association de l'art à l'œuvre — blog

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22 octobre 2006

Kandinsky, le Passage à l'abstraction

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Figuratives ou abstraites, les toiles de Kandinsky appellent toujours à une communication avec l'Esprit et au "spirituel dans l'art" : comme dans l'art orthodoxe, la surface peinte est une interface entre les mondes matériel et spirituel, et guide le spectateur du visible à l'invisible.
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Conçue en collaboration avec la Tate Modern de Londres, l'exposition du Kunstmuseum de Bâle présente la phase capitale de l’œuvre du grand artiste russe. Elle met en lumière, à l’appui de quelque 50 peintures et 30 dessins provenant de collections particulières et de musées internationaux, le cheminement qui conduit Kandinsky de la peinture de paysage à l'abstraction, dont il est l’un des pères. Des chefs-d’œuvre exceptionnels et d’éminents ensembles de travaux réalisés au cours de ces quinze années permettent de retracer, de manière captivante et significative, cette évolution qui a révolutionné l'art du 20e siècle.
Jusqu'au 4 février 2007.
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L'association de l'Art à l'Oeuvre, propose une visite de l'exposition en date du 13 janvier 2007.
je vous invite à lire dans les commentaires l'article de Pierre Louis Cereja paru dans l'Alsace.

18 octobre 2006

Les chefs d’œuvre dans l’art de la gravure

Du 13/10/2006 au 01/01/2007 Au Cabinet des estampes et des dessins, 5, Place du Château à Strasbourg Cette exposition s’inscrit dans le sillage de celle que le Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg avait organisée en 2003 et consacrée à la Renaissance dans la gravure germanique au début du XVIe siècle. Deuxième volet d’une vaste fresque, puisque les gravures du XVIe siècle constituent l’un des plus riches fonds du Cabinet des Estampes, ce deuxième volet veut développer la lecture de cette période, en abordant les maîtres attendus, tels Dürer, Baldung Grien et Cranach l’ancien, ceux qui, en une décennie à peine, concentrent l’essentiel des chefs d’œuvre dans l’art de la gravure, voire dans l’art en général.
Le Cabinet des Estampes conserve en effet quelque cent gravures sur bois et sur cuivre d’Albrecht Dürer, dont environ deux tiers seront présentés, notamment les pièces maîtresses, Le Chevalier, la Mort et le Diable, Saint Jérôme dans sa cellule et La Mélancolie, la série complète de l’Apocalypse, les œuvres issues des grands cycles de la Passion, de la Vie de la Vierge ou traitant de thèmes profanes ; les xylographies de Hans Baldung Grien et de Cranach l’ancien révélant pour leur part une convergence d’intérêt dans les sujets abordés. Cette exposition permettra en outre de porter un éclairage sur la constitution et le développement de la collection fondatrice du Cabinet des Estampes, et d’en comprendre l’évolution à partir des grands axes qui avaient été définis dès l’origine du musée. La présentation sera accompagnée d’un catalogue qui permettra de mettre en lumière les riches collections strasbourgeoises auprès d’un large public.
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11 octobre 2006

EROS à la Fondation Beyeler


La Fondation Beyeler présente une exposition exceptionnelle en deux parties, centrée autour du concept d’EROS Le premier volet « EROS – Rodin et Picasso » regroupe une vingtaine de sculptures et 50 des légendaires aquarelles d’Auguste Rodin ainsi qu’un ensemble important d’œuvres de Pablo Picasso. La juxtaposition captivante de ces travaux, qui appréhendent le thème de l’érotisme sous des aspects très divers, marque en même temps la rencontre entre l’aube du modernisme et son épanouissement triomphal. Chez ces deux artistes novateurs, qui ont profondément marqué leur époque, l’érotisme n’est pas un motif parmi d’autres ; il peut être considéré comme le ressort même de leur création.
Dans son œuvre sculptée, Rodin appréhendait le corps humain comme un fragment d’une masse primitive, auquel il donnait une lisibilité nouvelle en l’extrayant de cette gangue par une approche pleine de sensualité et de créativité. Dans ses aquarelles osées des années ultérieures, il visait surtout à accéder, par une accentuation radicale de l’érotique, à une expression extrême des possibilités de son art.
Plus encore que chez Rodin sans doute, l’érotisme a occupé une place centrale dans la création de Picasso. Démiurge du modernisme pris dans une perpétuelle quête amoureuse, il resta fidèle à lui-même à travers tous ses styles et toutes ses évolutions : au-delà des différentes femmes qu’il aima, c’est à l’ensemble du visible que ses œuvres prêtent des formes nouvelles, que l’on n’avait encore jamais vues.
Premier Volet Il se termine le 16 octobre Le second volet intitulé Eros dans l’art moderne propose, en partant d’un angle de vue plus large, un vaste panorama comptant plus de 200 œuvres. On peut découvrir les différentes appréhensions et évolutions de l’érotisme dans l’art en partant des débuts du modernisme pour parcourir tout le XXe siècle avant d’arriver à l’actualité la plus récente.
Certaines de ces œuvres présentent l’érotisme avec une clarté sans fard tandis que d’autres choisissent une forme plus allusive qui ne se révèle qu’à un regard approfondi. A cet égard, il convient d’accorder une attention toute particulière aux installations spatiales post-surréalistes de Rebecca Horn. Presque tous les moyens d’expression artistique de l’art moderne et contemporain sont représentés dans cette exposition : la peinture aussi bien que la sculpture, la vidéo et le cinéma, mais aussi la gravure, le dessin et la photographie. Cette exposition rend tangible la fascination qu’éprouvent les artistes pour Eros, principe qui maintient le monde, et donc l’art, en mouvement, source de vie en même temps que de mort. Le concept d’Eros recèle, on le voit, bien davantage que l’érotisme pur et simple.
La volonté d’approcher ce phénomène a engendré de nombreux modes de représentation artistiques, maintes tentatives pour exprimer l’indicible et pénétrer jusqu’au cœur du grand mystère de la génération et de l’inspiration. Cette exposition pose des questions dont la réponse demeure en suspens, suivant ainsi l’exemple des artistes eux-mêmes, qui se sont inlassablement donné pour tâche de dévoiler dans l’Eros quelque chose que l’on ne saurait appréhender dans son intégralité que sous forme allusive. Ces questions concernent notamment l’idée, née au XIXe siècle, faisant du sexe féminin prêt à la procréation « l’origine du monde ». Cette représentation est-elle le reflet d’un regard typiquement « masculin » ? Existe-t-il une vision spécifiquement féminine de l’Eros ? Comment se présente aujourd’hui le rapport entre art et pornographie ? Et enfin, l’interrogation à laquelle il est peut-être le plus difficile d’apporter une réponse : pourquoi l’art est-il indéniablement lié à l’Eros, pourquoi, pour reprendre une expression de Picasso, n’est-il « jamais chaste ? »
La complexité de ce thème se reflète dans les points forts de l’exposition. Celle-ci offre d’abord, sous la pensée directrice d’Eros, un aperçu novateur et peu conventionnel de certains aspects de l’art moderne. Mais elle cherche également à retracer l’évolution de la représentation de l’érotisme, depuis une peinture de nu qui s’affranchit de plus en plus des conventions jusqu’à des œuvres qui renoncent en grande partie à recourir au corps dénudé pour exprimer l’érotique, préférant faire naître celui-ci dans l’esprit du spectateur. On relèvera que la peinture de nu érotique n’est pas seulement présente chez des classiques comme Klimt et Schiele,
Free Image Hosting at www.ImageShack.us mais qu’elle le reste chez des artistes contemporains, comme Marlene Dumas.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Cette exposition se consacre notamment au rêve du siècle bourgeois : arriver à appréhender l’homme et la nature comme une entité. Ce désir s’exprime aussi bien dans les tableaux impressionnistes de Renoir représentant des femmes nues dans la nature, que dans les travaux des expressionnistes allemands réunis autour d’Ernst Ludwig Kirchner, qui ont cherché, dans leur création comme dans leur vie, à se libérer de toutes les contraintes bourgeoises ou dans les grandioses associations photographiques de Bill Brandt réunissant paysages et corps des années 1950.
L’importante contribution des surréalistes se manifeste à travers la fascination pour l’Eros dans l’inconscient et le rêve ; ils traduisent la bizarrerie érotique en impressionnantes formules picturales, dont El gran masturbador de Salvador Dalí (1929), présent dans cette exposition, offre peut-être le meilleur exemple.
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L’exposition consacre un autre temps fort au vaste thème d’« Eros et le corps ». Certaines obsessions apparaissent avec une grande énergie, comme chez Hans Bellmer, dont les objets et les dessins, choquants sans doute , n’en révèlent pas moins, dans leur impénétrabilité même, une profonde intelligence de la sexualité, du corps et de l’expérience charnelle. Dans ses célèbres dessins, Egon Schiele redéfinit lui aussi la représentation d’Eros en érigeant les nus en motifs de représentation à contre-courant de tous les idéaux habituels du beau.
L’exposition n’oublie pas la fréquente assimilation d’Eros au sexe, qu’elle soit inconsciente, comme dans le merveilleux tableau d’un couple intitulé L’Homme et la Femme de Pierre Bonnard (1900), ou explicite, comme dans les American Nudes de Tom Wesselmann, prétendument dégradés en objet de désir. Les multiples facettes de l’appropriation spécifiquement féminine d’Eros apparaissent à travers de nombreux travaux présentés dans cette exposition. Il convient à cet égard d’accorder une attention particulière aux installations spatiales post-surréalistes de Rebecca Horn,
Free Image Hosting at www.ImageShack.us qui se passent totalement de la représentation du corps humain. C’est une tout autre approche, tant par les dimensions que par la conception artistique, qu’a choisie Louise Bourgeois, 95 ans aujourd’hui, dont les œuvres fascinantes oscillent entre dégoût et beauté, brutalité et tendresse.
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    Araki Erotos
La Fondation Beyeler nous offre ainsi un formidable panorama d'Eros dans l'art qu'il ne faudrait absolument pas rater. En observant les visiteurs, on voit des couples complices, plutôt souriants, une bonne humeur générale règne dans cette exposition. Il n'est pas conseillé d'y amener les enfants en-dessous de 15 ans.
Jusqu'au 18 février 2007. Mon album photos avec quelques vues de la Fondation Beyeler