association de l'art à l'œuvre — blog

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31 mars 2008

La rencontre de quelques blogueurs au Louvre

    Vidéo bricolée par l'auteur
Un récit détaillé fait par Louvre-Passion notre hôte, un autre résumé par Alain, un poète , un amoureux de Vermeer.
Notre passage dans la salle Baouit copte et l'apothéose de la visite à mon goût, (il faut venir souvent au Louvre, mais surtout en-dehors des grands week-end, se fixer un thème), la toile et les sculptures d'Anselm Kiefer .

29 mars 2008

L’idée de nature dans l’art moderne et contemporain

Prochaine conférence de Catherine Koenig mardi le 1 avril 2008, à 20 h, dans la salle de conférence du Crac à Altkirch.
De la peinture du paysage réapparu au XVIe siècle, tableaux encadrés d‘or et réinterprétant une campagne domestiquée et nourricière, aux nouvelles manifestations artistiques dans ou sur le paysage, la conférence retrace l’évolution du sentiment de nature et les mutations du regard sur cette thématique qui a émergé au début des temps modernes dans cette époque charnière où la culture urbaine, cartésienne et scientifique a supplanté progressivement la culture populaire, rurale et coutumière. Héritier de cette culture, notre regard et celui des artistes sur la nature et ses représentations artistiques sont en train de se modifier profondément...
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l'arbre de Guiseppe Penone aux Tuileries
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Maman de Louise Bourgeois
photo de l'auteur

26 mars 2008

Salle de Baouit copte

Notre rencontre de blogueurs a débuté par une visite guidée, avec grand talent par Détours des Mondes, qui nous a permis une incursion dans l'art africain, dont elle est une spécialiste.
Nous avons traversé maintes salles, gravi pleins d'escaliers, guidé par Louvre-passion , qui se déplace au Louvre comme chez lui, pour voir une oeuvre installée depuis quelques temps au Louvre, de Daniele da Volterra double face, dont vous trouverez le détail ici, et là Après avoir revisité les "Stars du Louvre" nous nous sommes attardés devant les oeuvres d'une donation. Puis, Louvre-passion nous a fait découvrir un havre de paix la salle de Baouit copte .
Notre pérégrination louvresque s'est achevée en apothéose devant l'installation d'Anselm Kiefer, commentée avec l'érudition qu'on lui connait par Lunettes Rouges.
Cette belle rencontre s'est achevée devant un sympathique déjeuner, loin du tumulte de la foule pascale, dans un agréable restaurant. De nouveaux projets de rencontre se sont échaffaudés spontanément.

25 mars 2008

Anselm Kiefer au Louvre

Lunettes Rouges avec les "blogueurs réunis" sous mon objectif attentif
Anselm Kiefer a installé une peinture originale dans un escalier du Louvre. C'est la première fois, depuis Georges Braque en 1953, qu'un artiste contemporain crée une œuvre pérenne spécialement pour le musée. Toute l'œuvre, si contemporaine d'Anselm Kiefer dit la présence de l'Orient proche, des racines du monde judéo-chrétien, des mythes égyptiens et sumériens. C'est sur ce terrain que le Louvre a engagé cet automne le dialogue avec le peintre.
Découvrir Athanor, Hortus Conclusus et Danaé exige de se perdre au préalable dans les salles du département des Antiquités orientales entre Egypte, Mésopotamie et Iran. Puis, en haut de l'escalier nord, l'ensemble composé d'une toile et de deux sculptures se dévoile enfin, isolé de toutes autres œuvres. Le choc n'en est que plus saisissant, à la mesure du talent de Kiefer.
Athanor
Athanor, la toile rappelle "J'ai vu le pays du brouillard, j'ai mangé le coeur du brouillard" dédiée à Ingebord Bachmann, vu à Monumenta, même corps allongé, immobile, mais au crâne nu, livide, la tête plus basse que le corps, comme dans une position de méditation ou d'abandon total, le corps flottant, se détachant sur la terre ocre rouge, une ligne verticale jaillit du centre du corps rejoint une immense nébuleuse grise et blanche tel un vortex, à l'image des toiles de constellations; au centre une pluie d'or, un soleil, puis une ligne horizontale, une inscription juste en-dessous, divise la toile, au-dessus la nébuleuse blanche se partage, permettant d'imaginer une sorte de croix. Autoportrait de l'artiste ? Evocation de la mort ? Thème récurrent chez Kiefer qui nous renvoie à une réflexion sur nous-mêmes.
Danae
A gauche, dans une niche, Danaé, empilement de livres de plomb au dessus desquels se dresse une immense tige de tournesol, ensemble monochrome gris clair parsemé de pépites de tournesol tombées sur les livres. On songe évidemment à la pluie d'or du tableau, mais aussi à la magnifique bibliothèque de plomb et de verre de Chute d'étoiles. La fascination d'Anselm Kiefer pour les livres est profondément ancrée dans sa pratique artistique. De son propre aveu, s'il n'avait été peintre, il aurait été écrivain. La littérature est pour lui un territoire inépuisable pour la création de ses oeuvres plastiques.
    Hortus conclusus
    A droite, Hortus Conclusus est un bouquet de douze tournesols dont les fleurs desséchées sont tournées vers le bas. Certaines ont la tige brisée. Elles ont poussé sur un sol de glaise, magmaesque, presque un tas de boue. Sa fascination pour la nature, l'architecture naturelle des plantes suscite une admiration presque enfantine chez l'artiste. Ses oeuvres proposent de reprendre contact avec la nature, les éléments naturels : l'argile, l'eau, le bois, les feuilles, mais aussi la cendre etc... Chacune de ces sculptures semble répondre à la toile placée au centre. L'impression morbide est très forte.
    Le mythe, la subjectivité, la passion... grâce à l'apport de l'art conceptuel, mais avec des moyens essentiellement picturaux, Kiefer tente de déconstruire et de mettre à plat un sujet délicat et ambigu : le concept de germanité, profondément enraciné dans l'idéologie allemande et mis à mal après la Seconde Guerre mondiale, pour dégager une nouvelle identité, débarrassée d'une connotation excessivement idéaliste et inhumaine, purifiée de ses tabous et de ses refoulements, déculpabilisée. De plain-pied dans l'histoire mais se situant dans le présent, l'œuvre de Kiefer, est la pluspart du temps de dimensions monumentales.
        Dérangeante et complexe, l'œuvre de Kiefer, en ne privilégiant pas la forme par rapport au contenu, en s'interrogeant au contraire sur le rôle de l'art dans la société, et de la responsabilité de l'artiste, sans en nier l'aspect esthétique, a réhabilité une peinture « porteuse de sens ».

    24 mars 2008

    n° 6 Louvre et Araignée

    Su-Mei Tse / Virginie Yassef au CRAC Altkirch

    Su-Mei Tse / Virginie Yassef
    Some Magical Clangs
    Su-Mei Tse Mistel
    Yassef Apache
    4 juin – 14 septembre 2008
    Vernissage-Garden Party le mercredi 4 juin à partir de 19h30
    Comme chaque année, en parallèle de la foire d’art contemporain ArtBasel, des navettes gratuites partiront de la foire de Bâle à 19h (devant le Swissôtel Le Plaza, retour prévu à 23h).
    Poursuivant sa dynamique d’accueil en résidence et de production d’œuvres, le CRAC Alsace invite Su-Mei Tse (née en 1973, vit au Luxembourg) et Virginie Yassef (née en 1970, vit à Paris) pour une exposition à la fois personnelle et commune, élaborée en étroite collaboration.
    Au travers d’une trentaine d’œuvres, regroupant vidéos, installations, sculptures et photographies, Su-Mei Tse et Virginie Yassef dressent leur état des lieux du monde. Tantôt graves, tantôt oniriques, toujours poétiques, les deux univers pointent, chacun à leur manière, les distorsions et les non-sens, les surprises et les aspérités qui jalonnent le quotidien. Quand Su-Mei Tse expérimente un langage qui se veut universel, à la croisée entre le gestuel, le sonore et le cinématographique, Virginie Yassef transforme les éléments de la réalité en objets ou scénarios merveilleux.
    L’ensemble de l’exposition alterne des espaces conçus pour une seule œuvre et d’autres où les œuvres des deux artistes se mêlent et se répondent. Elle est l’occasion de découvrir des pièces nouvelles, dont certaines ont été spécialement conçues en fonction de l’exposition et du lieu. Ainsi, Su-Mei Tse imagine des pièces pour les escaliers. Virginie Yassef retrouve quant à elle dans l’un des murs du CRAC la trace d’un animal préhistorique...
    Dans l’auditorium, les artistes ont imaginé ensemble une séance visuelle et sonore regroupant des extraits de films, d’enregistrements, de documentaires, qui prolongent leur dialogue par une ouverture polyphonique sur d’autres artistes, d’autres formes et d’autres univers.
    L’exposition s’accompagne d’événements : musique avec le compositeur Jonathan Pontier(le 21 juin) et danse avec la compagnie Ostéorock (le 11 juillet).
    Elle est également l’occasion pour Virginie Yassef de publier un catalogue.
    Project Room n°3 : Beat Lippert……………………………………………………………………………………………… Affirmant sa volonté de soutenir la création émergente, le CRAC propose de découvrir, dans le cadre d’un Project Room, le travail d’un(e) jeune artiste récemment diplômé(e) d’une école d’art allemande, française ou suisse.
    Le Project Room n°3 est consacré à Beat Lippert, diplômé de la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève en 2007.
    Le point de départ du travail de Beat Lippert est l’archéologie ; plus exactement ses procédures : la recherche, le prélèvement, la copie, la conservation, l’archivage et l’exposition. Au CRAC Alsace, il présente une nouvelle version de son travail sur la maquette :
    Matrice of Hypotheticity N°3.

    Dimanche Tuileries

    22 mars 2008

    Joyeuses Pâques

    Ce retable se trouve au musée Unterlinden de Colmar, après la 1° ouverture :
    Dans l’Annonciation, Grünewald reprend l’iconographie traditionnelle de l’Ange Gabriel surprenant la Vierge en pleine lecture. Le mouvement dramatique des deux personnages, littéralement plaqués au premier plan, tranche avec l’atmosphère de calme et de sérénité qui les entoure. Reprenant le parti de la concordance entre l’Ancien et le Nouveau Testament, Grünewald représente dans l’angle gauche du tableau le prophète Isaïe qui avait annoncé l’événement, traité en grisaille comme une sculpture décorative de la voûte.
    Dans la partie centrale, le Concert des Anges a fait l’objet de plusieurs interprétations par les historiens de l’art : selon les uns, il se présenterait comme un hymne à la Nativité, selon les autres, il symboliserait l’attente de la Nativité, la Madone au jardin en étant l’accomplissement ; pour d'autres encore, la chapelle dans laquelle sont regroupés la Vierge et les anges musiciens serait une vision poétique du Temple de Salomon ; on a voulu voir également dans le Concert des Anges une illustration du monde du mal. Enfin, dans le panneau de la Résurrection, se mêlent les mystères de l’Ascension et de la Transfiguration. Ces trois éléments consécutifs de la vie du Christ se conjuguent en une représentation unique.
    Pâques, ou de pâques, est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion (du grec "pathos" : le fait de faire l'épreuve, l'expérience de) et sa crucifixion le vendredi saint, veille du sabbat. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.
    Pâque, de l'hébreu Pessah « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte. Ce mot a servi à désigner la fête chrétienne car, d'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 8 jours) qu'eut lieu la résurrection de Jésus. La forme « Pâque » est utilisée pour désigner cette fête dans les Églises orthodoxes.

    19 mars 2008

    Sommaire

    18 mars 2008

    Deux artistes à rencontrer

    L'association vous propose de découvrir à Strasbourg
    lors de la prochaine visite guidée par Catherine Koenig le samedi 29 mars 2008 de 10 h à 16 heures.
    au
    1 - CEAAC où est présentée l'exposition du plasticien photographe
    Patrick Bailly Maître Grand
    2 - la visite de l’atelier de l’artiste Daniel Depoutot
      RDV à 9h00 sur le parking de l’Office du Tourisme
      Maison de Haute Alsace à Village Neuf.
      ou Mulhouse selon participants
      Covoiturage, déjeuner libre.
      TARIF: 12 € par personne ou
      19 € par couple adhérent
      14 € pour les non membres
      Visites guidées du CEAAC et des ateliers comprises
      TALON à RENVOYER AVANT LE 20 mars 2008
      dont vous pouvez trouver un modèle dans les liens du blog.
      à
      Office du Tourisme de Haute Alsace
      81 rue Vauban
      68128 VILLAGE NEUF
      Tél. +33 (0)3 89 70 04 49
      chèque à l'odre de l'association

      16 mars 2008

      Week-end de l'art contemporain en Alsace

      12 mars 2008

      Gerhard Richter chez Frieder Burda

      L'exposition débute avec une tableau de neige, suivit de toiles de gris, qui font penser au noir de Soulages, sans cet éclat, mais tout en nuance, montrant l'état d'angoisse de l'artiste.
      Si ses peintures étaient de la musique, leurs partitions pourraient porter la signature de Bach. Structure, tempo, variation - tout y est ! Peu de peintres nous ont surpris par une telle richesse. L'oeuvre de Gerhard Richter regorge de passion contrôlée, de couleurs, de perspectives décalées et de flous intrigants. Il ne ressent pas le besoin de revendiquer, ni de militer, cela se voit clairement dans la toile, consacrée à la cellule de Ulrike Meinhof, qui avait été retrouvée pendue dans la prison. Il ne juge pas, il témoigne, un fond de fenêtre enfoui sous un blanc de neige, un blanc pur sur un fond gris sombre, un jet diffus en haut à gauche.
      Elle contraste singulièrement avec une de ses toiles les plus connue, propiété de Frieder Burda,
      une bougie,
      seule, paisible, recueillie, d'une chaleur lumineuse, à l'apparence d'une photo, elle dégage une aura inéluctablement d'époque baroque, elle est accompagnée d'une toile venant de la collection Böchmann, crâne avec bougie, vanité, exprimant l'éphémère, célèbre parce qu'elle a servi de couverture de pochette d'un célèbre groupe de rock new-yorkais.
      Ses peintures passent de la grisaille, où il s'inspire de photos, prises par lui-même, où de paysage, de forêts, de jungle, de montagne, de paysages dignes de DC Friedrich, de portraits de famille, un tryptique de maquette d'une ville, des photos collages servant de modèle à des toiles peintes à l'huile exprimant les étapes de sa vie sentimentale.
      Les grands formats du rez-de chaussée, tel son hommage à Courbet, où il exprime une violence à couper le souffle, des couleurs superposées, fondamentales, rien n'est paisible, il tente de donner forme à l'invisible, des traces de jaune, de noir, des surfaces crevassées, dynamytée, il donne libre cours à l'expérimentalité des couleurs, est-ce une parodie de l'expressionisme abstrait ? Il se trouve sur les mêmes cimaises que les 3 immenses toiles
      Grad - Stand - Schräge,
      où l'on peut imaginer des sous-bois aux couleurs estompées, couches après couches d'une spontanéité, travaillées au couteau verticalement et horizontalement. C'est la collection privée Frieder Burda à Baden-Baden que Gerhard Richter a choisi pour exposer une sélection d'oeuvres couvrant 40 années de peinture, une soixantaine de toiles, dont 40 provenant de collections privées, notament de la Collection Bockmann de Berlin et la collection Ströher de Darmstadt. Et à 75 ans, l'homme en a fini avec les grands débats. Richter alterne gris et couleurs, figuration et abstraction. Il est autant critiqué qu'adulé pour son inconstance. L'art, pour Richter, est une chose très particulière. Silencieux, raffiné, envoûtant comme ses paysages, il cultive le doute, à l'extrême. Il considère ainsi chacune de ses peintures comme un défi. Certaines oeuvres sont d'une complexité troublante, d'autres, d'une telle simplicité, qu'il semble que le peintre veut nous dévoiler sa palette virginale, nous faire plonger dans les couleurs et rien d'autre ! Et d'ajouter
      "ce n'est pas moi qui dépenserait des millions pour acquérir l'une de mes oeuvres".
      vidéo de l'auteur

      08 mars 2008

      Week-end de l'art contemporain en Alsace

      Télécharger ici le programme complet
      Circuits gratuits en bus
      Samedi 15 mars et dimanche 16 mars 08
      Journées de découverte du Réseau art contemporain Alsace sous la forme d’un circuit gratuit en bus au départ de Mulhouse et de Strasbourg sur un itinéraire reliant de nombreuses structures d’art contemporain de la région.
      Au départ de Mulhouse le samedi 15 mars
      9h : Rendez-vous devant la gare SNCF à Mulhouse
      10h : Visite du Frac Alsace à Sélestat
      12h30 : Visite de l’espace Stimultania à Strasbourg
      Déjeuner indien – Projection (à Stimultania)
      14h30 : Visite du Musée d’Art Moderne et Contemporain à Strasbourg
      Parcours libre
      16h30 : Visite du Syndicat Potentiel à Strasbourg
      18h : Départ / retour à Mulhouse
      Au départ de Strasbourg le dimanche 16 mars
      9h : Rendez-vous devant le Musée d’Art Moderne et Contemporain à Strasbourg
      10h : Visite de l’Espace Lézard et de l’Espace d’art contemporain André Malraux à Colmar
      Déjeuner libre
      14h : Visite du CAC La Fonderie et des Ateliers Pédagogiques d’Arts Plastiques à Mulhouse
      15h30 : Visite de la FABRIKculture à Hegenheim
      17h : Visite du CRAC Alsace à Altkirch
      18h : Départ / retour sur Strasbourg
      Inscription sur réservation obligatoire,
      contacter Nathalie Le Berre / coordinatrice du Réseau au : 03.88.58.87.55 ou par mail : nathalie.le.berre@culture-alsace.org

      07 mars 2008

      Douleur, extase et volupté

      Voici ce qu'en dit le très sérieux Guide Bleu :
      ce n'est pas très glamour : Eglise San Francesco a Ripa
      Reconstruite au XVIIe s, occupe l'emplacement de l'hospice
      S. Biagio où séjourna St François d'Assise.
      De l'intérieur assez laid, on ne retiendra que (4° chapelle g)
      la statue de la bienheureuse Louise Albertoni ** oeuvre du Bernin (1674), qui par sa composition scénique et son exécution d'une virtuosité éblouissante, est à rapprocher de la Ste Thérèse de S. Maria della Vittoria.
      le pudique Gallimard :
        La "bienheureuse Louise Albertoni", Comme à Santa Maria della Vittoria, le Bernin a ménagé à la Chapelle de la Madonna dell'Orto (faux), divers effets lumineux. Ainsi une lumière indirecte tombe sur la statue, au drapé mouvementé, de la bienheureuse agonisante. Le corps repose sur un matelas de marbres polychromes ourlé de franges de bronze doré. Au-dessus, un tableau de Baciccio (la Vierge à l'enfant avec Ste Anne) révèle la vision de la bienheureuse.
        Dans la 1° chapelle il y a une naissance de la Vierge du français Simon Vouet.
        Et pour mon amie genvoise d'origine italienne .... :
        les nombreux monuments funéraires font penser à cette chronique italienne rapportée par Stendhal :
        A minuit, dans cette même église éclairée par un millier de cierges, une princesse romaine fit célébrer un office funèbre pour l'amant qu'elle allait faire assassiner...
        Le Hachette :
        Je vous la fais courte : Une oeuvre à elle seule, justifie la visite : l'éblouissante statue de la bienheureuse Ludovica Albertoni, du Bernin, dans la
        chapelle Altieri (4° gauche) coup de chance c'est la même.
        Et en fin lu sur un blog :
        La bienheureuse Ludovica Albertoni, dont la statue immortalisée par Bernin en 1674 gît à Rome dans l'église San Francesco a Ripa, ne lasse de me séduire et de m'intriguer.
        D'un côté, l'explication officielle mettra abondamment en valeur la vie exemplaire de cette femme qui consacra sa vie au secours des pauvres du Trastevere. Toujours selon l'hagiographie officielle, c'est alors qu'elle allait être terrassée par la fièvre qui devait l'emporter en 1533, que Ludovica trouva réconfort dans l'Eucharistie, en attendant impatiemment la mort pour s'unir au Christ.
        Les convulsions du corps alangui de la sainte sont, toujours selon ces sources, les signes de l'extase qui la gagne au fur et à mesure que s'approche le moment de sa délivrance dans la mort. Ludovica se laisse emporter par la vague de plaisir qui submerge sa douleur. Quant à l'artiste, le Bernin, les critiques mettront sur le compte de l'âge (c'est sa dernière oeuvre), l'expression jugée excessive de pathos.
        La bouche entrouverte, les yeux clos, plaquant le drapé au bas des côtes avec sa main gauche alors qu'elle se caresse le sein de sa destre, les genoux légèrement desserrés, tout dans sa posture n'est qu'abandon et jouissance. Et comment croire, sous le soleil de Rome, que les traits transfigurés de la sainte désignent l'extase mystique qui illumine, et non pas, plus trivialement, le plaisir qui inonde ? Equivoque sublime où le Très-Haut scelle une alliance inattendue avec sa créature, où le plaisir devient trait d'union entre l'esprit qui reçoit et le corps qui se donne... à moins que ce ne soit l'Esprit qui se donne et le corps qui reçoit.
        Pour ceux qui aimeraient fréquenter d'autres figures de l'ambiguïté :
        1. L’extase de Sainte Thérèse d’Avila, à la chapelle Cornaro, Sainte-Marie de la Victoire, Rome, 1645 (photo ci-dessous). Pour une interpréation sensible et sensuelle, je vous renvoie au très beau texte de Katrine Alexandre -- alias Mademoiselle K -- initulé "Jouissance et Sainteré" et paru dans la "Vénus Littéraire
        ".
        photos de l'auteur sauf la 2°

        05 mars 2008

        Art et Machines

        Vendredi 14 mars 2008 de 17 h à 19 heures visite guidée par Catherine Koenig à la Fondation Tinguely de Bâle : Exposition Art et Machines.
        « La relation entre l’art et la machine ne présage pas nécessairement une cohabitation harmonieuse, et l’accouplement de ces deux termes semble être contradictoire. Si l’on accepte la théorie générale que ce sont les artistes et non les machines qui sont les concepteurs et créateurs d’œuvres d’art, alors la distinction entre les deux ne pourrait être plus grande. »
        L’artiste ne pourra jamais disparaître tout à fait de l’œuvre d’art. La machine peut produire de l’art sans sa présence mais jamais sans ses idées. (K. Dohm et H. Stahlhut, Kunstmaschinen Maschinenkunst, cat. exp., Kehrer-Verlag, 2007/8)
        RV à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys
        à 15h30, devant la Caisse d’Epargne. Parking gratuit souterrain à Saint Louis.
        TARIF : 16 € par personne
        26 € par couple membre
        18 € pour les non membres.
        Pass musée accepté (- 5€). Entrée du musée comprise. transport en sus.
        TALON à RENVOYER AVANT LE 8 MARS 2008

        04 mars 2008

        Musées secrets

        03 mars 2008

        Raphaël, à la recherche du visage idéal

        Prochaine conférence de Catherine Koenig :
        Raphaël, à la recherche du visage idéal (1483-1520).
        Jeudi le 6 mars 2008 à 20h, à la salle de l’Odéon au Triangle de Huningue
        Participation : 5 € par personne
        Rares sont les peintres avant et après lui qui ont autant contribué à enrichir ce qu'on pourrait appeler le langage visuel courant de notre civilisation. Raphaël a marqué de son empreinte un certain nombre de poses, de mimiques, de gestes, de mouvements et les a rendus citables, il a donné une forme visible aux relations entre les hommes, les situations historiques et les manifestations du divin. Dans la mémoire collective son nom est associé à l'image de la Madone.
        Peintre de la cour pontificale, dans sa confrontation avec Michel Ange, depuis Florence, il a été le créateur de la Renaissance romaine. Dans ses peintures à fresques, comanditées par Jules II, il développe un nouveau style de peinture murale, créant un univers de figures et de scènes allégoriques et historiques. Avec Bramante et Michel Ange, il confère à la figure de Jules II cette aura du "pape de la renaissance".