalière (XIIème et XVème siècles), véritable village médiéval miniature dont l’état de conservation est absolument remarquable. Ses remparts sont classés Monuments Historiques, quant au village, il fait partie des « Plus Beaux Villages de France ».
    Le nom de Cubertoirata apparaît dès le XIème siècle lors de la délimitation des territoires appartenant à l'abbaye de Gellone, à Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) aujourd'hui.
    Depuis le XIIème siècle, les Templiers sont installés sur le Larzac et à La Couvertoirade. Leur implantation est due d'une part à la proximité de routes permettant de descendre vers la côte méditerranéenne pour s'embarquer vers l'Orient et la Terre Sainte, d'autre part à des donations.
    La Couvertoirade constitue dès l'origine pour les Templiers un centre d'exploitation agricole. Ils cultivent sur ses terres du blé, élèvent des chevaux (pour la guerre) et des ovins (pour la viande, les peaux, le lait). Un village se crée lentement autour du château, encore visible de nos jours.
    En 1312, l'ordre du Temple est dissous. L'ensemble de leurs biens revient aux Hospitaliers qui deviennent les nouveaux maîtres de La Couvertoirade. La bourgade compte 135 feux en 1328, soit environ 800 personnes.
    Au milieu du XIVème siècle, les "Routiers" (des brigands de grand chemin) pillent le Larzac. Par crainte de ces bandes armées, les villageois finissent par fortifier La Couvertoirade de 1439 à 1445. Malheureusement le village s'est déjà fortement dépeuplé.
    A ce siècle de fléaux succède un siècle de repeuplement et de reconstruction dont témoignent de nombreuses maisons ayant conservé des éléments de la fin du XVème au début du XVIème siècle.
    En 1562, au début des guerres de religion, les Huguenots tentent de prendre La Couvertoirade - en vain. En 1702 les habitants s'arment et restaurent les portes par crainte des Camisards, mais le village ne sera plus jamais attaqué.
    Malgré les épidémies et les disettes s'instaure une certaine prospérité. En 1768 La Couvertoirade est érigée en commanderie indépendante, octroyée au chevalier Riquetti, baron de Mirabeau, déjà commandeur de Sainte-Eulalie. Mais la Révolution confisque bientôt toutes les possessions hospitalières. Au XIXème siècle, le village est touché par l'exode rural. Depuis, La Couvertoirade revit grâce à son passé prestigieux.
    Ce village est absolument magnifique et abrite entre autres de jolies boutiques de vêtements, lignes créée en France par Olivier Montes et Aurélia Trainor, vêtements confectionnées au Népal en économie solidaire et diffusée à la boutique « OLIALI » à La Couvertoirade. Le couple assure personnellement le suivi de toutes les étapes de la confection : de la teinture du coton au produit fini, en passant par le filage et le tissage. Il garantit à tous les employés népalais de travailler dans de bonnes conditions. Si j'en parle, c'est que je n'ai pu résister à l'acquisition d'une de leur pièce originale.
    photos de l'auteur