association de l'art à l'œuvre — blog

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31 décembre 2007

Meilleurs Voeux

L'association vous souhaite

29 décembre 2007

Art contemporain

Retrouvez le débat animé par Frédéric Taddéi sur France 3 dans son émission "Ce soir (ou jamais)"
Les questions posées par Frédéric Taddéi :
Quels rapports les arts plastiques entretiennent-ils avec le monde ?
Faut-il vendre les œuvres du Louvre pour régler le vaste problème de la pauvreté ?

Après un premier mouvement de surprise, les invités sont presque tous d'accord avec la proposition, exception faite des oeuvres dites majeures... Ben toujours provocateur en guise de boutade serait d'accord pour tout brûler, Venet imagine un turn over d'une efficacité "mathémathique"
Retrouvez l'émission sous le lien suivant :
Invités : Hervé Di Rosa, Bernar Venet, Jacques Villeglé, Robert Combas, Ben et Jean Pierre Raynaud.
Robert Combas, Artiste
Artiste, créateur du mouvement de la
« figuration libre ». Au départ sa peinture devait s’appeler
« peinture fun » mais ça l’ « emmerdait » de donner un nom anglais. Alors c’est Ben, en 1979, qui donna le nom de la « figuration libre » au mouvement crée par Combas. Combas prône une peinture « amusante et décontractée ». Dans ce mouvement, on retrouve : Rémi Blanchard, François Boisron et Hervé Di Rosa. Il est le seul artiste français à être cité dans l’article du TIME, comme un artiste qui vend très peu cher. Il se dit contre un art à 2 vitesses : l’art institutionnel de Buren, Sophie Calle et Frize et les autres qui se débrouillent comme ils peuvent.
Ben, Peintre, performer et Agitateur public
Peintre, performer et Agitateur public, héritier de Duchamp. Il a fait de son ego le fondement de son oeuvre. Ben c’est donc des messages lapidaires à l’emporte-pièce et aussi des portraits déjantés et des installations. Parfois critique d’art, au début des années 1980, il rencontre de jeunes artistes Combas, Di Rosa, François Boisrond… dont il baptise le mouvement
« Figuration Libre », mouvement d’art figuratif caractérisé, notamment, par l’absence du respect des règles de la figuration classique, l’utilisation de matériaux hétéroclites et de couleurs discordantes.
Bernar Venet, Artiste plasticien
Il est un artiste plasticien français, vivant aux États-Unis où il s’est fait connaître internationalement pour ses sculptures d’aciers et ses dessins. De 1961 à 1963, il montre des toiles recouvertes de goudron, et compose une sculpture sans forme, composée d’un tas de charbon versé à même le sol. Il choque, détourne les règles, et invente plus tard ce qui deviendra l’Art conceptuel. Happé par New York, il s’y installe en 1966 et ne quittera plus cette ville. Les mathématiques deviennent pour lui une source intarissable dans sa création artistique. Aujourd’hui, le voilà avec des idées nouvelles : éliminer cadre et tableau pour n’accrocher que la forme en elle-même.
Hervé di Rosa, Artiste.
Il vit et travaille à Mexico. Il fonde avec son frère, Richard Di Rosa, François Boisrond, Christophe Cosentino, Didier Chamizo et Robert Combas, le mouvement français de la figuration libre (né dans les années 80). Plus tard, il réalise la série télévisée « Les Renés », et avec son frère, il crée le Musée de L’art modeste à Sète en 2000. Il entreprend un tour du monde en 1993, pour s’inspirer des diverses cultures rencontrées et les retranscrire dans son art. En 2002, il collabore à la revue d’art "Trou".
Jean-Pierre Raynaud, Plasticien.
Plasticien français. Il obtient un diplôme d’horticulture en 1958. Ce n’est qu’après qu’il s’affirme comme artiste : il remplit un pot de fleurs avec du ciment en 1962. Son œuvre se consacre à la solitude et la mort (notamment celle de son père qui le marqua profondément). En 1969, il commence à construire sa propre maison à La Celle Saint-Cloud, qui sera sa principale œuvre d’art avant qu’il ne la détruise en 1993. Il en exposa ensuite les "morceaux" à Bordeaux. On lui doit « le pot doré » sur le parvis du Centre Pompidou ainsi que les vitraux de Noirlac.
Jacques Villeglé, Artiste.
Membre historique avec Yves Klein des Nouveaux Réalistes, il est l’un des principaux affichistes français. D’abord collecteur d’objets sur les plages (il réalise des sculptures à partir des débris du mur de l’Atlantique), l’artiste devient dès 1949 collecteur d’affiches lacérées. Il proclame la « guérilla des signes », les affiches étant les « reflets de la culture dominante ». Sa première exposition personnelle a lieu en 1959, et en 1960, il est l’un des membres fondateurs du Nouveau Réalisme. Aux côtés de son ami Raymond Hains, avec lequel il réalise le film Pénélope, Villeglé s’approprie les déchirures abstraites et lyriques de la ville, instille dans ses œuvres une dose de contestation politique, détourne la publicité et la presse. Il vit et travaille à Paris et à Saint-Malo. Il est représenté à Paris par la galerie Vallois.

28 décembre 2007

Fragonard, peintre des plaisirs de son siècle

Fragonard transcrit à merveille le bel esprit et les goûts de son temps; la variété de sa touche picturale répond à la diversité de ses sujets. A travers la grande multiplicité de ses thèmes, Fragonard fait revivre l’esprit d’un siècle.
Des grandes scènes mythologiques
Les premières oeuvres de Fragonard, consacrées à la peinture d’Histoire, dans la grande tradition académique française de son époque, révèlent déjà la puissance de son style. Le peintre affectionne alors tout particulièrement les grands thèmes de la mythologie (La Naissance de Vénus) et de la littérature (Renaud dans les jardins d’Armide).
Le marivaudage.
En illustrant dans ses jeunes années les Contes très licencieux de La Fontaine, Fragonard s’initie en quelque sorte aux sujets libertins. Mais au-delà d’une stricte fidélité aux textes (Le Tableau, Le Bat), Fragonard fait sien l’esprit du fabuliste en prenant soin de toujours marier humour et audace dans une série de toiles qui firent sa notoriété (Les Débuts du modèle propriété du Musée Jacquemart-André).
Les Héros chevaleresques
Cette passion pour les personnages littéraires ou mythologiques influe même sur ses portraits « de fantaisie » où ses contemporains deviennent à leur tour des héros. L’exposition met aussi en relief le goût de l’artiste pour les sujets épiques et chevaleresques particulièrement manifeste dans ses illustrations de Don Quichotte ou encore du Roland furieux de L’Arioste. Ces dessins parmi les plus éblouissants, créent des ensembles étonnants qui préfigurent l’art de la bande dessinée. La réunion exceptionnelle des séries consacrées au Roland furieux et à Don Quichotte, éparpillées aux quatre coins du monde, constitue, à elle seule, un événement unique. Cela m'amusa d'autant plus que la veille, j'avais vu et entendu à l'opéra Garnier, Alcina de Haendel, dont le livret s'inspire du Rolando Furioso cité plus haut.

Galerie de photos provenant du site du musée
    La Tête de vieillard
    de l’ancienne collection de Villars, propriété du musée Jacquemart est une vision assez large de l’inspiration et de la palette du peintre qui se retrouve ici. Illustrateur de la joie de vivre, des frivolités et des galanteries de son siècle, Fragonard est aussi un mélancolique…
    Je ne peux terminer mon propos sans évoquer un magnifique Rembrandt dont parle un autre visiteur du musée ici , mais aussi je me dois de vous montrer, en partie, l'escalier à double révolution, du jardin d'hiver de cette magnifique demeure, aux plafonds recouverts de toiles peintes par Tiepolo, que les André-Jacquemart ont tout simplement acquis après les avoir admirés ailleurs.

    26 décembre 2007

    Wagner, entre musique et beaux-arts

    « Le théâtre de Wagner, ce n’est pas simplement une sorte de déclaration mythologique un peu rétrograde servant de support et d’accompagnement à la belle musique. Ce sont des drames importants qui ont un sens historique… »
    Michel Foucault
    Richard Wagner est sans doute le compositeur majeur du XIXe siècle, du moins si l’on considère l’influence considérable qu’il exerça sur les artistes de son temps, toutes disciplines confondues.
    Conçue en collaboration avec le Musée d’Art et d’Histoire de Genève, l’exposition présentée par le Musée de la musique est consacrée à la résonance de l’oeuvre de Richard Wagner dans les beaux-arts, des années 1840 à nos jours.
    Les mouvements les plus divers de l’art occidental sont ainsi représentés : l’impressionnisme d’un Renoir, le réalisme d'un Hans Makart, le symbolisme d’un Odilon Redon, le sécessionnisme viennois avec Koloman Moser,
    Wotan
    (vu au Grand Palais à l'exposition, Klimt Schiele, Kochkovska Moser), les Nabis (Maurice Denis, Félix Vallotton), l’expressionnisme, le surréalisme avec Max Ernst et Salvador Dalí.
    Ces influences persistent dans des approches contemporaines telles que celles de Joseph Beuys (le vaisseau Fantôme), Markus Lüpertz ou Bill Viola. Une splendide vidéo, d'un romantisme achevé, où disparaissent peu à peu Siegfried et Isolde.
    Becoming Light
    Grâce à des prêts exceptionnels provenant de collections publiques et privées, la présentation de l’exposition, met en évidence l’universalité d’une préoccupation, celle d’un art totalisant qui puise ses racines dans la profondeur des mythes pour évoquer ce qui relève de la sphère la plus intime et inconsciente de l’être. Mais l’exposition met aussi en évidence la pluralité du message wagnérien et la multiplicité des interprétations possibles de son oeuvre, des meilleures aux pires, notamment lorsqu’elle se voit récupérée par le régime nazi. C’est à ce détournement que réagissent des artistes aussi différents que George Grosz, Anselm Kiefer
    Siegfried oublie Brünehilde
    ou Armando, ou en core Georg Baselitz qui dessine Richard Wagner, selon son habitude, la tête en bas, en soulignant son côté féminin très prononcé, (Richard Wagner en femme) Le parcours de l’exposition, largement chronologique, aborde également des aspects thématiques : le mythe wagnérien, la figure du héros, la scène… Un programme audiovisuel, constitué d’extraits d’une dizaine de films majeurs de l’histoire du cinéma, montre d’autres transferts possibles de l’univers wagnérien. (Apocalypse Now, avec le thème de la Walkyrie, le prélude de Lohengrin avec le Dictateur, le prélude de Tristan et isolde avec l'Age d'Or etc...)
    L’exposition se visite avec un audioguide présentant de larges extraits des dix principaux opéras de Wagner : loin d’illustrer les oeuvres présentées, le parcours musical constitue un contrepoint permettant au visiteur de nouer ses propres liens entre peinture et musique.
    Richard Wagner n’aimait pas la peinture, avouant lui-même avoir passé des mois à Paris sans jamais visiter le Louvre. Ses tentatives de collaboration avec des peintres, notamment avec Josef Hoffmann censé réaliser les décors du premier Ring de Bayreuth, ou encore Arnold Böcklin et Hans Makart, furent des échecs. C’est un des paradoxes majeurs et féconds sur lesquels repose cette exposition montrant ainsi pourquoi l’interprétation de Wagner en peinture est loin d’être univoque, traversant une variété de styles et de mouvements artistiques, sans jamais vraiment épuiser le sujet. Eric de Visscher
    L'Opéra dont vous êtes le héros
    Rogelio de Egusquiza, Tristan et Isolde (la Mort)
    Jusqu'au 20 janvier 2008

    23 décembre 2007

    Joyeux Noël

    L'association vous souhaite un
    Joyeux Noël
    l'année 2007/2008 est consacrée à une nouvelle vision du Retable d'Issenheim peint par Mathias Grünewald, nous vous invitons à une visite tout à fait extraordinaire pour contempler ce chef d'oeuvre dans un espace idéal, au Musée Unterlinden de Colmar.
    La Nativité occupe les deux panneaux centraux de la première ouverture. C'est une nativité originale, sans étable, sans âne ni bœuf. Assise dans un jardin clos qui rappelle sa virginité (Hortus Conclusus), Marie, à la fois monumentale dans sa robe rouge, et tendre, tient l'enfant Jésus dans ses bras. Une émotion intense se dégage de ses gestes et surtout des regards qui plongent l'un dans l'autre. La scène est dominée par une vision cosmique où Grünewald esquisse Dieu le Père dans une mandorle dorée au milieu d'une foule d'anges. La musique céleste est évoquée sur le panneau de gauche, dans une construction merveilleuse aux colonnes décorées de fleurs et de feuillages où les anges musiciens ont pris place. Cependant, la réalité de l'Incarnation est rappelée par le lit, le baquet et le pot de nuit disposés aux pieds de la Vierge. Le destin tragique qui attend l'enfant semble déjà annoncé par les langes déchirés qui évoquent le pauvre vêtement du Christ sur la croix.(périsonium)
    Je rappelle que l'association organise une visite guidée par Catherine Koenig, le samedi 12 janvier au Musée Unterlinden de Colmar pour l' Exposition Grünewald.
    Rendez-vous en gares de Saint Louis et Mulhouse, ou devant le musée, les horaires seront communiqués ultérieurement. TARIF: 8 € par personne
    ou 14 € par couple membre + 2 enfants de moins de 16 ans /
    10 € pour les non membres.
    Entrée du musée ou passmusées, et transport en sus
    TALON A RENVOYER AVANT LE 5 JANVIER 2008
    , accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association, à l'Office du Tourisme de Haute Alsace
    81 rue Vauban. 68128 VILLAGE NEUF.
     +33 (0)3 89 70 04 49.

    22 décembre 2007

    Soutine peintre maudit ?

    n'y a t'il pas du Bacon dans son Grotesque ?
    Certes sa date de naissance n’est pas précise, ni le contexte familial, dans lequel il évolue, tantôt parents indignes, tantôt petits bourgeois complaisants et ravis de la vocation artistique de leur fils. Toujours est-il qu'en 1908/10, il tourne délibérément le dos au shettel et à ses origines juives. Sa peinture expressive est saisissante, éblouissante de couleurs. Son amitié houleuse avec Modigliani lui permet de rencontrer Zborowski, qui lui propose un salaire.
    Installé à Ceret dans les Pyrénées, sa santé et son humeur s’assombrissent. Ses paysages sont tourmentées à l’image de son psychisme. Puis grâce à sa rencontre avec Barnes sa vie est transformée.
    Il est dit aussi que c’est grâce à sa découverte de Soutine que la renommée internationale de Barnes est assurée. Soutine peut alors oublier ses années d’infortune, il est devenu un peintre recherché. Paradoxalement il est saisi d’une fièvre autodestructrice, déchire un grand nombre de ses toiles. Après la mort de Zborowski il passe son temps près de Chartres, dans un climat paisible propice au travail. Il y peint la « truite et la sieste » inspirées de Courbet. Il peint force poulets, lapins, rouges bleus, des faisans, des paysages de tempête, des portraits d’enfants, des enfants de cœur, des natures mortes au violon, l’arbre de Vence. On connaît son bœuf inspiré de Rembrandt, mais aussi un carcasse d’agneau cadrée juste dans les côtes du haut, éblouissante de rouge, couleur de passion.
    Je vous cite le texte suivant qui vous en parlera beaucoup mieux que moi :
    Elie Faure dans "Ombres Solides", écrit en 1929, célèbre Soutine comme un peintre de "l'esprit (...) un peintre pur".
    Voici un montage video, d'une toute petite partie du texte, très riche, qui je le souhaite, vous donnera l'envie de pendre un billet pour un voyage en Elie Faure avec Chaïm Soutine et la Pinacothèque de Paris, mais aussi présenté au Kunstmuseum de Bâle à partir du 16 mars 2008. Je suis curieuse (à l'avance) de voir la présentation du Kunst, car celle de la pinacothèque est absolument parfaite à mes yeux, les toiles se révèlent et se dégustent sans hâte, dans l'intimité de leur présentation. Ici point de foule péremptoire.

    14 décembre 2007

    Madeleine

    photo Romain Charon
    C’est d’abord une impressionnante statue en bois, de Madeleine pénitente, dépeinte comme une vieille femme édentée couverte de longs cheveux, dont les mains tremblantes s’efforcent de s’unir pour la prière, c’est inconstestablement une des œuvres les plus poignantes de Donatello, sculptée vers 1454 (Comme dirait Marie-jo, c’est puissant ….), pour le Baptistère, de Florence, présence attestée une première fois vers la fin du XVe siècle. Après les dommages causés par l’inondation de l’Arno de 1966, une restauration s’impose. Il apparut qu’elle était dorée à l’origine. On peut la voir au musée du Duomo.
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    image Insecula
    Si l’on lit Daniel Arasse, Madeleine est une figure « composite », le fruit d'une condensation, accessoirement une fausse blonde ( voir la toison de Madeleine !) Pour DA, sa chevelure est un attribut féminin. Ses cheveux sont son image de femme, la manifestation de son corps femelle, tellement exubérante qu’ils nous empêchent de rien voir. C’est à cause d’eux que Madeleine existe, pour eux, grâce à eux, rien d’autre. Sans ses cheveux Madeleine n’existerait pas. A son avis elle n’a jamais existé.
    Je fais court, reportez-vous à la page 97 du livre de DA, « on n’y voit rien » vous ne le regretterez pas...
    Frère Jacques a tout inventé : elle voit Jésus, elle a honte de son passé, se repent, pleure, renonce à ses plaisirs en lui lavant les pieds, les essuie avec sa longue chevelure, les parfume et n’arrête plus de pleurer... en fait elle est Marie, la sœur de Marthe qui passe son temps à la cuisine, et de Lazare que Jésus ressuscite ; Luc parle d’une autre Madeleine, la vraie selon DA. Jésus l’avait ramassée à Magdala, sur le lac de Tibériade, juste une hystérique que Jésus a exorcisé de ses 7 démons, pas moins… Une putain de la ville, à Naïn, quand Jésus déjeunait chez Simon vient lui laver les pieds, les parfumer et les baiser.
    Ceci donne lieu à une belle histoire, un cocktail de Marie la sœur de Marthe, Marie la putain, à cause du lavement des pieds, et de Madeleine, l’hystérique aux 7 démons, une parabole, Marie-Madeleine, avec Jean, favorite de Jésus.
    Il lui apparaît après la résurrection, sous la forme d’un jardinier, lorsqu’elle reconnaît Jésus il prononce le « Noli me tangere » (ne me touche pas pas) non je n'ajouterai pas comme DA, " des fois qu'avec ses larmes, son parfum et ses cheveux, elle lui aurait trop bien lavé les pieds et lui aurait cicatricé les stigmates !..."
    Quand ils ont inventé Madeleine, (DA) ils ont construit un triangle sémiotique dans lequel les femmes trouvent leur destin. Entre Marie, la pure, la vierge, un dogme, Eve la précheresse et Madeleine la prostitué repentie, il permet aux filles d’Eve de devenir des filles de Marie, puisque repenties. C'est la sainte des femmes par excellence. Da continue, les femmes sont toutes des filles d'Eve, bien comme leur mère, tentatrices, séductrices, menteuses, bavardes, il en passe et non des moindres, que poouvaient-elles faire les femmes ? D'Eve à Marie, pas de passage, pas de transformation possible. Il n'y a rien à faire, Eve et Marie sont contraires. La preuve, quand Gabriel s'adresse à Marie, il lui dit "Ave" vous croyez que c'est le hasard ? Ave c'est le contraire de Eva, dès le premier mot on a tout compris, Marie renverse Eve, elle annule la malédiction. Mais que peuvent faire les filles d'Eve ? Rien. Rien jusqu'à ce qu'on invente Madeleine, parce qu'avec elle c'est le passage de l'une à l'autre, ou plutôt de l'une vers l'autre, parce qu'aucune femme ne pourra jamais être Marie, alors qu'elles peuvent devenir Madeleine .... Sa chevelure exhibe sa pénitence actuelle et son impudeur passée. En fait la seule qui a une grande chevelure c'est Madeleine l'Egyptienne, qui expie ses turpitudes dans le désert, vieille, hagarde, amaigrie, édentée.

    13 décembre 2007

    Enchères record pour l'Oeuf Rothschild Fabergé

    Vente aux enchères record pour l'Oeuf Rothschild Fabergé chez Christie's à Londres le 28 novembre - AFP - Carl de Souza
    Un oeuf de Fabergé a été adjugé à 9 millions de livres (12,6 millions d'euros) mercredi à Londres
    L'existence de ce joyau était, jusqu'il y a peu, connue de ses seuls propriétaires. Mercredi, chez Christie's à Londres, à l'issue d'une vente qui s'est déroulée dans une ambiance électrique, il a été adjugé à un représentant du Musée national russe.
    L'Oeuf Rothschild Fabergé va rentrer en Russie pour y être exposé.
    Au terme d'une dizaine de minutes d'enchères dans une ambiance électrique et un grand silence, l'oeuf, réalisé en 1902 pour la famille de banquiers Rothschild, a été adjugé à un collectionneur russe présent dans la salle d'enchères chez Christie's.
    Créé par le célèbre joaillier russe Karl Fabergé à l'occasion d'un cadeau de fiançailles, cet oeuf rose translucide 1902 est orné d'une horloge et renferme un automate, une double particularité que l'on retrouve seulement dans deux autres pièces issues des ateliers du célèbre joailler.
    Le coq incrusté de diamants abrité dans l'oeuf s'anime pour marquer le passage des heures, surgissant en battant des ailes, en remuant la tête et en ouvrant son bec pour chanter.
    L'"Oeuf Rothschild Fabergé " n'avait jamais été montré en public avant l'annonce de la vente et même les spécialistes ignoraient son existence.
    Il est revenu à un acquéreur russe, qui représente le Musée national russe, soutenu par un groupe de riches collectionneurs "patriotes", qui pourraient être des magnats du pétrole selon la presse spécialisée. L'acheteur devra débourser 8.980.500 livres (12,5 millions d'euros, 18,5 millions de dollars).
    L'oeuf de retour en Russie
    L'oeuf "sera rapporté en Russie (...). Avec cette acquisition nous disons au monde entier : "en avant la Russie", a déclaré à des journalistes l'enchérisseur victorieux, Alexandre Ivanov, qui se présente comme un collectionneur et directeur du Musée national russe, premier musée privé de Russie dont le site est en construction à Moscou.
    Une poignée d'acheteurs par téléphone et dans la salle, dont plusieurs Américains, ont aussi tenté d'emporter l'oeuf qui était estimé entre 6 et 9 millions de livres.
    "C'est fantastique. Il a battu le précédent record de près de deux millions de livres", a déclaré Anthony Philips, directeur des objets d'art russes chez Christie's.
    Au vu de la demande des collectionneurs russes qui sont entrés dans l'arène depuis environ 5 ans, "c'est un prix réaliste et normal", a observé Alexis de Tiesenhausen, responsable de l'art russe chez Christie's.
    Le précédent record pour un objet russe vendu aux enchères (hors peinture) était également détenu par l'oeuf d'hiver Fabergé, vendu par Christie's à New York en 2002 pour 9,58 millions de dollars (6,62 millions de livres).
    La maison Fabergé a réalisé une cinquantaine d'oeufs pour la famille impériale russe, une tradition lancée en 1885 par le tsar Alexandre III qui a offert à son épouse, la tsarine Maria Fedorovna, un premier oeuf précieux pour Pâques.
    Fabergé a par ailleurs fabriqué d'autres oeufs de ce standard "impérial" pour des clients privés, dont seuls 12 étaient connus des spécialistes jusqu'à la découverte de l'oeuf Rothschild.
    Acheter des oeuvres d'art pour faire oublier des privatisations opaques Le magnat russe du pétrole et de l'aluminium Viktor Vekselberg avait acquis en 2004 quinze oeufs Fabergé impériaux auprès de la famille américaine Forbes pour les rapatrier en Russie. Et Alicher Ousmanov, milliardaire russe des métaux, a racheté cette année la collection de peintures Rostropovitch dans le même but.
    Derrière les proclamations de patriotisme, ces hommes d'affaires, qui se sont souvent enrichis à la faveur des privatisation opaques des années 1990, veulent surtout "acheter leur rédemption" et s'épargner des problèmes avec les autorités russes, explique Chris Zakheim, propriétaire d'une galerie spécialisée dans les antiquités russes.
    "Ils achètent de l'art, le donnent à un musée russe, et sont pardonnés, c'est un système fantastique", dit-il.
    Christie's et Sotheby's tiennent cette semaine leur plus importante série de ventes d'objets, peintures et icônes russes en valeur. Sotheby's a annoncé avoir déjà battu son record pour des ventes russes, totalisant mercredi 38,65 millions de livres.
    Rothschild - Famille aux origines juives ashkénazes et aux nationalités multiples (allemande, française, britannique,etc.), les Rothschild se sont illustrés depuis le XVIe siècle dans les domaines de la banque et de la finance. Le patronyme fut adopté par leur ancêtre Isaac Elchanan, qui emprunta son nom de famille à la petite maison étroite qu'il occupait avec sa famille dans la Judengasse (rue des juifs) de Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Le nom Zum roten Schild, c'est-à-dire en français : « À l'Écusson rouge », ou encore, « À l'Enseigne rouge », donna ainsi naissance à un nouveau patronyme : « Rothschild ».
    Le 29 septembre 1822, l'empereur d'Autriche François Ier éleva au rang de barons, les cinq fils du fondateur de la dynastie, Amschel Mayer Rothschild, ainsi que leurs descendants légitimes masculins et féminins portant le nom de Rothschild, sans distinction de nationalité.
    (Jacob) devenu James de Rothschild (1792-1868), banquier
    fondateur de la branche dite « de Paris » fils de Amschel Mayer dit Zum Roten Schild
    épouse en 1824 sa nièce: Betty Salomon de Rothschild fille de Salomon Mayer Rothschild (1774-1855), banquier fondateur de la branche dite « de Vienne », lui-même fils de Amschel Mayer dit Zum Roten Schild et de Caroline Stern (1782-1854) son épouse, (1805-1886), dont Pierre Assouline fait un portrait remaquable dans son dernier livre "Le portrait"

    11 décembre 2007

    Le portrait

    Un bouquin extrêmement bien documenté, à mi-chemin entre le roman et la biographie. Imaginez plutôt : en 1848, Dominique Ingres, le célèbre peintre du Bain turc notamment, peint la baronne Betty de Rothschild, épouse du baron James de Rothschild. Le tableau, magnifique oeuvre du maître, que vous avez pu admirer lors de la rétrospective Ingres au musée du Louvre, ressemble à première vue à n'importe quel tableau de maître. Et pourtant... Pourtant, en 1886, lorsque Betty de Rothschild meurt, son âme va en quelque sorte imprégner la toile, s'y installer, et nous raconter tout ce qui se passe autour d'elle. Cette phrase seule résume l'ensemble de ce bouquin extrêmement bien documenté, à mi-chemin entre le roman et la biographie.
    L'histoire secrète d'un portrait, c'est un peu comme ces mythes et ces légendes, nés d'une réalité désormais fantasmée. Et oui, et si finalement, tous ces tableaux que l'on regarde sans y prêter attention dans les salles de nos musées pouvaient parler, que nous conteraient-ils ? Que se racontent-ils d'ailleurs le soir, quand nos pas ne résonnent plus sur les parquets et que les surveillants rentrent admirer leur poste de télévision ?
    Dès les premières pages, le portrait impose sa présence troublante. Il est ce qui continue à vivre du personnage après sa mort, son tombeau, son âme. Sa voix a le timbre d'une femme d'esprit, avec une sagesse venue de l'au-delà. Comme cette évocation posthume de Betty de Rothschild passe par l'art d'un grand peintre, le livre place l'art au premier plan. Le décryptage du snobisme en est d'autant plus savoureux et mordant.
    L'interview de Pierre Assouline

    L'obsession Vinci

    A ne pas rater en direct ou en postcast sur France Inter le 12 décembre à 13 h 30 : Léonard de Vinci avec Sophie Chauveau.
    Après la passion Lippi et le rêve Botticelli, cette historienne de l'art nous raconte avec bonheur, rigueur et passion les vies des artistes de la renaissance italienne. Elle rend hommage aux hommes qui, il y a cinq siècles, inventèrent la liberté pour les artistes. "Le siècle de Florence", s'éteint avec le plus grand et le plus mystérieux d'entre eux.

    09 décembre 2007

    Patrick Bailly Maître Grand dans les DNA


    Bailly-Maître-Grand de Saturne à Shéhérazade
    vu par Serge Hartmann les DNA
    Mon artiste préféré , je ne peux m'empêcher de vous faire part de l'article.
    Il pratique la photographie en illusionniste du réel, provoquant émerveillement et incrédulité. Patrick Bailly-Maître-Grand fait l'objet d'une splendide monographie qui embrasse trente années de travail.
    Patrick Bailly-Maître-Grand. Photo DNA - Jean-Christophe Dorn
    Je suis de ceux-là qui fuient l'angoisse par la pirouette, la diversion. Mes petits travaux sont des escamotages, des tours de bonneteau au nez de la mélancolie. Ce sont des histoires à la Shéhérazade pour endormir le bourreau. Saturne ne me lâche plus... », écrit Bailly-Maître-Grand, en préambule de cet ouvrage retraçant l'ensemble de son imposant parcours.
    Car PBMG est d'abord et avant tout un bosseur. « Un ermite opérant dans son espace clos », dit-il de lui-même, avant d'asséner son unique ligne de conduite : « Le travail, le travail et le travail ». La clef d'une production qui combine variété des propositions et capacité à surprendre, poésie du visible et magie originelle de la photographie - il débuta en redécouvrant la technique du daguerréotype.
    « On me demande toujours comment je réalise mes photos. Jamais pourquoi », dit-il, confiant combien elles traduisent une urgence de se confronter au réel. « Le monde réel existe bel et bien, il n'est pas, comme certains le prétendent, une illusion de nos sens. Mais méfions-nous, la perception que l'on a de ce monde dépend exclusivement de ce que l'on connaît de lui : on ne voit que ce que l'on sait », écrit encore PBMG.
    Bien qu'abondante, son oeuvre ne trahit aucun essoufflement. Une tenue qui témoigne d'une approche exigeante mais aussi personnelle de la photographie - qui lui vaut d'être présent dans de prestigieuses collections : le MoMA de New York, le Musée National d'Art Moderne, le Fonds National d'Art Contemporain ou la Bibliothèque Nationale (Paris), le Museum of Fine Arts de Houston... (et même chez moi...) PBMG rebondit sans cesse sur de nouvelles pistes, de nouvelles
    « petites cosmogonies ». Ce que confirme cette volumineuse monographie, éditée par Mardaga, avec le soutien de la DRAC Alsace, de la Région et de la Ville de Strasbourg, mais aussi de ses deux fidèles galeries, Baudoin Lebon (Paris) et Lucien Schweitzer (Luxembourg). On y chemine, incrédules et émerveillés, à travers les fragments de séries nourries de cette mélancolie que l'artiste revendique d'un sourire saturnien.
    Car le temps est une donnée essentielle d'un travail qui ajoute à l'empreinte de la lumière sur un support sensible, celle des années laissées sur des objets. Un temps qui convoque souvent formellement celui des origines de la photographie - « J'aurais aimé connaître cette période. » -, de cette sidération provoquée par l'apparition d'une image résultant de ce qu'il appelle « des tâtonnements, des bricolages, des chimères fabriquées dans des usines à gaz ». Il confie ne pas savoir photographier simplement. Et sa formation de scientifique ne lui évite en rien de nombreux errements - « Ça passe ou ça casse ».
    A défaut de savoir où la photographie l'emmène, PBMG sait bien d'où il vient : de la peinture, qu'il pratiqua dix ans. A l'entendre, il ne risque pas d'y retourner. Du moins dans sa déclinaison occidentale verrouillée par l'illusion de la perspective qu'il abomine. Un sentiment qui explique la façon dont il photographie toujours un sujet sur fond neutre, « de façon plate », dans une contemplation intense propre à l'art japonais - « Mes photos sont des haïkus visuels ». Artisan de la lumière, passionné par la cuisine des tirages, par ses "petits jus", PBMG est un inconditionnel de l'argentique en noir et blanc. Le numérique et ses miracles technologiques, très peu pour lui. Il préfère « l'empreinte des choses » à « l'emprunt au réel ». Une position qui participe d'une morale artistique. Et de citer Paul Valéry : « Mélanger le faux au vrai est encore plus faux que le faux ».

    06 décembre 2007

    Le jaillissement de l’art moderne

    Vendredi 14 décembre 2007 aura lieu la prochaine visite guidée par Catherine Koenig au Kunstmuseum de Bâle
    Le jaillissement de l’art moderne

    Rendez-vous à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys à
    14h15, devant la Caisse d’Epargne.
    Parking gratuit souterrain.
    TARIF: 8 € par personne ou
    14 € par couple membre
    + 2 enfants de moins de 16 ans
    10 € pour les non membres.
    Entrée du musée et transport en sus.
    Signalez si vous être possesseur du passmusées
    talon d'inscription à renvoyer avant le 7 décembre 2007

    03 décembre 2007

    Andreas Gurky vu par une participante de l'association

    Devant l'enthousiasme manifesté par Bernadette, je n'ai pu m'empêcher de lui demander de rédiger un texte sur son ressenti de l'exposition, Gursky au Kunstmuseum à Bâle. Le fait qu'il est un des artistes les plus chers de la planète n'est pas un critère favorable à mes yeux, ses photos panoramiques, retravaillées à l'aide d'assistants, certe impressionnantes, sont l'anti-thèse de mon favori Patrick Bailly Maître Grand. Le sentiment de n'être qu'un invisible microbe, perdu dans l'immensité du monde, laisse en moi, une impression de froide analyse avec un capitalisme dominant. Gursky réduit l'humain à sa plus petite dimension, dominé par les puissants et l'argent (pléonasme...), tout en laissant deviner sa grande culture artistique, avec une technique irréprochable. Il a l'art de donner un aspect artificiel a ce qui est naturel et inversement, c'est un habile manipulateur d'images, montreur de notre contemporanité. Je rejoins en cela l'avis de Bernadette "il faut avoir vu Gusky" ....
    Texte de Bernadette R et grand merci à elle.
    Je dois vous avouer que je ne me sens pas très à l'aise en écriture, mais je vais tenter de faire de mon mieux.
    Avant de me rendre à la visite guidée proposée par Catherine au Kunstmuseum, le nom de Andreas Gursky ne m'évoquait pas grand chose. Honte à moi!
    Mais qui est donc ce Monsieur Gursky? La brochure de l'exposition le présente comme étant l'un des photographes contemporains les plus importants dans le monde. Après avoir vu son exposition, je ne pouvais que partager cet avis. Je me sentis envahie par une bouffée d'air frais qui ne m'a pas laissé indifférente. En observant ces photographies, sa renommée internationale ne fait nul doute.
    Il est très difficile de s'exprimer sur cette exposition. Je ne peux pas dire de ces photographies qu'elles sont belles: ce serait bien trop réducteur.
    La brochure de présentation ainsi que les titres des photographies nous annoncent déjà la couleur du personnage. Il y figure très peu d'informations, juste quelques mots, parce ce qu'il le faut bien. Si Andreas Gursky ne nous dis pas grand chose, il nous montre pourtant tellement, il dénonce, il avertit, il nous interroge. Merci pour ce silence qui en dit bien plus que n'importe quel long texte.
    Deux photographies m'ont particulièrement marquée.
    Dans un premier temps, j'ai été très sensibilisée par la série de photographies représentant des spectacles de masse en Asie du Sud-Est. Une vraie marée humaine! De loin, on ne reconnaît même pas qu'il s'agit d'êtres humains; ils sont tellement nombreux qu'on dirait juste des millions de pixels formant tout simplement une image. Pour nous Européen, l'Asie nous semble être un continent si éloigné du nôtre, qu'on y pense à peine et si différent qui laisserait à penser que nous n'avons pas grand chose en commun. Et pourtant, le développement fulgurant de ces pays du bout du monde ont un impact direct et inévitable sur notre société. Ces pays, qui autrefois appartenaient à la catégorie des pays sous-développé font aujourd'hui partie des pays développés. Qui dit pays développé, dit société moderne avec tout le confort qu'il comprend. En Europe, la population compte environ 300 millions d'habitants. En Chine, par exemple, ils ont déjà atteint le chiffre époustoufflant de 1 milliard 300 millions d'habitants. Imaginons juste quelques instants, que chacun de ces individus souhaite mener le même niveau de vie que nous connaissons. Difficile de se l'imaginer pour être honnête. La gestion du nombre nous paraît être encore une vision assez abstraite. Tout les spécialistes nous le confirment, notre société s'appauvrira dans les années à venir. Nous serons désormais obligés de partager les ressources premières avec un nombre de personnes beaucoup, beaucoup plus important que ce que nous avons connu jusqu'à l'instant. Un nouveau combat qui fait déjà saliver le marché de l'offre et de la demande! Cette série de photographies soulèvent bien sûr plusieurs thèmes, mais voilà une des premières réflexion qui m'est venue à l'esprit en la découvrant.
    Une autre série de photographies a également attiré mon attention. Ce fût celle consacrée au thème de la Formule 1. Si l'on sort du contexte de la Formule 1, qu'y voit-on? On y aperçoit 2 équipes de plus 20 personnes en train de travailler pour 1 seule personne. Que peut nous inspirer cette description? Est-ce que ces deux équipes sont-elles en compétition? Si oui, pour gagner quelle course? On peut noter que ces deux équipes sont séparées par une femme? Sa présence centrale n'y est certainement pas innocente. On peut s'interroger quant à son rôle et à sa place dans la composition de l'image. Peut-être que "cette petite plante verte" comme le dit si bien Catherine, est le sujet même de la photographie? L'arrière plan de la scène est surmonté d'une bande de spectateurs. Ces derniers ne sont pas en contact direct avec la scène principale; ils sont séparés par une vitre. Mais qui peuvent bien donc être ces spectateurs? Andreas Gursky ne nous dévoile rien sur cette série F1, laissant ainsi place aux hypothèses, à la réflexion.
    Pour finir, je tiens absolument à souligner l'importance de l'accrochage dans cette exposition. On ressent très bien que l'ordre des photographies ainsi que leurs positions les unes par rapport aux autres ont bien été étudiés. Il n'y a pas de place pour le hasard. Voilà quelques unes de mes impressions.
    Je rentre dans la première salle, qu'est ce que je vois, tout de suite, juste en face de moi? L'intérieur d'un hall d'aéroport affichant sur un immense tableau les destinations de vols. J'ai eus le sentiment que l'image me regardait et demandait:" tu vois, tu as une multitude de choix, dis-moi toi, où souhaites-tu aller?"
    Juste derrière moi, une autre photographie qui elle, me perturbait un peu. Je n'arrivais pas à y situer un environnement, ni un lieu, encore moins un espace. Je suppose qu'il devait y avoir des reflets. J'y vois un immense mur tapissé par de nombreuses boules jaunes brillantes et deux petits hommes perdus dans cet univers qui m'est entièrement inconnu. Une fois de plus, j'ai eu le sentiment que l'image s'adressait à moi en me demandant:"Et toi, où est-ce que tu es?" Puis, je me tourne sur ma gauche et qu'est ce que j'aperçois? Une photographie composée de gigantesques vitraux au plan principal, au bas plan un grand trou qui à été creusé dans le sol et sur la droite deux ou trois petits personnages face aux immenses vitraux. Ici, les vitraux m'évoquent une histoire qu'on raconte, le trou creusé comme si l'on effectuait des fouilles sur son passé et la petite place qu'occupe les quelques hommes face à ces deux grands éléments. Là encore, j'ai eu le sentiment que l'image m'interrogeait:" Et toi, d'où est-ce que tu viens? Quelle est ton histoire? Quelle est ta place dans l'histoire? Quelles sont tes origines?" Comme si ces questions qui semblent être fondamentales étaient nécessaires pour choisir son chemin dans la vie.
    Enfin la quatrième photographie accrochée à droite dans la première salle et qui mène également sur les salles suivantes représente des petits rectangles ayant différentes tonalités de gris. Je ne me suis même pas approchée de la photographie pour lire le titre, puisqu'on se rend très vite compte que cela a peu d'importance chez Andreas Gursky. Qu'est ce que j'y voyais ? Rien, enfin si, un effet trouble; comme pour me dire qu'on ne sait pas où l'on va! La vie ne commencerait-elle pas lorsqu'on peut dire je ne sais pas?
    Lorsqu'on se rend dans la dernière salle, Andreas Gursky nous propose une nouvelle série de photographie. Vue de loin, je n'y voyais que des tâches noires. Ces dernières se répartissaient sur toute la surface de l'image, dans une certaine profondeur. Au premier regard, je dois avouer qu'elles m'effrayaient même un peu. L'inconnu nous fait toujours peur. Ces grosses tâches noirs m'inspiraient la destruction, la maladie, la mort, tels des"boutons purulents" qui envahissent et contaminent tout un corps. Il a fallu que je m'approche du sujet pour me sentir rassurer et constater qu'il ne s'agit finalement que de magnifiques îles qui se situent en Irlande.
    Chers lecteurs, si vous n'avez pas encore vu cette exposition, je vous conseille vivement de vous rendre au Kunstmuseum de Bâle. L'exposition aura lieu jusqu'au 24.02.08. Je serais très ravie de partager avec vous sur le blog vos émotions et points de vue sur les différents thèmes qu'aborde Andreas Gursky.
    images
    provenant de la revue Artinside

    02 décembre 2007

    Vladimir Skoda à Arte

    En 2007, Arte, le centre d’Art et de Technologie des médias de Karlruhe (ZKM), le Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) d’Alsace et le Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines (CEAAC) ont choisi d’impulser une démarche commune devant permettre à l’ensemble des arts plastiques, de la sculpture à l’art vidéo, d’investir les locaux de la chaîne culturelle dans le cadre d’installations temporaires.
    C’est Vladimir Skoda, d’origine pragoise, vivant et travaillant à Paris, élève aux Beaux Arts de Paris, puis à l'atelier du sculpteur César, qui a été choisi, par ces 4 institutions, pour présenter ses œuvres à Arte.
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    L’atrium, le patio, la verrière, accueillent une installation de sphères métalliques polies dont la matière scintillante réfléchit le mouvement perpétuel du monde, telle une vanité géante qui invite à l’introspection.
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    Autour du temps
    Le président d’Arte, Gottfried Langenstein, en contemplant les « boules » se souvient de sa petite enfance, lorsque sa grand’mère, vers Noël, condamnait intégralement une pièce, à l’aide d’une armoire. Lorsque arrivait le jour de Noël, l’armoire intrigante avait disparu, grâce à la complicité d’un voisin. La chambre condamnée offrait à présent, une ambiance de rêve, avec des « boules » scintillantes qui se balançaient à travers la pièce, sans révéler leurs attaches, ce qui augmentaient la féerie du lieu et l’ambiance festive. Il n’est pas sans rappeler que d’illustres rois et princes détestaient les boules au point de les interdire. Gottfried Langenstein les contemple presque avec nostalgie.
    Au premier étage le dispositif « Galiléo – Galilei » transforme la continuité d’un mouvement pendulaire en une succession de passages soudains de la vision à l’éblouissement. Cette modification du cours du temps résulte d’une multiple activité de la forme sphérique du miroir : sa courbure déforme les lignes
    « naturelles » des choses reflétées en inversant leur position par rapport à leur vision normale et elle grossit les dimensions réelles de la boule oscillante qui, malgré sa petite taille en vient à submerger de son éclat tout le champ du visible.
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    Au 2° étage une eau forte sur acier « Parallaxe II » réunit la science et la poésie dont fait œuvre Vladimir Skoda.
    Au 3° étage « le rêve de Kafka » nous conduit dans un univers surréaliste et riche en images sur une sente qui serpente vers cet espace inconnu, impénétrable et pourtant universel : la peur de la mort. A la différence des autres volumes géométriques qui oscillent de manière stable, la sphère en n’ayant aucun point de contact avec le sol (un stratagème ingénieux en donne l'illusion) est toujours en mobilité virtuelle, dès l’approche d’un visiteur, offrant ainsi une illustration de la loi de l’attraction universelle.
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    On ne peut s’empêcher d’évoquer Milan Kundera et l'insoutenable légèreté de l'être, autre compatriote de Vladimir Skoda.
    photos de l'auteur grâce à la courtoisie de Vladimir Skoda voir ici à la galerie Lebon.

    01 décembre 2007

    L'Assemblée Générale Extra-ordinaire et Ordinaire

    Les deux assemblées se sont déroulées successivement le même jour, dans la très belle salle en attique du Triangle de Huningue, en présence d'une vingtaine de membres,
    beaucoup de membres absents avaient donné procuration. Cela a permis d'atteindre le quorum requis bien au-delà de ce qui est exigé. Quorum qui a autorisé l'assemblée et son comité de modifier l'adresse postale à la
    BP 20204 F
    68306 St Louis Cedex
    Après la présentation de l'ordre du jour par le président Jean Marie Bieler, le bilan de la saison 2006/2007, ainsi que les obligations d'usage, telles que bilan, comptes, quitus, réviseurs aux comptes, suivi de la présentation détaillée du blog par moi-même, (750 visiteurs jours), les commentaires de la saison écoulée, conjointement par Catherine et moi-même à l'appui de photos,
    le projet de la nouvelle saison 2007/2008, il a été procédé à la cooptation de 2 nouveaux membres du comité, dans la fonction de trésorier en la personne d'Alain Falch, et de secrétaire Paulette Dri.
    La séance a été levée vers 19 h.
    Tout ce joyeux monde s'est retrouvé devant le verre de l'amitié.
    Ensuite le nouveau comité s'est réuni pour procéder à l'élection du nouveau président Laurent Troendlé
    ,
    Jean Marie Bieler étant nommé président d'honneur.
    Nouveau comité
    Laurent Troendle président
    Jean Marie Bieler président d'honneur
    Christophe Hohler vice président
    Alain Falch trésorier
    Paulette Dri secrétaire
    Hubert Waxelaire secrétaire
    Elisabeth Itti assesseur et webmaster
    Eric Koenig assesseur
    Catherine Koenig intervenante.
    photos de l'auteur - flou volontaire -

    VTS_01_0_NEW
    Vidéo envoyée par Ladilettante

    Assemblée générale 2007, élection d'un nouveau président par le comité

    Léonard de Vinci, pintura e cosa mentale

    La prochaine conférence de Catherine Koenig aura pour thème Léonard de Vinci, pintura e cosa mentale,
    jeudi 6 décembre 2007 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle à Huningue
    Participation : 5 € par personne