association de l'art à l'œuvre — blog

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24 avril 2008

Robert Stephan vu par Catherine Koenig

L’action se situe chez Robert Stefan à Kertzfeld , dans la pièce claire de l’atelier, celle qui s’ouvre sur l’entrée.
Les protagonistes : Laurent Troendle, président, photographe pour l’occasion, Robert Stephan, plasticien, sans qui l’histoire ne pourrait se dérouler, Catherine Koenig, historienne d’art, intervieweuse et metteur en scène et en pages de l’histoire. Moi-même omiprésente, je vous le donne en mille , sous la forme du magnétophone que Robert Stephan prendra pour un téléphone portable, pendant toute l'action.
Le pitch :
C’est une belle journée de février, la lumière est radieuse. Laurent Troendlé photographie les ateliers successifs du plasticien sculpteur, situé dans la grange immense de cette ferme de la plaine alsacienne, non loin de Strasbourg. Catherine d'une voix assurée et mélodieuse commence son interrogatoire :
Un jour, il y a plus d'une trentaine d'années, il fallait à Robert du bois pour l'hiver ..... et alors et alors....
La suite vous pouvez en prendre connaissance grâce au cahier d’atelier number two (pour ceux qui regardent le journal de canal) écrit avec son talent habituel par Catherine Koenig, que vous pouvez acquérir au prix exceptionnel de 5 €, à la 25e foire du livre de St Louis, présidée cette année par
Jean d’Ormesson.
Catherine Koenig sera présente pour la dédicace, au stand des Editions de St Louis. Pendant l’année il sera en vente auprès de l’association, au Crac d’Alkirch etc…,
comme le 1° cahier sur Patrick Bailly Maître Grand qui exposera à partir du 6 mai à la Galerie Baudoin Lebon à Paris, vernissage le 6 mai de 18 à 21 h,
ainsi qu'à la Galerie Lucien Schweitzer, 24 Av. de Monterey. 2163 Luxembourg
Exposition du 14 Mai au 30 Juin 2008.
Vernissage Mardi 13 Mai ( 18-21h.) .
Sa compagne Laurence Demaison aura son exposition personnelle
du 9 mai au 19 juillet à la galerie Esther Woerdehoff, 36 rue Falguière 75015 Paris
Vernissage mercredi 7 mai 18 - 21 h
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invitations aux vernissages
Le prochain cahier sera consacré à Daniel Dépoutot, qui d'ores et déjà annonce ses journées portes ouvertes au mois de mai,
10 rue du port du Rhin à Strasbourg (date à confirmer - en face de la malterie).
L’année 2007 a permis une visite très joyeuse dans la forêt de Kertzfeld chez Robert Stephan, les heureux participants s'en souviennent encore.

23 avril 2008

La Lorelei

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Heinrich Heine
clic sur l'image
À l’origine, la Loreleï a été conçue pour symboliser l’amour passionnel dans la littérature : dans une ballade (Zu Bacharach am Rheine..., 1801) du poète rhénan Clemens Brentano, la Lorelei apparut d’abord comme le nom d’une femme. « Laure Lay» a été trompée par son amant. Sur le chemin du cloître, elle veut jeter un dernier regard du rocher sur son château. Alors qu’elle pense voir un bateau s’éloigner, elle tombe dans le fleuve.
Brentano a écrit plusieurs variations du thème de la Loreleï. Le motif d’une femme blonde et malheureuse qui se peigne sur un rocher apparaît pour la première fois dans son conte rhénan à partir de 1810.
Plus tard, elle passa d’un fantôme à une femme fatale. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle prit la fonction pour quelques poètes de symbole national semblable aux Valkyries. La littérature du XXe siècle se détourna de cette interprétation.Elle apparait sous de nombreuses formes dont certaines sont ironiques, et perpétue ainsi le mythe de la Lorelei.
En France, elle est surtout connue au travers du poème de Guillaume Apollinaire, La Loreley, que l'on retrouve dans le recueil Alcools, ou encore dans Lorely de Gérard Labruni dit Gérard de Nerval lors du récit de son voyage sur les bords du Rhin. Alors, que pour d'autres, plus intéressés par la musique que par la littérature, Lorelei, la fée du Rhin, sera évoquée à travers des chansons comme Lorelei Sebasto Cha de Hubert Félix Thiéfaine, Laura Lorelei de Jacques Higelin, Loreley du groupe allemand Dschinghis Khan mais également par des artistes tels que The Pogues, Cocteau Twins, Theatre Of Tragedy, Styx… Dans un autre registre, l'auteur de bandes-dessinées belge, Roger Leloup, y fait de nombreuses références dans l'album No. 2 de Yoko Tsuno: "L’Orgue du diable".
Le rocher schisteux Lorelei se situe dans la Vallée romantique du Rhin (à environ 25 km de Rudesheim et à environ 35 km de Coblence ) s'élève à 132m au dessus du fleuve. A ses pieds, le fleuve se resserre et se creuse jusqu'a une profondeur de 22m. Jusqu'au 19ème siècle le passage était très risqué pour les bateaux , en raison des écueils et des tourbillons. Ce rocher est aussi connu pour avoir un bon écho, que l'on interprétait dans le temps comme la voix d'une belle sirène "la Lorelei" .
La légende dit, que la belle Lorelei charmait les marins par son chant magique, et ceux-ci fascinés par ce chant oubliaient les dangereux tourbillons et récifs. Leur bateau alors livré à lui même se brisait et sombrait dans la fleuve.
vidéo de l'auteur

Fresques constantiniennes

Au milieu de la cathédrale de Trèves, on découvrit à l'occasion de fouilles dans les années 1945/46 - 1967/68, environ 3.50 en-dessous du sol actuel de l'église, une salle à peu près rectangulaire d'un palais d'habitation richement décoré. A peu près la moitié des fresques ont pu être récupérées. Le plafond étant partagé en 15 cassettes, six tableaux ont pu être reconstitués jusqu'en 1950, le reste en 1983.
Ce plafond montre en échiquier 8 tableaux avec des amours dansants, et 7 tableaux avec des portraits surdimensionnés. Le plus remarquable des tableaux des amours dansant, encadré d'une bordure de tresses dorées, montre Amour et Psyché.
Les quatre tableaux surdimensionnés montrent 4 femmes auréolées, portant de nombreux joyaux. Les 3 autres des personnages masculins, sans auréoles, le n° 12 montre un philosophe avec un rouleau manuscrit.
Personnages symboliques ou portraits de la maison impériale ?
Th.K. Kempf dans son interpretation suggère qu'il s'agirait : pour la dame avec le voile, de Flavia Helena mère de Constantin. Toujours d'après lui la dame avec le coffret de bijoux Constantia, la demi-soeur de Constantin. La jeune femme à la couronne de fleurs et à la lyre, serait une représentation de la jeune Hélène, femme de Crispus, fils de Constantin, tandis que la dame au miroir serait Flavia Maxima Fausta épouse de l'empereur.
Les amours dansant tiennent à la main des objets : cornes d'abondance, globe, encensoirs et coupes, pour certains vêtus de tissus pourpres. Une fresque à la gloire de l'élément féminin du temps de Constantin, tempéré par le philosophe ? Un ensemble qui symbolyse le bonheur et le pouvoir impérial. Ces fresques, supposées datées du 1° tiers du 4° siècle, sont conservées au musée de la cathédrale de Trèves.
photos & vidéos de l'auteur

14 avril 2008

Maan Asema

Prochaine visite guidée par Catherine Koenig au CRAC Alsace à Altkirch, à l'exposition temporaire, Maan Asema la position de la terre vue par la jeune scène finlandaise
samedi 26 avril 2008,
TARIF : 10€ par personne
ou 16€ par couple adhérent + 2 enfants de moins de 16 ans
12€ pour les non membres
TALON A RENVOYER AVANT LE 20 AVRIL 2008
accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association,
à l'Office du Tourisme de Haute Alsace
81 rue Vauban 68128 VILLAGE NEUF
Tél. +33 (0)3 89 70 04 49.
RDV à 13h30 sur le parking de l’Office de Tourisme
- Maison de Haute Alsace à Village Neuf,
et à 14h au CRAC Alsace à Altkirch

13 avril 2008

Soutine et le modernisme

Jusq'au 6 juillet.
N'oubliez pas Soutine au Kunstmuseum de Bâle. L'exposition m'a parue bien terne à côté de celle de la Pinacothèque de Paris. Les toiles sont confrontées avec d'autres, de ses contemporains, issues de la collection Obersteg.

11 avril 2008

Exposition collective d'anciens élèves de Thomas Ruff

Jusqu'au 27 avril 2008 à La Filature, Entrée libre
Natalie Czech, Martin Denker, Katlen Hewel, Vanessa Jack, Julia Kernbach, Liza Nguyen, Thomas Neumann
Ces jeunes artistes, qui affirment aujourd'hui leur propre style photographique, ont suivi l’enseignement du célèbre Thomas Ruff à l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf.
L’histoire de cette académie est jalonnée des plus prestigieux noms de la photographie. De 1976 à 1996, Bernd Becher y forme trois générations de la plus haute qualité artistique : Andreas Gursky, Candida Höfer, Axel Hütte, Thomas Ruff, Thomas Struth... Thomas Ruff, qui lui succéde de 2000 à 2005, conserve dans un premier temps les aspects caractéristiques de l’enseignement de son ancien professeur : l’acuité du regard sur les détails de la vie réelle, le choix de sujets photographiques les plus simples et les plus clairs possible, et leur reproduction la plupart du temps en grands formats. Les élèves de Ruff ont intégré des éléments du propre travail du maître : la question de l’original est devenue la construction de l’art. Car, parallèlement à son enseignement, Thomas Ruff se consacre également à la reprise de photographies d’archives anciennes, de collections et de journaux. Il reproduit les images, les transforme à l’occasion, les agrandit surtout à des formats qui, associés à leur disposition dans les expositions et les musées, évoquent les arts plastiques. Il conçoit la photographie comme un « Readymade » au sens de Marcel Duchamp et, au-delà, rappelelle l’inutilité de vouloir à tout prix une reproduction objective.
Natalie Czech, Martin Denker, Katlen Hewel, Vanessa Jack, Julia Kernbach, Liza Nguyen, Thomas Neumann, élèves de Thomas Ruff, ont repris partiellement ce programme à leur compte, dans un esprit de filiation renouvelé. Les travaux de cette nouvelle génération questionnent la représentation de la réalité : que voit celui qui regarde ? Est-ce un faux-semblant ? Est-ce le réel ? La représentation, n'est-elle pas seulement une perception sensuelle et mentale ?
Martin Denker Né en 1976 à Hambourg, Martin Denker étudie les Beaux-Arts de 1996 à 2000 à l’université de Greifswald, puis la peinture et la photographie à San Antonio (États-Unis). De 2001 à 2006, il rejoint la classe de Thomas Ruff à l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf où il est major de la promotion 2006. Il occupe le poste d’assistant de Andreas Gursky de 2002 à 2006. Les travaux hallucinogènes de Martin Denker se distinguent par leurs formes organiques et géométriques aux couleurs acidulées. L’artiste expérimente les nouvelles technologies, croise, ajuste et superpose les couches d’images dans une symphonie visuelle proche du pop art et de certaines peintures surréalistes.
Natalie Czech née en 1976 à Neuss (Allemagne), Nathalie Czech étudie la photographie à Dortmund puis à Zürich. Attirée par la notoriété de Thomas Ruff, elle rejoint l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf en 2000. Major de promotion, elle obtient son diplôme en 2005. Actuellement, elle vit et travaille à Cologne. La matière première de son travail se trouve dans les archives photographiques et les bases de données : l’artiste y collectionne des détails d’images, des fleurs funéraires dans Sea of Flowers par exemple, les découpe et les superpose pour ensuite créer des formes presque tridimensionnelles. Son questionnement sur le temps est omniprésent : temporaire ou éternelle, dans quelle mesure la photographie est-elle une représentation du présent ?
Katlen Hewel née en 1975 à Schwbisch Hall, Katlen Hewel rejoint l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf en 1997, dans la classe de Bernd et Hilla Becher en 1998 et celle de Thomas Ruff en 2000. En 2002, elle est major de promotion. Depuis 2002, Katlen Hewel travaille sur la série super héros à partir de bandes dessinées américaines qu’elle photographie. Projetées sur son propre corps comme une deuxième peau ou un tatouage, ces images qui mêlent étrangement réalité et fiction, interrogent la notion d’identité et la représentation d’un idéal sublimé et dérisoire.
Vanesse Jack née en 1972 en Nouvelle-Zélande, Vanessa Jack suit des études de mathématiques, physique et chimie avant de s’orienter vers l’art. En 1998, elle vient en Allemagne, rejoint l’École des Beaux-Arts Düsseldorf où elle suit l’enseignement de Thomas Ruff de 2000 à 2006. Elle est major de promotion. Actuellement, elle vit et travaille à Cologne. Assemblage de séquences d’un objet ou d’un lieu photographié à différents moments ou à partir de plusieurs perspectives, à la manière d’un kaléidoscope, le travail de Vanessa Jack est d’une géométrie troublante. Comme pris du haut d’une fenêtre, les scènes de rue découpées puis recomposées brouillent les pistes et s’interposent entre le mouvement et l’immobilité, entre le documentaire et la fiction.
Julia Kembach en 1978 à Ravensburg, Julia Kembach étudie à l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf de 2000 à 2006. Elle suit l’enseignement de Thomas Ruff et est promue major de promotion. Actuellement, elle vit et travaille à Düsseldorf. Julia Kernbach photographie la forêt comme un monde impénétrable et mystérieux. Elle superpose les images et accentue la profondeur de la végétation pour en faire un tapis où sont enfouis les souvenirs et l’âme des lieux… L’effet ainsi créé emporte celui qui regarde dans un univers fascinant et féerique.
Thomas Neumann né en 1975 à Cottbus (Allemagne), Thomas Neumann vit et travaille à Düsseldorf et à Tokyo. Il a étudié de 1997 à 2004 à l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf dans les classes de Bernhard Becher et de Thomas Ruff. Il est major de promotion en 2003. À partir de projets de reconstruction de la ville de Dresde dans les années 50, qui n’ont pas abouti et qu’il a retrouvés dans les archives, Thomas Neumann réalise un travail sur l’utopie urbaine. Ses photos, tirages en noir et blanc très contrastés, échappent à la dimension documentaire et ne sont pas sans rappeler l’expression futuriste.
Liza Nguyen née en France en 1979, Liza Nguyen suit les cours de Thomas Ruff à l’École des Beaux-Arts de Düsseldorf en 2006, après avoir obtenu le master de photographie avec félicitations de l’école nationale supérieure Louis Lumière et le master d’arts plastiques avec félicitations de l’université Paris I - La Sorbonne. La composition Naufrage de Liza Nguyen est particulièrement impressionnante. L’artiste est allée aux îles Canaries, sur la plage de Los Cristianos, et a choisi le langage des objets pour décrire cet endroit particulier, véritable interface entre le monde occidental et le tiers monde, lieu d’arrivée et de départ à la fois pour les immigrants et les touristes, sous les yeux de la police et des médias. Ses photographies montrent des séries d’objets ordinaires – vêtements, chaussures, brosses à dents… – isolés ou en situation, comme les habits de travail que l’on distribue aux jeunes réfugiés à leur arrivée : rouge pour les maçons, vert pour les plombiers, bleu pour les électriciens. Frontalement, froidement, elle choisit l’esthétique la plus simple pour l’effet le plus fort.

09 avril 2008

Maan Asema

La position de la Terre vue par la jeune scène finlandaise au CRAC d'Altkirch, jusqu'au 4 mai 2008.
Cette exposition lumineuse rassemble les oeuvres d'une quinzaine d'artistes et mêle photographies, peintures, dessins, sculptures, vidéos et installations. Chaque artiste montre à sa manière sa relation avec la terre, le monde, tour à tour de façon romantique, onirique, humaniste, intimiste, naturaliste, scientifique, dictée à la fois par des questionnements intérieurs et le contexte planétaire inquiétant.
Dans la série photographique, j'ai retenu :
Janne Lehtinen dans son rêve d'Icare avorté, mais aussi Léonard finlandais, situé dans un paysage poétique, où l'inventivité des machines drôlatiques et foisonnantes est jubilatoire. C'est à la fois un autoportrait et une biographie, l'artiste étant le fils d'un célèbre pilote de planeur finlandais.

La vidéo d'Adel Abidin qui, non sans humour, inlassablement tente de nettoyer la banquise, vêtu d'un imperméable et muni d'un aspirateur et d'une caméra.
Dans le registre des sculptures et dessin Petri Eskelinen dans une fabrication d'un bateau posé à même le sol, qui agit sur les mouvement d'une île, mais aussi dans ses dessins :
avec Anti Laitinen évoque le titre du Livre de Houellebecq "La possibilité d'une île". Ce dernier veut tout simplement, à l'instar des performers américains creuser la banquise.
La relation de l'homme avec la nature est le thème central des oeuvres d'Illka Halso Elle imagine des architectures futuristes qui permettent de protéger la nature :
    Et pour la joie des petits et des grands, les sculptures de Kim Simonsson, sorte de mangas finlandais, êtres hybrides à la plastique puissante, qui nous incite à nous poser la question de notre propre perception de nous-mêmes :
    Je termine avec ce portrait de lion en liberté de Heli Silojärvi, qui nous contemple, dans notre zoo humain, ave une sorte d'apitoiement :
    Le 25 avril ouverture de l'exposition dans le cadre de "100 % Finlande"

    08 avril 2008

    Daniel Dépoutot, un magicien, un inventeur un peu fou.

    Que dire de l’atelier de Daniel Dépoutot qui se trouve dans le port du Rhin de Strasbourg, la campagne à la ville en quelque sorte ? D’entrée je suis saisie d’effroi devant l’amoncellement de ferraille, est-ce bien là que nous avons rendez-vous ? Nous sommes les premiers. Par mesure de précaution, je consulte l’adresse enregistrée et le numéro géant sur la façade, pas de doute, c’est bien là. Mais à y regarder de plus près, l’amusement me gagne. Ici et là des sculptures faites avec des vélos, des manches de pioches, tout un matériel hétéroclite, qui visiblement a inspiré l’artiste. Ici je constate que rien ne se perd. Le maître des lieux nous accueille dans son salon de jardin ,
    nous offre gentiment le café, la discussion s’engage. Mais auparavant il est tenu d’enlever ses « oreilles de Mickey » qui lui tiennent lieu de casque pour l’isoler du bruit lorsqu’il soude. Une partie de la troupe étant arrivée, le reste perdu dans les bouchons de l’autoroute, la visite démarre.
    Sa sculpture, qui trône dans le vaste espace de la cour, faite de roues et de cadres de vélos avait été commandée par la ville de Strasbourg, pour le départ du Tour de France.
    Nous pénétrons, dans l’antre de ce Vulcain, maître du fer, absolument pas difforme, Toutes sortes de « bestioles » grouillent sur les établis, fabriqués à partir de chaînes et pédales de vélos, des lézards, des êtres hybrides. Et là c’est un régal, comme un lutin déchaîné, il met en marche au 1° étage ses machines infernales.
    Un regret nous n’avons pas vu le « Dragon » mais la machine à coups de pied est bien présente. , ainsi que les crocs sont en action
    L’atelier est un immense bric à brac de machines infernales où l’imagination fertile de DD le dispute à l’ironie inventive, mais aussi à l’érotisme non voilé.
    Un Luna Park où DD a trouvé autant de manières d’accommoder les restes que de mobiles esthétiques et politiques. Fils spirituel de Tinguely, bateleur moderne, il affectionne tout ce qui est sonore et animé.
    Daniel Depoutot revendique, lui aussi, une étonnante activité de ferrailleur en accueillant dans son atelier « dépotoir » des monceaux de métaux de toute nature et sous toutes leurs espèces : fer, plomb, acier, bronze, brut de fonte ou manufacturés, chromés, nickelés, rouillés, filetés… mais aussi bois, ici des Totentanz,
    là des chimères ; ailleurs des robots, tirant la langue et grimaçant.
    Puis nous partons à l’étage où nous accueille le magasin des fétiches qui était un projet conçu spécifiquement pour le MAMCS dans lequel Daniel Depoutot dresse l’inventaire d’une mythologie personnelle, un univers dans lequel se bousculent des fétiches de toutes natures : idoles, objets érotisés, reliques modernes, produits manufacturés détournés, poupées créées avec habileté à partir de chaussures. Il évoque les poupées de Klee, qui lui inspirèrent cette idée.
    les objets sculpures nous regardent avec ironie.
    Au 2° étage nous sommes confrontés à une autre facette de l’artiste prolifique qu’est DD, des sculptures sur bois, des pans de murs entiers couverts de magnifiques lithographies, hautes en couleurs.
    Il nous explique avec une patience infinie sa démarche, la précarité dans cet endroit insolite, qui dure tout de même depuis 14 ans, où il accueille d’autres jeunes artistes, afin de leur permettre d’avoir un atelier à disposition. Le reste de la troupe nous a rejoint enfin, et pour elle, DD remet ses machines en route.
    Nous le quittons, conquis, ravis, éberlués, enchantés, comme des gamins auxquels on a permis d’aller sur le grand huit, mais aussi d'avoir pu nous faire une idée de ce qu'a pu être le bateau lavoir.
    Photos et vidéos de l'auteur grâce à l'aimable autorisation de Daniel Dépoutot

    07 avril 2008

    L'heure Espagnole à la Filature

    Vendredi, soirée de grâce à la Filature de Mulhouse, le soliste casse une corde et dans un tour de magie, s'emparant du violon du 1° violon de l'orchestre, continue de nous enchanter. Ce fut un triomphe tant pour le soliste, Señor Alexis Cardenas, que pour l'Orchestre Symphonique de Mulhouse (OSM) et son chef invité, Señor Manuel Hernandez Silva, qui de baise-main, en saluts et félicitations, conclut par un baiser au 1° violoncelliste, du jamais vu... mais je laisse la parole à Hélène Mouty, la talentueuse conférencière, qui grâce à ses études musicales et son passé de violoniste, était la mieux placée pour nous initier à ce concert inoubliable, en guise d'apéritif ce 4 avril 2008:
    « Don Ravel… »
    Il y a des moments inoubliables dans la vie d’un artiste et d’un public. Le programme de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse a permis d’assister vendredi à une soirée espagnole placée sous le signe de l’élégance, de la virtuosité flamboyante et de la tradition populaire. Grâce à la présence d’un violoniste hors pair, Señor Alexis Cardenas, dont le jeu est à la croisée de la tradition folklorique et de la musique classique, et d’un chef d’orchestre d’origine latine, Señor Manuel Hernandez Silva, ce concert a rendu hommage aux compositeurs français subjugués par la musique espagnole à la fin du 19è siècle, début 20è siècle.
    Après une « introduction aux allures capricieuses » de Camille Saint-Saëns et un moment de « poésie contemplative » d’Ernest Chausson, l’heure espagnole a sonné avec « Tzigane » de Maurice Ravel. Apothéose de la technique, cette œuvre a couronné la musique traditionnelle avec ce jeu rapide et virtuose très à la corde dans un perpétuel dépassement de soi atteignant une liberté jusque-là inégalée dans la musique française au début du 20è siècle.
    Ici plus qu’ailleurs, le caractère improvisé et festif de la musique tzigane, dont les tribus sont originaires de l’Inde du nord, a suscité des images, des couleurs sonores issues d’un pays à multiples facettes dont les traditions musicales restent fortement ancrées dans nos mémoires. Pour cela, il est de bon augure d’avoir transposé la technique de la guitare au violon en ayant comme alibi la musique folklorique. Lors d’un passage inoubliable en pizzicatti alternant la main gauche et la main droite, on ne peut s’empêcher de penser à Niccolo Paganini qui réalisait des prouesses en alternant respectivement ces 2 instruments lors des concerts.
    A la croisée de plusieurs pays et de leurs influences, Señor Alexis Cardenas a magnifié la musique espagnole et tzigane. Sa présence aux allures de conquistador nous a dévoilé son âme latine jusqu’à nous démontrer dans deux improvisations pieds et mains liés que la musique est avant tout populaire c'est-à-dire accessible dès lors que l’on accepte de l’entendre et de la vivre dans l’idée de faire un voyage. Ce week-end nous avions tous envie de faire un aller sans retour dans les provinces espagnoles jusqu’en Amérique latine et d’en savourer la culture et la musique avec pour illustres guides Don Maurice Ravel, Don Joaquim Turina y Don Silvestre Revueltas
    Hélène Mouty
    Les vidéos ne sont pas de moi, mais la dédicace est bien pour moi ...et Senor Cardenas revint avec son 2° violon
    (de secours en quelque sorte)

    05 avril 2008

    Rembrandt Van Rijn

    Lundi 7 avril à 18h30: Rembrandt Van Rijn
    (1606-1669), cours de Catherine Koenig ,
    à l'Alliance française de Bâle.
    Baudelaire le cite parmi ses « Phares » « Triste hôpital pour remplir de murmures… et d’un rayon d’hiver traversé brusquement » Paul Valéry décèle chez lui « le sentiment le plus profond que la peinture ait exprimé » Quand Jean Genet, lui, imagine « ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers, et foutu aux chiottes » Les plus grands créateurs s’y sont frottés. Autant dire que Rembrandt a peu subi les aléas de la mode : il a toujours été là. Aussi d’aucuns n’en finissent pas de le décrypter, de l’analyser, de le comparer à d’autres – Rubens - Caravage (2006) pour essayer d’en mieux saisir la substance.
    courriel: af_bale @yahoo.fr
    Inscription indispensable auprès de Thomas Scholler, Tel +41 (0)78 660 51 26, fax +41 (0)61 311
    Participation aux frais: 25 CHF le cours,
    Pour les non-membres : 35 CHF le cours
    Im Lohnhof 8, Bâle (Tram Au Foyer du Lohnhofm 3, arrêt MusikAkademie)

    03 avril 2008

    Quelques passoires à photons Patrick Bailly Maître Grand

    Exposition au C E N T R E E U R O P É E N D’A C T I O N S A R T I S T I Q U E S C O N T E M P O R A I N E S
      Du mercredi au dimanche inclus de 14 h à 18 h jusqu’au 1er juin 2008
      Né en 1945 et installé à Strasbourg, Patrick Bailly-Maître-Grand a conquis très vite une notoriété internationale par l’originalité de sa démarche, issue d'une double culture scientifique et artistique.
      C’est ainsi qu’il a développé une poétique du réel fondée sur une invention technique permanente et a réactivé le procédé du daguerréotype avec lequel il a réalisé des pièces d’une sensibilité chromatique et de formats inconnus jusqu’alors. Quel en soit leur format et prenant souvent le caractère d’installations ouvertes à la présence et au mouvement du spectateur, ses oeuvres allient à une précision visuelle «hallucinante» une qualité sensuelle qui les distingue radicalement de productions numériques.
      Cette exposition présente trois installations optiques basées sur des effets d’ombres animées de mouvements ainsi qu’un ensemble de photographies réalisées selon le principe du rayogramme.
      Paul Guérin
      J'en viens, comme toujours avec PBMG c'est fabuleux, ingénieux, poétique. L'inventivité et la poésie de PBMG sont à nouveau présentes, l'une d'entre elles, vous permet de faire votre autoportrait éphémère :
      2 vidéos (publiées avec l'aimable autorisation de PBMG) des intallations à ne rater sous aucun prétexte (eh oui, je suis une fan !), commentées par Catherine Koenig:
        Ci-dessous le bon de commande du Cahier d'atelier rédigé par Catherine Koenig.
        Ce sera aussi l’occasion d’apprécier son important ouvrage rétrospectif intitulé
        "Petites cosmogonies"
        une rencontre entre Bernard FAUCON et Patrick BAILLY-MAITRE-GRAND, animée par Céline DUVAL de Stimultania, est organisée le 5 avril 2008 à 11 heures à la Librairie KLÉBER 1 rue des Francs Bourgeois à Strasbourg.
        La librairie Kléber présente des photographies de Patrick BAILLY-MAITRE-GRAND et Bernard Faucon du 31 mars au 21 avril 2008.
        Les oeuvres de B. Faucon sont prêtées par le FRAC Alsace
        vidéos et 2° photo elisabeth i

        02 avril 2008

        Michel Ange, Expression de la Terribilità

        Prochaine conférence de Catherine Koenig,
        jeudi 3 avril 2008 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle à Huningue.
        Participation : 5 € par personne
        Né au sein d'une riche famille florentine,
        Michel-Ange travaille d'abord dans l'atelier du peintre Ghirlandaio. Il est accueilli à l'âge de quatorze ans au palais de Laurent de Médicis, grand protecteur des arts et des lettres de Florence. C'est le début d'un apprentissage artistique effectué de manière quasi autodidacte. A cette occasion, il rencontre Jean et Jules qui deviendront respectivement les papes Léon X et Clément VII, commanditaires de ses plus grandes oeuvres. Bousculant les principes traditionnels de l'art, il est rapidement consacré et surnommé 'le Divin'. On lui doit la 'Pietà' de la basilique Saint Pierre au Vatican, les sculptures de David et de Moïse, une fresque narrant la Création sur la voûte de la chapelle Sixtine, et le célèbre 'Jugement dernier' sur le mur de l'autel de cette même chapelle. Cette dernière oeuvre a suscité à l'époque de vives polémiques : la nudité joyeuse des personnages choquait. Achevée en 1541, elle a été retouchée en 1564 afin de 'rhabiller' ces protagonistes sacrés. Seuls Raphaël et Léonard de Vinci, ses contemporains, ont pu rivaliser avec ce 'génie de la Renaissance'.
        Emporté par sa fougue créatrice, il a peint plus de trois cents personnages sur les voûtes de la chapelle Sixtine.
        Pour réaliser sa fresque sur le plafond de la chapelle Sixtine, Michel-Ange a travaillé allongé sur le dos. Ce n'est qu'au prix de multiples contorsions qu'il a pu peindre ce chef-d' oeuvre.
        Biaggio, un critique italien qui avait suggéré que 'Le Jugement dernier' serait plus à sa place dans une taverne que dans un lieu sacré, a été ajouté aux personnages de la fresque. Michel-Ange s'est vengé en le représentant sous les traits de Minos, cerné par les diables de l'enfer. Lui-même s'est donné l'apparence de Saint Barthélemy.

        01 avril 2008

        Actualité de l'association

        Enfin vous pouvez trouver le DVD, tant attendu, comportant les conférences & cours de
        Catherine Koenig, , avec quelques bonus surprises, distribué aujourd'hui au Carré VIP en exclusivité.
        Renseignement et dédicace au 3669