Les tableaux d'une expostion
Par elisabeth, 21 février 2008 à 03h :: Musique, Littérature, Architecture... :: #666 ::
Les tableaux d’une « orchestration »
Par notre musicologue préférée Hélène Mouty
« Tableaux d’une orchestration » rendant ainsi hommage à Ravel, à la peinture et à la musique russe.
Les tableaux d'une « exposition » sont à l’origine un cycle de pièces pour piano écrites par Modeste Moussorgski entre juin et juillet 1874, et orchestrées postérieurement par Maurice Ravel en 1922.
Il s'agit d'un recueil de pages juxtaposées avec fantaisie, reliées entre elles par une Promenade, à la manière d'un cycle schumannien permettant à l’auditeur / spectateur de déambuler et de contempler les œuvres de Victor Hartmann (aquarelliste, maquettiste de théâtre et architecte).
C’est une évocation, dit André Lischke, auteur de "histoire de la musique russe des origines à la révolution",
Pour illustrer ces propos, vous pouvez voir grâce aux vidéos ci-contre les 3 dessins originaux proposés par Victor Hartmann lui-même.
Il s’agit d’une esquisse de costume pour le ballet “Trilby” mis en scène par Marius Petipa.
L’extrait traduit le vol du balai que la sorcière a enfourché. Elle disparaît dans la forêt, et la musique se modifie en un lent passage saccadé: la hutte traverse les bois sur ses pattes. Soudain, la sorcière réapparaît dans les airs pour le morceau final.

Dans ce final, la musique représente une fastueuse procession à travers la porte et dévoile une musique à la fois flamboyante et majestueuse.
Avec les influences de Rimsky-Korsakov, Stravinsky et les ballets russes, Ravel trouva dans cette musique une source d’inspiration pour les curiosités modales, rythmiques et harmoniques. Tout en s'inscrivant dans une esthétique indiscutablement française, il su tirer profit de son intérêt pour les musiques de toutes origines. Il conforte aussi l’image d’un musicien toujours épris de rythmes et de musiques folkloriques.
Par notre musicologue préférée Hélène Mouty
« Tableaux d’une orchestration » rendant ainsi hommage à Ravel, à la peinture et à la musique russe.
Les tableaux d'une « exposition » sont à l’origine un cycle de pièces pour piano écrites par Modeste Moussorgski entre juin et juillet 1874, et orchestrées postérieurement par Maurice Ravel en 1922.
Il s'agit d'un recueil de pages juxtaposées avec fantaisie, reliées entre elles par une Promenade, à la manière d'un cycle schumannien permettant à l’auditeur / spectateur de déambuler et de contempler les œuvres de Victor Hartmann (aquarelliste, maquettiste de théâtre et architecte).
C’est une évocation, dit André Lischke, auteur de "histoire de la musique russe des origines à la révolution",
«des “tableaux” correspondant à ses fascinations et à ses archétypes : scènes populaires, univers des enfants, fantasmagories, obsession de la mort, attachement à la grandeur épique de l'ancienne Russie».Moussorgsky ne se contente pas de décrire par la musique les scènes réalistes (un chariot tiré par des bœufs, le marché de Limoges) ou d'inspiration fantastique (l’archétype du gnome se retrouve dans les légendes et le folklore de nombreux pays d’Europe) mais il en donne la vision qu'il en a en tant que "promeneur" visitant cette exposition.
Pour illustrer ces propos, vous pouvez voir grâce aux vidéos ci-contre les 3 dessins originaux proposés par Victor Hartmann lui-même.
Il s’agit d’une esquisse de costume pour le ballet “Trilby” mis en scène par Marius Petipa.
L’extrait traduit le vol du balai que la sorcière a enfourché. Elle disparaît dans la forêt, et la musique se modifie en un lent passage saccadé: la hutte traverse les bois sur ses pattes. Soudain, la sorcière réapparaît dans les airs pour le morceau final.
Dans ce final, la musique représente une fastueuse procession à travers la porte et dévoile une musique à la fois flamboyante et majestueuse.
Avec les influences de Rimsky-Korsakov, Stravinsky et les ballets russes, Ravel trouva dans cette musique une source d’inspiration pour les curiosités modales, rythmiques et harmoniques. Tout en s'inscrivant dans une esthétique indiscutablement française, il su tirer profit de son intérêt pour les musiques de toutes origines. Il conforte aussi l’image d’un musicien toujours épris de rythmes et de musiques folkloriques.
Pour information, après le Boléro de Ravel, qui est le compositeur français qui s’exporte le mieux, Les tableaux d’une exposition est la deuxième œuvre la plus jouée et entendue au monde. Comme d’autres œuvres de Ravel, qui était fasciné par le monde l’enfance, elle a la particularité d’être accessible dès le plus jeune âge en version piano et orchestrale.
Commentaires
1. Le 22 juin 2008 à 12h, par caroline
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