association de l'art à l'œuvre — blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

21 janvier 2010

Changez la nuit en jour!


Vendredi 22 janvier 2010, de 18 heures à 2 heures du matin, plus de trente musées et huit institutions culturelles de la région de Bâle ouvrent sous forme d'expositions, de visites guidées, de conférences, de concerts, d'ateliers, de jeux et de récits.

Lire la suite

08 novembre 2008

Tranches de Quai

A l’occasion d’une semaine d’ateliers avec des artistes invités, Le Quai, école supérieure d'art de Mulhouse, a ouvert ses portes le temps d’une soirée artistique et festive (performances, expositions, travaux d’étudiants, dégustations ???, etc.). Avec, dans le désordre, Anne Immelé, visagéité/subjectivité, Daniel Clochey, Rouge Gravure, Christian Savioz, Comics Back, Lionel Marchetti, Sonic Boom, Cécile Meynier - Dérapage, Lukas Hartmann, La grille topographique, Olivier Millagou, sans Issue et bien d’autres surprises !
Programme éclectique pour la première tranche de Quai ce jeudi, cela démarre avec un orchestre d'accordéons, de l'Ensemble Escadon, il faut prêter l'oreille pour entendre les différents airs, qui sont originaux et qui n'ont rien à voir avec ce qui est joué habituellement avec cet instrument. C'est étrange et envoutant.
Puis Vincent Croguennec nous conte "une histoire à la noisette" adorable petit film fait de découpages, astucieusement monté, avec un délicieux humour.
Isabelle Chaffard en soliste à l'accordéon nous interprète Ispaniada de W. Zolotarioz, dans le brouhaha de la foule, elle arrive à capter l'attention, suivi de Vegelin suite de J. de Haan par l'ensemble Escadon.
Performance de "noble art" avec Hakim, Hatem, Julien, Osan de l'ASM Boxe, intitulé "des Coups, des coups et encore des coups .... fins comme des allumettes les jeunes boxeurs, ont impressionné le public et le petit chien.....
Puis ce fut au tour du directeur du Quai David Cascaro de nous conter en images, avec une sono stridente, le voyage en Malaisie, accompagné en musique à l'ordinateur, par d'Alex Kittel et sa composition, illustrant parfaitement la projection. Cette fable est l'histoire d'un jeune homme qui part avec sa Simca 1000, qui se crache, passe de l'autre côté du miroir, puis émerge lentement de son coma, de son voyage en Malaisie, qui peu à peu reprend conscience des personnes qui l'entourent, par flash, puis qui se rétablit, histoire qui laisse un sentiment indéfinissable.
photo Geoges Kittel
Puis nous assistons à la conférence de Marie-Chantal - Gaëlle Fratelli, flanquée de 2 gardes du corps, costumés, lunettés, Pasquale Nocera et Fernando Pasquini. Elle nous explique que notre façon de nous vêtir dévoile notre personnalité. Puis soudain, pour illustrer son propos et nous convaincre que l'habit fait le moine ... elle dévêt un des garde du corps qui rapidement se retrouve en caleçon, puis le second suit le mouvement pour ne pas être en reste. Pour corser l'affaire elle leur impose un déguisement à trouver dans un temps imparti, et les 2 compères se lancent dans une danse échevelée visible sur la vidéo ci-dessous
attendez que la vidéo soit chargée entièrement pour la visionner.
la soirée s'est poursuivie au Noumatrouf
photos et vidéo de l'auteur

10 juillet 2008

Ebersmunster

23 avril 2008

La Lorelei

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

Heinrich Heine
clic sur l'image
À l’origine, la Loreleï a été conçue pour symboliser l’amour passionnel dans la littérature : dans une ballade (Zu Bacharach am Rheine..., 1801) du poète rhénan Clemens Brentano, la Lorelei apparut d’abord comme le nom d’une femme. « Laure Lay» a été trompée par son amant. Sur le chemin du cloître, elle veut jeter un dernier regard du rocher sur son château. Alors qu’elle pense voir un bateau s’éloigner, elle tombe dans le fleuve.
Brentano a écrit plusieurs variations du thème de la Loreleï. Le motif d’une femme blonde et malheureuse qui se peigne sur un rocher apparaît pour la première fois dans son conte rhénan à partir de 1810.
Plus tard, elle passa d’un fantôme à une femme fatale. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle prit la fonction pour quelques poètes de symbole national semblable aux Valkyries. La littérature du XXe siècle se détourna de cette interprétation.Elle apparait sous de nombreuses formes dont certaines sont ironiques, et perpétue ainsi le mythe de la Lorelei.
En France, elle est surtout connue au travers du poème de Guillaume Apollinaire, La Loreley, que l'on retrouve dans le recueil Alcools, ou encore dans Lorely de Gérard Labruni dit Gérard de Nerval lors du récit de son voyage sur les bords du Rhin. Alors, que pour d'autres, plus intéressés par la musique que par la littérature, Lorelei, la fée du Rhin, sera évoquée à travers des chansons comme Lorelei Sebasto Cha de Hubert Félix Thiéfaine, Laura Lorelei de Jacques Higelin, Loreley du groupe allemand Dschinghis Khan mais également par des artistes tels que The Pogues, Cocteau Twins, Theatre Of Tragedy, Styx… Dans un autre registre, l'auteur de bandes-dessinées belge, Roger Leloup, y fait de nombreuses références dans l'album No. 2 de Yoko Tsuno: "L’Orgue du diable".
Le rocher schisteux Lorelei se situe dans la Vallée romantique du Rhin (à environ 25 km de Rudesheim et à environ 35 km de Coblence ) s'élève à 132m au dessus du fleuve. A ses pieds, le fleuve se resserre et se creuse jusqu'a une profondeur de 22m. Jusqu'au 19ème siècle le passage était très risqué pour les bateaux , en raison des écueils et des tourbillons. Ce rocher est aussi connu pour avoir un bon écho, que l'on interprétait dans le temps comme la voix d'une belle sirène "la Lorelei" .
La légende dit, que la belle Lorelei charmait les marins par son chant magique, et ceux-ci fascinés par ce chant oubliaient les dangereux tourbillons et récifs. Leur bateau alors livré à lui même se brisait et sombrait dans la fleuve.
vidéo de l'auteur

Fresques constantiniennes

Au milieu de la cathédrale de Trèves, on découvrit à l'occasion de fouilles dans les années 1945/46 - 1967/68, environ 3.50 en-dessous du sol actuel de l'église, une salle à peu près rectangulaire d'un palais d'habitation richement décoré. A peu près la moitié des fresques ont pu être récupérées. Le plafond étant partagé en 15 cassettes, six tableaux ont pu être reconstitués jusqu'en 1950, le reste en 1983.
Ce plafond montre en échiquier 8 tableaux avec des amours dansants, et 7 tableaux avec des portraits surdimensionnés. Le plus remarquable des tableaux des amours dansant, encadré d'une bordure de tresses dorées, montre Amour et Psyché.
Les quatre tableaux surdimensionnés montrent 4 femmes auréolées, portant de nombreux joyaux. Les 3 autres des personnages masculins, sans auréoles, le n° 12 montre un philosophe avec un rouleau manuscrit.
Personnages symboliques ou portraits de la maison impériale ?
Th.K. Kempf dans son interpretation suggère qu'il s'agirait : pour la dame avec le voile, de Flavia Helena mère de Constantin. Toujours d'après lui la dame avec le coffret de bijoux Constantia, la demi-soeur de Constantin. La jeune femme à la couronne de fleurs et à la lyre, serait une représentation de la jeune Hélène, femme de Crispus, fils de Constantin, tandis que la dame au miroir serait Flavia Maxima Fausta épouse de l'empereur.
Les amours dansant tiennent à la main des objets : cornes d'abondance, globe, encensoirs et coupes, pour certains vêtus de tissus pourpres. Une fresque à la gloire de l'élément féminin du temps de Constantin, tempéré par le philosophe ? Un ensemble qui symbolyse le bonheur et le pouvoir impérial. Ces fresques, supposées datées du 1° tiers du 4° siècle, sont conservées au musée de la cathédrale de Trèves.
photos & vidéos de l'auteur

07 janvier 2008

Carla = Cecilia ?

Ne trouvez-vous pas que la nouvelle compagne du président des français ressemble quelque peu au portrait de La Dame à l'hermine (Cecilia Gallerani), huile sur bois, 1488-1490. Musée de Cracovie, Pologne, peint par Léonard de Vinci ?
La toile représente Cecilia Gallerani, la maîtresse de Ludovic Sforza, duc de Milan, qui fut d'abord son tuteur et le protecteur de Léonard. La peinture est l'un des quatre portraits de femme peints par Léonard de Vinci, les trois autres étant le portrait de Mona Lisa, celui de Ginevra de Benci et celui de la Belle Ferronière . En dépit de nombreux dommages, elle est néanmoins en meilleur état que plusieurs autres peintures de De Vinci.
Léonard a rencontré Cecilia Gallerani à Milan en 1484, lors de l'épidémie de peste, alors que tous deux habitaient au Castello Sforzesco, le palais de Ludovic Sforza, le More. Jeune et belle, âgée de seulement 17 ans, Cecilia était la maîtresse du duc.
La légende veut que dans la Vierge aux rochers, Léonard a peint l'ange à l'image du visage de Cecilia, alors qu'elle était une inconnue pour lui. Il ne l'aurait rencontrée qu'après.
Plusieurs interprétations iconographiques de l'hermine que tient la jeune femme ont été proposées. On y a vu le symbole de la pureté ou encore l'emblème du More, qui était « l'ermellino », une petite hermine. Ce pourrait être également un calembour sur son nom de famille, Gallerani, l'hermine en grec se disant galay. Ou encore un élément de la mode de l'époque, la jeune femme étant représentée avec un seul collier, alors que son protecteur et commanditaire de la toile la couvrait de bijoux. À proprement parler, l'animal du tableau semble ne pas être une hermine mais plutôt un furet blanc.
La peinture a été acquise par Adam Jerzy Czartoryski, le fils d'Izabela Czartoryska et d'Adam Kazimierz Czartoryski en Italie en 1798 et intégrée dans les collections de la famille Czartoryski en 1800. L'inscription dans le coin haut gauche de la peinture,
« La Bele Ferioniere.Leonard d'AWinci. », a été probablement ajoutée par un restaurateur peu de temps après son arrivée en Pologne. Léonard, comme c'était l'usage à cette époque ne signait pas ses toiles. Les artistes s'incluaient dans leurs tableaux, dans la représentation d'un personnage, en général caché parmis d'autres, mais très souvent, regardant le spectateur. En 1939 elle a été saisie par les nazis et envoyée au musée Kaiser Friedrich à Berlin. En 1940 Hans Frank, gouverneur général de la Pologne, a demandé qu'elle soit restituée à la ville de Cracovie et il l'accrocha, par la suite, dans ses bureaux. À la fin de la seconde Guerre mondiale, elle a été découverte par les troupes alliées dans la maison de Frank en Bavière. Elle est revenue en Pologne et est actuellement exposée au musée Czartoryski à Cracovie.
Le film polonais Vinci (2004) a pour sujet un vol du tableau.

19 septembre 2007

L'Hôtel de Ville de Paris

Quelques photos de notre visite à l'Hôtel de Ville de Paris à l'occasion de la journée du patrimoine (à la demande générale), non je ne vous révèlerai pas comment y aller sans faire la queue...
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
le bureau du maire - un plafond à caissons
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
le blason des Nautes - le salon des métiers
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
le parquet - le salon Chéret
un site de visite virtuelle

20 août 2007

Sous la ligne bleue

Qui douterait encore de la couleur des Vosges ?
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
C'est ainsi que j'en ai parcouru, sous un ciel d'azur, une toute petite partie du chemin intitulé Sous la ligne bleue
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
C'est dans ces endroits, que l'on saisit ce que veut dire "Land Art". il faut se laisser gagner par le mystère du parcours d’art qui prend son départ au centre de loisirs de Grosmagny. Il y a là 7,5 km à parcourir sans hâte, en trois ou quatre heures, sur lesquels ont été réparties les oeuvres de dix-neuf plasticiens.
Parmi eux, j'ai été intriguée par ce minotaure au féminin, rappelant autant Niki de St Phalle que le thème si cher à Picasso
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
"La Licorne du Fayé"
Livialdino DE POLI Notre œuvre " La licorne du Fayé " a pris sa source dans les racontotes rapportées par Jean-Raphaël Sandri. Ces histoires, qui se racontaient lors des veillées, révèlent les soucis, les peurs et les espoirs des gens du Pays Sous-Vosgien chez lesquels la croyance dans le mauvais sort revient souvent. De nos jours encore, ces soucis, ces peurs, ces croyances, si elles ont changé dans leur expression, demeurent similaires dans leur nature profonde.
" La licorne du Fayé " est une sorte de Minotaure au féminin. Cette figure hante la région du Fayé et vient trouver silence et repos dans les endroits insolites. La nuit, elle vient se poser sur l'eau et flotte silencieusement sur les étangs ; le profil du Fayé, à l'arrière plan, l'aide à retrouver la paix… surtout les soirs de brume ! Le jour, elle se pare de mille couleurs et trône parfois sur les places des villages sous-vosgiens. Mais, fait étrange s'il en est : tous ne la voient pas.
(Un soir d'avril 2007)
N.B : une lecture plus attentive permet de découvrir la présence d'éléments symboliques. Ainsi sont représentés les quatre Éléments de l'Univers ; mais où est donc passé le Cinquième élément, la Quintessence ?
Intriguée par la vue de cette "lessive" gigantesque, décourageante au premier abord (la corvée), j'étais touchée par l'idée d'union d' Anne-Marie SCHOEN
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Oeuvre en devenir
Chacun est invité à me confier un vêtement qu'il a habité, devenu trop usé, trop vieux, trop démodé, trop petit...trace intime de son passé.
Ces habits seront mèlés, cousus , tissées réunis par de gros boutons portant le nom des donateurs... Pendu sous un auvent, tel une grande lessive collective comme celles qui se pratiquaient jadis, cet ouvrage évoque le lien entre les individus de la communauté, non seulement des communes, mais humaine, lien nécessaire à la simple survie de chacun
.
réalisé avec les enfants des écoles un adorable petit jardin en céramique:
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
La pagode de Roger Rigorth est une partie du jardin aquatique enchanté, présenté à Wesserling, il invite à l'intimité de la méditation.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Ce n'est pas une obligation....
Une autre "lessive" se déployant dans l'espace du lavoir de Grosmagny, "textile" relie deux activités passées, bien implantées dans le village et ceux alentours.
La première activité relève de la vie quotidienne de générations de villageoises : le lavage du linge ; la seconde se rapporte à l'ancienne industrie de tissage pratiquée dans la région. Des éléments de patrons, entre vêtements et pièces de tissu, sont suspendus sous l'auvent, tel du linge séchant. La brise anime ce jeu de plans colorés, et trouble leurs reflets dans l'eau…
Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Oeuvre : "Textile" Anne MANGEOT
Un lieu que le curieux délaisse rapidement... la pierre tombale ? Le cimetière dans le lointain ? Nous ne sommes que des mortels...
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
"Au lieu dit des réflexions"
Achim DÄSCHNER
Pour Artefakt N°3, j'ai tenté de relier le lieu de l'installation, son histoire et mes préoccupations actuelles.
Il a été clair immédiatement que l'église et le cimetière auraient une place centrale dans mon travail et que les oppositions vie-mort, éphémère-durable, passé-présent seraient illustrées, ainsi que les thèmes de la foi, des cultes et de la mémoire.
J'ai finalement simplifié ce lieu entre l'église et le cimetière, entre le passé et le présent réalisant cette pierre tombale, qui, sous certains aspects peut évoquer aussi un autel, un sarcophage, forme épurée et réduite pour laisser ouvert à l'interprétation.
Pour sa réalisation au printemps 2007, j'ai utilisé 1250 kg de béton et de limaille d'acier. Le béton représente le matériau contemporain par excellence et exclut toute ambiguïté quant à l'origine de l'œuvre. Son apparence rouillée, par contre peut laisser penser qu'il s'agit bien d'une construction venue droit du passé. Était-ce un autel, un lieu de culte?
Je me suis inspiré des systèmes de rigoles des citernes des châteaux-forts du Moyen-âge en reprenant le matériau des bunkers de la seconde guerre mondiale, deux types d'édifices marquants du paysage alsacien : parabole dans l'espace et le temps.
Maternité, amants ?
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Osmose Edith Bergdoll
De l'architexture du paysage
Une ligne d'arbres dans le paysage
Comme une invitation muette à s'approprier les lieux.
Approche discrète, pour ne point heurter ce fragile équilibre.
La ligue devient courbe, calque sans doute du ruisseau proche.
Puis la ligne se fait piège, pris que nous sommes dans la nasse végétale. Un cocon s'entrouvre
Réceptacle muet de quelques secrets désirs,
témoin discret d'indicibles présences.
Celles de mots-mémoires, entrelacs étranges
déposés en paisibles offrandes.
Des mots que l'on écoute le temps d'une pause,
Offerts en silence à qui sait entendre leur discrète dépose.<
br /> vu par Bernard Chevassu
Le 19/04/07
Photos de l'auteur sauf la dernière

24 juillet 2007

Art contemporain et art sacré dans le Florival - suite

Souffle
Référence biblique :
"le vent souffle où il veut. Tu entends le bruit qu'il fait mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit." Jean 3.8
A l'abbaye St Léger de Murbach c'est une autre vision, plus légère que propose Karin Medin à travers ses sculptures en grès chamotté , travaillées au doigt et au couteau, à la manière d'un tailleur de pierre. L'artiste a choisi comme thème le souffle, ce souffle indispensable à la vie et intimement lié à l'esprit. Ce qu'elle cherche, c'est "montrer l'intérieur de l'homme". Karin Medin a d'abord été élève au Rogaland Teater de Stavanger en Norvège. pendant 2 ans. Puis elle entre à l'Ecole nationale des Métiers d'Arts d'Oslo, dont elle est diplômée. Elle expose en France, Norvège, Suisse et Allemagne.
De la terre que je malaxe à l'état primaire, c'est tout un voyage jusqu'à l'Homme qui nait entre mes mains. En cette naissance toute en terre j'essaie d'insuffler mes sentiments tels que la fragilité mais aussi l'incroyable force que l'Homme peut posséder. J'ai voulu imprégner mes oeuvres de souffle et d'esprit : l'essence même de la vie. Peut-être parleront-elles et laisseront-elles des traces en ceux qui les regardent, qu'ils puissent s'emplir de ce souffle léger..."
Karen Medin
Non seulement elles parlent, mais elles émeuvent. Ce souffle à peine visible est d'une telle finesse, si ténu, venant du créateur vers l'homme, même si l'on est pas croyant interpelle, et fait toucher quelque chose de l'insondable.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
abbatiale de Murbach - le souffle de Karin Medin

23 juillet 2007

Art contemporain et art sacré dans le Florival

L'Eglise invite 11 artistes à présenter leurs oeuvres, sur un thème tiré de la Bible, dans 10 églises différentes d'Alsace. Haltes spirituelles et/ou touristiques, pour les amateurs. L'objectif est que ces différents univers se mêlent et s'interpellent, quand bien même les artistes ne sont pas croyants eux-mêmes. Durant l’été, au cours d’un temps convivial, chaque artiste prévoit d’être présent plusieurs fois dans « son » église d’exposition, afin d’introduire visiteurs et paroissiens dans l’œuvre spécialement créée pour le « Chemin d’Art Sacré en Alsace ». ( renseignements auprès des paroisses ou de la Pastorale du Tourisme et du Patrimoine )
Grzegorz Gurgul présente dans l'église romane Saint Jean Baptiste de Lautenbach, un cycle de verrières dédié à l'Archange Michel, premier patron de cette église, (prénom du maire de cette municipalité ...)Dès l'âge de 16 ans, il pratique la forge et cultive les arts du feu. En 2000 il entreprend des études d'histoire de l'art en parrallèle de ses activités de forge et de verrerie à Fréland. Son mémoire de maîtrise traite de la couleur dans le vitrail médiéval.
Songes de Lumières
Référence biblique : "Elle brillait de la gloire même de Dieu. Son éclat rappelait une pierre précisieuse, comme une pierre de jaspe cristallin" Apocalypse 21.11
C'est le fruit d'une longue maturation. Le sable transmuté en verre par le feu, acquiert la transparence, devient matière de lumière à l'instar des pierres précieuses. Le verre, ce "liquide-solide" qui depuis des âges reculés magnifie le divin par sa clarté, est un passeur terrestre de couleurs dans la lumière. A travers le creuset qui accueille les compositions, une matrice est offerte à la rencontre des substances amorphes, dynamisées par l'eau, l'air et le feu, acteurs de la transsubstantiation. Les métaux en alchimistes de la couleur génèrent des ambiances tonales et par là éveillent la forme. Le fer enfin, porteur de formes-forces, incarne cet élément de structure né de la couleur.
Grzegorz Gurgul
Beauté pure, sobriété qui correspondent magnifiquement au lieu.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Terre - Air - Grzegorz Gurgul

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us
Feu - Fer - Grzegorz Gurgul
photos de l'auteur