association de l'art à l'œuvre — blog

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29 juin 2006

Les arts Plastiques dans la ville

Séquences Urbaines
La galerie de la Filature accueille le travail sur la ville de trois jeunes artistes. Leurs oeuvres ont en grande partie été réalisées à Mulhouse.
Alliant photographies, sculpture et vidéo, l'exposition Séquences urbaines présentée jusqu'au 2 juillet dans la Galerie de la Filature à Mulhouse présente le travail de trois jeunes artistes autour de l'univers de la ville. Dans le cadre d'une résidence à la Filature, Stéphanie Kiwitt, Jérôme Gras et Benjamin Bourgeais ont chacun été invités à passer quelque temps à Mulhouse pour y élaborer les oeuvres présentées. Photographe diplômée de l'école d'art de Leipzig, Stéphanie Kiwitt a emmené son objectif dans la gare de Mulhouse en pleins travaux, pour réaliser les photographies grand format exposées à la Filature. « Mon thème de prédilection, c'est la vie quotidienne dans l'espace publique des villes, explique Stéphanie Kiwitt. Cette image d'une barrière dans le chantier à la gare, ça pourrait être partout et en même temps c'est très défini : il s'agit d'empêcher les gens de passer… » L'artiste née à Bonn propose aussi des diaporamas narratifs constitués d'images captées à Paris, Berlin, Mulhouse et dans d'autres villes. Elle s'intéresse aux traces laissées dans la ville par les individus, comme les sentiers tracés sur une pelouse par le passage répété de piétons.

28 juin 2006

Saudades

Jusqu'au 20 AOUT 2006
L'exposition de l'été du CRAC Alsace, Saudades, présente une partie de la collection du Musée Het Domein de Sittard en Hollande. Le Crac a décidé de présenter les œuvres sélectionnées sous ce titre, car il évoque un état d'âme qui leur est commun.
« Saudade » est un mot portugais qui provient du latin solitate «solitude» qui a donné le portugais soledade et solidão, «solitude». Selon Joaquim Nabuco, un auteur brésilien, «le plus touchant de tous les mots doit être le mot portugais saudade (prononcer saoudade). Il exprime le regret de l'absence, le chagrin des séparations, toute la gamme de la privation des êtres et des objets aimés. C'est le mot qu'on grave sur les tombes ; le message que l'on envoie aux parents, aux amis » C'est un souvenir à la fois nostalgique et doux qui veut exprimer le sentiment de manque.
Le Musée Het Domein est, tout comme le CRAC Alsace, une institution située en périphérie de grandes villes. Soulignons d'ailleurs qu'à l'issue de cette exposition, un catalogue sera édité afin d'évoquer cette question sous-jacente : le développement des lieux d'art et leur survie dans les zones périphériques.
Le CRAC Alsace est situé à la frontière tri rhénane entre le canton bâlois, l'Allemagne et la France, entouré par des institutions phares comme la Fondation Beyeler, Vitra Museum, Kunstmuseum/Kunsthalle Basel ou le Schaulager
. Le Musée Het Domein se situe en Hollande proche de la frontière Belge-Allemande, près de Maastricht et Eindhoven, dans un contexte culturel similaire, dominé entre autre par le prestigieux Van Abbe Museum.
Les artistes choisis : Ed Templeton, Kim Gordon, Bjarne Melgaard, Doug Aitken, Arno Nollen, Fiona Tan, Lidwien Van De Ven, Popel Coumou, Rineke Dijkstra, Jimmie Durham - Maria Thereza Alves, Anton Corbijn, Rita Ackermann, Risk Hazekamp, Mark Gonzales
Kim Gordon est artiste plastique et, comme dans sa vie, elle mélange dans ses créations différentes facettes, évoquant la féminité et la nostalgie dans des peintures fragiles. Nous pouvons d'ailleurs relier ses peintures et sa musique, toutes deux empreintes du même leitmotiv.
Rita Ackermann construit depuis une dizaine d'années une œuvre ambiguë oscillant entre violence et féminité, séduction et agression, candeur et culpabilité, douleur et désirs déguisés. Elle s'attache avec une fantaisie noire à révéler les mythes de son temps au-delà de toute notion morale.
Lidwien van de Ven est photographe mais aussi vidéaste. Les photographies en noir et blanc des corps nus qu'elle nous dévoile sont empreintes de fragilité et de nostalgie et semblent nous transporter dans un temps lointain. Elle nous offre une vision très féminine du corps tout en infiltrant une image légère et pesée de la sexualité.

24 juin 2006

Effets de soleil - Claude Monet

L’exposition Claude Monet - Effets de soleil - Felder im Frühling se tient à la Staatsgalerie, à Stuttgart, jusqu'au au 24 septembre 2006, en l’honneur du 100ème anniversaire de l’acquisition du tableau éponyme de l’exposition.
L’œuvre Effets de soleil, fut acquise en 1906 par l’association des amis du musée et l’association des galeries de Stuttgart. C’était la première fois que cette dernière faisait l’acquisition d’une toile impressionniste et ce tableau est aujourd’hui le point de départ d’une exposition qui rassemble une quarantaine d’œuvres majeures. Les peintures reprennent un thème de prédilection de Monet : la représentation de champs et de prairies. Les toiles représentent principalement des paysages de Seine à Argenteuil et Giverny, où le peintre a élu domicile dès 1883. Staatsgalerie Konrad-Adenauer-Straße 30-32, 70173 Stuttgart

22 juin 2006

A la Fondation Pierre Gianadda à Martigny, 50 peintures prêtées par le Metropolitan Museum de New York.

Du 23 juin 2006 au 12 novembre 2006 (ouvert tous les jours de 9 h à 19 h) , la Fondation Pierre Gianadda présente une exposition exclusivement consacrée à des œuvres conservées au Metropolitan Museum, en tout cinquante peintures des maîtres anciens et du XIXe siècle. Depuis sa fondation, le Metropolitan Museum collectionne toutes les formes d’œuvres d’art, représentant les cultures de tous les temps et de toutes les régions du monde. Ses premières acquisitions furent réalisées à Paris et à Bruxelles, durant la guerre franco-prussienne de 1870 : cent soixante-quatorze toiles de maîtres anciens européens, principalement flamands et hollandais du XVIIe siècle. Cinq de ces œuvres, signées Poussin, Teniers le Jeune, Panini, Giambattista Tiepolo et Francesco Guardi figurent dans l’exposition.
Les toiles, qui vont du XVIe au XIXe siècle, appartiennent à la collection, riche de 2 500 pièces environ, de peinture européenne et du XIXe siècle, où sont plus particulièrement représentées la France et l’Italie, suivies par les écoles hollandaise, flamande, néerlandaise, anglaise et espagnole.
A l'exposition de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny en Suisse, Le Metropolitan Museum de New York : chefs-d’œuvre de la peinture L’Adoration des bergers du Greco est sans conteste l’un des chefs-d’œuvre les plus marquants.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Peinte en 1610, c’est une pièce tardive, sur un sujet plusieurs fois abordé par l’artiste, qui demeurait alors depuis longtemps à Tolède. Les toiles du Greco sont admirées pour leurs qualités visionnaires et spirituelles ; les figures très allongées, expressives, presque dansantes, les contrastes d’ombres et de lumières qui caractérisent celle-ci traduisent les libertés que le peintre avait pris avec le réalisme.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Le Portrait de Floris Soop en porte-étendard de Rembrandt est également une pièce majeure. Peint en 1654, il appartint à sir Joshua Reynolds. Le modèle porte l’habit de cérémonie d’un porte-étendard de la garde municipale d’Amsterdam. Soop était un riche manufacturier et un voisin de Jan Six, protecteur des arts, que Rembrandt peignit la même année. Dans ce portrait, où les détails du costume sont aussi magnifiquement rendus, s’exprime toute l’humanité du maître hollandais.
Le Metropolitan Museum inaugura sa première exposition de peintures impressionnistes dès 1889. Le Guitariste de Manet, peint en 1860, fut donné au musée en 1949, par son président, William Church Osborn. Cette œuvre de jeunesse reflète le goût de l’artiste et du public de l’époque pour l’art et la culture espagnols. Elle valut à Manet son premier succès critique, avec une mention honorable pour ses débuts au Salon, en 1861, bien que certaines voix se fussent faites entendre pour déplorer son style réaliste et les traces de brosse qu’on pouvait y voir. Le Guitariste fut acheté par le baryton Jean-Baptiste Faure en 1873. Manet réalisa également une aquarelle, qui en fut peut-être l’esquisse, et une eau-forte du Guitariste. Greuze et Ribot ont été cités comme source d’inspiration possibles. L’identité du modèle est incertaine. Il pourrait s’agir de Jaime (dit Jacques) Bosh ou de Trinidad Huerta, deux guitaristes espagnols qui furent européenne s’inscrit dans une coopération déjà ancienne avec la prestigieuse institution new-yorkaise. En 1989, le Metropolitan célèbres dans le Paris de l’époque, mais plus vraisemblablement d’un musicien anonyme.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Dans le pré, de Renoir, rejoint les collections du Metropolitan Museum en 1951. La toile fut peinte entre 1888 et 1892, période où Renoir représenta ces couples de jeunes filles dans des scènes innocentes et intimes qui plaisaient fort au public. Bien qu’on ait pu voir dans les modèles la fille et la nièce de Berthe Morisot, ils n’ont pas été identifiés avec certitude. Le paysage, dans sa composition, rappelle ceux des peintres du XVIIIe siècle, et notamment de Watteau. Dans le pré fut probablement réalisé en atelier et non en extérieur, mais les figures s’y intègrent harmonieusement à l’ensemble. Les couleurs, froides et chaudes juxtaposées, semblent y tournoyer.
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Mon album de photos concernant le parc des sculptures de la Fondation Gianadda

20 juin 2006

Rétrospective Mimmo Rotella au musée des Beaux Arts

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Le musée des Beaux Arts de Mulhouse accueille à partir d'aujourd'hui une exposition consacrée à l'oeuvre de plasticien italien Mimmo Rotella. Un événement. Cette exposition Rotella à la Villa Steinbach est une véritable anthologie qui regroupe des oeuvres exécutées entre 1947 et 2005. Une rétrospective représentative des différentes phases de recherche de l'artiste, partant de peintures à l'huile pour passer, à travers les « rétro d'affiches », les décollages, « aux artypo », des toiles émulsionnées aux effaçages, jusqu'aux oeuvres des dernières années exécutées par collage et peinture sur des affiches de cinéma. Rotella a été le premier à réaliser des « décollages » dans les années cinquante, prélevant des affiches publicitaires sur les murs de la ville. Ces « reliques » devenaient des compositions abstraites, poétiques et silencieuses, capables de séduire par la qualité des valeurs chromatiques qui les caractérisaient. Par la suite, les oeuvres se firent plus représentatives, plus agressives et plus engagées socialement, critique de la société de consommation. Tout au long de ses recherches artistiques, Mimmo Rotella n'a cessé de porter une réflexion active sur le principe fondamental de l'appropriation de l'image. Mimmo Rotella est né à Cantanzaro en 1918, il est décédé en 2006. Jean-Luc Gerhardt, chargé de mission pour la préfiguration du centre d'art contemporain de la Fonderie et commissaire de l'exposition, rend hommage à l'artiste disparu récemment : « Rotella à toujours conservé son identité et n'a jamais hésité à se confronter à de nouvelles expériences, tantôt sonores, tantôt picturale, le plaquant incontestablement dans une mouvance avant-gardiste, en qualité de pionnier pour les pratiques affichistes c…s».
Y ALLER : rétrospective Mimmo Rotella au musée des Beaux Arts de Mulhouse, 4, place Guillaume-Tell, jusqu'au 10 septembre. Ouvert tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre.

19 juin 2006

Art Basel Unlimited

Sur la vaste Messeplatz, le comité de la Foire de Bâle a eu une grande idée. Il a installé Appearing Room la fontaine de Jeppe Heine dont les jets calculés par ordinateur construisent par intermittence les murs d'une maison. Ce qui, au vu de la température caniculaire qui dégringole sur les visiteurs de la plus grande foire d'art contemporain du monde, amène un regain de fraîcheur bienvenu. Chez le jeune et moins jeune public, qui s'ébroue dans cette sculpture liquide en se fichant bien de son statut d'œuvre d'art. De quoi vous plonger d'un coup jusqu'au maillot, dans le bain de la 37e édition d'Art Basel.
Dans Art Unlimited, les marchands proposent les pièces trop grandes pour leurs stands. Art Unlimited, c'est de l'art contemporain à haute dose d'enchantement additionné d'un soupçon de luna-park. A la manière de cette pièce de Julius Popp qui postillonne depuis le plafond des mots dont les lettres sont formées de gouttelettes d'eau. Mots, reflet du langage éphémère, qu'un logiciel sélectionne d'après ceux les plus usités dans les informations et sur Internet.
Le reste de l'expo avec ses pièces géantes jouent souvent la carte décontractée. Les immenses sphères mobiles de Xavier Veilhan planent au-dessus des têtes avec des mollesses de cétacés tandis que Black Star, le labyrinthe éclairé à la lumière noire de Douglas Gordon s'amuse à perdre les spectateurs. Echappés du dédale infernal, ils feront ensuite un tour sur le manège en miroir et inox de Carsten Höller, se frotteront aux fausses mèches de perceuse maousses de Kader Attia avec 'Infinities', nous plonge dans une boîte (à outils, ou de prestidigitateur) dont les forets de perceuse qui la transpercent constituent une forêt tourbillonnante. Tout y est illusion et reflets du multiple ou, mieux encore, croiront à l'histoire abracadabrante d'Erwin Wurm qui prétend que le gourou télékinèse Mahesh Abayahami a tordu son vieux bus VW comme un schublig. Une performance mentale qui coûte quand même 120 000 euros, une Ferrari.. Aussi déstabilisante, la 'Black Star' de Douglas Gordon avec une lumière ultraviolette révèle autant qu'elle occulte le chemin qui permettra d'en trouver la sortie. Parfois, il n'y a pas d'issue possible, même si on l'entrevoit : c'est le cas de 'Double Vegetation Room' de Cristina Iglesias où le mur de végétation, s'il a bien l'apparence de la verdure n'est pas malléable pour autant.
Que l'on aime ou non les compositions flash de James Rosenquist, il est difficile de ne pas rester en arrêt devant cette énorme fresque de 40,5 m de long, commandée par la France à l'été 1998 pour célébrer les cinquante ans de la Déclaration des Droits de l'Homme et victime de nos remaniements ministériels à la Culture, où se mêlent drapeaux, lunettes aux différents âges de la vie, barbelés, références à Guernica, trompette de la rénommée.
Images origine Internet

16 juin 2006

La sixième édition de l’exposition d’art contemporain « mulhouse 006 »

La Ville de Mulhouse organise, du 16 au 20 juin 2006, au Parc des Expositions, la sixième édition de l’exposition d’art contemporain « mulhouse 006 » regroupant les écoles d’art de France et de Suisse. Cette manifestation aujourd’hui reconnue offre aux professionnels du marché de l’art ainsi qu’aux amateurs, la possibilité de découvrir une représentation contemporaine de la jeune création française, suisse et européenne.
« mulhouse 006 » est ouvert aux jeunes artistes issus des Ecoles Supérieures d’Art et titulaires d’un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) – ou équivalence pour les écoles étrangères – depuis un maximum de deux ans.
La sélection des exposants est effectuée sur proposition des directeurs des écoles supérieures d’art, à raison de deux étudiants par établissement, ou sur proposition spontanée de postulants libres répondant aux mêmes critères d’étude. Les candidats choisis par les directeurs d’école sont automatiquement retenus pour la manifestation. Un jury de présélection intervient pour retenir parmi les exposants libres et les propositions d’écoles supérieures à deux candidats. Cette année, 87 plasticiens représenterons la quasi-totalité des écoles d’art françaises. Des artistes suisses, allemands et italiens seront également présents, ainsi qu’une délégation lettone , représentant l’Ecole Supérieure d’Art de Riga. Des travaux riches et diversifiés seront exposés à travers de nombreux supports d’expression.
BENOITON Cécile
DECROOCQ David
GUILLOU Jannick
MOLINARI Claudi
KANIOWSI Tomasz

15 juin 2006

Art Basel

Je reviens d'Art Basel, les pieds endoloris, le coeur en fête, la tête dans les nuages.
Beaucoup de galeristes italiens, avec des Fontana, des Manzoni, des natures mortes de Morandi, Frank Stella, Rotella dont il y aura une rétrospecrive au Musée des Beaux Arts de Mulhouse, ces tout prochains jours, Serra, Lee Ufang, Pol Bury, à la galerie Landau, des Jawlenski de toute beauté, des Kandinski, Braque, Matisse. Une belle série de Duchamp, Man Ray, Dubuffet, Fautrier, Dali, des dessins érotiques de Klimt, des dessins érotiques de Schiele, de magnifiques Klee, des expressionnistes allemands.
Il y a des Picasso de toutes les périodes.
A la galerie Beyeler, j'ai vu le Rodin, le Bonnard, un Rothko, un Klee, mon préféré, pourvu qu'ils ne trouvent pas acquéreur, j'y suis habituée, cela me ferait de la peine de ne pas les retrouver. J'aime m'asseoir dans la salle où se trouvent les Nymphéas de Monet et le pont japonais pour me ressourcer. Bon j'y retourne samedi. Les photos sont interdites, mais les resquilleurs de toute nationalité ne se gènent pas de contourner le règlement.

13 juin 2006

Anne Immele à la Galerie JBB

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Anne Immele Séquence numéro 5
Exposition du 17 juin au 15 juillet, à la Galerie JBB, 50, rue Franklin 68200 Mulhouse Découvertes au fil des pages d’un livre ou sur les cimaises d’une exposition, les photographies d’Anne Immele manifestent la singularité d’un regard, porté tour à tour sur des paysages, des bâtiments ou des personnes, et, présentées « sans titre » mais intentionnellement rapprochées sur deux pages voisines ou par une faible distance d’accrochage de leurs cadres, elles posent silencieusement la question du lien quelque peu secret instauré ainsi entre elles par-dessus ce qui s’éprouve comme de trop apparentes dissemblances ou ressemblances de leurs contenus.
Ces petits ensembles, aux formats rigoureusement identiques, en noir et blanc et, plus récemment, en couleur, confrontent volontiers tantôt un corps cadré de très près et un paysage dont la composition nécessite « naturellement » une plus grande distance, tantôt un lieu désert et un autre peuplé de quelques personnes, ou encore un site en plein air et l’intérieur d’un édifice... Ces oppositions de motifs - sans lesquelles la simple variété de ces images, faites dans l’entourage humain ou quotidien de l’artiste comme lors de résidences de celle-ci à l’étranger, aurait quelque chose d’un album personnel, d’un journal de voyage - n’articulent pas davantage les moments d’une fiction ou d’un évènement que la conjonction des deux vues de tas de neige déblayée ne peut être naïvement prise pour l’examen approfondi du même objet ou relever de l’esthétique des « études de matière ».
C’est dans la teneur visible et surtout dans les décisions de nature proprement artistique ( de prise de vue, de tirage, de choix du papier...) ayant déterminé ces juxtapositions d’images que se laissent entre-voir les traces du regard d’Anne Immele.