11 mars 2007
Vermeer fin et flou
Par elisabeth, 11 mars 2007 à 02h :: Prochainement à "l'art à l'œuvre"
Prochaine conférence de Catherine Koenig mardi 13.03.2007 à 20h (1h30) Vermeer
Maison des Associations de
Guebwiller, entrée libre, réservation obligatoire auprès de la Médiathèque de Guebwiller 03 89 74 84 82
Vermeer n'est pas le peintre ingénu que l'on croit, c'est un peintre médité, il faut le regarder, le regarder, dit Daniel Arasse.
Ni méconnu, ni inconnu, on faisait des détours pour venir le voir. Il ne peignait pas pour vendre, il mettait ses peintures en dépôt chez les commerçants du coin, chose tout à fait rare en Hollande à cette époque, étant donné qu'il y avait un marché de l'art. Vermeer utilisait la caméra oscura, mal réglée, pour avoir des effets de diffusion lumineuse, mais à des endroits où il n'aurait jamais pu les observer. L'éclat, l'énergie, la finesse, la variété, l'imprévu, la bizarrerie, quelque chose de rare et d'attrayant, il a tous ces dons des coloristes hardis, pour qui la lumière est une magicienne inépuisable. On se souvient de Proust et de "son petit pan de mur jaune", de l'écrivain Bergotte dans "À la recherche du temps perdu". Il était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, "comme une précieuse oeuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffisait à elle-même " Proust a dit : "Depuis que j'ai vu au musée de La Haye la Vue de Delft, j'ai su que j'avais vu le plus beau tableau du monde."
Ce sera le propos de la dernière conférence de la saison, de la série proposée par la ville de Guebwiller.
Vermeer n'est pas le peintre ingénu que l'on croit, c'est un peintre médité, il faut le regarder, le regarder, dit Daniel Arasse.
Ni méconnu, ni inconnu, on faisait des détours pour venir le voir. Il ne peignait pas pour vendre, il mettait ses peintures en dépôt chez les commerçants du coin, chose tout à fait rare en Hollande à cette époque, étant donné qu'il y avait un marché de l'art. Vermeer utilisait la caméra oscura, mal réglée, pour avoir des effets de diffusion lumineuse, mais à des endroits où il n'aurait jamais pu les observer. L'éclat, l'énergie, la finesse, la variété, l'imprévu, la bizarrerie, quelque chose de rare et d'attrayant, il a tous ces dons des coloristes hardis, pour qui la lumière est une magicienne inépuisable. On se souvient de Proust et de "son petit pan de mur jaune", de l'écrivain Bergotte dans "À la recherche du temps perdu". Il était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, "comme une précieuse oeuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffisait à elle-même " Proust a dit : "Depuis que j'ai vu au musée de La Haye la Vue de Delft, j'ai su que j'avais vu le plus beau tableau du monde."
la Vue de Delft
Ce sera le propos de la dernière conférence de la saison, de la série proposée par la ville de Guebwiller.
La jeune fille à la perle
La laitière