31 mars 2007
Iris
Par elisabeth, 31 mars 2007 à 15h :: Expos régionales
Ecoute-voir
"La croisée des regards", au croisement des conduits un espace de lumière, permet de saisir le lieu de fusion immatérielle des regards entre quatre individus.
"Puiser dans le vide " Cet objet donne au vide un contenant dans lequel il serait possible de puiser à l'infini, comme si le vide était une source inépuisable d'espace libre pour la création.une série de diagrammes "la plongée du regard" , qui montrent les différentes étapes d'une recherche menée sur le regard en interaction avec l'ouïe, le corps et l'espace. Vous y découvrirez également, dans le garage, un étonnant instrument de musique interactif composé d'un archet muni de diodes infrarouges qui vous permet de faire 'résonner' des tores virtuels en 3D : une innovation artistique et technologique ! Je vous recommande le "Kaléidoscope du ciel "placé au sein de la cour, cette installation circulaire se déploie horizontalement sur 5 mètres de diamètre et s'élève à 0,70 mètre de hauteur. L'assise en métal est posée à même le sol et dessine une structure évidée réduite au minimum. Elle est conçue pour maintenir un ensemble de miroirs suivant une disposition particulière. Chaque miroir, au nombre de 231, peut pivoter sur son axe et être orienté différemment. Tel un capteur solaire aux multiples facettes, ces miroirs réfléchissent des parties du ciel.
De loin, l'ensemble, à l'aspect léger, graphique et aérien, donne l'impression de percevoir des fragments de nuages posés sur le sol. Les reflets, changeants tout au long de la journée et de la nuit, offrent un spectacle en perpétuelle évolution.
Invité à franchir le seuil de cette installation, le spectateur entre en quelque sorte dans cette illusion et se reflète lui-même à l'infini sur ces fonds de ciel. L'image du corps n'est pas frontale mais plutôt horizontale, parcellaire et multiple, ce qui s'oppose à une vision égotique de l'homme. Ceux sont des parties de soi qui se divisent et se démultiplient en autant de miroirs.
Le ciel plonge le spectateur au cœur d'un espace mouvant dans lequel il est possible de flotter et d'airer. Le sentiment de perte de point de repère est accentué par la variation des points de vue et l'inversion des reflets, lorsque le ciel rencontre la terre.
En quelque sorte ce kaléidoscope s'ouvre sur deux infinis : l'homme perçu comme un univers offrant les points de vues les plus divers et le ciel immatériel, si vaste qu'il semble illimité. La démultiplication des images renvoie à cette immensité, impossible à percevoir dans sa complexité, dans sa globalité. Jusqu'au13 Mai 2007









