association de l'art à l'œuvre — blog

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05 juin 2008

Frédéric Mitterrand à la Villa Médicis

    voir l'article du Monde dans les commentaires
"Sur proposition de la ministre de la Culture, Christine Albanel, le président de la République a décidé de nommer
Frédéric Mitterrand directeur de l'Académie de France à Rome", selon le communiqué.
Né en 1947, le neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand a été professeur d'histoire et d'économie avant de se lancer dans une carrière d'acteur, d'écrivain, de réalisateur et d'animateur de télévision.
Les missions de la Villa Médicis
Créée sous Louis XIV, l'Académie de France à Rome accueille des artistes pensionnaires afin qu'ils se perfectionnent dans leur discipline et elle organise également de nombreuses manifestations culturelles. Depuis 1803, elle est installée dans un palais Renaissance, la Villa Médicis , sur la colline du Pincio. Le domaine, acquis par Napoléon, s'étend sur plus de 7 hectares. Dans le cadre de sa mission d'origine dite "mission Colbert", l'Académie de France compte actuellement 18 pensionnaires de diverses disciplines artistiques. Dans le cadre de la "mission Malraux", ajoutée à la fin des années 60, la Villa Médicis a organisé de nombreuses manifestations culturelles et artistiques en 2007 (dont 9 expositions, 14 concerts, 8 colloques, 15 lectures).
La France accueille à Rome, villa Médicis, des artistes, dûment sélectionnés, représentant plusieurs disciplines artistiques. Ils y séjournent quelques mois, voire quelques années et de leur travail en commun, de leurs échanges, naissent des oeuvres, mais surtout un esprit.
Arrivé en septembre 2002, l'actuel directeur, le scénographe Richard Peduzzi, doit quitter ses fonctions en août 2008.
Le budget total de cet établissement public administratif placé sous la tutelle du ministère de la Culture se monte à 7,7 millions d'euros en 2008 (6,4 millions pour le budget de fonctionnement et 1,3 million d'euros pour le budget d'investissement), selon les chiffres communiqués par le ministère. La subvention de l'Etat est de 4,6 millions d'euros.
En visite récemment à Rome, j'ai eu un véritable coup de coeur pour la villa Médicis, quoiqu'en disent les fâcheux, sur l'inutilité de cette institution, je ne suis pas assez avertie pour en être juge, j'envie Frédéric Mitterand d'habiter ce lieu magique.
Dans le parc une sculpture de Giuseppe Penone, allie magnifiquement passé et présent.
photos de l'auteur

08 mai 2008

Catherine ou la vie en bleu

Vous qui connaissez sa silhouette menue, vous qui avez toujours rêvé de l'entendre, cela est possible, ce jeudi 8 mai à 7h55 et à 18h50, dans le cadre du concours Alsace Innovation, sur France Bleue Alsace (voir la vidéo ci-dessous) j'ai nommé Catherine Koenig.
photo et vidéo de l'auteur

11 décembre 2007

L'obsession Vinci

A ne pas rater en direct ou en postcast sur France Inter le 12 décembre à 13 h 30 : Léonard de Vinci avec Sophie Chauveau.
Après la passion Lippi et le rêve Botticelli, cette historienne de l'art nous raconte avec bonheur, rigueur et passion les vies des artistes de la renaissance italienne. Elle rend hommage aux hommes qui, il y a cinq siècles, inventèrent la liberté pour les artistes. "Le siècle de Florence", s'éteint avec le plus grand et le plus mystérieux d'entre eux.

09 octobre 2007

Rouge à Lèvres sur une toile = Syndrome de Stendhal ?

Ce syndrome est appelé ainsi à la suite de l'écrivain français Stendhal qui a vécu une expérience similaire lors de son voyage en Italie, à l'étape de Florence, en 1817. Il écrit alors :
« J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. »
Stendhal n'a rien fait pour s'en prémunir puisque s'asseyant sur un banc de la place, il lut un poème pour se remettre, et vit que ses visions empiraient à la lecture de cette somme de culture ambiante dans les lieux : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.
Ce syndrome ne fut pas décrit comme un syndrome spécifique avant 1979. La psychiatre italienne Graziella Magherini, officiant à l'hôpital central de la ville, a observé et décrit plus de 100 cas similaires parmi les touristes de Florence, le berceau de la Renaissance. Sa description figure dans un livre éponyme qui classe les cas de manière statistique selon leur provenance et leur sociologie. En résumé :
* les touristes provenant d'Amérique du Nord et d'Asie n'en sont pas touchés, il ne s'agit pas de leur culture;
* les touristes nationaux italiens en sont également immunisés; ils baignent dans cette atmosphère depuis leur enfance;
* parmi les autres, sont plus touchées les personnes vivant seules et ayant eu une éducation classique ou religieuse, indifféremment au sexe.
Les phrases précédentes sont réductrices et devraient s'interpréter selon l'acception "individus ayant reçu une éducation de la civilisation de Y" plutôt que "individus provenant de Y".
Le facteur déclenchant de la crise est le plus souvent lors de la visite de l'un des 50 musées de la ville, où le visiteur est subitement saisi par le sens profond que l'artiste a donné à son œuvre, qui transcende les images et le sujet de la peinture; les réactions des victimes subjuguées sont très variables; des tentatives de destruction du tableau ou d'hystérie ont été observées. Les gardiens de musée sont au courant de cette particularité locale et surveillent les comportements atypiques de leurs hôtes, surveillance sans excès toutefois.
On trouve aussi la dénomination de "Syndrome de Florence" ("Syndrome de Stendhal" étant la dénomination officielle) Nos participants au voyage de Florence sont ainsi prévenus ....
Peut-on associer le comportement de Sam Rindy au syndrome de Stendhal ?
Rouge à lèvres sur une toile: procès à Avignon

Sam Rindy, la femme qui a déposé un baiser rouge sur une toile blanche de Cy Twombly
4.500 euros d'amende ont été requis contre la jeune femme qui avait taché une toile de Cy Twombly avec du rouge à lèvres
Rindy Sam est poursuivie pour "dégradation d'oeuvre d'art". Elle devait comparaître le 16 août en audience de reconnaissance de culpabilité mais elle a refusé de plaider coupable pour ce chef.
La jeune femme avait embrassé fin juillet à Avignon une toile toute blanche du peintre US, qui fait partie d'un triptyque évalué à deux millions d'euros.
Estimant que le geste de Rindy Sam s'apparente à "une sorte de cannibalisme ou de parasitisme", le représentant du parquet a également demandé au tribunal correctionnel d'Avignon, comme peine complémentaire, qu'elle soit condamnée à un stage de citoyenneté.
Le tableau est la propriété d'Yvon Lambert, fondateur de la collection Lambert. Elle était présentée à l'occasion d'une exposition intitulée "Blooming", consacrée à Cy Twombly et organisée par la Collection Lambert du 10 juillet au 30 septembre.
La toile initialement d'une blancheur immaculée, fait partie d'un triptyque lu-même inclus dans un polyptique de onze éléments, "Les trois dialogues de Platon", datant de 1977.
Le directeur de la Collection Lambert et commissaire de l'exposition, Eric Mézil, avait dénoncé un "viol" de l'oeuvre d'art. Selon lui, "Le rouge à lèvres contient des matières grasses, des produits chimiques et le rouge est la couleur la plus violente: ce rouge est indélébile".
Quand la passion rend fou
Rindy Sam, peintre cambodgienne, venue spécialement de Martigues, où elle réside, pour assister à l'exposition n'avait pas pu résister à l'attrait de l'oeuvre. Tombée en arrêt devant la toile et après avoir demandé à son fiancé de la photographier bras grands ouvert devant cette dernière, elle s’est mise, dans un éclat de bonheur, à l’embrasser.
Une véritable étreinte pour cette dame qui assure avoir vécu un acte d'amour d'une grande pureté:
"J'ai déposé un baiser. Une empreinte rouge est restée sur la toile. Je me suis reculée et j'ai trouvé que le tableau était encore plus beau...", a-t-elle confié. "J'assume mon acte. Il est beau; cette toile blanche m'a inspirée. On me dit que c'est interdit de faire des choses pareilles, mais c'était totalement spontané".
a déclaré Rindy Sam, qui conteste avoir commis une dégradation d'oeuvre d'art.
au 13 h de France 2 du 9 octobre sous la rubrique

08 octobre 2007

Le tableau de Monet dégradé au musée d'Orsay

Le tableau de Monet dégradé au musée d'Orsay, le 7 octobre 2007
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La dégradation d'un tableau de Monet, "Le pont d'Argenteuil", dans la nuit de samedi à dimanche au musée d'Orsay, a provoqué "l'indignation" de la ministre de la Culture, qui a demandé une aggravation des sanctions pour les actes de délinquance touchant les biens culturels.
"Il faut voir comment on peut aggraver les sanctions quand il y a intrusion dans des musées, des églises et des monuments", a déclaré Christine Albanel, qui s'est rendue dimanche dans le musée parisien pour constater les dégâts. Mme Albanel a saisi à ce sujet la garde des Sceaux Rachida Dati.
En principe les Monet sont à l'étage, on peut se poser la question : que faisaient les gardiens, comment ont-ils mis aussi longtemps pour réperer les intrus ? Quels sont les systèmes d'alarme aussi peu fiables qui protègent les collections françaises. Moi aussi cela m'indigne, mais aussi cela m'interpelle.

31 janvier 2007

Coulisses d'une visite

Pour Marie-Jo
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Réécouter et voir
Si on vous parle de tuyaux rouges, bleus, jaunes qui s’enlacent et s’entrelacent devant un parterre de Parisiens, touristes et pigeons souvent médusés, si on vous parle du musée qui a bousculé d’une façon radicale l’architecture moderne et si enfin on vous dit que depuis 1977, date de son inauguration, ce musée a accueilli plus de 180 millions de visiteurs… à quoi pensez vous ?
Ce n’est pas une devinette car depuis des jours on ne parle plus que de cela, le 30ème anniversaire du Centre Pompidou à Beaubourg. France Inter célèbre à sa manière ces 30 ans qui ont marqué et animé la vie culturelle de la Capitale...

01 septembre 2006

"Le Cri" et "La Madone"

Les célèbres tableaux d'Edvard Munch "Le Cri" et "La Madone", volés en 2004, ont été retrouvés en "assez bon état"
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us C'est ce que l'on a appris jeudi de source policière. Ces deux tableaux, chefs-d'oeuvre du maître norvégien de l'expressionnisme (1863-1944), avaient été volés en plein jour dans le musée Munch d'Oslo.
Début août, trois hommes avaient été condamnés à des peines de 4 à 8 ans de prison. Les deux principaux organisateurs du vol courent toujours.
Deux des hommes condamnés auront également à payer 95 millions d'euros.
Deux individus armés et encagoulés étaient entrés en août 2004 dans le musée Munch à Oslo et avaient décroché les tableaux sous le regard terrifié de dizaines de visiteurs.
"Le Cri" représente un visage terrifié sous un ciel rouge sang. L'autre oeuvre dérobée est "La Madone", une femme à la longue chevelure sombre et à la poitrine dénudée. Ces deux tableaux ont été peints en 1893. "Nous sommes sûrs à 100 % que [les tableaux retrouvés] sont les originaux", a expliqué le chef de la police d'Oslo. "Ils sont beaucoup moins abîmés que ce que l'on craignait", a-t-il ajouté sans plus de précision.
Le responsable policier n'a pas précisé dans quelles conditions et où les deux tableaux avaient été retrouvés. Il a en revanche affirmé qu'aucune rançon n'avait été payée et qu'aucune nouvelle arrestation n'avait eu lieu.
Peints en plusieurs exemplaires, les deux chefs-d'oeuvre étaient restés jusqu'alors introuvables malgré la récompense de 2 millions de couronnes (environ 250.000 euros) promise par la municipalité d'Oslo, propriétaire de la collection Munch. Les experts avaient toujours estimé que ces chefs-d'oeuvre étaient trop connus pour être écoulés sur le marché de l'art. Leur valeur combinée est estimée à quelque 83 millions d'euros.
Le musée Munch, dont le dispositif de sécurité avait été vivement critiqué après le vol, a rouvert ses portes en juin après d'importants travaux qui ont quasiment transformé l'établissement en bunker.

24 mai 2006

Comment regarder un tableau

catégorie beaux arts
Qui n'a pas éprouvé, devant un tableau, ce sentiment de ne pas posséder les clés pour le décrypter ? Nous ressentons des émotions, mais l'oeuvre semble se dérober. Tournant résolument le dos à l'enseignement traditionnel de l'histoire de l'art, Françoise Barbe-Gall prend pour point de départ les impressions ressenties face à la toile et nous entraîne dans une exploration passionnante. Quel rapport le tableau entretient-il avec la réalité ? L'artiste a-t-il idéalisé la nature ? l'a-t-il déformée ? Le peintre a-t-il voulu provoquer un choc chez le spectateur ? Lui apporter une vision réconfortante ? Grâce à la clarté du propos et à la simplicité de la démonstration - pour subtile que l'analyse soit en réalité - tout devient lumineux et accessible : l'oeuvre s'offre progressivement comme une évidence.
Ecouter Ici sur France Inter
sous archives lundi 22 mai avancez le player jusqu'à 4.50/58.05.

JT en vidéo du13 h
Sur France 2 allez sur l'invité des cinq dernières minutes , le 13 h de lundi, 22 mai 2006

25 avril 2006

Le blog

Quelle ne fût pas ma surprise à mon retour d'avoir des mails de mes amis, dans ma boite aux lettres, m'avertissant que le blog est cité dans l'Alsace du vendredi 21 avril 2006, dans le cahier du week end, sous : le site de la semaine.
Cette fois ce n'était pas un poisson d'avril initié par moi-même, mais un autenthique et agréable sujet consacré à l'association à son blog et à son webmaster.
Grand merci à l'Alsace

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12 avril 2006

Marie Darrieussecq et le machisme dans le monde de l'Art

    Portrait par Alexis Percival, Selena Millard , et Ian Sexton

    Lu dans Libération, communiqué par Regis P.
    C'est Marie Darrieussecq qui s'exprime : Que les hommes et les femmes produisent des oeuvres différentes me semble une idée riche, intéressante, plus que le prétendu «neutre» souvent mis pour le mot «masculin». Mais comme par hasard, cette différence est généralement utilisée pour minimiser les oeuvres des femmes. Heureusement j'écris, je ne suis pas «artiste», sinon j'oserais penser que j'ai un cerveau, dont la forme n'est pas forcément celle d'une cavité utérine.