A voir encore jusqu'au 3 janvier au Museum Rietberg de Zurich, une sompteuse exposition d'art bouddhique du Pakistan. L'art de l'antique région de Gandhara, encore appelé art gréco-bouddhique, témoigne de multiples influences culturelles et religieuses. 250 statues, stèles, reliefs, décors de temples et de palais, en provenance des principaux musées pakistanais, exposés pour la première fois en Europe valent bien une excursion vers la première ville de Suisse.
Par Catherine Koenig,
10 février 2009 à 15h ::Expos ailleurs
exposition au Zentrum Paul Klee à Berne du 7 février au 24 mai 2009 Conçu en collaboration avec le Westfälisches Landsmuseum für Kunst und Kulturgeschichte à Münster
L'association s'envole pour un petit séjour à Rome, sur les trâces de Michel Ange, Le Caravage, Raphaël, Le Bernin et Borromini.
Je vous laisse en compagnie de Jan Fabre grâce à l'amabilité de Marie-Jo et de son reportage photos.Exposition qui a été largement controversée. Dans les salles consacrées aux peintures des écoles du Nord, le visiteur était invité à redécouvrir les chefs-d’oeuvre de Van Eyck, Van der Weyden, Bosch, Metsys ou Rubens à travers le regard de cet artiste majeur de la scène contemporaine. Après des études à l’Académie des beaux-arts d’Anvers, Jan Fabre commence à écrire des textes de théâtre et présente à la fin des années 1970 des « actions » provocatrices et des « performances privées ». Enfant terrible de la « nouvelle vague » flamande des années 80, il est plasticien mais réalise également des mises en scène d’une incroyable liberté. Au printemps 2008, dans les salles de peintures flamandes du Louvre, l’artiste a proposé un parcours d’oeuvres diverses (sculptures, dessins, vidéos, installations…). Il répond ainsi, avec ses propres créations, aux sollicitations visuelles et thématiques de la collection. L’artiste était également invité à l’auditorium du Louvre afin de rendre compte du caractère pluridisciplinaire de son travail de danseur, de chorégraphe et d’homme de théâtre.
photos grâce à la gentillesse de Marie-jo N - texte de l'auteur.
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une exposition que je n’ai pas vue encore. Je vous épargne la controverse des puristes, sur le kistch, je considère d'ores et déjà l'évèment comme un amusement et une curiosité. Je ne vous parlerai pas non plus du parallèle entre Andy Warhol et leur méthode de travail en atelier, les maîtres de la Renaissance procédaient de la même façon, à la différence de Jeff Koons, ils mettaient la main à la pâte, procédaient à la finition, ne se contentaient pas à d'être un concepteur.
Pour nous habitants de la "regio" Jeff Koons n'est plus un inconnu, nous avons pu voir ses bouquets, lors de la spendide exposition au musée Beyeler,
le mythe des fleurs
ou encore lors de la magnifique exposition qui montre une sculpture de la
la Cicciolina dans son tub
Eros à Beyeler
Comme je n’irai à Versailles qu’en décembre le thème ne sera plus dans l’actualité brûlante comme le « Homard » de Jeff Koons .
Entre les 2 vedettes actuelles de l’art contemporain, il n’y a presque pas de choix possible, les 2 sont des busnissmen accomplis, célèbres, provocateurs, talentueux. Les bourses s'effondrent, les banques s'affolent, les gens ne partent plus en vacances et se serrent la ceinture, raclent leur fond de poche, les femmes indonésiennes se font tuer pour quelques poignées de roupies, mais
« l’élite » mondiale soutient, achète et se précipite aux ventes et aux expositions de ces artistes . Damien Hirst, dont je vous parlerai dans un autre billet, a court-circuité les galeristes en vendant directement chez Sotheby’s à Londres, aux enchères, 223 de ses œuvres en encaissant la somme astronomique de 140 millions d’euros. La fortune de Bill Gates serait largement dépassée (?) (faux Bill Gates "pèse" 57 milliards de $). Damien Hirst n'est pas un inconnu pour les frontaliers qui ont la chance de fréquenter
Art Basel, où D.H. est très présent.
Le veau d’or
Dès le premier soir, la vente a explosé le record détenu jusque-là par la cession de 88 oeuvres de Pablo Picasso en 1993, qui avait rapporté 20 millions de dollars.
" Beautiful inside my head forever " ou "Money in my pocket, money for a long time” ma traduction ….
« Je pense que le marché de l’art est plus vaste que ce que l’on imagine. J’aime l’art et ceci prouve que je ne suis pas le seul et que l’avenir paraît radieux pour tout le monde », a commenté Damien Hirst,
Il a de quoi pavoiser car en organisant directement la vente, sans passer par l’intermédiaire traditionnel d’une galerie qui prélève une commission de 40 à 50 %, l’artiste avait joué avec le feu.
Jeff Koons, chevalier, puis officier de la légion d’honneur nous parle de l’acceptation de soi-même et de l’autre, de la confiance en lui-même et du pouvoir de l’art, grâce au rêve réalisé en exposant à Versailles. De François Pinault collectionneur fervent de JK à Jean Jacques Aillagon, respectivement ancien ministre de la culture, puis directeur du
Palais Grassi
puis directeur du château de Versailles, la connexion était aisée. C’est en regardant l’Olympia de Manet qu’est venue sa compréhension et son amour de l’art et ses niveaux de significations. Il imagine devant le Homard, acrobate, lien entre le visiteur et l’œuvre, la couleur rouge, le motif, évoquant les flammes du Moyen Age, que s’il reste trop longtemps sous le regard du public, il finira dans les flammes.
Quand à l’ "Aspirateur " sa transparence est pour lui associée au féminin …. (tiens donc !) à la matrice.
L’autoportrait entre celui de Louis XIV et Louis XVI, expression du monumental, sur un socle réplique du Bernin, n’est pas l’image de Jeff Koons, mais l’expression en tant qu’artiste confronté aux 2 icônes du passé avec le contemporain. Je cite
« le frottement, la juxtaposition d’intérêts communs, voire le parallèle entre 17e, 18e et JK."
Il désire être impliqué, pour lui ses œuvres sont une métaphore de l’acceptation de l’autre et de soi-même au niveau mondial.
En résumé Jeff Koons souhaite établir une connexion avec l’art et son pouvoir sur le monde.
ci-joint 2 liens
qui montrent photo et vidéos (descendre dans le site) et
un diaporama, de l'exposition de cet automne au château de Versailles,
comme si vous y étiez.
"Lorsque j'avais entre huit et douze ans, j'étais passionné d'astronomie. Je cherchais à dessiner des éclairs".
Hans Hartung
Cette exposition s’articule ainsi sur l’histoire même de l’artiste, puisque Hans Hartung collectionneur et conservateur de son propre travail a laissé à sa mort, au sein de ce qui allait devenir une fondation, les chefs-d’œuvre qu’il a souhaité réunir et conserver. Cet immense corpus, généreux, impressionnant, est montré dans sa nouvelle actualité comme l’aboutissement d’un désir de maîtrise qui vise un concept globalisant, l’œuvre entre geste et méthode.
Avec la présentation des
« Hartung de Hartung », la Fondation Maeght
renoue avec les grandes expositions monographiques et magnifie le travail patient de la
Fondation Hans Hartung et Anna-Eva Bergman
qui s’attache à développer des programmes de recherche autour de cette oeuvre majeure. A cette occasion, la Fondation Maeght offre un rendez-vous exceptionnel au public avec Hans Hartung pour mieux appréhender son travail pictural. Cette exposition se veut un véritable plaisir de peinture : une présentation expressive et érudite, exaltée par la rencontre d’une œuvre forte et d’un lieu rare pour créer un moment d’exception. Il décline tantôt sur papier baryté, tous les médiums : peinture, encre, avec des outils tels que : plumes, pinceaux, spalters, rouleaux, griffes.
Ce papier, composé d'une surface très lisse de poudre de marbre blanc, offre à l'artiste un terrain favorable, pour recueillir le dynamisme d'une expression, comme la construction méthodique d'un signe. Compris comme un répertoire graphique de l'oeuvre de Hans Hartung, cet ensemble résume le désir insistant de l'artiste d'inscription et de réinscription de signes privilégiés. Un film montre l'artiste dans ses divers travaux. Entre les carnets intimes, un ensemble cohérent nous montre un panorama de son oeuvre. Une série de céramiques fabriquées à la fondation même profitant de la présence d'un four, il a abordé cette technique de manière spontanée, avec des inscriptions audacieuses, ludiques et inventives en essayant d'adapter sa technique à la céramique.
Véritable musée dans la nature, la Fondation Maeght est un lieu exceptionnel qui possède une des plus importantes collections en Europe de peintures, sculptures, dessins et oeuvres graphiques du XXème siècle : Bonnard, Braque, Calder, Chagall, Giacometti, Léger, Miró… Elle s'apparente avec la Fondation Gianadda
à Martigny
et l'actuelle exposition du musée
Frieder Burda de Baden Baden. c'est en voyant 2 de ses toiles au
Musée Wurth
que j'ai eu envie d'en savoir plus sur cet artiste au graphisme élégant.
Une fontaine Pol Burry a fait son apparition à la Fondation Jusqu'au 16 novembre.
photos de l'auteur autorisées contre une légère contribution financière
Véritable instant de grâce à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne. Cette exposition de toiles italiennes, provenant de la somptueuse collection de l'Accademia Carrara de Bergame, à dimension humaine, met à portée du spectateur, dans une proche intimité, des oeuvres qui rivalisent de beauté et de finesse. A l'honneur, la Renaissance cristallise les problématiques d’une peinture qui s’affranchit des codes de représentation, principalement religieuse. Issus de trois collections et entremêlées dans un parcours chronologique, les tableaux des écoles de Venise, de Bergame et de Florence sont exposés dans leurs correspondances et leurs spécificités. Un cours d’histoire de l’art tout autant que le résultat de collections, qui parvient à restituer cette chaleur propre à un accrochage réalisé davantage par goût que par nécessité académique : les oeuvres sont arrachées à un passé figé et resituées dans une temporalité vibrante. Des chefs-d’oeuvre de Raphaël ou Lotto se mêlent à des toiles moins connues et surprenantes, comme " L'Histoire de Virginie ", de Botticelli, ou la " Nativité " de Pérugin. Si dans l’école bergamasque domine un surprenant réalisme, qui s’épanouit dans les portraits, c’est l’audace des scènes religieuses ainsi que les couleurs vives qui émerveillent dans les toiles vénitiennes ; ainsi cette
" Vierge à l’Enfant " de Titien,
n’est autre qu’une mère avec son enfant, devant un paysage à la trivialité affirmée. Le joyau de l’exposition, mis à l’honneur en début de parcours, est le
" Portrait de Lionello d’Este ", de Pisanello,
qui marque le passage du gothique à la Renaissance, et instaure cet apparent paradoxe d’une peinture qui, gagnant en réalisme, devient de plus en plus indépendante. La Vierge allaitant de Bergognone ou encore le
le Mariage mystique de sainte Catherine de Lotto
(1523), qu'un soldat napoléonien a amputé de son paysage, ou la série de portraits saisissants de vérité de
Moroni,
peintre que recommandait le Titien aux solliciteurs lorsqu'il ne pouvait satisfaire leurs commandes. Au dernier étage se trouvent de sompteuses natures mortes aux instruments de musique, oeuvres de
Baschenis.
C’est donc à l’apparition successive des modernités picturales qu’assiste le visiteur, aux changements radicaux dans le traitement des sujets. Au déploiement d’une peinture qui, plus que toute autre chose, se célèbre elle-même.
jusqu'au 26 OCTOBRE 2008
Le dialogue entre peinture et sculpture marque la grande exposition d’été au Musée Frieder Burda. Sous le titre «Les Peintres-Sculpteurs – Un dialogue entre la peinture et la sculpture», l’exposition comprend environ 140 travaux du 20ième siècle, dont des chefs-d’œuvres de Degas, Miró, Picasso, Modigliani, Giacometti, Chagall, Kirchner, Beckmann et Baselitz. Une juxtaposition de tableaux, outre les artistes nommés ci-dessus, des œuvres de Willem De Kooning, Paul Gauguin, Henri Matisse, Georges Braque, Jean Dubuffet, Antoni Tapies et Max Ernst sont exposées. En tout, plus de 20 artistes de premier ordre.
Jean-Louis Prat, curateur de l’exposition: «Le 20ième siècle est particulièrment riche en artistes qui sont à la fois peintres et sculpteurs. De grands créateurs, peintres de leur état, qui profitent de leur expérience de sculpteurs pour vivre une aventure nouvelle. Cette découverte de la forme de l’espace encourage beaucoup de peintres à quitter temporairement la couleur et la bi-dimensionalité de la toile. Ils affrontent des matériaux traditionnels ou réinventés pour créer une sculpture, qui exprimera leur sensibilité et tempérament. Ils accordent une importance nouvelle à la notion de l’idée. Dorénavant, la sculpture se familiarise avec la vie réelle.»
Jean-Louis Prat a dirigé pendant plus de trois décennies la célèbre Fondation Maeght à St. Paul de Vence. Il est connu mondialement comme expert éminent en sculpture et peinture du 20ième siècle. En 2006, il fut aussi commissaire de la grande rétrospective Chagall au Musée Frieder Burda à Baden-Baden, qui avait attiré plus de 190.000 visiteurs.
Frieder Burda: "Je suis très heureux que nous sommes parvenu à réaliser cette exposition de sculptures à Baden-Baden. Depuis plusieurs années, je rêve de présenter dans mon musée des sculptures en liaison directe avec la peinture. Nous y avons mis beaucoup d’effort."
Plus de 40 importants musées et collections privées, principalement d’origine française, suisse, allemande, américaine et espagnole, ont contribué à réaliser cette grande exposition d’été 2008 à Baden-Baden. Le bâtiment conçu par
Richard Meier se prête merveilleusement à ce genre d'exposition, du 2 ieme étage au sous-sol, toiles et sculptures se répondent. Certaines sculpures se trouvent à l'extérieur, aux alentours du musée. Beaucoup de prêts de collections privées permettent de découvrir des oeuvres ignorées jusqu'à présent.
Une toile suprenante de Chagall, qui fait penser à Mark Franz, par le thème du cheval et par la couleur rouge, un fond très bleu, le cheval de dos à visage humain, nous regarde, si l'on examine mieux, les "détails" Chagall sont présents, le coq, la lune, une curieuse tête au regard étonné, un autoportrait surgit dans le bas du tableau. Une surprenante sculpture, une bête fantastique, sur le flanc de laquelle un homme enlace amoureusement une femme aux formes généreuses, Valentine, dite VaVa que Marc Chagall épousa en 2ieme noce, après Bella. Un nu rouge (Valentine ?) est de la même veine que le cheval. Une autre sculpture de Chagall "le sacrifice d'Abraham, d'un côté le prophète qui a sacrifié Isaac, de l'autre côté, l'ange qui propose l'agneau en échange. De magnifiques nus, toujours taillés dans le marbre complètent la série, ainsi q'une vierge à l'enfant en bronze, l'enfant étant posé contre le sein, et non tenu sur le bras gauche comme dans les vierges à l'enfant classiques.Honoré Daumier occupe une place de choix dans l'exposition, avec son bronze "Ratapoil" décharné, flottant dans son pantalon, ses vêtements frippés, son visage grotesque. Une série de trente six bustes modelés en terre crue, sans armature, de sa série "les Célébrités du juste milieu" montrent les traits, les tics et les défauts , emprunts de férocité, de laideur, des parlementaires de l'époque (1834). Un régal ! Chaque artiste mériterait qu'on lui consacre un billet, tant cette exposition est riche. Jusqu'au 26 octobre 2008
à suivre
les photos proviennent du catalogue de l'exposition
Alors que le musée s’apprête à vivre d’importantes transformations pour rouvrir ses portes agrandi et rafraîchi, I LOVE JENISCH propose un voyage au coeur des collections, déployant une gigantesque carte du Tendre à l’échelle des murs. Qui sont les artistes de la maison ? Quelles oeuvres lui attirent le plus les faveurs du public ? En présentant pour la première fois dans tous ses espaces un ensemble des plus belles peintures, estampes et pages dessinées, I LOVE JENISCH précise le portrait du musée.
L’exposition se conçoit comme une fête qui, du printemps à l’été, se place sous la protection de Vénus. Des rendez-vous Pupilles et papilles, aussi instructifs que gourmands, aux mélopées sentimentales qui enroberont le musée d’un halo de douceur !
Ses artistes phares – Dürer, Rembrandt, Goya, Bocion, Corot, Courbet, Degas, Hodler, Kokoschka, Picasso, Alechinsky –, ses expositions coup de foudre, ses événements enflammés tout au long de l’année... Le Musée Jenisch, peut s'enorgueillir d'un nouveau chef-d'oeuvre: "Les Jours rallongent" du peintre belge Pierre Alechinsky. La toile est gigantesque, trois mètres sur cinq. Ode à la vie, à la pureté de l'air et de la lumière, la peinture à l'acrylique célèbre le printemps, le réveil de la nature "dans un grand bruissement de couleurs et de courbes voluptueusement organiques", explique le musée. Né à Bruxelles en 1927, Pierre Alechinsky adhère dès 1949 au mouvement CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), en rupture avec l'académisme comme avec le surréalisme et prônant un retour à la spontanéité créatrice. Dominique Radrizzani, directeur du musée et spécialiste d'Alechinsky, ne dissimule pas sa joie. "Les Jours rallongent", peint en 1986, est un chef-d'oeuvre du 20e siècle.
Cabinet cantonal des estampes: il réunit en outre une des plus belles collections de dessins anciens et modernes de Suisse (Carracci, Zuccari, Tintoretto, Veronese, Tiepolo, Goltzius, Van Ostade, Ingres, Bonnard, Balthus, Chillida) et abrite la Fondation Oskar Kokoschka,riche de plus de 800 originaux retraçant l’évolution de cet important représentant de l’expressionnisme. Les toiles de ce dernier ont été décrochées en grande partie pour faire place à l'oeuvre gigantesque de Pierre Aleschinky.
Regroupant les œuvres sur papier de diverses institutions du canton de Vaud, Centre national du dessin, le Cabinet cantonal des estampes défend et met en valeur l’art de l’estampe, ancien, moderne et contemporain, entendu dans un sens large: gravure sur bois, burin, eau-forte, lithographie, sérigraphie ou autre multiple. Sur rendez-vous, il est possible de consulter les superbes collections d’estampes du XVe au XXIe siècle. Y sont notamment représentés: Dürer, Rembrandt, Lorrain, Piranesi, Canaletto, Corot, Bonnard, Villon, Picasso et Tal Coat, ainsi que de nombreux artistes suisses (Aubert, Bischoff, Lecoultre, Palézieux, Sarto, Yersin, etc.).
Si sa maîtrise d'écrivain éclipse un peu les qualités de son œuvre graphique, celle-ci est cependant loin d'être négligeable.
Son activité d'artiste plasticien, ne peut être entièrement séparée de son travail d'écrivain. Günter Grass, qui n'a jamais été séduit par le non-figuratif, est en effet un remarquable artiste animalier qui s'exprime par le dessin, la gravure, la lithographie, la sculpture. La vocation de sculpteur qui marqua ses débuts n'a toutefois pas pu s'affirmer au même degré : de l'aveu de Grass, elle implique un engagement trop exigeant pour supporter la cohabitation avec l'activité également prenante de l'écriture.
Par contre, sur ses manuscrits, le texte s'accompagne souvent d'images qui viennent nourrir l'inspiration dans un chassé-croisé permanent entre les deux disciplines qui se fécondent mutuellement. C'est d'ailleurs, peut-être, par le dessin qu'il arrive le mieux à assumer l'expérience dérangeante de la misère indienne, mais aussi son engagement politique,
son amitié pour Willy Brandt.
Il n'est pas possible d'analyser en détail Le Turbot qui constitue, à travers neuf vies successives, une sorte d'histoire des rapports entre l'homme et la femme depuis l'âge des cavernes, histoire où la dimension culinaire joue un rôle majeur ; ou La Rate, que l'on retrouve dans ses dessins, comme dans ses sculptures sur la tête de femmes, ou isolément.
Je ne connais pas assez l’œuvre littéraire de Günter Grass pour en faire un parallèle éclairé. Cela ne m’a pas empêchée d’être séduite par ses dessins à l’encre sépia et ses aquarelles, exposés au Musée Wurth d’Arlesheim, en Suisse, dans la banlieue de Bâle.
Né en 1929 l’artiste présente un panorama de son siècle sous forme d’aquarelles, avec les événements marquants de celui-ci.
Au 2 ième étage quelques sculptures complètent agréablement, l'exposition de l’œuvre artistique de l’écrivain.