Porte photosensible
Photogrammes, porte de bois
    C'est à Bernardvillé, dans le préau de la cour de l'école, une porte de bois, une simple porte d'une ancienne porcherie. Petite, frustre, sans apprêt, elle conserve les traces de son utilité. Nicolas Cochard en a tiré trois photogrammes en plaçant directement la porte sur du papier photographique, papier sensible à la lumière. L'empreinte a été fixée mais elle conserve la fragilité du papier sensible. Se met en scène un jeu entre le modèle et son empreinte qui le reproduit sans l'imiter. Les passages d'un photogramme à l'autre montrent des modifications subtiles, révélant combien l'empreinte suit les matérialités physiques sans jamais être une copie servile. De la question de la porte comme support visible et opaque, à la matérialité singulière.
    photo et vidéo de l'auteur - texte Catherine Koenig