association de l'art à l'œuvre — blog

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30 octobre 2007

Escapade en Toscane

Le blog reprendra son cours normal, le temps pour l'association, de faire une escapade du 31 octobre au 5 novembre à Florence. Une trentaine de membres guidés par Catherine Koenig découvriront la "belle des arts de la Renaissance".

Exposition Andreas Gursky

Visite guidée par Catherine Koenig vendredi 16 NOVEMBRE 2007 au KUNSTMUSEUM DE BALE pour l'exposition Gursky
RDV à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys à 14h15, devant la Caisse d’Epargne. Parking gratuit souterrain TARIF: 8 € par personne ou 14 € par couple membre + 2 enfants de moins de 16 ans / 10 € pour les non membres.
Entrée du musée et transport en sus.
Talon à renvoyer avant le 9 novembre 2007, à l'Office de Tourisme de Haute Alsace 81, rue Vauban 68128 VILLAGE NEUF
 +33 (0)3 89 70 04 49 accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association
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Andreas Gursky, né en 1955 à Leipzig et vivant à Düsseldorf, est tenu aujourd’hui, à travers le monde entier, pour l’un des artistes majeurs qui emploient le grand format photographique comme moyen d’expression. L’exposition que le Kunstmuseum lui consacre en propre se concentre sur la période de création la plus récente d’Andreas Gursky. Quatre nouveaux groupes d’œuvres y seront montrés pour la première fois. Au sein de ces différents ensembles, chaque image singulière est replacée dans un contexte thématique. Un des intérêts majeurs de Gursky se fixe sur les rassemblements humains et sur les lieux où ils se réunissent, qu’il s’agisse d’un cadre boursier, d’une usine de haute technologie, des loisirs ou de la consommation. Outre les cycles de paysages et de vitraux d’église, les nouveaux groupes d’œuvres reflètent le monde des courses automobiles de Formule 1 et une manifestation de masse, entièrement chorégraphiée, en Corée du Nord. On y voit se dessiner des caractéristiques spécifiquement liées à notre époque aussi bien que des dimensions qui ont une validité universelle. Les événements et les lieux sont saisis à partir d’un point de vue en hauteur, qui permet une vision d’ensemble, tout en laissant en suspens les rapports narratifs. Si les individus peuvent paraître minuscules et secondaires, ils ont pourtant une importance capitale en tant qu’éléments d’une biographie collective. Tout réalistes qu’elles soient, les photographies grand format d’Andreas Gursky permettent cependant, à travers la réduction et la structuration de leurs éléments visuels, une lecture plus abstraite, qui va au-delà de leur évidence mimétique première.

26 octobre 2007

Entre Terre et Ciel

image du catalogue de l'exposition
le Choeur Diakoff
On peut trouver ces jeunes mariés, ces violonistes ashkénazes, ces ânes, ces coqs, toute cette société systématiquement en apesanteur, d'une naïveté agaçante. Mais Marc Chagall est loin de n'être qu'un poète facile. C'est un Chagall, facétieux, nostalgique, romantique, un art inédit, profond, chromatiquement et formellement attrayant et novateur, unique en son genre que présente l'exposition de la Fondation Gianadda à Martigny.
En témoignent notamment les sept grands panneaux de décor du Théâtre juif de Moscou, peints en 1920 et restaurés en 1991 grâce au soutien de la Fondation Pierre Gianadda. À Martigny, au coeur du Valais, cette institution les montre à nouveau, après qu'ils ont fait le tour du monde (vu à Baden Baden au Frieder Burda notamment en 2006) et alors que le vernissage de l'exposition dont ils sont l'apogée, le 6 juillet dernier, coïncidait avec le 120e anniversaire de la naissance du peintre.
Chagall est une valeur sûre : quelque 2 000 visiteurs se pressent chaque jour entre les murs au béton épais de la Fondation, dont les cimaises ont été étoffées pour recevoir les 200 oeuvres présentées. C'est même une institution : outre Garnier, on ne compte plus dans le monde les opéras, musées, églises et cathédrales que l'enfant de Vitebsk, mort en 1985, a décorés. Mais les compositions pour le Théâtre Kamerny rappellent quel avant-gardiste il fut" Le Parisien des ateliers de la Ruche" participant à la naissance du cubisme, le post-Fauve adepte des couleurs pures, le voisin des expressionnistes berlinois, le surréaliste hors du surréalisme, le Biélorusse de la Révolution ouvrant son «atelier libre de peinture» en 1919, le figuratif résolu dans un monde où l'abstraction est l'unique eldorado, le croyant dans un univers athée...
Pour avoir été ce marginal parmi les devanciers, Chagall fut l'un des premiers dont les travaux alimentèrent l'autodafé nazi. Et son décor aurait très bien pu être proclamé art dégénéré. C'est pourtant un art d'une humanité profonde. Où les motifs pittoresques ne cessent d'engendrer d'autres motifs pittoresques, où le jeu toujours surprenant des textures et des techniques se complique à mesure que le regard s'approche pour le plus grand plaisir des enfants. Où les grands musiciens et acrobates de cet hommage au spectacle se retrouvent à la taille de jouets jusque dans la calligraphie hébraïque. Où les scènes triviales comme ce maquignon urinant sur un goret voisinent avec la félicité d'un ménage présentant son nouveau-né. La vie en somme. Cocasse, tourbillonnante. Une oeuvre monumentale, un peu comme Guernica, mais du seul côté du bonheur.
Autour, grâce à de très nombreux prêts de particuliers, la production abonde, accrochée serrée au fil des époques. Deux cents oeuvres, des années russes à Saint-Paul-de-Vence, où les rêves «entre ciel et terre», nostalgiques, pacifiques et surtout pieux, sont désormais cristallisés en leitmotiv. Bouquets de fleurs pyrotechniques, groupes d'artistes, d'amoureux ou d'animaux domestiques, tantôt truculents tantôt songeurs... Et bien sûr personne n'a ici entendu parler de la loi de la gravitation universelle. Car nous ne sommes pas à l'âge de raison mais dans un bain de jouvence. Oui, décidément, ne serait-ce que pour cette jeunesse, la peinture de Chagall valait bien cathédrales et opéras.
Jusqu'au 18 novembre.
En prime le parc des sculptures dans mon album photos
En réalité, j'ai fait l'inverse, en passant par Romont pour les vitraux de Chagall associés à l'exposition mentionnée ci-dessus, puis Lausanne pour l'exposition Fantin Latour je suis revenue par la vallée de la Loue, le pays de Courbet

19 octobre 2007

Le rouge est de mise

Le Musées des cultures de Bâle vous accueille, par une immense fresque, où les Alpes s'embrasent. La vigne vierge aux couleurs de l'automne grimpe sur les murs, des bosquets de fleurs rouges sont répartis dans la cour, où des chaises de jardin posées contre des tables rouges attendent les visiteurs. Ensuite un feu de signalisation, toujours au rouge vous laisse néanmoins monter sur le tapis rouge, qui passe devant les panneaux de signalisation routiers, bordés de rouge, pour vous faire passer sous un tunnel rouge, d'où se balancent de gros pompons rouges... Là à n'en pas douter vous êtes dans la situation d'aborder le fil "rouge" conducteur de l'exposition.
Couleur du pouvoir, du culte, du sexe… Symbole de force ou de protection, le rouge se décline au fil des scènes comme une couleur universelle, mais avec « un spectre bariolé de significations, d’attributions et d’usages ». Loin d’être une logorrhée intellectuelle, l’exposition Rouge est donc une invitation à découvrir le monde des hommes…
Le rouge convient aux amateurs (*...) d'émotions fortes. Insolent il relève tous les défis de mode, festif il brille de tous ses feux. Ardent, il décline son érotisme. Qui porte du rouge le fait intentionnellement, l'effet de cette couleur est utilisé pour communiquer des informations, dans la publicité, ou pour se distinguer à titre personnel, ou encore pour montrer son appartenance à un clan.
On passe du rouge originel à celui de la mort, de la vie, le battement du coeur, flux du sang, un peu oppressant, rythme la visite.
Le rouge est partout… « dans les films bollywoodiens, les coiffes de plumes sud-américaines, les textiles indiens… et jusqu’à une Ferrari Testarossa. » Dans les diverses salles : Mort & vie, les ancêtres, croyance, culte en rouge, red, hot & cool présente les oeuvres de Kumari Nahappan, éblouissantes par leur esthétique, lumineuses, profondes.
Puis au 1er étage le fil rouge (origine végétal de la couleur rouge : le kermes, la cochenille, la garance), l'identité, la puissance, des vêtements de cérémonie d'une spendeur extraordinaire, puis intervention en rouge, un projection comme dans toute exposition actuelle qui se respecte de scènes de puissance, où intervient le rouge, (Place Rouge, la milice de Pékin, le président Busch, des manifestants qui hissent leurs mains colorées de rouge etc...)
De magnifiques masques, sculptures, des vêtements de cérémonie, coiffes, armes, vous donnent un avant-goût du musée des Arts Premiers.
enfin l'on peut se poser et voir des films devinez dans quoi ? - un cinéma rouge.
J'ai retenu à l'intention de "Détours des Mondes"
Yaka
masque n° 38 - de la république démocratique du Congo. Les camps d'initiation pour garçons, qui se terminaient par la circoncision étaient des écoles de vie. La danse, le chant, les techniques de chasse et les questions sanitaires y étaient enseignés. A la suite de quoi, le garçon devenait un homme. Quand la circoncision était cicatrisée, alors commençait une période de liberté qui durait plusieurs semaines : les jeunes gens allaient de village en village, où ils recevaient un festin et où ils apparaissaient avec leur masque. Ce masque représente une scène de naissance.
    Plus loin au n° 129 et 130 "Moyen d'effaroucher les démons"
    Dans l'hindouisme balinais, la couleur rouge est, avec bien d'autres éléments encore, associée avec les caractéristiques négatives de l'être humain. En font partie la colère, l'égoïsme la violence et les désirs excessifs. Q'un homme montre trop de ces caratéristiques on estime qu'il est possédé par le démon. Se battre contre les démons n'est pas seulement un combat contre l'extérieur mauvais, mais il s'agit aussi d'une lutte intérieure continuelle contre ses propres défauts. L'effaroucher peut aussi être compris comme un rappel de tenir en bride ses propres convoistises. Les 2 sculptures se présentent sous la forme de gigantesques parties génitales masculines, et d'une vulve, dont Louise Bourgeois a pu s'inspirer. (non pas d'images...)
    N° 121 une étonnante Crèche de Carème, provenant de Salzbourg en Autriche, une représentation tridimentionnelle de la vie de Jésus, rassemblant un bric à brac symbolique, le rouge de la Passion etc...
    Oui Malou, j'ai suivi ton conseil, ... j'avais mis un foulard rouge, avec des gants rouges, j'ai hésité pour le chapeau ...
    jusqu'au 2 mars 2008.
    images provenant du site du musée,
    photo 1 de l'auteur tél portable

    18 octobre 2007

    Le fonds ancien et cosmos

    Prochaine visite guidée par Catherine Koenig vendredi 26 octobre 2007 au KUNSTMUSEUM DE BALE. Le fonds ancien et cosmos
    RdV à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys à 14h15, devant la Caisse d’Epargne. Parking gratuit souterrain.
    TARIF: 8 € par personne ou 14 € par couple membre + 2 enfants de moins de 16 ans / 10 € pour les non membres. Entrée du musée et transport en sus.
    TALON A RENVOYER AVANT LE 20 OCTOBRE 2007 accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association, à l'Office de Tourisme de Haute Alsace 81, rue Vauban 68128 VILLAGE NEUF. +33 (0)3 89 70 04 49

    17 octobre 2007

    Gustave Courbet à la télévision

    « …Etre non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l’art vivant, tel est mon but ». Gustave Courbet.
    Pour se préparer à l'exposition Gustave Courbet aux Galeries Nationales du Grand Palais du 13 octobre au 28 janvier 2008
    Le mini-site de l'exposition ici
    1 - Vendredi le 19 octobre à 22.20 sur Arte
    Heure de début: 22.20 Heure de fin: 23.05 Durée en minutes: 45 un documentaire
    Gustave Courbet "Les origines de son monde"
    Romain Goupil s'inspire des oeuvres et de l'abondante correspondance de Gustave Courbet pour raconter l'histoire du peintre. Le récit, dit par Hyppolite Girardot, Valeria Bruni Tedeschi et le réalisateur, débute avec la première toile grand format de Courbet, «L'Enterrement à Ornans», et se poursuit jusqu'aux polémiques suscitées par ses nus réalistes comme «Les Baigneuses» ou «L'Origine du monde».
    2 - Mercredi 24 octobre à 12.00 sur Arte un documentaire, Palettes, Gustave Courbet
    "La place du mort : «Un enterrement à Ornans»"
    Heure de début: 12.00 Heure de fin: 12.30 Durée en minutes: 30
    Réalisateur: Alain Jaubert
    3 - Un soir au musée sur France 5 jeudi, 25.10.2007
    Heure de début: 20.40 Heure de fin: 21.45 Durée en minutes: 65
    Installée dans les Galeries nationales du Grand Palais, Laurence Piquet propose de découvrir l'exposition «Courbet». Au sommaire : "En quête d'art : «L'Atelier du peintre» de Gustave Courbet" : Un documentaire français réalisé par Lucile Bellanger et Laurence Thiriat en 2007. Cette toile représente un atelier et symbolise la place de l'artiste dans la société ; son hyperréalisme a choqué et ce tableau a été refusé à l'Exposition universelle de 1855. - "En quête d'art : «La Femme piquée par un serpent» d'Auguste Clésinger" : Un documentaire français réalisé par Lucile Bellanger et Laurence Thiriat en 2007. Cette sculpture évoque une femme nue, étendue sur un lit de fleurs, qui se tord sous la piqûre d'un serpent ; le modèle était Apollonie Sabatier, muse de Baudelaire.
    Invités: Edouard Papet (conservateur au musée d'Orsay), Edward Vignot (chroniqueur), Dominique de Font-Réaulx (conservateur au musée d'Orsay), Laurence des Cars (conservateur au musée d'Orsay), Serge Lemoine (président du musée d'Orsay) Présentateur: Laurence Piquet
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    Ornans - la Loue - la maison natale de Courbet - la tombe du curé figurant sur la toile "l'Enterrement à Ornans"
    Images de l'auteur

    14 octobre 2007

    Les Nouveaux Médias dans l’Art Contemporain

    Les Nouveaux Médias dans l’Art Contemporain.
    Si vous êtes un peu perdu devant l'affluence des nouveaux médias en Art Contemporain, une invitation : assistez à la conférence, donnée par
    Catherine Koenig le mardi 16 octobre 2007 à 20h, à la médiathèque de Guebwiller
    la médiathèque de Guebwiller entrée libre sur inscription obligatoire auprès de la Médiathèque. 03 89 74 84 82

    13 octobre 2007

    Ernst Beyeler marchand d'art


    A voir absolument, pour tous les amoureux de la Fondation Beyeler, pour les curieux, pour mes amis lointains auquels je parle sans cesse de "mon" musée, vous pouvez voir et enregistrer un documentaire de 60 mn environs, diffusé sur
    France 3 Alsace, le 13 octobre à 16 h 15, dimanche le 14 octobre sur la Schweitzer Fernsehen à 12 h, lundi le 15 octobre à 23 h 55 sur Arte.
    Le documentaire nous fait prénétrer dans la vie de ce personnage singulier, qui a le goût du meilleur, fin connaisseur de l'art du 20 e siècle, autant marchand que collectionneur, aventurier de la profession dans le bon sens du terme, prenant des risques insensés pour acquérir une oeuvre dont il est tombé amoureux. Ce passionné ne possède ni yacht, ni avion, sa vie c'est l'art, son goût, son oeil le plus sûr. Il se déplace en tram, en vélo, plus souvent maintenant en taxi. Il nous a fait un immense cadeau en créant sa fondation, il nous permet de contempler tant et plus sa propre collection, au point que j'ai ce sentiment étrange que les oeuvres m'appartiennent quelque part. Ses expositions ponctuelles attirent le monde entier. Il est à l'origine d'Art Basel, la foire la plus fréquentée et la plus connue mondialement.
    Actuellement pour fêter les 60 ans de la Galerie et dans la foulée des 10 ans de la Fondation, il a rassemblé, les oeuvres qui ont passé entre ses mains, qu'il a vendues à des musées, à des collectionneurs, en y incluant des oeuvres qui sont restées la propriété de la Fondation, on a un panorama complet de l'évolution de la galerie, jusqu'à nos jours.
    La notice de salle
    L'autre collection voir ici
    Mon album photos

    09 octobre 2007

    Rouge à Lèvres sur une toile = Syndrome de Stendhal ?

    Ce syndrome est appelé ainsi à la suite de l'écrivain français Stendhal qui a vécu une expérience similaire lors de son voyage en Italie, à l'étape de Florence, en 1817. Il écrit alors :
    « J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. »
    Stendhal n'a rien fait pour s'en prémunir puisque s'asseyant sur un banc de la place, il lut un poème pour se remettre, et vit que ses visions empiraient à la lecture de cette somme de culture ambiante dans les lieux : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.
    Ce syndrome ne fut pas décrit comme un syndrome spécifique avant 1979. La psychiatre italienne Graziella Magherini, officiant à l'hôpital central de la ville, a observé et décrit plus de 100 cas similaires parmi les touristes de Florence, le berceau de la Renaissance. Sa description figure dans un livre éponyme qui classe les cas de manière statistique selon leur provenance et leur sociologie. En résumé :
    * les touristes provenant d'Amérique du Nord et d'Asie n'en sont pas touchés, il ne s'agit pas de leur culture;
    * les touristes nationaux italiens en sont également immunisés; ils baignent dans cette atmosphère depuis leur enfance;
    * parmi les autres, sont plus touchées les personnes vivant seules et ayant eu une éducation classique ou religieuse, indifféremment au sexe.
    Les phrases précédentes sont réductrices et devraient s'interpréter selon l'acception "individus ayant reçu une éducation de la civilisation de Y" plutôt que "individus provenant de Y".
    Le facteur déclenchant de la crise est le plus souvent lors de la visite de l'un des 50 musées de la ville, où le visiteur est subitement saisi par le sens profond que l'artiste a donné à son œuvre, qui transcende les images et le sujet de la peinture; les réactions des victimes subjuguées sont très variables; des tentatives de destruction du tableau ou d'hystérie ont été observées. Les gardiens de musée sont au courant de cette particularité locale et surveillent les comportements atypiques de leurs hôtes, surveillance sans excès toutefois.
    On trouve aussi la dénomination de "Syndrome de Florence" ("Syndrome de Stendhal" étant la dénomination officielle) Nos participants au voyage de Florence sont ainsi prévenus ....
    Peut-on associer le comportement de Sam Rindy au syndrome de Stendhal ?
    Rouge à lèvres sur une toile: procès à Avignon

    Sam Rindy, la femme qui a déposé un baiser rouge sur une toile blanche de Cy Twombly
    4.500 euros d'amende ont été requis contre la jeune femme qui avait taché une toile de Cy Twombly avec du rouge à lèvres
    Rindy Sam est poursuivie pour "dégradation d'oeuvre d'art". Elle devait comparaître le 16 août en audience de reconnaissance de culpabilité mais elle a refusé de plaider coupable pour ce chef.
    La jeune femme avait embrassé fin juillet à Avignon une toile toute blanche du peintre US, qui fait partie d'un triptyque évalué à deux millions d'euros.
    Estimant que le geste de Rindy Sam s'apparente à "une sorte de cannibalisme ou de parasitisme", le représentant du parquet a également demandé au tribunal correctionnel d'Avignon, comme peine complémentaire, qu'elle soit condamnée à un stage de citoyenneté.
    Le tableau est la propriété d'Yvon Lambert, fondateur de la collection Lambert. Elle était présentée à l'occasion d'une exposition intitulée "Blooming", consacrée à Cy Twombly et organisée par la Collection Lambert du 10 juillet au 30 septembre.
    La toile initialement d'une blancheur immaculée, fait partie d'un triptyque lu-même inclus dans un polyptique de onze éléments, "Les trois dialogues de Platon", datant de 1977.
    Le directeur de la Collection Lambert et commissaire de l'exposition, Eric Mézil, avait dénoncé un "viol" de l'oeuvre d'art. Selon lui, "Le rouge à lèvres contient des matières grasses, des produits chimiques et le rouge est la couleur la plus violente: ce rouge est indélébile".
    Quand la passion rend fou
    Rindy Sam, peintre cambodgienne, venue spécialement de Martigues, où elle réside, pour assister à l'exposition n'avait pas pu résister à l'attrait de l'oeuvre. Tombée en arrêt devant la toile et après avoir demandé à son fiancé de la photographier bras grands ouvert devant cette dernière, elle s’est mise, dans un éclat de bonheur, à l’embrasser.
    Une véritable étreinte pour cette dame qui assure avoir vécu un acte d'amour d'une grande pureté:
    "J'ai déposé un baiser. Une empreinte rouge est restée sur la toile. Je me suis reculée et j'ai trouvé que le tableau était encore plus beau...", a-t-elle confié. "J'assume mon acte. Il est beau; cette toile blanche m'a inspirée. On me dit que c'est interdit de faire des choses pareilles, mais c'était totalement spontané".
    a déclaré Rindy Sam, qui conteste avoir commis une dégradation d'oeuvre d'art.
    au 13 h de France 2 du 9 octobre sous la rubrique

    Petites Cosmogonies

    Patrick Bailly Maître Grand, par notre intermédiaire, a la grande fierté de vous annoncer la prochaine parution (novembre 2007) d'un important livre monographique (284 pages) "Petites Cosmogonies" relatant son travail photographique depuis près de 30 ans. Editions Margada (Belgique).
    Il sera édité en deux versions séparées Français et Anglais. Il contiendra plus de 300 reproductions couleur de ses oeuvres, une introduction de Philippe Piguet (grand critique d'art), un salut de son ami Bernard Faucon et 71 petits textes qu'il a pris plaisir à écrire pour éclairer le comment et le pourquoi de chacune des 71 séries qui y seront représentées.
    Ce gros livre, sous reliure cartonnée (2,3 kg !), sera commercialisé dans toutes les bonnes librairies au prix de 65 €. Comme il lui sera évidemment impossible de l'offrir à tous, il a obtenu des éditions Margada une condition très avantageuse que nous avons le plaisir de vous annoncer ici.
    Attention, vous n'aurez que jusqu'au 20 novembre 2007 pour pouvoir en profiter.
    Vous pouvez le réserver dès maintenant, au prix de (46 € + 10 € de frais d'envoi) 56 € frais d'envoi inclus ! 46 € étant le prix "spécial ami" concédé par Margada et les 10 € correspondent aux frais d'envoi que PBMG réalisera lui-même depuis Strasbourg.
    Si vous êtes intéressé, envoyez votre commande, en indiquant vos noms et adresse avec le chèque de 56 € à l'ordre de Patrick Bailly Maître Grand,
    5, rue du Hohwald
    67000 Strasbourg
    tél- fax 03 88 32 90 49, ou contact ,
    vous pouvez aussi consulter son site .
    Vous serez les premiers à le découvrir et une belle occasion de dédicace immédiate.

    08 octobre 2007

    Damien Hirst, artiste vivant le plus cher

    Une création de l'artiste britannique Damien Hirst, figure emblématique de l'art conceptuel, a été vendue au mois d'août pour 100 millions de dollars, un record pour une oeuvre vendue du vivant de son auteur, selon la galerie londonienne White Cube.
    L'oeuvre, intitulée "For The Love Of God" ("Pour l'Amour de Dieu"), est la copie en platine d'un crâne du 18ème siècle, parsemée de 8.601 diamants dont l'origine a été vérifiée pour s'assurer qu'ils ne proviennent pas d'un marché de contrebande.
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    Le tableau de Monet dégradé au musée d'Orsay

    Le tableau de Monet dégradé au musée d'Orsay, le 7 octobre 2007
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    La dégradation d'un tableau de Monet, "Le pont d'Argenteuil", dans la nuit de samedi à dimanche au musée d'Orsay, a provoqué "l'indignation" de la ministre de la Culture, qui a demandé une aggravation des sanctions pour les actes de délinquance touchant les biens culturels.
    "Il faut voir comment on peut aggraver les sanctions quand il y a intrusion dans des musées, des églises et des monuments", a déclaré Christine Albanel, qui s'est rendue dimanche dans le musée parisien pour constater les dégâts. Mme Albanel a saisi à ce sujet la garde des Sceaux Rachida Dati.
    En principe les Monet sont à l'étage, on peut se poser la question : que faisaient les gardiens, comment ont-ils mis aussi longtemps pour réperer les intrus ? Quels sont les systèmes d'alarme aussi peu fiables qui protègent les collections françaises. Moi aussi cela m'indigne, mais aussi cela m'interpelle.

    04 octobre 2007

    Max Ernst - Dans le jardin de Nymphe Ancolie

    Devant l'affluence des demandes la 3° sortie culturelle de l'association, guidée par Catherine Koenig sera renouvellée samedi 27 octobre 2007, au Musée Tinguely de Bâle, pour l'exposition Max Ernst - Dans le jardin de Nymphe Ancolie de 11 h à 12 h 30.
      Voyez-vous la nymphe ?
    Vie secrète
    Elle est ici entourée d'environ 150 peintures, sculptures, collages et frottages, liés par leur thème, végétal et animal, à l'œuvre centrale. Soit des forêts enchantées, aux allures de villes englouties, des oiseaux baptisés Loplop qui figurent l'artiste lui-même, des feuilles qui deviennent papillons et des nymphes qui courent après leur longue chevelure.
    Loplop
    Chez Max Ernst, la nature est animée d'une vie secrète, qui reflète la vie intérieure des humains, des poètes en particulier. Grand spécialiste de l'univers de Max Ernst, Werner Spies a apporté sa contribution à cette manifestation au Musée Tinguely. Il en a profité pour rappeler l'admiration que vouait Jean Tinguely à Max Ernst, tous deux ayant occupé des ateliers voisins à Paris dans les années cinquante.
    Au fil de l'exposition, et de la restauration, la peinture «Pétales et jardin de la nymphe Ancolie» devrait retrouver les bleus de son fond originel, et les tonalités très vives des pétales rouge sang des fleurs mises en scène. Celles-ci, d'une forme étrange et suggestive, recouvrent les jambes et le mystère de la fameuse nymphe, que surmonte une forme d'oiseau. Allusions, sous les dehors spectaculaires, ornementaux, à l'inconscient et aux pulsions qui nous habitent.
    Samedi 27 novembre, le rendez vous est à 9h30 à l'arrêt croisée des lys, rue de Mulhouse à côté de la caisse d'épargne.
    tarif 15 € pour entrée + visite guidée, avec le pass museum 10 € pour un membre adhérent
    18 € pour les non membres, avec le pass museum 13 €
    26 € pour les couples adhérents tous les deux, 16 € avec le pass museum

    Talon d'inscription à renvoyer avant le 28 septembre 2007, à l'Office de Haute Alsace 81, rue Vauban 68128 VILLAGE NEUF
     +33 (0)3 89 70 04 49 accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association.

    03 octobre 2007

    L'Autre Collection des Beyeler

    La cause est entendue : Ernst Beyeler est l'un des grands marchands d'art des dernières décennies. On a beau le savoir, le mur de catalogues qui se déploie à l'entrée de la Fondation Beyeler et introduit cette exposition consacrée aux 60 années d'activité de sa galerie bâloise, donne le tournis : Picasso, Bacon, Léger, Kandinsky, Cézanne, Chagall, Mondrian, Bonnard, Braque, Rauschenberg, Lichtenstein...
    La liste complète des artistes figurant ou ayant figuré dans le fonds Beyeler est vertigineuse. Comment résumer plus de 250 expositions organisées par la galerie ou la fondation ? Comment évoquer les 16 000 toiles, sculptures et dessins - sans oublier les gravures et éditions d'art ! - qui ont transité dans la discrète maison patricienne de la Bäumleingasse, au coeur du vieux Bâle ?
    C'est là, dans l'immédiat après-guerre, alors qu'il y était simple vendeur, qu'Ernst Beyeler prend la succession d'un libraire bâlois spécialisé dans les livres anciens et les estampes. Bien que n'ayant aucune attache particulière avec la création plastique de son temps, il s'oriente assez rapidement vers le commerce de l'art. Et la vénérable Librairie du château d'art - en français, s'il vous plaît ! -, deviendra quelques années plus tard la prestigieuse Galerie Beyeler, promise à un parcours à tous égards exceptionnel.
    En témoignent les 130 oeuvres réunies pour cet hommage rendu par la Fondation à ses créateurs : Ernst Beyeler, mais aussi son épouse Hildy, que le galeriste a toujours associée à son activité marchande. L'affiche n'étonnera pas le visiteur familier de la Fondation : l'exposition a beau s'appeler L'Autre Collection, son contenu reflète assez exactement la collection permanente de l'institution bâloise.
    On y retrouve ainsi les lignes fortes et les grandes passions des Beyeler. Picasso en constitue l'une des aspérités les plus saillantes, mais aussi Cézanne, Léger, Klee, Ernst, Matisse, Rauschenberg ou encore Bacon.
    On ne boudera donc pas son plaisir. Barbe biblique en volutes et casquette bleue des Postes sur la tête : c'est une chance que de contempler Le Portrait du facteur Roulin de Van Gogh, désormais propriété du MoMA de New York. Ou La Perruche et la sirène, poésie légère de papiers découpés par Matisse en 1952 (Stedelijk Museum d'Amsterdam). Ou encore le très spatial Paysage au lapin et à la fleur de Miro (National Gallery of Australia de Canberra) et l'énervée Peinture murale de Pollock (Musée d'art contemporain de Téhéran).
    L'accrochage mettant en rapport ces prêts avec des oeuvres de la Fondation, on s'aperçoit aussi que les Beyeler ont su garder pour eux maintes pièces de qualité. Leur Windward de Rauschenberg n'a ainsi rien à envier aux Tideline (désormais au Danemark) ou à l'Overdraw (Zürich) réalisés la même année (1963) par l'artiste américain. De même, dans la série des Fleurs de Max Ernst, en se réservant Fleurs de neige (1929), ils n'ont pas fait le plus mauvais choix. Et leur triptyque de Bacon, hommage posthume à son amant George Dyer, constitue bien l'une des oeuvres les plus fortes du peintre anglais.
    Les Beyeler ont su, quand il le fallait, acheter et vendre autant que conserver.
    texte de Serge Hartmann - les DNA
    J'ajouterai juste qu'il faut prévoir du temps, l'exposition est immense.
    Un petit extrait est visible grâce à l'émission "Télé-Matin" sur France 2 du 3 octobre, que vous pouvez consulter à cette adresse, poussez le curseur jusqu'à 1:58
    Merci aux vigilants et attentifs spectateurs qui ont l'amabilité de me prévenir

    01 octobre 2007

    Stéphane Thidet

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    Déjà demain,
    mais aussi hier sur France 2 au journal de 20 h du 1 octobre. Vous pouvez le retrouver après avoir cliqué sur le lien suivant puis en sélectionnant dans la liste le sujet en rouge.
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    Stéphane Thidet est l'un des 2 artistes montrés aux Abattoirs de Toulouse, devenus centre d'art contemporain dans l'exposition intitulée "le printemps de septembre". Il y montre sa cabane de bois " Refuge " sous des trombes d'eau, tout en travaillant à un autre projet qui sera montré à la Fiac. Vous pouvez voir son travail actuellement au Crac d'Altkirch
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    Il lance un parpaing d'or avec sa danse macabre (Ask) dans un "Wild Life"
    photos de l'auteur - D.R. les artistes, le CRAC Alsace et les galeries GP&N Vallois et Aline Vidal, Paris