C'est le meilleur récital de Cecilia Bartoli que j'ai eu le plaisir d'entendre ce dimanche au Festspielhaus de Baden Baden. Son apparition sur scène a été surprenante. Elle avait opté pour une robe noire, les épaules découvertes, avec une fente sur le devant que l'on devinait lorsque le pan de sa robe qui partageait la jupe de façon judicieuse, balançait. Elle était coiffée très simplement en queue de cheval, très longue, pas de boucles d'oreilles, mais un collier de diamants digne du Trésor de la Residenz de Munich, assorti a un bracelet de diamants, dont le fermoir était terminé par une boule en diamant, avec le noir de la robe, la peau claire, la simplicité de la coiffure et la générosité de son physique, son arrière train callipyge, elle était à la fois sobre et superbe de féminité. Pour la partie récital voilà le programme, accompagné par le talentueux Freiburger Barockorchester : Alessandro Scarlatti, Antonio Caldara, Georg Friedrich Händel Extraits de l’oratorio "Il Trionfo del Tempo e del Disinganno"(le triomphe du temps et de la désillusion) entre autres "Lascia la spina", air de Piacere, Arcangelo Corelli. Elle a donné 4 bis, nous étions tous à l'unisson aux anges, certains (es) pleurant d'émotion. C'était un moment rare. C'est vraiment une personne généreuse, simple, avec une voix magnifique, au timbre chaud, il n'y a pas de mot pour décrire son talent, on l'écouterait sans fin. A la sortie toutes les dames ont eu une rose.
Voix de Cecilia Bartoli