association de l'art à l'œuvre — blog

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28 novembre 2006

Positif, négatif

Ce n'est pas la première fois qu'il s'y tient une expo photo mais c'est la première fois que le Musée Unterlinden de Colmar puise dans son exceptionnelle collection de documents photographiques pour monter une exposition dans ses murs. L'exposition « Positif, négatif, panorama d'une collection photographique » met en valeur une sélection de travaux et de tirages tirés des collections Braun et Pierson. Depuis la donation en 1968, ce fonds est déposé aux Archives départementales à Colmar. « Sur un ensemble de 25 000 négatifs, on en présente une quinzaine », explique le photographe colmarien Christian Kempf qui a apporté son aide à Cécile Dupré, la conservatrice stagiaire à l'origine de cette présentation. Dans le cadre de sa formation à l'Institut national du patrimoine, Cécile Dupré termine la semaine prochaine une période de six mois qu'elle vient de passer à Unterlinden. « Positif, négatif » a pris place sous des lumières tamisées, dans la salle des expositions temporaires. Elle est conçue comme un cercle qui se referme. À l'entrée, les prises de vues sur site réalisées par les équipes des ateliers Adolphe Braun de Mulhouse, dont une ascension du Mont Blanc en 1875, « avec tout le labo à côté de l'appareil », souligne Christian Kempf. À la sortie, les premières cartes postales et les essais développés pour introduire la couleur dans les tirages. On rencontre en passant la comtesse Castiglione, dont la collection Pierson conserve 300 négatifs, les colosses de Thèbes et les Alsaciennes et Lorraines de 1870. À travers l'évolution de la maison Braun, transparaît toute l'évolution de la technique photographique.
À voir jusqu'au 26 février 2007 au musée Unterlinden.
L'exposition réalisée par Cécile Dupré et Christian Kempf présente des tirages, des albums « et l'objet photographique ».

22 novembre 2006

Utopie et Révolte

Au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg jusqu'au 31/12/2006
L’exposition, centrée sur les principaux fonds français d’estampe allemande (la BNF, le , mais aussi l’INHA et le Musée de Grenoble) présentera, pour la première fois en France, un véritable panorama de la gravure allemande des années 1890 aux années 1930.
Plus de 160 œuvres auxquelles s’ajoutent des livres et portfolios seront ainsi montrées, du Jugendstil au Bauhaus – deux mouvements tendant vers un « art total », ancré dans la vie quotidienne – en passant par l’Impressionnisme, les mouvements expressionnistes (Die Brücke et Der Blaue Reiter) et les tendances de l’après-guerre, où domine la Nouvelle Objectivité.
L’exposition et le catalogue qui l’accompagnera seront aussi l’occasion de présenter un travail de recherche, jusque-là inédit, sur la constitution et le contexte d’acquisition de ces fonds, donc de faire le point sur la réception de la gravure allemande en France durant cette période.
Après les monographies consacrées à Kirchner et E.W. Nay, le MAMCS, avec la collaboration exceptionnelle de la BNF, poursuit ainsi une politique cohérente de présentation de l’art moderne allemand, dans une vision élargie, permettant d’appréhender 30 ans d’évolution de cet art à travers la gravure.

15 novembre 2006

Georges ROUAULT « Forme, couleur, harmonie »

Du 10 novembre 2006 au 18 mars 2007
Au Musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg
Après s’être formé aux côtés d’Henri Matisse dans l’atelier de Gustave Moreau à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, et après une courte et étrange phase académique, Georges Rouault (1871-1958) développe un art très personnel fondé sur une vision spirituelle de la peinture et du monde.
Membre fondateur du Salon d’Automne en 1903, il se tient pourtant à l’écart des mouvements contemporains comme le Fauvisme et exploite ses propres thèmes en jouant d’une ligne acerbe et de nuances sombres. « Filles », « clowns » et « juges » forment une hallucinante galerie de figures, entre satire sociale et révolte, qui est aussi une manière d’explorer simultanément les limites de l’âme humaine et de la peinture.
Les années vingt et trente sont marquées par sa collaboration avec le marchand d’art Ambroise Vollard, découvreur et défenseur de Cézanne, qui encourage Rouault à se consacrer à la gravure destinée à l’illustration de livres, comme les Réincarnations du Père Ubu, Passion et le Miserere qui est l’une des très grandes œuvres artistiques marquées par la Grande Guerre. A la fin des années trente Rouault peint de plus en plus de « Paysages bibliques », qui sont une vision intensément colorée et rayonnante d’un monde idéal fait d’harmonie et de recueillement.
Sous-titrée « Forme, couleur, harmonie », formule que l’artiste aimait à répéter pour décrire les éléments constitutifs de son art, la rétrospective du Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg est la première grande exposition depuis celle qui s’est tenue en 1971 au musée national d’Art moderne. Elle a pour ambition de mettre en lumière l’ensemble des recherches plastiques de l’artiste dont l’expressionnisme intense et original eut une influence considérable sur l’art du XXe siècle.
Les différentes techniques exploitées comme l’aquarelle, la peinture, la gravure et la céramique seront représentées et contribueront à mettre l’accent sur le dynamisme et la diversité de cette production. Plus d’une centaine d’œuvres, couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste et venue de collections publiques et particulières prestigieuses, formera le corpus de l’exposition.
Un espace introductif présentera différentes pièces documentaires, lettres, catalogues d’exposition d’époque et photographies, qui permettront d’appréhender la personnalité de Rouault. Un espace central révèlera les cinquante-huit planches gravées du Miserere, œuvre majeure de l’artiste et fera écho, grâce à la reprise des sujets gravés en peinture, aux salles environnantes dédiées chacune à un thème cher à l’artiste comme les filles, les tribunaux, le cirque, les faubourgs et les paysages. Une dernière salle sera consacrée aux œuvres inachevées, données en 1963 au Musée National d’Art Moderne par la famille de l’artiste, et contribuera à redécouvrir les différentes étapes du travail sur l’œuvre.
A l’occasion de cette exposition, sera publié un catalogue de 320 pages rassemblant, à côté des essais d’Eric Darragon, Emmanuel Pernoud, Angela Lampe, Jean-Paul Morel, Camille Giertler, Emmanuel Guigon et Fabrice Hergott, une anthologie de textes de l’artiste ainsi que des archives inédites. L’exposition et le catalogue sont réalisés avec le soutien de la Fondation Rouault.

Accrochage d’art moderne au Musée d'Unterlinden

Musée d'Unterlinden de Colmar vous propose :
Accrochage d’art moderne
Du 02/11/2006 au 02/11/2007
Description : La collection d'art moderne du musée d’Unterlinden offre un aperçu des différents courants qui ont parcouru le XXe siècle (jusqu’aux années 1980). Cet accrochage met l'accent sur l'Impressionnisme, la Nouvelle Objectivité allemande, l'École de Paris, la Figuration, l'Abstraction.
Impressionnisme
Dans cette section, des œuvres d’artistes majeurs d’une conception nouvelle de la nature et de l'art, au début du XXe siècle, sont représentées : Monet (La Vallée de la Creuse), Guillaumin, Bonnard (Paysage normand), Fiebig (Près de Thannenkirch, Château de Giersberge sont des œuvres représentatives de sa période alsacienne; il gagne l’Alsace à la fin des années vingt, où il poursuit son œuvre dans la solitude la plus extrême, se retirant dans la forêt au lieu-dit du Taenchel). Dans ces paysages se lisent les recherches sur la lumière et la couleur, partagées par les mouvements d’avant-garde du début du XXe siècle.
Les années 20-40 : vers l’abstraction
La salle, structurée sur une même idée de confrontation d’œuvres d’une même période, propose les premiers pas d’une abstraction évidente avec Léger, Brauner et Baumeister et des artistes figuratifs : La Nature morte bleue et rouge (1938) appartient à la période mécanique liée à la civilisation urbaine et industrielle de Léger qui perçoit l’art comme un fait social. La fascination pour la beauté froide de l’assemblage mécanique et son acceptation de cette géométrisation envahissante de la vie moderne rejoignent son oeuvre. Hommage à Marcel Duchamp fut peint en 1947 au retour d’une longue période d’errance et d’incertitude de Victor Brauner. Dans les années quarante, l’artiste, appartient au mouvement surréaliste. Ses références les plus identifiables se rattachent à la mystique juive. En effet, la répétition du motif du chandelier à sept branches sur le ventre, la poitrine et la tête du personnage fait allusion à cette source cabalistique. Il est possible de relever certaines figures récurrentes dans le bestiaire de Brauner : ainsi le serpent, associé à la figure du peintre qui symboliserait « l’essence poétique » ; le chien, métaphore de l’existence quotidienne, perdue dans la foule ou le poisson qui traduirait l’envie d’aller ailleurs… Ces animaux ainsi représentés contribuent au mystère du tableau.
La peinture de Dix suit le mouvement dadaïste, nouvelle objectiviste et vériste avec Beckmann, Grosz, Tucholsky et Heartfield.
Abstraction géométrique et lyrique
Puis, l’accrochage met en jeu deux tendances de l’abstraction au XXe siècle: le géométrique et le lyrique. Les deux tableaux de Kupka, Plans verticaux et diagonaux n°s I et II (1955), attestent l’évolution d’un artiste qui s’imposa dès 1911 comme l’un des premiers abstraits. Au lendemain de la guerre, la peinture de Kupka devient plus résolument géométrique et révèle une influence de l’architecture.
Les compositions de Magnelli (Points d’hostilité n°2, 1948) reposent souvent sur des conflits de formes aux contours strictement délimités par la couleur. Afin de rendre le jeu plastique plus subtil, le peintre suscite des emboîtements et des superpositions de plages colorées.
D’autres artistes ont inventé un moyen d’expression strictement lié à l’abstraction lyrique. Dans la composition de Soulages (13 septembre 1966), la couleur étalée à la brosse détermine une succession de plans. Le noir envahit la quasi-totalité du tableau. Par contraste, les zones d’ocre créent des effets de lumière.
L’École de Paris
Bissière est l’un des peintres français qui contribua au développement de l’École de Paris qui a vu triompher une peinture dite « abstraite » bien qu’elle n’occupât pas toute la place. De 1923 à 1939, il enseigne à l’Académie de Ranson qui devient rapidement un lieu de passage et de discussion de jeunes peintres. Il va rencontrer notamment Manessier et Viera da Silva.
Hommage à Théocrite témoigne de la réception plastique du vitrail, de la statuaire et de l'art mural du Moyen Âge. L’Homme à la branche et la Composition bleue de Manessier furent peints pendant la Seconde Guerre mondiale, période essentielle de son art, moment crucial dans l'affermissement de sa vocation de peintre abstrait. Il parvient à un extrême dépouillement de son style figuratif. Le climat de sa peinture porte, en partie, l’empreinte de sa foi religieuse. La composition est autre jalon essentiel de la marche de Manessier vers la non-figuration.
Elvire Jan Mozart, 1952-1954, cette a peinture, subtile et complexe n'est pas sans écho avec celle de Jeanne Coppel (Sans titre, 1958), toute aussi exigeante. Elle illustre un aspect encore trop méconnu de l'art des années 50, la recherche discrète mais infiniment poétique de certaines femmes artistes. Des œuvres de Bryen jouxtent cette Ecole : peintre informel de Nantes, il travaille par plages et touches et ajoute en surface des griffures, des égratignures. En parallèle, des artistes d’envergures mondiales prouvent d’autres potentiels de liberté de la vie de l’esprit. Vieira Da Silva, à travers la représentation du théâtre de Gérard Philippe (1975), se livre à des jeux de perspective. L’œuvre de Bram van Velde abandonnée de toute référence paraît portée vers un dépouillement. Elle composée de formes triangulaires, de cercles, d’éclats, d’aplats… L’œuvre d’Atlan est caractérisée par un tracé noir épais qui cerne des aplats de couleur mate et esquisse des signes abstraits évocateurs de réminiscences organiques ou végétales qui rappellent certains arts primitifs (Mésopotamie, 1958).
Aux antipodes de l’abstraction, des œuvres tardives de Picasso (Le peintre au travail, 1964 et Tête d’homme au chapeau de paille, 1971) expriment la manière du dernier Picasso. A l’aide d’un vocabulaire de formes schématiquement esquissées, l’artiste « s’adonne à une totale liberté de peinture, figuration libre ». Dans le Buste de femme assise (1960), il s’auto-parodie à travers ses recherches passées.
Abstraction et figuration des années 60-80
Vasarely est le maître de l’art cinétique. Il a réfléchi sur l’unité plastique : une forme binaire ultra fondamentale sert de module permutable à l’infini. Ainsi, en apparence la surface bouge, en même temps que le visiteur change de posture, ce qui génère de nouvelles compositions. C’est un leurre. D’autres personnalités appartiennent à ce mouvement, tels que le contrustiviste russe Tateline, Rodchenko avec ses premiers tableaux à géométrie variable, la galeriste Denise René…
Hantaï (Sans titre, 1957) tend vers une expression lyrique dans son oeuvre. L’œuvre de Loubchansky (Bethsabée, 1956) fait référence à l’atmosphère, aux quatre éléments, aux grands rythmes cosmiques.
Par ailleurs, Antonio Segui, artiste figuratif, fut un des proches de Vladimir Velikovic dont il partagea l’atelier. Le tableau Les segments des villes se rattache à une série d’hommages à la ville de Paris exécutée en 1989. Poursuite (1984) de Velickovic représente un espace sombre marqué par un repère récurrent chez l’artiste, un chien, dont la course ne semble menée à aucune issue car il va être pris dans un crochet.
Art graphique
L’accrochage accorde une place importante à l’art graphique (collages, lithographies, sanguine, encre, gravure à la pointe sèche, mine de plomb). Des œuvres de Manessier (Lumière de Chartes, Grande Trappe) évoquent son expérience spirituelle à la Trappe de Soligny en 1943 qui l’a marqué en profondeur. Il ne tarde pas à éprouver les limites du langage figuratif. La technique de l’aquarelle exerce une véritable fascination sur le peintre comme il le confiera un peu plus tard à Jacques Darras (1993) : […] « La vraie aquarelle, qui est l’art de dire le plus avec le moins : on ne peut pas trouver un moyen où l’on est aussi près du papier. La lumière blanche qui est employée dans les valeurs de couleur, ici, c’est le papier lui-même, jusqu’à laisser l’œil toucher le papier, qui devient lumière et couleur. »
Reichel rencontre Paul Klee en 1919, avec lequel il se lie d’amitié. Ils calquent sur la musique un nouveau langage pictural riche en images primitives, signes, idéogrammes et hiéroglyphes. Même s’il emprunte une voie parallèle à celle de Klee, l’artiste (Glückliche Fahrt, Sonorités anciennes) a su tracer son propre chemin, a crée son monde poétique : « Je ne crois pas que le rossignol après avoir chanté, le soir dirait : j’ai travaillé. Mes petites aquarelles ne sont pas non plus des travaux. Ce sont plutôt des chansons, des prières, des petits airs en couleurs qui ont donné de la joie à beaucoup de gens, pas plus, pas moins ».
Wifredo Lam, né à Cuba et élevé dans la religion catholique, a été cependant initié très tôt aux superstitions et à la sorcellerie africaine. L’attendu, 1942, se présente comme un mystérieux personnage totémique qui porte à la fois des attributs de la féminité et de la virilité. La structure du visage est celle d’un masque : la face se compose de plans juxtaposés. Aucune impression de volume n’est suggérée. Cette figure a été parfois rapprochée de certaines sculptures africaines, notamment des représentations des Orishas, fréquentes dans la sculpture Yoruba, qui écoutent, une main près de l’oreille, les requêtes des fidèles. Elle renvoie aussi un écho aux recherches contemporaines d’un Picasso ou d’un Max Ernst.
Le cabinet d’arts graphiques propose une approche de la Nouvelle Objectivité allemande notamment avec Otto Dix, Max Beckmann et Georges Grosz. « Nous voulons les choses toutes nues, nous les voulons très claires, presque sans art » disait Otto Dix. Ces peintres, dont certains ont connu le traumatisme de la Première Guerre mondiale, rendent compte de la dureté des temps (réalité culturelle et sociale de la République de Weimar). Ils refusent les avant-gardes expressionnistes et cubistes du début du siècle et se distinguent par leur vision du monde, notamment par l’impitoyable caricature des rapports humains. Par ailleurs, des dessins d’exercice de Marinot à côté des œuvres graphiques de Coppel faisant référence au principe du collage (interstices) peut former l’idée que chacun de ces artistes ne répondent pas par cet acte de dessiner aux même références, ni aux mêmes périodes de l’histoire de l’art.

03 novembre 2006

La Passion gravée du beau Martin

Le musée d'Unterlinden à Colmar présente actuellement les sept gravures de Martin Schongauer acquises, notamment, grâce à une souscription.
Le procédé est une première pour le musée d'Unterlinden. En décembre 2005, la galeriste Laube, installée à Zurich et New York, contacte la société Schongauer (qui gère l'établissement colmarien), avec laquelle elle a déjà eu affaire, pour lui proposer d'acheter sept gravures de Martin Schongauer. Elle agit pour le compte d'un collectionneur américain qui refuse de vendre les pièces séparément. Les sept gravures font partie de la série de douze dédiées à la Passion du Christ. Unterlinden en possède déjà quatre. Le problème, c'est que le montant de la facture s'élève à 241 000 euros. « On ne pouvait assumer une somme aussi colossale. En même temps, les gravures proposées étaient d'une rare qualité. On a eu l'idée de lancer une souscription », raconte la conservatrice Pantxika De Paepe. Ce qui fut fait. En mars 2006, des courriers sont envoyés aux 800 membres de la société Schongauer. Une communication est lancée dans divers médias. Cette opération a permis de récolter 30 000 euros, par le biais d'environ 140 souscriptions allant de 20 à 6000 euros. La majorité des souscripteurs sont des particuliers de la région, mais on y trouve aussi des visiteurs de passage au musée, originaires des États Unis, d'Allemagne ou de Belgique et des Français informés par la presse. Il y a également quelques entreprises, comme une société d'électricité qui travaille pour le musée colmarien. Unterlinden, qui a fait l'avance des frais, bénéficiera aussi d'une subvention de 97 000 euros du Fonds national du patrimoine et d'une autre, dont on ne connaît pas encore le montant, du Fonds régional d'acquisition des musées. Le fonds Timken a également apporté 26 000 euros. Tous ces souscripteurs ne reçoivent rien en échange de leur générosité, excepté, s'ils le souhaitent, d'avoir leur nom dans le prochain bulletin de la société Schongauer.
Les sept gravures acquises (L'arrestation du Christ, Ecce homo, Le Christ devant Pilate, Le Portement de croix, La crucifixion, Le Christ aux limbes et La Résurrection) ont été exécutées entre 1475 et 1480 et mesurent environ 16 cm sur 11. Elles révèlent une grande qualité au niveau de la finesse des traits, mais aussi de la nuance entre les noirs, les gris et grisés. Le musée, qui possédait déjà 78 des 116 gravures de Schongauer, en détient désormais 85 et lorgne du côté du marché de l'art pour acquérir la gravure manquante de la Passion, à savoir Le Christ au mont des Oliviers.
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