cette année encore, la foire étonne, surprend, séduit. Les visiteurs de mardi n'étaient peut être pas aussi nombreux que ceux de l'année dernière mais il semble que les galeries aient réussi à faire de belles ventes. Art Basel, c'est aussi le spectacle des visiteurs où l'on devine l'heure qu'il est en voyant arriver familles et poussettes après que les femmes à hauts talons et hommes en costumes italiens se sont éclipsés. Au rez de chaussées, les oeuvres sont très belles, j'y ai vu des Penone de belle facture chez Alice Pauli et chez Marianne Goodman, et une petite vidéo absolument extraordinaire de Michal Rovner, chez Pace Wildenstein. Beaucoup de grosses pièces dans la partie Unlimited, je me souviens surtout de l'oeuvre exceptionnelle de Hans op de Beeck. L'attente y est fort longue mais l'émerveillement demeure longtemps après...

La Liste installée dans les anciennes usines Warteck, expose les jeunes artistes. J'ai aimé plus particulièrement Kara Uzelman de la galerie berlinoise Sommer & Kohl. Elle propose un inventaire de petits objets amoncelés qui retrace une fiction de l'incendie de pavillons de la banlieue de Vancouver. Ils sont placés sous des vitrines comme un inventaire de vies dissoutes et dans le sens s'est évanouie dans les fumées...