Ce retable se trouve au musée
Unterlinden de Colmar, après la 1° ouverture :

Dans l’Annonciation,
Grünewald reprend l’iconographie traditionnelle de l’Ange Gabriel surprenant la Vierge en pleine lecture. Le mouvement dramatique des deux personnages, littéralement plaqués au premier plan, tranche avec l’atmosphère de calme et de sérénité qui les entoure. Reprenant le parti de la concordance entre l’Ancien et le Nouveau Testament, Grünewald représente dans l’angle gauche du tableau le prophète Isaïe qui avait annoncé l’événement, traité en grisaille comme une sculpture décorative de la voûte.
Dans la partie centrale, le Concert des Anges a fait l’objet de plusieurs interprétations par les historiens de l’art : selon les uns, il se présenterait comme un hymne à la Nativité, selon les autres, il symboliserait l’attente de la Nativité, la Madone au jardin en étant l’accomplissement ; pour d'autres encore, la chapelle dans laquelle sont regroupés la Vierge et les anges musiciens serait une vision poétique du Temple de Salomon ; on a voulu voir également dans le Concert des Anges une illustration du monde du mal. Enfin, dans
le panneau de la Résurrection, se mêlent les mystères de l’Ascension et de la Transfiguration. Ces trois éléments consécutifs de la vie du Christ se conjuguent en une représentation unique.
Pâques, ou de pâques, est une fête religieuse chrétienne commémorant la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion (du grec "pathos" : le fait de faire l'épreuve, l'expérience de) et sa crucifixion le vendredi saint, veille du sabbat. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne du Carême.
Pâque, de l'hébreu
Pessah « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte.
Ce mot a servi à désigner la fête chrétienne car, d'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 8 jours) qu'eut lieu la résurrection de Jésus. La forme « Pâque » est utilisée pour désigner cette fête dans les Églises orthodoxes.