association de l'art à l'œuvre — blog

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30 mai 2008

Contact

Si vous souhaitez écrire à l'association :
contact@art-et-voyage.com
Association de l'Art à l'Oeuvre
10 rue Alexandre Freund
BP 20204
F-68306 Saint-Louis-Cedex
Renseignements au : +33 03 89 89 85 76

27 mai 2008

Christian Lauba « New York, City de la musique »

En prélude à ma future équipée à New York, quoi de meilleur que d'assister à la création de Christian Lauba, précédée d'une conférence magistrale animée par Arnaud Merlin (France Musiques). D'emblée ce compositeur prolifique et talentueux, vous emmène dans son sillon, intelligence, talent et humour sont de mise. On aimerait avoir été son élève lorsqu'il était professeur d'anglais, son premier métier, et qu'il nous aurait enseigné avec la même maîtrise, et le même bonheur la langue de Shakespeare. Les abonnés de la Filature se souviennent avec délices du ciné-concert où Christian Lauba avait composé l' accompagnement orchestral du film de Julien Duvivier qui signait avec "Au bonheur des dames"son adieu au cinéma muet.
Je laisse la parole à Hélène Mouty, (tourneuse de page pour l'occasion... je ne connais pas le terme adéquat) musicologue, chargée de conférences, pour parler de ce moment exaltant :
New York, ville aux multiples visages, capitale du jazz, de la comédie musicale et des avant-gardes musicales a su séduire Christian Lauba, compositeur en résidence à La Filature pour la saison 2007/2008.
A l’issue de sa résidence, le public de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse - OSM - a pu savourer ce week-end sa création intitulée « New York concerto » dans laquelle résonne le paysage sonore de New York, son atmosphère, ses quartiers, son vécu et son histoire. Pour illustrer cette oeuvre, les rythmes et les harmonies incitent les auditeurs à laisser libre cours à leur imagination débordante dans le trafic de Manhattan ou le Bronx, fréquenter un club de jazz de la 5è avenue, voir le lever du soleil à Central Park ou se promener à Broadway…
Quartier après quartier, ce concerto décline une écriture instrumentale et orchestrale faite de références, empruntant à la polyrythmie de Ligeti, au minimalisme de Steve Reich aux rythmes syncopés du jazz pour atteindre un inoubliable unisson, point culminant d’une rencontre acoustique. Le tout est auréolé en alternance par des accords et des nuances dévoilant ainsi l’art de mettre en musique une vision très personnelle de toutes ces influences.
Dans un ultime hommage à Beethoven le « New York concerto » a permis au trio de solistes de révéler dans la création leurs multiples talents : Henri Demarquette au violoncelle, Richard Ducros au saxophone et Jonas Vitaud au piano ont interprété de manière vive et contrastée une écriture difficile en apportant du relief dans un ensemble orchestral au dispositif de percussions impressionnant (glockenspiel, claves, maracas, cymbales, gong chinois…) chacun trouvant sa place avec soi-même, en musique de chambre et avec l’orchestre.
Leurs cadences ont constitué un moment de rupture et de liberté « statu-ant » on ne peut mieux la virtuosité de chaque interprète. Si l’esprit du swing est indéniablement présent tout au long de l’oeuvre, la première mesure jouée au piano a traduit d’emblée la certitude d’associer sons et couleurs, atmosphères et réminiscences inscrivant ainsi Christian Lauba dans une filiation de grands compositeurs américains comme Georges Gershwin, Steve Reich, Philip Glass ou Art Tatum.
Durant 25 mn, le discours musical a permis d’apprécier les qualités remarquables du chef d’orchestre, Daniel Klajner, pour qui cette création a donné à l’orchestre l’occasion d’une belle rencontre avec un compositeur et des solistes d’un très haut niveau, tout en offrant également au public un voyage musical inoubliable et une vision de New York qui ne demande qu’à devenir réalité.

26 mai 2008

Duchamp

Vous qui n'avez pu m'accompagner à Londres pour l'exposition Duchamp, Man Ray, Picabia, qui fut pour moi une révision du cours d'art contemporain que j'ai suivi cette année, en y ajoutant la collection UBS de la Tate Modern, vous avez la possibilité de voir ce jeudi 29 Mai 2008 - 20:44 - durée : 01:06
sur France 5
le magazine de 110' présenté par Laurence Piquet, réalisé par Catherine Aventurier et produit par MFP. 2008.
Cette semaine, Laurence Piquet est au musée Beaubourg. L'émission propose deux documentaires de la série "Enquête d'art" (série documentaire écrite par Françoise Docquiert et produite par Eclectic Production). - "Fontaine, de Marcel Duchamp". Réalisation : Raynald Merienne. Lorsque Marcel Duchamp choisit de présenter au Salon des Indépendants de New-York un urinoir, qu'il baptise " Fontaine ", le scandale est retentissant. L'oeuvre est refusée par les organisateurs du Salon. Pourtant, " Fontaine " va définitivement changer le cours de l'histoire de l'art. C'est aujourd'hui l'un des joyaux du musée National d'Art Moderne. Enquête à New-York tout d'abord, où " Fontaine " a vu le jour, au Musée de Philadelphie qui conserve l'une des plus importantes collections d'oeuvres de Marcel Duchamp, ou encore à Milan où réside aujourd'hui le galeriste d'art Arturo Schwarz à qui l'on doit les douze répliques de " Fontaine " présentée aujourd'hui dans les plus grands musées du monde. En compagnie de Didier Ottinger, conservateur en chef du patrimoine, rencontre à Saint-Rémy de Provence avec Pierre Pinoncelli, un artiste performer qui a par deux fois à endommagé l'urinoir de Marcel Duchamp.

Une autre vidéo :
- "Lion, cheval, Dormeuse invisibles de Salvador Dali - 1930". Réalisation : Laurence Thiriat. En 1930, le studio 28 projette pour la première fois " L'âge d'or ", de Bunuel, qui a reçu un visa de censure. Dans le hall, des oeuvres surréalistes sont exposées dont cette oeuvre de Dali, scandalisée par le film. La ligue anti-juive s'attaque au film et à l'oeuvre de Dali par des lacérations. La toile est alors considérée comme détruite mais dans les années 50, elle réapparaît en main des héritiers Mauclaire sous un autre titre. La toile est ensuite vendue à une association puis donnée au musée Beaubourg sous un autre titre.

21 mai 2008

Art Basel

Prochaine sortie guidée par Catherine Koenig
vendredi 6 juin 2008 de 14h à 17 heures
Pour l'évènement international Art Basel’08.
MessePlatz, Bâle
Foire internationale d’art contemporain
RDV devant l’entrée principale de la Foire,
Messe Platz, à coté du grand hôtel à 13h30.
Parking Messe payant .
TARIF: 10 € par personne ou
16 € par couple membre + 2 enfants de moins de 16 ans
12 € pour les non membres.
Entrée de la Foire et transport en sus.
TALON à RENVOYER AVANT LE 1er JUIN 2008
Les inscriptions ne seront validées qu’à la réception
du talon accompagné de son règlement par chèque
(chèque à l’ordre de l’association de l’art à l’oeuvre).
La participation ne sera remboursée ou ne fera l’objet
d’un avoir qu’en cas d’annulation par l’association,
notamment en cas de participation insuffisante.
Courrier adressé à :
Office du Tourisme de Haute Alsace
81 rue Vauban
68128 VILLAGE NEUF
Tél. +33 (0)3 89 70 04 49.

17 mai 2008

Hans Holbein, le doute de l’humanisme

Hans Holbein, le doute de l’humanisme
Jeudi 22 mai 2008 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle - Huningue, dernière conférence de la saison du cycle Huningue, de Catherine Koenig.
Participation : 5 € par personne.
Certains chanceux ont pu admirer les chefs d'oeuvre de Holbein le jeune, lors l'exposition que lui a consacré le Kunstmuseum de Bâle en 2006, d'autres ont pu voir la suite à la Tate Britain de Londres pour la partie anglaise. la conférence vous permettra de cerner l'intégralité de ce personnage étonnant, que l'on appelle parfois le " Raphaël ' allemand.
Voir ici quelques notes et commentaires sur Holbein
Un autre billet sur Holbein et ses commentaires

12 mai 2008

Savonarole, le prophète maudit

Sur Arte samedi, 17 mai 2008 à 21:00
Rediffusions : 18.05.2008 à 14:00
Savonarole, le prophète maudit
cliquez sur le lien ci-dessus pour lire sa biographie, et pour voir quelques toiles le concernant
(Allemagne, 2006, 52mn)
ZDF © ZDF/Michael Baum Réalisateur: Jan Peter
Ceux qui étaient en voyage avec l'association à Florence en 2007, se souviennent certainement du Couvent San Marco.
Ceux qui franchissent le seuil de San Marco, sont d'abord impressionnés par la construction, le jeu de volumes et l'atmosphère de l'endroit qui avant d'être une pinacothèque particulièrement riche en chefs-d'oeuvre, est un monument et un lieu de mémoires, mémoires dominicaines liées aux hommes illustres de l'Ordre des Dominicains. De Saint Antonin à Fra Angelico, devenu "Bea" Angelico, de Fra Girolamo Savonarola à Fra Bartolomeo, pour ne citer que les plus célèbres qui vécurent dans ce lieu, peuvent s'y ajouter les artistes tels que Fra Paolino, Marco et Francesco della Robbia. Son aspect et son climat spirituel, inchangés à travers les siècles, expliquent l'attrait qu'il ne cesse d'exercer sur ses visiteurs.
La vie de Savonarole, moine de la Renaissance qui, par ses prédications mystiques et sa volonté inébranlable de faire la guerre aux vices, fit trembler les princes et le pape. Avant de mourir sur le bûcher.
Au fond du couloir des novices, on trouve trois pièces, en sa qualité de prieur, alors que les autres moines avaient droit à 1 cellule. Il les utilisait comme oratoire, cabinet de travail et comme cellule. L'oratoire fut transformé et enrichi en 1701 quand les frères décidèrent d'y rassembler les oeuvres du disciple de Savonarole, Fra Bartolomeo, des fresques furent commandées à Gherardini, d'autres furent détachées du couvent de la Maddalena et ornèrent les murs. Les objets ayant appartenus à Savonarole furent rassemblés et exposés dans des vitrines.
cape de Savonarole
crucifix ayant appartenu à Savonarole
Jérôme Savonarole (1452-1498) débute sa carrière ecclésiastique à Bologne chez les dominicains. En 1491, il devient prieur du couvent San Marco à Florence. Prédicateur extrêmement véhément, il attire des dizaines de milliers de personnes qui attendent pendant des heures pour l'entendre. Dans ses discours, il critique les moeurs délétères de ses contemporains, condamne la dépravation des grands de ce monde et prend parti pour les humbles. Quant à ses inquiétantes prophéties, elles semblent souvent se réaliser, au point qu'elles font trembler les princes et les hommes d'Église. Parvenu à l'apogée de son influence, Savonarole instaure à Florence un État théocratique. Son pouvoir s'appuie sur une police composée d'enfants, dont la mission est de traquer le vice dans toute la ville. Jeux de hasard, toilettes provocantes, plaisirs érotiques... tout crime de lèse-vertu est susceptible d'être puni de mort. Savonarole va même jusqu'à contester l'autorité
d'Alexandre VI Borgia, le pape le plus débauché de l'histoire du Vatican, et exige sa destitution...
On prétend que Botticelli emporté par l'émotion générale de fin de siècle, aurait brûlé certaines de ses oeuvres, mais on n'a pas la preuve formelle d'un tel comportement.
Grâce à des documents retrouvés à Rome et à Florence, ainsi qu'à des reconstitutions, ce documentaire retrace l'itinéraire d'un étrange prophète,
"vrai saint" pour Martin Luther, "monstre hideux" selon Goethe.

10 mai 2008

Soulages, le noir et la lumière

Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la conférence de
Pierre Soulages à la Fondation Beyeler, pour ceux qui souhaitent le revoir et pour les autres, vous en avez la possibilité sur France 5
Pour ceux qui n'ont pas France 5 vous pouvez revoir le documentaire gratuitement pendant une semaine
EMPREINTES - Soulages, le noir et la lumière
Dimanche 11 Mai 2008 - 09:50
Durée : 00:51
Documentaire de 52' écrit par Jean-Noël Cristiani et Pierre Encrevé, réalisé par Jean-Noël Cristiani et coproduit par France 5 / P.O.M Films, avec le concours du CNC, de la région Midi-Pyrénées, de la région Languedoc Roussillon. Production : Freddy Denaës et Gaël Teicher. Voix off : Agnès Galan. 2008.
'J'ai décidé de faire de la peinture ma vie.' dit Soulages, quant à douze ans, il a la révélation de sa vocation dans l'abbatiale de Conques. Ce film lie les moments constitutifs d'une vie aux lignes de force d'une oeuvre. Ces correspondances permettent de découvrir un monde intérieur et de rendre la présence d'une peinture. Le peintre raconte les actes fondateurs et les rencontres essentielles. Son amour des grands espaces, sa volonté d'écarter les limites culturelles établies, sont liés à 'l'impérieuse nécessité' de peindre. 'Je ne sais pas ce que je cherche. C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche.'. En montrant les gestes de son travail, Soulages nous conduit au plus près de l'incertitude et du mystère de la création. Rarement un peintre a su aussi clairement parler de sa peinture, comme il le fait ici devant ses toiles. L'artiste confie son besoin structurel de solitude et de silence, pour travailler. Ce solitaire est en relation vivante et proche avec des sculpteurs sumériens, des peintres de fresques du haut Moyen-Age ou les humains peignant dans les grottes, il y a 340 siècles. Libéré d'une actualité contingente, Soulages est relié à l'avenir, cette éternelle enfance de l'art. A l'écart d'une fausse intimité, il laisse l'empreinte d'une grandeur majestueuse. Elargissant notre horizon, repoussant nos repères, homme et oeuvre mêlés émettent une lumière secrète et éternelle.
photo de l'auteur

08 mai 2008

Catherine ou la vie en bleu

Vous qui connaissez sa silhouette menue, vous qui avez toujours rêvé de l'entendre, cela est possible, ce jeudi 8 mai à 7h55 et à 18h50, dans le cadre du concours Alsace Innovation, sur France Bleue Alsace (voir la vidéo ci-dessous) j'ai nommé Catherine Koenig.
photo et vidéo de l'auteur

01 mai 2008

Kunsthalle et Gegenwartskunst à Bâle

Je vous donne rendez-vous pour la prochaine sortie guidée par Catherine Koenig vendredi 16 mai 2008 de 14h30 à 17 heures , à la Kunsthalle de Bâle l'artiste turque
Ahmet Ögüt (Mutual Issues, Inventive Acts)
et l'artiste irlandaise
Aleana Egan (We sat down where we had sat beforeet)
au musée d'Art contemporain de Bâle l'artiste
Olafur Eliasson
déjà rencontré au musée Tinguely cette année.
RdV à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys
à 14h, devant la Caisse d’Epargne.
Parking souterrain à Saint Louis, gratuit
TARIF: 10 € par personne ou
16 € par couple membre
+ 2 enfants de moins de 16 ans 12 € pour les non membres.
Entrée du musée et transport en sus.
TALON A RENVOYER AVANT LE 10 MAI 2008 accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association.