11 décembre 2007
Le portrait
Par elisabeth, 11 décembre 2007 à 01h :: Musique, Littérature, Architecture...
Un bouquin extrêmement bien documenté, à mi-chemin entre le roman et la biographie. Imaginez plutôt : en 1848, Dominique Ingres, le célèbre peintre du Bain turc notamment, peint la baronne Betty de Rothschild, épouse du baron James de Rothschild. Le tableau, magnifique oeuvre du maître, que vous avez pu admirer lors de la rétrospective Ingres au musée du Louvre, ressemble à première vue à n'importe quel tableau de maître. Et pourtant... Pourtant, en 1886, lorsque Betty de Rothschild meurt, son âme va en quelque sorte imprégner la toile, s'y installer, et nous raconter tout ce qui se passe autour d'elle. Cette phrase seule résume l'ensemble de ce bouquin extrêmement bien documenté, à mi-chemin entre le roman et la biographie.
L'histoire secrète d'un portrait, c'est un peu comme ces mythes et ces légendes, nés d'une réalité désormais fantasmée. Et oui, et si finalement, tous ces tableaux que l'on regarde sans y prêter attention dans les salles de nos musées pouvaient parler, que nous conteraient-ils ? Que se racontent-ils d'ailleurs le soir, quand nos pas ne résonnent plus sur les parquets et que les surveillants rentrent admirer leur poste de télévision ?
Dès les premières pages, le portrait impose sa présence troublante. Il est ce qui continue à vivre du personnage après sa mort, son tombeau, son âme. Sa voix a le timbre d'une femme d'esprit, avec une sagesse venue de l'au-delà. Comme cette évocation posthume de Betty de Rothschild passe par l'art d'un grand peintre, le livre place l'art au premier plan. Le décryptage du snobisme en est d'autant plus savoureux et mordant.
L'interview de Pierre Assouline
L'histoire secrète d'un portrait, c'est un peu comme ces mythes et ces légendes, nés d'une réalité désormais fantasmée. Et oui, et si finalement, tous ces tableaux que l'on regarde sans y prêter attention dans les salles de nos musées pouvaient parler, que nous conteraient-ils ? Que se racontent-ils d'ailleurs le soir, quand nos pas ne résonnent plus sur les parquets et que les surveillants rentrent admirer leur poste de télévision ?
Dès les premières pages, le portrait impose sa présence troublante. Il est ce qui continue à vivre du personnage après sa mort, son tombeau, son âme. Sa voix a le timbre d'une femme d'esprit, avec une sagesse venue de l'au-delà. Comme cette évocation posthume de Betty de Rothschild passe par l'art d'un grand peintre, le livre place l'art au premier plan. Le décryptage du snobisme en est d'autant plus savoureux et mordant.
L'interview de Pierre Assouline