association de l'art à l'œuvre — blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

28 novembre 2007

Assemblée Générale 2007

L'association a le plaisir de convier ses membres à
l'assemblée générale extraordinaire, puis ordinaire,
le vendredi 30 novembre à 18 h au Triangle de Huningue
3, rue de St Louis
dans l'espace attique du 2° étage
.
l'assemblée générale sera suivie d'un vin d'honneur
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
clic sur le plan pour trouver le Triangle
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
photos de l'auteur

22 novembre 2007

Maurice Béjart un artiste contemporain


Béjart populaire ? Une banalité, un cliché qui fait paradoxalement réfléchir dans le contexte actuel de frilosité du public. Le succès de Béjart dynamite les propos convenus sur la démocratisation de l'art et sa nécessaire facilité d'accès. Angelin Preljocaj, qui s'avoue obsédé par le sujet, demande : "Est-ce le besoin d'être en phase avec un large public qui lui a fait abandonner ses recherches et tirer un trait sur son audace ?" "Mais qui pourrait résister au grand public si l'on y avait accès ?", s'interroge rêveur Daniel Larrieu.
L'approche de la danse classique par Béjart, n'était ni gracieuse ni éthérée comme nous l'apprenions, il privilégiait des formes, des postures, une puissance physique chez les femmes qui étaient impressionnantes. Les corps féminins étaient montrés sous un angle athlétique, sensuel, terrestre. Qu'un néoclassique ait cassé les codes classiques m'a beaucoup aidée." (Mié Coquempot )
Daniel Larrieu et Dominique Boivin soulignent le talent avec lequel Béjart a oeuvré dans le domaine de la danse masculine. "Même si je ne suis pas fan de son goût pour la surpuissance et le dépassement, c'est le premier chorégraphe à avoir osé mettre en scène des mecs, des vrais, tout en offrant aux hommes la possibilité d'être danseurs", commente Daniel Larrieu. Dominique Boivin, passionné par Béjart au début des années 1970, renchérit : "Il n'a pas cédé pour autant à l'attrait de l'icône gay, mais a su donner aux hommes une grande liberté. Il a habillé les garçons en jean, les a déshabillés, il a érotisé le corps masculin, loin des codes classiques, des corps blancs, propres, asexués. Tout cela est pour moi une forme de modernité. Et puis, c'est quand même la seule et unique fois dans l'histoire de la danse où l'on pouvait acheter des posters de danseurs sur les trottoirs."
Bertrand d'AT a été formé à l'école Mudra sous la direction de Maurice Béjart, à Bruxelles. Il intègre en 1978 le Ballet du XXe Siècle et danse notamment dans Le Sacre du printemps, Petrouchka, L'Oiseau de feu, Dichterliebe, La Flûte enchantée, Les Illuminations, 1ère et 10ème Symphonies (John Neumeier), Wien, Wien nur du allein, et Dionysos, ballet pour lequel il assiste Maurice Béjart à la chorégraphie (1984). De 1984 à 1991, il est maître de ballet au Ballet du XXe Siècle, puis au Béjart Ballet Lausanne et remonte les chorégraphies de Maurice Béjart un peu partout dans le monde : Berlin, Melbourne, Paris… Depuis son arrivée à la direction du Ballet du Rhin en 1997, il continue à créer pour la compagnie : une nouvelle version du Lac des cygnes (1998), la création en France du Prince des pagodes (Boyd Lau) sur la musique de Benjamin Britten (2002), et en 2005 Le Chant de la terre de Gustav Mahler dans lequel il associe sur scène chanteurs et danseurs. Plus récemment, à la demande du Ballet de Shanghai, Bertrand d’At a présenté un ballet inspiré du film In the mood for love, donné à l’Oriental Arts Center de Shanghai en septembre 2006.
Bertrand d'At doit se sentir quelque peu orphelin aujourd'hui, il nous a présenté à plusieurs reprises Maurice Béjart sur les scènes mulhousiennes, strasbourgeoises et colmariennes.

20 novembre 2007

Didier Clad

"Didier Clad est à la fois peintre, graveur, taille doucier et créateur de livres d'artistes.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Si l'on devait de toutes ces activités, dans lesquelles sa réputation n'est plus à établir, extraire une donnée commune, ce serait probablement, ainsi qu'il le dit lui-même, la production d'images.
Il s'ouvre aux nouvelles technologies et utilise aussi bien l'informatique et le dessin assisté par ordinateur ou la manipulation d'images que les anciennes techniques de gravure et d'impression, soucieux également de préserver le savoir faire en l'enrichissant et aux sources et aux courants les plus modernes. Il se définit comme un vigneron sélectionnant ses crus et les assemblant pour créer et élever son vin, refusant de s'engager dans une démarche de type coopérative. A ses yeux, la liberté, c'est avant tout celle de présenter ses œuvres dans de bonnes conditions."
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Très jeune, j'étais fasciné par les gravures et peintures de Martin Schongauer. Titulaire d'un Capes d'arts-plastiques, j'ai créé à côté de ma maison un atelier professionnel d'édition et d'impression en taille-douce.
"Chaque ouvrage d'art est une aventure. Elle commence avec l'écrivain, Jacques Lindecker en l'occurence, par le choix des textes, en passant par la création des estampes, l'impression de celles-ci, des textes, pour aboutir à la création de "l'œuvre". C'est donc toute une alchimie, faïte de rigueur, de patience, et d'imagination qui permet d'entretenir la passion qui m'habite…".
J'ai eu la chance de le rencontrer dans son atelier de Kruth cet été, où j'ai été reçue merveilleusement. Un lieu qui respire la beauté, la convivialité, l'envie d'y séjourner.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Bien sûr j'y ai eu un coup de coeur.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Le site de Didier Clad

17 novembre 2007

Rindy Sam "accepte la sentence"

AVIGNON (AFP) — Entre "geste d'amour" et vandalisme, la justice a tranché vendredi en condamnant Rindy Sam, connue depuis l'été pour avoir laissé la trace de son rouge à lèvres sur une toile immaculée du peintre américain Cy Twombly exposée à Avignon.
La jeune femme, âgée de 31 ans et de nationalité cambodgienne, a écopé d'une peine de 100 heures de travaux d'intérêt général alors que le représentant du parquet avait requis une amende de 4.500 euros et un stage de citoyenneté.
Le tribunal correctionnel d'Avignon a par ailleurs condamné la prévenue à indemniser les parties civiles, à hauteur de 1.000 euros pour le propriétaire de l'oeuvre et 500 euros pour la Collection Lambert qui l'exposait.
Elle devra également payer un euro symbolique à Cy Twombly, artiste de renommée internationale, qui s'était dit "horrifié" par le baiser laissé en juillet sur une de ses oeuvres exposées à Avignon par la Collection Lambert.
L'affaire n'est cependant pas encore terminée, les magistrats ayant renvoyé au 28 février leur décision sur les frais de restauration, pour lesquels la Collection réclame 33.440 euros.
"Consciente d'avoir dégradé le bien d'autrui", Rindy Sam, qui peint elle-même, "accepte la sentence".
Pour autant, elle dit ne pas regretter son geste qu'elle décrit comme un "acte d'amour et artistique".
Une attitude que l'avocate des parties civiles, Me Agnès Tricoire, interrogée par l'AFP, a jugé "choquante". Pour la Collection Lambert, le jugement oppose d'ailleurs un "démenti cinglant" au "prétendu geste d'amour" de la jeune femme.
"Un baiser est un acte merveilleux; un coup de marteau est un acte violent", a estimé pour sa part Pierre Pinoncelli, spécialiste des "happenings" artistiques, connu pour ses coups de marteau sur des urinoirs de Marcel Duchamp. Habitant Saint-Rémy de Provence (Vaucluse), il dit avoir assisté au procès "en curieux".
L'affaire du "bisou" a fait l'objet depuis l'été d'une importante médiatisation, amplifiée début octobre, lors du procès, par la dégradation d'un tableau de Claude Monet au musée d'Orsay .
Les deux parties se sont mutuellement reproché vendredi d'avoir orchestré cette médiatisation afin d'en tirer parti.
La Collection Lambert a ainsi dénoncé dans un communiqué
"la notoriété gagnée par la vandale au détriment de Cy Twombly, et l'élan de sympathie médiatique qu'elle a suscité en surfant sur une vague fort désagréable: celle du mépris de l'art contemporain"
.
La défense accuse au contraire la Collection de profiter de l'affaire via l'organisation d'une nouvelle exposition intitulée "J'embrasse pas" et présentée par Eric Mésil, directeur de la Collection Lambert, comme une "démarche didactique et pédagogique" pour comprendre ce qu'est le vandalisme.
Mais pour Me Jean-Michel Ambrosino, l'avocat de Rindy Sam, "la Collection surfe sur la vague médiatique"; la faiblesse des dommages-intérêts par rapport aux montants réclamés montre que "le magistrat l'a bien pris en compte".
Le conseil considère d'ailleurs beaucoup trop élevé le montant des frais de restauration demandé par la Collection et regrette que le tribunal n'ait pas désigné d'expert judiciaire indépendant.
Selon lui, le montant réclamé pour la restauration se base sur un devis établi par la restauratrice exclusive de la Collection Lambert, et "il n'y a là aucune objectivité".
Dans l'immédiat, Rindy Sam, qui élève deux enfants avec son RMI dans un logement HLM de Martigues (Bouches-du-Rhône), est prête à payer ce qu'on lui réclame.
"Je vais vendre des nems pour payer les amendes, au lieu d'acheter de la peinture", a-t-elle dit.

14 novembre 2007

L’invention de la perspective

Florence au XVe siècle, l’invention de la perspective .
Conférence de Catherine Koenig le mardi 20 novembre 2007 à 20h,
à la médiathèque de Wittelsheim,
entrée libre
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
clic pour trouver la médiathèque

13 novembre 2007

Petites Cosmogonies

Ca y est, il est chez moi ce livre : Petites Cosmogonies de Patrick Bailly Maître Grand
C'est encore plus beau que ce que j'imaginais.
Ce volume est une oeuvre d'art à lui tout seul.
Vous, amateurs d'art si vous voulez vous faire un vrai plaisir pur, profitez vite du prix d'amis, jusqu'au 20 novembre, concédé par les éditions Margada. (56 €) C'est un peu comme si je retrouvais la visite d'atelier que nous avons faite cette année et qui nous a tant marqués, et qui pour moi a occasionné un coup de coeur

08 novembre 2007

Nouvelles en vrac de Florence et de la Toscane

Free Image Hosting at www.ImageShack.us
clic sur les photos pour les agrandir
photos Jean Robert Itti
Tout d’abord, il faut dire que le voyage était réussi à tous points de vue.
La ville tient ses promesses et offre au regard ses nombreux atouts.
Tout y était : le voyage en bus, avec le meilleur chauffeur de notre région, bravo Michel,
L’hôtel à Pistoia, les conférences et le guidage intelligent, divertissant,
,
photo de l'auteur
de notre petit génie « Catherine », la beauté de la campagne toscane à l’automne, la météo on ne peut meilleure.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Une seule question des participants, dont il faut souligner la qualité, l’intérêt manisfeste, malgré l’intensité des visites,
« quelle destination l’année prochaine ? »
Une seule déception pour moi : le David de Donatello du musée du Bargello est en restauration ; pour ceux qui étaient au musée de l’œuvre du Dôme : un saisissement sans borne devant la Madeleine Pénitente de Donatello, décharnée, hagarde, seul revêtue de sa longue chevelure.
Florence vue par mes compagnons de voyage
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Florence, pour moi c’est :
Un dédale de ruelles débordantes de vie et de nombreux lieux religieux où règne un calme apaisant. C’est une ville où l’art est roi et la beauté sa reine, et où l’histoire de l’art prend tout son sens. C’est une ville où l’on craque aussi pour ses cuirs « made in Firenze » B
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
De célèbres Maîtres ont œuvrés ensemble pour créer cette magnifique maîtresse « Florence »
Qui a tourné la tête aux amoureux de l’art.
Vive l’œuvre à l’art ! PH.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Séjour convivial mêlé de beaucoup d’émotion et découvertes de sensibilités picturales. M
Musée des offices, les ruelles, les monuments, flâner, les fresques, la chapelle Brancacci, San Marco. G
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Florence et peut-être Pise encore plus, ont confirmé l’image personnelle de la Toscane que je n’ai jamais visitée. Les couleurs, la lumière à toute heure de la journée, les cyprès, tout ce que D’ ??? décrit si bien. Je n’évoque même pas les superbes visites d’églises, musées, San Marco et le Campo Santo, avec les fresques du jugement dernier, les Offices et la renaissance italienne, et le shopping ! M
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Durant ce voyage j’ai particulièrement aimé la visite aux Offices et suis restée en admiration devant les Botticelli. MC
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
C’est avec le même plaisir que nous avons retrouvé Florence, les palais, les églises, son ambiance.
Cette ville est toujours égale à elle-même avec ses petites places où foisonnent une vie intense, ses ruelles étroites aux corporations diverses et où s’entremêlent boutiques de luxe et bimbeloterie, la plus hétéroclyte.
Mais c’est devant la richesse architecturale et picturale que notre ressenti a été le plus intense.
Les visites avec Catherine notre « guide » nous ont permis d’approfondir nos maigres connaissances sur ce lieu mythique, où antiquité et renaissance se mêlent étroitement.
Sans aller jusqu’au syndrome de Stendhal notre appétit pour ce lieu ne cesse de grandir et nous incite à y revenir. A et R
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Etant inculte en art et athée, je n’ai pas ressenti de sentiment de recueillement devant les toiles du musée des Offices. Cependant, j’ai ressenti « quelque chose » devant les fresques de la Chapelle Brancacci, dans l’église de Santa Croce, mais également dans la vieille officine ou herboristerie dont je ne me rappelle pas le nom !
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Il faut rajouter à cela les toiles de Botticelli, (le Printemps en tête) que je trouve vraiment superbes.
Florence, ses ruelles, ses palais, ses jardins, ses boutiques……. Ce voyage a été un avant-goût, un apéro ! J’y reviendrai volontiers. J
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
explication dans le commentaire

VTS_06_0_NEW
Vidéo envoyée par Ladilettante

Soyez indulgent c'est ma première vidéo

07 novembre 2007

"J'embrasse pas"

La riposte des artistes au baiser de Sam Rindy
A Avignon, l'exposition "J'embrasse pas" décline tous les registres du baiser et dénonce le vandalisme
Yvon Lambert, marchand d'art, devant les "lèvres" de l'artiste Bertrand Lavier, symbole de l'exposition. © CYRIL HIELY
Dès l'entrée, les lèvres géantes de Mae West réinterprétées "à la Dali" par Bertrand Lavier, vous accueillent. L'exposition s'intitule "J'embrasse pas". Elle est née dans l'émotion, après l'affaire du baiser au rouge à lèvres apposé le 19 juillet par une jeune martégale comme un "acte d'amour" sur une toile blanche de Cy Twombly.
"Nous avons vécu cela comme un viol", explique Eric Mézil, directeur de la collection Lambert. "Puis, nous avons vu des artistes du monde entier se manifester". L'exposition dévoile cette riposte des artistes. "J'embrasse pas, c'est l'avertissement qu'il faudra peut-être, un jour, afficher à l'entrée des musées, comme je casse pas, je vole pas", poursuit E. Mézil.
Un baiser sur un crâne, inquiétante vanité de Douglas Gordon. Des photos qui débusquent la nature tantôt sensuelle ou violente d'une bouche, l'ambiguïté dangereuse d'un baiser. Sur une toile géante d'Anselm Kiefer, une Kalachnikov vise la palette du peintre. L'évocation de la mise en danger des oeuvres et de leur surveillance se prolonge avec les silhouettes policières grandeur nature de Xavier Veilhan, ou le coeur en matraques de Kendell Geers.
Puis l'exposition conduit le visiteur vers le blanc et le monochrome, répondant par l'exemple à la question "Une toile blanche peut-elle être une oeuvre d'art?". Un triptyque blanc de Rynan, souillé puis restauré il y a une dizaine d'années, laisse apparaître une trace qui ressort avec les années. Face à lui devait être exposé le triptyque de Cy Twombly, estimé à 2 millions de dollars. Il n'y est pas.
"On n'arrive pas à le restaurer, l'oeuvre est fichue", se désole E. Mézil.
En guise de conclusion, des oeuvres subtiles sur la mémoire de la trace, et un minuscle "oreiller pour la mort", sorte de requiem pour une oeuvre d'art.
Collection Lambert à Avignon. Du 28 octobre au 15 janvier. Rens : 04 90 16 56 20.
Carina Istre La Provence
Si ça ce n'est pas de l'opportunité !!!