Accademia Carrara bellissima
Par elisabeth, 31 août 2008 à 02h :: Expos ailleurs :: #714 ::
Véritable instant de grâce à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne. Cette exposition de toiles italiennes, provenant de la somptueuse collection de l'Accademia Carrara de Bergame, à dimension humaine, met à portée du spectateur, dans une proche intimité, des oeuvres qui rivalisent de beauté et de finesse. A l'honneur, la Renaissance cristallise les problématiques d’une peinture qui s’affranchit des codes de représentation, principalement religieuse. Issus de trois collections et entremêlées dans un parcours chronologique, les tableaux des écoles de Venise, de Bergame et de Florence sont exposés dans leurs correspondances et leurs spécificités. Un cours d’histoire de l’art tout autant que le résultat de collections, qui parvient à restituer cette chaleur propre à un accrochage réalisé davantage par goût que par nécessité académique : les oeuvres sont arrachées à un passé figé et resituées dans une temporalité vibrante. Des chefs-d’oeuvre de Raphaël ou Lotto se mêlent à des toiles moins connues et surprenantes, comme " L'Histoire de Virginie ", de Botticelli, ou la " Nativité " de Pérugin. Si dans l’école bergamasque domine un surprenant réalisme, qui s’épanouit dans les portraits, c’est l’audace des scènes religieuses ainsi que les couleurs vives qui émerveillent dans les toiles vénitiennes ; ainsi cette
jusqu'au 26 OCTOBRE 2008
" Vierge à l’Enfant " de Titien,n’est autre qu’une mère avec son enfant, devant un paysage à la trivialité affirmée. Le joyau de l’exposition, mis à l’honneur en début de parcours, est le
" Portrait de Lionello d’Este ", de Pisanello,qui marque le passage du gothique à la Renaissance, et instaure cet apparent paradoxe d’une peinture qui, gagnant en réalisme, devient de plus en plus indépendante. La Vierge allaitant de Bergognone ou encore le
le Mariage mystique de sainte Catherine de Lotto(1523), qu'un soldat napoléonien a amputé de son paysage, ou la série de portraits saisissants de vérité de
Moroni,peintre que recommandait le Titien aux solliciteurs lorsqu'il ne pouvait satisfaire leurs commandes. Au dernier étage se trouvent de sompteuses natures mortes aux instruments de musique, oeuvres de
Baschenis.C’est donc à l’apparition successive des modernités picturales qu’assiste le visiteur, aux changements radicaux dans le traitement des sujets. Au déploiement d’une peinture qui, plus que toute autre chose, se célèbre elle-même.
jusqu'au 26 OCTOBRE 2008
Commentaires
1. Le 31 août 2008 à 16h, par balthazar
2. Le 31 août 2008 à 19h, par elisabeth
3. Le 01 septembre 2008 à 15h, par balthazar
4. Le 02 septembre 2008 à 23h, par lobita
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