association de l'art à l'œuvre — blog

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05 novembre 2008

Le Caravage : la course à l'abime

Ni la chaleur moite, ni la pluie, ni les manifestations gigantesques de Rome n'auraient pu m'empêcher d'aller à la rencontre de Michelangelo Merisi, dit le Caravage. C'est un bonheur, une émotion sans nom que de découvrir les oeuvres in situ, puissant disait Marie-Jo non sans raison. D'églises, en galeries, de palais en librairie, nous l'avons débusqué, admiré, que ce soit l'ange ambigu blanc aux ailes noires de la Fuite en Egypte de la galerie Pamphilij, la Madeleine Pénitente, ou son petit Saint Jean Baptiste, la Madone des Palefreniers, Saint Jérome à son écritoire, Bacchus malade, David tenant la tête de Goliath, une salle entière consacrée à sa peinture à la Galerie Borghese, mais aussi la Madone des Pèlerins, la conversion et le martyre de St Matthieu, pour conclure ce qui pour moi est le sommet de son art, 2 peintures extraordinaires à Santa Maria del Poppolo : la crucifixion de St Pierre et la conversion de St Paul. Il est inutile de décrire son art, de faire des phrases pompeuses, de jargonner, il suffit d'écarquiller les yeux et de contempler : c'est "caravagesque" virtuose, sublime.
L'extase de St Paul, les bras dirigés vers le ciel peut être mis en parallèle avec les sculptures du Bernin, qui exprime lui aussi, l'extase avec virtuosité : Sainte Thérèse d'Avila à Notre Dame de la Victoire, dans son petit théâtre, la famille de part et d'autre observant, regardant l'ange qui la transperce au coeur, de son dard en or, ressenti jusque dans les entrailles (d'après le récit de la sainte) ou encore la bienheureuse Ludovicina Albertoni en pamoison à San Francesco a Ripa dans le Trastevere. (où j'ai entraîné mes amis contre vents et marées sous un ciel menaçant suivi d'un semi-déluge)
photos de l'auteur

18 juin 2008

Laurent il Magnifico

Photo Nadine Muller
Le président de l'association de l'art à l'oeuvre (AAO pour les initiés) :
Laurent Troendlé éprouve une véritable passion pour l’art et l’imprimerie.
Laurent Troendlé, 34 ans, est cogérant, avec son père, de l’imprimerie Troendlé Bieler à Saint-Louis.
« Mon père a acheté l’imprimerie la semaine de ma naissance. J’ai donc grandi dans le papier. »
Et il n’en est jamais sorti. Laurent Troendlé, marié à Marie-Laure et papa de trois enfants, Charlotte, deux ans, Maurane, quatre ans et Julien, six ans, avait un destin tout tracé.
Plus jeune, il ne savait pas trop quel chemin donner à sa vie professionnelle.
« J’étais plutôt sage à l’école. Et pour les notes, je faisais juste ce qu’il fallait. Mais je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire plus tard. Mon grand-père était dans la mécanique. Je voulais faire un BEP imprimerie, mais il fallait se rendre à Lyon. C’est donc tombé à l’eau. Je me suis tourné vers la maintenance mécanique. »
Il a finalement opté pour un BTS en imprimerie, côté technique.
« Je vis l’art »
Laurent Troendlé a une passion : l’art. Passion pour laquelle il a du mal à exprimer ce qu’il ressent.
« Je vis l’art. Je n’arrive pas à mettre de mots sur les impressions que me donne une toile par exemple. »
Là aussi, c’est un virus familial : son papa et son frère sont musiciens, professionnel pour le second, et lui-même se passionne pour la photographie, notamment de spectacle et les panoramiques. Un domaine qu’il essaye de faire avancer en tant que président de l’association de l’art à l’œuvre.
« J’essaye d’apporter mon savoir technique aux artistes pour la confection de leur catalogue par exemple ou au sein même de l’association. »
Son rêve : une imprimerie pour les artistes, sous forme de résidence. Mais ce n’est pour l’instant qu’
« une utopie. Je ne sais pas comment ni avec qui le faire. Alors j’en parle autour de moi »,
explique celui qui se définit comme quelqu’un au côté légèrement
« ours ». « Je n’aime pas qu’on m’embête et je n’aime pas faire d’efforts. Sauf pour quelque chose qui me plaît ! »
Alors, lorsqu’il sent que ça ne va pas, il prend sa moto et part pour trois ou quatre jours, seul.
« Après, je reviens bien ! »
À l’assaut du Mont Blanc.
Mais qu’on se rassure, ce côté est vite effacé par les qualités de Laurent Troendlé :
« Quand je m’engage, je vais jusqu’au bout des choses et je fais tout mon possible pour rendre le meilleur produit fini. »
Qualité non négligeable.
Et c’est également un chef du piano ! Pas musical, mais culinaire :
« J’adore la cuisine italienne. Quand je le peux, c’est moi qui fais la cuisine. »
De quoi rendre Madame et les enfants heureux ! Lui pour qui les enfants et la famille sont les plus belles choses au monde. Un monde qu’il regardera de haut, un jour. Mais du haut du sommet du Mont-Blanc !
« Je fais un peu d’alpinisme, je participe à quelques courses. Mon rêve serait d’atteindre le sommet du Mont-Blanc. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Entre les enfants et le travail, ce n’est pas évident… Il faut de l’entraînement. »
Mais il a toute la vie devant lui.
l'Alsace - Le Pays

08 avril 2008

Daniel Dépoutot, un magicien, un inventeur un peu fou.

Que dire de l’atelier de Daniel Dépoutot qui se trouve dans le port du Rhin de Strasbourg, la campagne à la ville en quelque sorte ? D’entrée je suis saisie d’effroi devant l’amoncellement de ferraille, est-ce bien là que nous avons rendez-vous ? Nous sommes les premiers. Par mesure de précaution, je consulte l’adresse enregistrée et le numéro géant sur la façade, pas de doute, c’est bien là. Mais à y regarder de plus près, l’amusement me gagne. Ici et là des sculptures faites avec des vélos, des manches de pioches, tout un matériel hétéroclite, qui visiblement a inspiré l’artiste. Ici je constate que rien ne se perd. Le maître des lieux nous accueille dans son salon de jardin ,
nous offre gentiment le café, la discussion s’engage. Mais auparavant il est tenu d’enlever ses « oreilles de Mickey » qui lui tiennent lieu de casque pour l’isoler du bruit lorsqu’il soude. Une partie de la troupe étant arrivée, le reste perdu dans les bouchons de l’autoroute, la visite démarre.
Sa sculpture, qui trône dans le vaste espace de la cour, faite de roues et de cadres de vélos avait été commandée par la ville de Strasbourg, pour le départ du Tour de France.
Nous pénétrons, dans l’antre de ce Vulcain, maître du fer, absolument pas difforme, Toutes sortes de « bestioles » grouillent sur les établis, fabriqués à partir de chaînes et pédales de vélos, des lézards, des êtres hybrides. Et là c’est un régal, comme un lutin déchaîné, il met en marche au 1° étage ses machines infernales.
Un regret nous n’avons pas vu le « Dragon » mais la machine à coups de pied est bien présente. , ainsi que les crocs sont en action
L’atelier est un immense bric à brac de machines infernales où l’imagination fertile de DD le dispute à l’ironie inventive, mais aussi à l’érotisme non voilé.
Un Luna Park où DD a trouvé autant de manières d’accommoder les restes que de mobiles esthétiques et politiques. Fils spirituel de Tinguely, bateleur moderne, il affectionne tout ce qui est sonore et animé.
Daniel Depoutot revendique, lui aussi, une étonnante activité de ferrailleur en accueillant dans son atelier « dépotoir » des monceaux de métaux de toute nature et sous toutes leurs espèces : fer, plomb, acier, bronze, brut de fonte ou manufacturés, chromés, nickelés, rouillés, filetés… mais aussi bois, ici des Totentanz,
là des chimères ; ailleurs des robots, tirant la langue et grimaçant.
Puis nous partons à l’étage où nous accueille le magasin des fétiches qui était un projet conçu spécifiquement pour le MAMCS dans lequel Daniel Depoutot dresse l’inventaire d’une mythologie personnelle, un univers dans lequel se bousculent des fétiches de toutes natures : idoles, objets érotisés, reliques modernes, produits manufacturés détournés, poupées créées avec habileté à partir de chaussures. Il évoque les poupées de Klee, qui lui inspirèrent cette idée.
les objets sculpures nous regardent avec ironie.
Au 2° étage nous sommes confrontés à une autre facette de l’artiste prolifique qu’est DD, des sculptures sur bois, des pans de murs entiers couverts de magnifiques lithographies, hautes en couleurs.
Il nous explique avec une patience infinie sa démarche, la précarité dans cet endroit insolite, qui dure tout de même depuis 14 ans, où il accueille d’autres jeunes artistes, afin de leur permettre d’avoir un atelier à disposition. Le reste de la troupe nous a rejoint enfin, et pour elle, DD remet ses machines en route.
Nous le quittons, conquis, ravis, éberlués, enchantés, comme des gamins auxquels on a permis d’aller sur le grand huit, mais aussi d'avoir pu nous faire une idée de ce qu'a pu être le bateau lavoir.
Photos et vidéos de l'auteur grâce à l'aimable autorisation de Daniel Dépoutot

02 février 2008

La femme du Jour : Catherine Koenig conférencière

contacter la conférencière

      Biographie de Catherine Koenig

      Catherine Koenig est née en 1967, elle vit en Alsace près de Bâle. De formation universitaire, diplômée en arts plastiques, histoire et histoire de l’art, elle a écrit et proposé un cycle d’une cinquantaine de conférences en histoire de l’art, cycle qui a été programmé dans les musées, centres d’art, médiathèques de la région rhénane et a participé à l’émission « une vie, une œuvre » consacrée à Niki de Saint Phalle programmée sur France Culture en décembre 2002. Pendant une dizaine d’années, elle a animé et développé le département arts plastiques de la Ville de Saint Louis en donnant des cours d’histoire de l’art, dirigeant des ateliers de pratiques artistiques, organisant des sorties culturelles et coordonnant les expositions d’arts plastiques au Forum de l’Hôtel de Ville de Saint Louis. Parallèlement à cela, elle propose des conférences en histoire de l’art dans des médiathèques, musées, centres d’art et pour des associations culturelles afin de donner des clefs de compréhension de l’art classique, moderne et contemporain au grand public. Elle travaille aussi pour l’association « de l’art à l’œuvre », réunion d’amateurs éclairés avec lesquels elle cherche de nouveaux types d’actions culturelles. Développer le tourisme culturel de qualité, en créant une structure pour les historiens de l’art, lancer une collection de cahiers d’ateliers sur des artistes vivant dans la région est, et monter des projets sur des artistes plasticiens en lien avec la société contemporaine sont quelques unes des approches qu’elle concourt à installer dans la région rhénane.
      Les conférences en histoire de l' art sont un moment particulier où petit à petit se révèle la singulière complexité des oeuvres d'art. Catherine Koenig tente de rendre lisible et visible les oeuvres d'art souvent réputées inaccessibles. Ces conférences sont décentralisées, Guebwiller, Cernay, Huningue, Ensisheim, Bâle (alliance française) Kingersheim pour les enfants
      Les sorties culturelles sont guidées et commentées par Catherine Koenig historienne et historienne d'art, selon le programme qui sera communiqué en septembre 2007.
      Elle donne des cours d'Histoire de l'Art (et d'arts plastiques - remis à une date ultérieure) au Triangle de Huningue selon programme et lieux.


      Elle a été la commissaire de la Biennale d'art contemporain Itinéraires 2008, biennale organisée par le pays de Barr et du Bernstein à 35 km au sud ouest de Strasbourg, exposition qui s'est tenue du 5 juillet au 5 octobre 2008. 25 artistes ont exposés leur œuvres en plein air, en ville ou dans les villages participants à la biennale sur le thème de porte en porte.
      à retrouver dans les différents billets présentés l'été 2008.

22 novembre 2007

Maurice Béjart un artiste contemporain


Béjart populaire ? Une banalité, un cliché qui fait paradoxalement réfléchir dans le contexte actuel de frilosité du public. Le succès de Béjart dynamite les propos convenus sur la démocratisation de l'art et sa nécessaire facilité d'accès. Angelin Preljocaj, qui s'avoue obsédé par le sujet, demande : "Est-ce le besoin d'être en phase avec un large public qui lui a fait abandonner ses recherches et tirer un trait sur son audace ?" "Mais qui pourrait résister au grand public si l'on y avait accès ?", s'interroge rêveur Daniel Larrieu.
L'approche de la danse classique par Béjart, n'était ni gracieuse ni éthérée comme nous l'apprenions, il privilégiait des formes, des postures, une puissance physique chez les femmes qui étaient impressionnantes. Les corps féminins étaient montrés sous un angle athlétique, sensuel, terrestre. Qu'un néoclassique ait cassé les codes classiques m'a beaucoup aidée." (Mié Coquempot )
Daniel Larrieu et Dominique Boivin soulignent le talent avec lequel Béjart a oeuvré dans le domaine de la danse masculine. "Même si je ne suis pas fan de son goût pour la surpuissance et le dépassement, c'est le premier chorégraphe à avoir osé mettre en scène des mecs, des vrais, tout en offrant aux hommes la possibilité d'être danseurs", commente Daniel Larrieu. Dominique Boivin, passionné par Béjart au début des années 1970, renchérit : "Il n'a pas cédé pour autant à l'attrait de l'icône gay, mais a su donner aux hommes une grande liberté. Il a habillé les garçons en jean, les a déshabillés, il a érotisé le corps masculin, loin des codes classiques, des corps blancs, propres, asexués. Tout cela est pour moi une forme de modernité. Et puis, c'est quand même la seule et unique fois dans l'histoire de la danse où l'on pouvait acheter des posters de danseurs sur les trottoirs."
Bertrand d'AT a été formé à l'école Mudra sous la direction de Maurice Béjart, à Bruxelles. Il intègre en 1978 le Ballet du XXe Siècle et danse notamment dans Le Sacre du printemps, Petrouchka, L'Oiseau de feu, Dichterliebe, La Flûte enchantée, Les Illuminations, 1ère et 10ème Symphonies (John Neumeier), Wien, Wien nur du allein, et Dionysos, ballet pour lequel il assiste Maurice Béjart à la chorégraphie (1984). De 1984 à 1991, il est maître de ballet au Ballet du XXe Siècle, puis au Béjart Ballet Lausanne et remonte les chorégraphies de Maurice Béjart un peu partout dans le monde : Berlin, Melbourne, Paris… Depuis son arrivée à la direction du Ballet du Rhin en 1997, il continue à créer pour la compagnie : une nouvelle version du Lac des cygnes (1998), la création en France du Prince des pagodes (Boyd Lau) sur la musique de Benjamin Britten (2002), et en 2005 Le Chant de la terre de Gustav Mahler dans lequel il associe sur scène chanteurs et danseurs. Plus récemment, à la demande du Ballet de Shanghai, Bertrand d’At a présenté un ballet inspiré du film In the mood for love, donné à l’Oriental Arts Center de Shanghai en septembre 2006.
Bertrand d'At doit se sentir quelque peu orphelin aujourd'hui, il nous a présenté à plusieurs reprises Maurice Béjart sur les scènes mulhousiennes, strasbourgeoises et colmariennes.

20 novembre 2007

Didier Clad

"Didier Clad est à la fois peintre, graveur, taille doucier et créateur de livres d'artistes.
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Si l'on devait de toutes ces activités, dans lesquelles sa réputation n'est plus à établir, extraire une donnée commune, ce serait probablement, ainsi qu'il le dit lui-même, la production d'images.
Il s'ouvre aux nouvelles technologies et utilise aussi bien l'informatique et le dessin assisté par ordinateur ou la manipulation d'images que les anciennes techniques de gravure et d'impression, soucieux également de préserver le savoir faire en l'enrichissant et aux sources et aux courants les plus modernes. Il se définit comme un vigneron sélectionnant ses crus et les assemblant pour créer et élever son vin, refusant de s'engager dans une démarche de type coopérative. A ses yeux, la liberté, c'est avant tout celle de présenter ses œuvres dans de bonnes conditions."
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Très jeune, j'étais fasciné par les gravures et peintures de Martin Schongauer. Titulaire d'un Capes d'arts-plastiques, j'ai créé à côté de ma maison un atelier professionnel d'édition et d'impression en taille-douce.
"Chaque ouvrage d'art est une aventure. Elle commence avec l'écrivain, Jacques Lindecker en l'occurence, par le choix des textes, en passant par la création des estampes, l'impression de celles-ci, des textes, pour aboutir à la création de "l'œuvre". C'est donc toute une alchimie, faïte de rigueur, de patience, et d'imagination qui permet d'entretenir la passion qui m'habite…".
J'ai eu la chance de le rencontrer dans son atelier de Kruth cet été, où j'ai été reçue merveilleusement. Un lieu qui respire la beauté, la convivialité, l'envie d'y séjourner.
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Bien sûr j'y ai eu un coup de coeur.
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Le site de Didier Clad

13 novembre 2007

Petites Cosmogonies

Ca y est, il est chez moi ce livre : Petites Cosmogonies de Patrick Bailly Maître Grand
C'est encore plus beau que ce que j'imaginais.
Ce volume est une oeuvre d'art à lui tout seul.
Vous, amateurs d'art si vous voulez vous faire un vrai plaisir pur, profitez vite du prix d'amis, jusqu'au 20 novembre, concédé par les éditions Margada. (56 €) C'est un peu comme si je retrouvais la visite d'atelier que nous avons faite cette année et qui nous a tant marqués, et qui pour moi a occasionné un coup de coeur

09 octobre 2007

Petites Cosmogonies

Patrick Bailly Maître Grand, par notre intermédiaire, a la grande fierté de vous annoncer la prochaine parution (novembre 2007) d'un important livre monographique (284 pages) "Petites Cosmogonies" relatant son travail photographique depuis près de 30 ans. Editions Margada (Belgique).
Il sera édité en deux versions séparées Français et Anglais. Il contiendra plus de 300 reproductions couleur de ses oeuvres, une introduction de Philippe Piguet (grand critique d'art), un salut de son ami Bernard Faucon et 71 petits textes qu'il a pris plaisir à écrire pour éclairer le comment et le pourquoi de chacune des 71 séries qui y seront représentées.
Ce gros livre, sous reliure cartonnée (2,3 kg !), sera commercialisé dans toutes les bonnes librairies au prix de 65 €. Comme il lui sera évidemment impossible de l'offrir à tous, il a obtenu des éditions Margada une condition très avantageuse que nous avons le plaisir de vous annoncer ici.
Attention, vous n'aurez que jusqu'au 20 novembre 2007 pour pouvoir en profiter.
Vous pouvez le réserver dès maintenant, au prix de (46 € + 10 € de frais d'envoi) 56 € frais d'envoi inclus ! 46 € étant le prix "spécial ami" concédé par Margada et les 10 € correspondent aux frais d'envoi que PBMG réalisera lui-même depuis Strasbourg.
Si vous êtes intéressé, envoyez votre commande, en indiquant vos noms et adresse avec le chèque de 56 € à l'ordre de Patrick Bailly Maître Grand,
5, rue du Hohwald
67000 Strasbourg
tél- fax 03 88 32 90 49, ou contact ,
vous pouvez aussi consulter son site .
Vous serez les premiers à le découvrir et une belle occasion de dédicace immédiate.

01 octobre 2007

Stéphane Thidet

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Déjà demain,
mais aussi hier sur France 2 au journal de 20 h du 1 octobre. Vous pouvez le retrouver après avoir cliqué sur le lien suivant puis en sélectionnant dans la liste le sujet en rouge.
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Stéphane Thidet est l'un des 2 artistes montrés aux Abattoirs de Toulouse, devenus centre d'art contemporain dans l'exposition intitulée "le printemps de septembre". Il y montre sa cabane de bois " Refuge " sous des trombes d'eau, tout en travaillant à un autre projet qui sera montré à la Fiac. Vous pouvez voir son travail actuellement au Crac d'Altkirch
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Il lance un parpaing d'or avec sa danse macabre (Ask) dans un "Wild Life"
photos de l'auteur - D.R. les artistes, le CRAC Alsace et les galeries GP&N Vallois et Aline Vidal, Paris

25 août 2007

Chat noir chat blanc

Chat oiseau - Paul Klee
C’est Bisou, qui croit avoir perdu son ombre, tel le chat blanc de Colette . Je ne suis pas noir, j’ai un beau pelage beige mordoré, roux, tacheté de blanc, je m’appelle « Caramel », malgré ma panse je n'attends pas de bébés, puisque je suis un mâle. Il y a 2 ans flânant dans une banlieue sympathique, j’avisais une maison bourgeoise, avec un très beau jardin. Il y avait un autre quadrupède à poil de ma famille, qui se prélassait au soleil. Je décidais de lui tenir compagnie et d'avoir une nouvelle résidence. La chère était excellente, mon compagnon des plus gai, nous passions notre temps à jouer, à courser les souris,à tenter d'attrapper les oiseaux. Sauter sur les visiteurs, pour voir leurs réactions, était aussi une de mes distractions préférées. Cajolé par les maîtres, qui m’ont appelé
« Musette » (rapport à ma panse), trouvant la pension très à mon goût, je ne dis rien sur mon vrai nom. J’oubliais mon ancienne demeure.
Mon compagnon de jeux se prénommait « Bisou ».Ma maîtresse toujours aux petits soins, pour nous deux, nous conduisit chez le vétérinaire, pour les révisions d’usage. Surprise c’était une remplaçante. S’adressant à ma maîtresse, qui lui avait raconté, la manière dont j’avais élu domicile chez elle, elle lui demanda si j'avais une puce.
- Ma maîtresse, courroucée, lui répondit sèchement : « Ah non, mes chats n’ont pas de puces »
- la vétérinaire : « A t’il une puce électronique ? »
C’est ainsi qu’on découvrit que j’étais pucé, identifié rapidement ces personnes se mirent en relation avec mes anciens maîtres. Ils accoururent, trop heureux de me revoir. Ils ne m’ont pas grondé, parce que j’avais parcouru au moins 6 km, et que je n’avais pas donné de mes nouvelles pendant 2 ans, comme si de rien n’était. J’ai retrouvé mon ancien nom, mes maîtres correspondent depuis avec mes hôtes, je crois bien que c’est à mon sujet. Ces derniers m'ont laissé partir avec un pincement au coeur, nous nous étions tant habitués les uns aux autres. C’est ainsi que j’ai appris, que Mamzelle « Bisou » avait fait la même démarche que moi, trouvant la maison et les maîtres à son goût, lors d’une vadrouille, elle s’incrusta, et pour l’instant personne ne l’a réclamée.
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Picasso - chat et oiseau --- David Tenier le Jeune - le concert de chats
Grand merci à Mimi pour sa jolie histoire, non virtuelle.