Porte de l'ossuaire
Lieux : Mittelbergheim, parvis du temple protestant Saint Etienne
Pour Robert Stephan, sculpteur plasticien habitant Kertzfeld, la porte est un passage qui lui permet de rejouer avec une thématique qu'il avait déjà abordé dans les années soixante-dix. Deux carrés surmontés d'un demi cercle surbaissé dessinent une forme simple, évidente, lisible mais à la signification profonde. Dans l'ossuaire du temple Saint Etienne de Mittelbergheim, sont entreposées des pierres, l'une d'entre elle fut une pierre tombale ayant recouvert la sépulture de l'intendant du comte d'Andlau au XVIIe siècle. Cette pierre a la forme de la porte dessinée par Robert Stephan. Curieusement l'épaisseur des murs est la même que la largueur de la porte.
Dans la forêt voisine pourrissait un chêne abattu par la foudre. Offert à l'artiste par les propriétaires, celui-ci a choisi de reprendre la forme de cette porte minérale dans le bois de chêne, pour passer du minéral à un végétal ligneux, du monolithe à des formes modulaires qui vont se superposer pour reprendre la forme de cette porte symbolique. Porte du tombeau, elle est aussi une porte qui vient d'un chêne ayant poussé dans la forêt proche. Passages symboliques de la forêt à une place villageoise, d'un minéral à un végétal, d'une sépulture à une sculpture, d'un lieu de culte à un lieu de culture qui nous ouvrent aux sens multiples et polysémiques d'une œuvre qui se déploie dans l'espace de la place non loin de l'œuvre de Claudie et Francis Hunzinger.
photos et vidéos de l'auteur - texte de Catherine Koenig
photos 1 & 2 claude Stoos
Robert Stephan a associé les petits élèves des écoles à ses travaux, les collages et découpages en montrent le résultat. Il leur a demandé de dessiner des personnages qui passeraient la porte de l'école (la petite porte noire à leur taille symbolisant celle-ci). Il a agrandi ces dessins, en a fait des découpages de toutes les couleurs et leur a demandé de les coller sur leur porte. Tout en ayant été professeur d'arts plastiques, Robert Stephan, avoue qu'il n'arriverait pas à dessiner de cette manière si pure et si belle, ayant perdu sa nature d'enfant quelque peu ....
Ce dimanche 3 août dans le cadre "d'une heure, une oeuvre" Robert Stephan a conté à un public nombreux et attentif son idée créatrice, Il a invité et convaincu l'assistance d'imiter les enfants et de coller sur une nouvelle porte noire, soit leur empreinte "d'homme de Cromagnon" ou selon leur fantaisie, d'écrire leurs pensées mais de les exprimer par collage sur le dit mur.
Question facile ....Qui reconnait ma main ?
photos vidéos et dernier texte de l'auteur