association de l'art à l'œuvre — blog

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28 septembre 2007

L'armée de Qin Shi Huangdi

Le 29 mars 1974, des paysans creusent un puits non loin du mont Li, dans la province du Shanxi, en Chine du nord. Cette colline célèbre est consacrée à la mémoire d'un antique empereur dont le souvenir se noie dans la légende. Tout à coup, les paysans découvrent une cavité et, à l'intérieur,... les débris d'un guerrier en terre cuite ! Il appartient à l'armée qui garde pour l'éternité la dépouille dudit empereur.
C'est la plus fabuleuse découverte archéologique depuis la tombe de Touthankamon. Tout un pan de l'histoire et de la culture chinoises s'illumine depuis cette date sous les yeux ébahis des historiens.
Le fondateur de la Chine
De son vrai nom Zhen Ying, le premier empereur chinois est resté dans l'Histoire sous le nom de Qin Shi Huangdi, qui signifie «Premier empereur Ts'in» en mandarin, la langue dominante de la Chine du nord (dans l'ancienne graphie chinoise, le nom s'écrit Ts'in Che Houang-ti). L'oeuvre de Qin Shi Huangdi
«égale en importance et dépasse singulièrement en durée celles d'Alexandre et de César»

Le British Museum de Londres accueille une partie de ce que beaucoup considèrent comme la huitième merveille du monde. L'armée de terre cuite de l'empereur Qin Shi Huangdi, qui joua un rôle fondamental dans l'histoire et la modernisation de la Chine et lança les travaux de la Grande Muraille, s'offre aux yeux occidentaux, dont certaines pièces pour la première fois.
Le tombeau original recèle une armée entière de statues, et quelques secrets encore. C'est une exposition magistrale et savante mais accessible à tous, comme seuls les Britanniques savent les faire. Installée sous l'immense dôme de la salle de lecture du British Museum de Londres, L'armée de terre cuite du premier empereur de Chine présentera exceptionnellement, de nombreuses statues en argile ou en bronze, des bijoux en or, des cloches, des objets guerriers ou du quotidien issus des palais ou de la nécropole du monarque bâtis deux cents ans avant notre ère. Certaines pièces, découvertes il y a peu, n'ont encore jamais été montrées à l'étranger.
La foire exposition "Oberrhein Messe" qui se tient du 29 septembre au 7 octobre à Offenburg (Allemagne) expose la collection Rode, Die Ton-Armée, une réplique de cette armée en terre cuite de l'"Empereur jaune" avec plus de 45 statues grandeur nature et plusieurs centaines de soldats miniatures.
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Disposés dans des vitrines thématiques et accompagnés de cartels limpides, les objets aident à comprendre le rôle majeur de l'empereur Qin Shi Huangdi (259-210 av. J.-C.) avant d'accéder au clou de l'exposition: un condensé de cette fameuse armée de terre cuite censée protéger le dictateur par-delà la mort.
"A quelques mois des JO de Pékin, nous avons voulu faire comprendre la Chine d'aujourd'hui en racontant son histoire", explique Jane Portal, commissaire de l'exposition. Car il revient à l'empereur d'avoir jeté - voilà plusieurs millénaires - les fondements de cette puissance économique.

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Déjà 8 000 sculptures retrouvées dans le tombeau.
photos courtoisie Jean Fichter

27 septembre 2007

Lumineuse apocalypse

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Laurence Liebenguth-Rogez a choisi « les 7 lettres aux 7 Eglises » relatées au début de l’Apocalypse de St Jean, afin d’en interpréter la force prophétique de ses images primordiales.
Quatorze toiles dépouillées et illuminées tels 14 nouveaux vitraux qui répandraient une lumière dans l'ombre du Temple. Celles-ci témoignent de l’enjeu de l’existence humaine aux prises avec le mal.
Dans le tourbillon des catastrophes actuelles et là où se désagrègent les valeurs révolues naît en l’homme une force nouvelle victorieuse de la destruction et de la mort.
« Qui vaincra… » voici la formule incantatoire qui revient au terme des épreuves.
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En elle mûrit la force d’amour édifiant la cité nouvelle dès lors en construction.
C'est un message de lumière qui invite les visiteurs à une méditation contemplative, au Temple St Etienne de Mulhouse. Apocalyspe signifie au sens propre : enlever le voile, faire découvrir un message d'espérance. Espérance, mais aussi conscience du fait que nous ne sommes pas immortels ... C'est ainsi qu'elle entend nous rendre conscient de cela. Les toiles se répondent de part et d'autres du Temple.
Christiane Gutlub et Michel Cordier ont quant à eux repris différents regards sur l'apocalypse au fil des siècles.
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L'église construite sous l'ordre de Barberousse date du XIII e siècle, les vitraux installés en 1637, les stalles en 1858, l'église démolie en 1858, reconstruite, est en reconstruction partielle. A voir absolument jusqu'au 30 septembre.
photos de l'auteur - courtoisie Laurence Rogez

26 septembre 2007

La collection Marx de Berlin au Musée Frieder Burda

A Baden-Baden le musée Frieder Burda présente les oeuvres les plus importantes de la célèbre collection Marx de Berlin, jusqu'au 7 octobre 2007. Dans cette ville thermale au charme suranné, à la mode à la fin du XIXe siècle, on ne s'attendait guère à un brusque tête-à-tête avec des oeuvres de Rothko ou Pollock, les expressionnistes américains, ou Richter et Baselitz, l'avant-garde allemande. Les crinolines et les ombrelles, qui ont fait la légende de la station, sont désormais supplantées par les grandes femmes agressivement nues peintes par Willem de Kooning. Tout cela par la volonté d'un vieux jeune homme de 70 ans.
Frieder Burda a demandé au très recherché Richard Meier, l'architecte du musée Getty de Malibu et du musée d'Art contemporain de Barcelone, de lui concevoir un édifice pour abriter sa collection. Meier a fait du Meier : un sobre parallélépipède tout en verre, lumière et aluminium, peint en blanc cassé, qui s'harmonise bien avec la nature qui l'entoure, le fameux parc romantique de Baden, ville riche et bourgeoise. Une passerelle en verre relie directement la Burda Sammlung au Musée des Beaux Arts de Baden Baden.
Le père de Frieder était lui aussi collectionneur, grand amateur d'expressionnistes allemands, et c'est dans une maison aux murs garnis de tableaux que grandit le garçon. Aujourd'hui, il se souvient :
«Petit, je regardais toutes ces toiles sans les comprendre, mais elles sont clandestinement restées dans ma mémoire
En collectionnant Nolde, Kirchner ou Macke, le vieux Burda misait sur la couleur. Frieder fera de même avec son premier achat, un Fontana à fond rouge qu'il acquiert en 1968 à la Documenta de Kassel. Cinq ans plus tard, son père l'envoie à New York terminer ses études. Aveu de Frieder :
« Je n'ai rien étudié du tout. Mais je me suis promené dans les musées et j'ai fait le tour des galeries
Il est immédiatement envoûté par les expressionnistes abstraits, Jackson Pollock, Willem de Kooning, Mark Rothko, mais, curieusement, il passe complètement à côté de l'autre grand mouvement pictural qui domine alors la scène new-yorkaise, le pop art :
«Je ne me suis intéressé ni à Warhol, ni à Rauschenberg, ni à Lichtenstein. L'absence de sentiment dans leurs oeuvres me gênait

Preuve d'un bel esprit d'équité, c'est précisément au pop art, dominé par la personnalité de Warhol, que Frieder Burda avoue ne pas aimer, que sa fondation consacre son exposition de l'été. Les toiles majeures du pape du pop art sont donc présentées à Baden-Baden. Les Marilyn et les Mao, qui peuvent lasser, restent le témoignage d'une époque marquée par la commercialisation massive des produits et des images. Ces toiles signifient le passage d'un art de la reproduction à la reproduction comme art. Plus que les autres artistes de sa génération, Warhol a su capter le sens de l'époque. Mais on pardonnera à Frieder Burda de lui avoir préféré les méditations colorées de Rothko.
L'exposition est centrée sur l'oeuvre des principaux représentants du Pop Art, Andy Warhol, Robert Rauschenberg et Roy Lichtenstein, ainsi que sur celle du poète Cy Twombly : l'Empire de Flora
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et du peintre allemand Anselm Kiefer. Ce sont les toiles de Kiefer qui retiennent le plus le public, elles interpellent autant par leur facture que par leur titre.
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Leviathan - bibliothèque - Maïakaferflieg paysage d'après guerre ravagés -
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Himmelspaläste (twin towers ?)
Parmi les tableaux exposés se trouvent de célèbres gravures dont quelques-unes en très grand format, par exemple des sérigraphies de dollars américains, une photo d'Elvis Presley
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et une photographie officielle de Mao Tsé-Toung.
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Do'it yourself Warhol
Une étonnante toile de Roy Lichtenstein, que j'aurai presque confondue avec un Picasso
Vidéo du vernissage
origine Artzari.fr
Exposition d'été : Burda Museum sur Artzari.fr
Images provenant d'Internet

25 septembre 2007

La Fuite en Egypte

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La suite des eaux-fortes sur le thème biblique "La fuite en Egypte" de Giandomenico Tiepolo est considérée comme l'un des sommets de la gravure européenne. Sur 24 feuilles, Tiepolo thématise la fameuse scène de Joseph et Marie avec l'Enfant Jésus sur un âne. Il y montre non seulement les fatigues du voyage, mais aussi l'énorme richesse inventive de Giandomenico.
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Giandomenico Tiepolo
La collection graphique du Augustinermuseum de Fribourg en Allemagne, est l'heureuse propriétaire de presque la totalité de la série. De plus, les planches de Fribourg viennent d'être identifiées comme des tirages d'essai très rares où les feuillets n'ont pas été coupé. Dans l'exposition la série est confrontée à des gravures tardives ou à des ébauches.
Une première présentation générale explique la tradition iconographique du sujet à l'exemple des feuillets de Schongauer, Dürer, Cranach et autres artistes auxquels Giandomenico s'est référé.
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Lucas Cranach - Albrecht Dürer - Martin Schongauer
La fin de l'exposition montre la grande diffusion du sujet depuis le baroque jusqu'au 20ème siècle, avec en particulier l'engouement du 19ème pour le paysage et la religion.
L'exposition regroupe des oeuvres du musée, ainsi que des prêts importants de Stuttgart, Karlsruhe, Würzburg et Trieste.
le musée met à disposition de ses visiteurs, des loupes afin de pouvoir regarder au plus près le travail minutieux de l'artiste. Une salle présente un ensemble de matériel de gravure pour les eaux fortes.
Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us Jusqu'au 30 septembre 2007

23 septembre 2007

Les Rives du Pédiluve - ma visite

Free Image Hosting at www.ImageShack.us L’univers de Stéphane Thidet, d’une grande cohérence, est habité par des fictions mélancoliques, mystérieuses et désertées. Son travail, ancré dans l’observation de la réalité, se développe autour d’un processus de transformation qu’il fait subir à ce qu’il observe et pointe. Telle cette ambiance étrange d'avant la catastrophe, ici que l'on retrouve dans sa vidéo, qui tourne en boucle à la poursuite d'un inconnu, (connu) à travers champs "Du Vent dans les Champs".
Moon Camp, entre spootnik et tente de Don Quichotte, démesure entre fiction et triste réalité, le fond de toile, est complété par une étrange photo d'un paysage de fiction.
Refuge sous une tente, avec une musique de fin de soirée, à l'heure où les corps et les esprits sont fatigués.
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    Déjà demain, horloge qui nous accorde l'éternité, le sentiment d'être dans un ailleurs immédiat, dans un présent qui ne s'éteindra jamais, mélancolie, besoin de s'ancrer dans le temps.
    Le Rêve d'une tour, manège démonté, d'avant, pendant et d'après fête, laisse un sentiment de désenchantement, de regret, mais aussi, le rêve incessant de l'enfant qui demeure en lui.
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Dance Floor Le sol d'une salle recouvert d'herbes , un chapiteau occupe le centre de la pièce, piste de danse. Deux projecteurs colorés balayent lentement les planches, sur le rythme ankylosé de la musique, Planches offre le spectacle mélancolique d'une fête ralentie désertée, au petit matin.
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    Julien Berthier élaborant des machines et des situations absurdes et/ou cocasses, exprime, à travers ses oeuvres, une constante volonté de modifier, voire d'améliorer le monde. Pour ce faire, il use à la fois de la photographie, du dessin, de la vidéo et de la sculpture.
    Le contexte privilégié de ces expériences particulières est très souvent celui de l’espace public : ses œuvres sont souvent mobiles et déplacent le sens de leur environnement immédiat. La réalité, prise comme point de départ et agrémentée de ses constructions, se trouve perturbée, modifiée à son contact.
    L'élévateur habillé "d'argent" transporte dans les hauteurs un palmier, qui s'agite, grâce au vent factice d'un ventilateur, annonciateur d'on ne sait quel ouragan, absurdité d'un endroit idyllique bousculé par la nature.
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    Le mouvement perpétuel : On sait aujourdh'ui que si un mouvement perpétuel peut exister en théorie, il ne peut être utilisé comme moteur. Cette oeuvre nous en propose pourtant une tentative réussie, brillante et désopilante. L'artiste part de deux lieux communs : les chats retombent toujours sur leurs deux pattes et les tartines toujours du côté beurré. Donc, en toute logique, si on attache une tartine à un chat, les forces se contrarient pour créer un mouvement (de rotation) perpétuel. CQFD et l'artiste institue ainsi une révolution électromécanique modifiant à coup sûr le monde, à défaut d'être certain de l'améliorer. (non le chat n'est pas vivant, pour répondre à la dame (blonde) qui m'a posé la question... sans rancune !)
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    Mr, Mme, son and daughter, sorte de jeu de société, d'une perfection de dessins, est en réalité une cruelle et ironique satire des voisinages, dans les modes de cohabitation américain, où rien n'est clos entre les belles demeures, entre voisins, mais où le modèle américain s'avère semblable au modèle des familles lambda, avec leurs joies, peines, déceptions, trahisons, disputes, et autres histoires d'une banalité terrible. Ces dessins groupés par séries, édités aussi en livre, sont un ensemble de pensées, philosophiques, ironiques, narquoises.
    Revolution light tourne tel un feu follet, feu de joie, balançant au-dessus de nos têtes, la conformité bourgeoise du lustre de nos parents (Kolkoz, au BA de Mulhouse, le place carrément sous la table, de la salle à manger petit bourgeois), évoquant aussi le manège, de son acolyte Stéfane Thidet, au risque d'effrayer les visiteurs.
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        Un travail communs aux 2 amis, qui habitent et travaillent à Aubervilliers, cette oeuvre énigmatique et sensationnelle, à mi-chemin entre objet réel et ovni, intitulée 'chapelle', : il s'agit d'une piscine renversée incrustée au plafond. Ce geste simple transforme l'architecture existante en chapelle d'un bleu profond, qui fait écho autant au fond des fresques de la Sixtine qu'aux interventions minimales de Turrell. L'idée leur en est venue sur l'autoroute. On ne peut s'empêcher de penser à la référence à Duchamp pour l'adaptation d'un objet quasi usuel, en oeuvre d'art.
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        S'ont-ils amusés ou gênés lorsqu'il se tiennent par leur barbichette devant la commissaire de l'exposition Sophie Kaplan
        Judy Van Luyk interroge la perception de la réalité. La vidéo présentée dans le Project Room en parallèle à l’exposition Les rives du Pédiluve, intitulée Breaking the image, invite le spectateur à l’observation lente du mouvement et du reflet des choses.
        Jusqu'au 30 décembre au Frac d'Altkirch
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        Il faudrait encore citer le parpaing, doré à la feuille d'or, Wild Life, Ask, Love-love, l'Enseigne pour pactiser avec les araignées (à vous de la détecter...) le Prototype de sabotage, etc ...., une exposition au CRAC d'Altkirch, jusqu'au 30 décembre 2007, savoureuse, tendrement moqueuse, délicieusement drôle, que je vous invite vivement à découvrir.
        photos et vidéos de l'auteur - D.R. les artistes, le CRAC Alsace et les galeries GP&N Vallois et Aline Vidal, Paris

      22 septembre 2007

      Les conférences à Huningue

      Voilà le 1er cycle de conférences à Huningue salle de l'Odéon, proposées par Catherine Koenig.
      Les conférences d’histoire de l’art permettent de comprendre les conditions de création des artistes. Elles décrivent le contexte social et historique et analysent le langage plastique particulier à chaque artiste étudié.
      5 conférences se répartissent dans l’année :
      1. Florence au XVe siècle, l’invention de la perspective.
      Jeudi 4 octobre 2007 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle
      2. Léonard de Vinci, pintura e cosa mentale
      Jeudi 6 décembre 2007 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle
      3. Raphaël, à la recherche du visage idéal
      Jeudi 6 mars 2008 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle
      4. Michel Ange, Expression de la Terribilità
      Jeudi 3 avril 2008 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle
      5. Hans Holbein, le doute de l’humanisme
      Jeudi 22 mai 2008 à 20h, salle de l’Odéon au Triangle
      Tarifs: 5 € par personne.
      L’association organise tous les mois de septembre 2007 à juin 2008 des sorties culturelles. dont le programme se trouve ici
      Renseignements : Association de l’art à l’œuvre, contact@art-et-voyage.com , B.P. 20204. 68306 Saint Louis. 03 89 89 85 76
      Inscriptions : Office du tourisme de Haute Alsace 81, rue Vauban 68128 Village Neuf
       +33 (0)3 89 70 04 49

      21 septembre 2007

      Les Rives du Pédiluve

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      L'après midi du vendredi 28 septembre, l'association de l'art à l'oeuvre organise la visite du CRAC Alsace. Lieu atypique, installé dans l'ancien lycée Jean Jacques Henner, le Crac Alsace est un lieu d'échange et de découverte de l'art contemporain. Animé par une équipe dynamique, il expose plusieurs fois dans l'année des artistes de la jeune scène artistique internationale. Découvrir les jeunes talents émergents, constituer un réseau européen, inventer de nouvelles passerelles entre les institutions, les artistes et le grand public sont quelques uns des objectifs du Centre Rhénan d'Art Contemporain. Sophie Kaplan, arrivée depuis le printemps dernier est à la tête du CRAC . Elle signe sa première exposition intitulée "les rives du pédiluve" de Julien Berthier et Stéphane Thidet qui sont deux jeunes artistes français actifs sur les scènes nationales et internationales; ils exposent à la fois des pièces anciennes et créations nouvelles spécialement concues pour le CRAC. A cette exposition en duo s'ajoute celle de Judy Van Luyk dans le cadre d'un Project Room.
      La sortie culturelle sera guidée conjointement par Sophie Kaplan, directrice du CRAC et Catherine Koenig, historienne de l'art, intervenante pour l'association. A elles deux, elles tenteront de situer le crac dans le paysage complexe de l'art contemporain, au coeur du Sundgau, entre Mulhouse où s'ouvre la Kunsthalle de la Fonderie et Bâle, capitale du marché de l'art contemporain. A cette occasion, nous aurons l'occasion de comprendre les difficultés et le bonheur de la gestion d'un centre d'art en province, à la fois excentré des grands orientations parisiennes et sis au coeur de la Regio, (le triangle d'or) région qui connaît la plus grande concentration au monde de musées, de centres d'art et de fondations. Dans ce labyrinthe complexe, comment se choisissent les artistes, comment se montent les expositions, d'où viennent les budgets, comment ouvrir ce lieu au public?
      A ces questions Sophie Kaplan et Catherine Koenig essayeront de donner des clefs de compréhension de l'art contemporain et feront découvrir cette première et poétique exposition "les rives du pédiluves".
      RV à 13h30 sur le parking de l’Office de Tourisme - Maison de Haute Alsace à Village Neuf, et / ou, à 14h au CRAC Alsace à Altkirch. (à préciser lors de votre inscription)
      TARIF : : 8 € par personne ou 14 € par couple adhérent + 2 enfants de moins de 16 ans / 10 € pour les non membres.
      Talon d'inscription à renvoyer, possibilité de télécharger le programme - ici et les talons - là d'inscription ou de vous inscrire auprès de l'Office de Tourisme de Haute Alsace, avant le 20 septembre 2007 accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association, à l'Office du Tourisme de Haute Alsace 81 rue Vauban 68128 VILLAGE NEUF  +33 (0)3 89 70 04 49

      20 septembre 2007

      Giuseppe Arcimboldo

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      Le Printemps - le Libraire
      - la signature d'Arcimboldo est constitué par la forme du portrait (A)
      cliquez pour en voir les détails
      Je vous ai délaissé un temps pour aller voir, entre autres, l’exposition qui s’est ouverte le 15 septembre , au musée du Luxembourg. Cela constitue un évènement pour l’approche et l’intelligence d’une oeuvre longtemps méconnue et souvent mal interprétée. Après l’avoir réduite au rang de curiosité amusante, historiens et critique ont cru pouvoir présenter ses « bizarreries » comme autant de signes avant-coureurs d’une modernité provocatrice et Giuseppe Arcimboldo s’est ainsi métamorphosé pour certains en précurseur du surréalisme.
      L’exposition présentée il y a vingt ans à Venise, au Palazzo Grassi, avait permis à son commissaire, Pontus Hulten d’aller plus loin que ne le faisaient ces lectures trop sommaires et de mettre en lumière les dimensions symboliques et politiques d’une oeuvre porteuse de sens, en un XVIe siècle riche des regards nouveaux qu‘il portait sur la nature et l’ordre du monde. Au-delà des éléments disparates – fruits, légumes, formes végétales – qui fournissent la matière de bien étranges figures, il convient de décrypter le message ou le système qu’expriment ces formes inattendues. Les intuitions formulées il y a deux décennies sont aujourd’hui largement confirmées par la découverte des poèmes « explicatifs » écrits de la main de l’humaniste milanais Giovanni Battista Fonteo que le peintre a amené avec lui à la cour du souverain Habsbourg.
      Arcimboldo y était arrivé en 1562, sous le règne de Ferdinand Ier et c’est au nouvel empereur Maximilien II qu’il présente en janvier 1569, au retour d’un séjour en Italie, sa série des Saisons. Traditionnellement considéré comme l’ouverture de l’année, l’Hiver est assimilé à l’Empereur, qui revêt le costume de cette saison lors des fêtes que le peintre italien est chargé d’organiser.
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      le Vertumus
      Le succès est immédiat, dans le réseau familial habsbourgeois mais également chez l’Electeur de Saxe et les commandes affluent. Le message politique, l’analogie établie entre le pouvoir impérial et l’ordre de la nature ne doit pas cependant faire oublier la passion, qui était celle de l’époque pour les sciences naturelles, d’un artiste qui correspondait avec le célèbre botaniste bolognais Ulysse Adrovandi, ce qui conduit Sylvia Ferino, commissaire de l’exposition du Luxembourg à replacer l’oeuvre dans ce contexte particulier :
      « Le XXe siècle, avec Dada et les surréalistes, a été fasciné par les distorsions, les anamorphoses, le formellement bizarre. En réalité il est temps de les remettre en situation, au coeur de l’attirance humaniste pour, d’un côté, les choses archaïques, l’alchimie, les sciences occultes et, de l’autre, les « cose scientifiche », le système de classification, le savoir. Protégé de Maximilien II, Arcimboldo, que l’on présente toujours comme le « peintre de Rodolphe II »,
      qui le fit comte palatin en 1591, fut d’abord au service de son père, à un moment où le futur Rodolphe II n’avait que onze ans... Au service de la dynastie durant trente-cinq années, le peintre d’origine milanaise a laissé relativement peu de toiles, dans la mesure où il était surtout employé comme grand ordonnateur des festivités de la cour, chargé de bâtir des décors éphémères ou d’imaginer feux d’artifices et jeux d’eau toujours renouvelés, activités diverses dans lesquelles il sut déployer une grande variété de talents qui lui valurent le surnom de « Léonard de Vinci des Habsbourg ».
      Nouvelles de Clio
      Remarquez les toiles anamorphiques
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      tantôt nature morte - tantôt portrait de l'homme potager
      On peut les regarder aussi bien à l'endroit qu'à l'envers
      Elles sont présentées avec un miroir dans le bas, cela permet de voir toute l'inventivité de l'artiste, mais aussi d'admirer son imagination et son art consommé de la peinture.
      Afin d'éviter de faire la queue, qui est immense, achetez votre billet sur le site du musée, il vous suffira de retirer la contrepartie au guichet groupes ensuite.

      19 septembre 2007

      L'Hôtel de Ville de Paris

      Quelques photos de notre visite à l'Hôtel de Ville de Paris à l'occasion de la journée du patrimoine (à la demande générale), non je ne vous révèlerai pas comment y aller sans faire la queue...
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      le bureau du maire - un plafond à caissons
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      le blason des Nautes - le salon des métiers
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      le parquet - le salon Chéret
      un site de visite virtuelle

      Max Ernst - Dans le jardin de Nymphe Ancolie

      3e sortie culturelle de l'association, guidée par Catherine Koenig Samedi 6 octobre 2007, au Musée Tinguely de Bâle, pour l'exposition Max Ernst - Dans le jardin de Nymphe Ancolie de 14 h à 16 h.
      Vie secrète
      Elle est ici entourée d'environ 150 peintures, sculptures, collages et frottages, liés par leur thème, végétal et animal, à l'œuvre centrale. Soit des forêts enchantées, aux allures de villes englouties, des oiseaux baptisés Loplop qui figurent l'artiste lui-même, des feuilles qui deviennent papillons et des nymphes qui courent après leur longue chevelure.
      Loplop
      Chez Max Ernst, la nature est animée d'une vie secrète, qui reflète la vie intérieure des humains, des poètes en particulier. Grand spécialiste de l'univers de Max Ernst, Werner Spies a apporté sa contribution à cette manifestation au Musée Tinguely. Il en a profité pour rappeler l'admiration que vouait Jean Tinguely à Max Ernst, tous deux ayant occupé des ateliers voisins à Paris dans les années cinquante.
      Au fil de l'exposition, et de la restauration, la peinture «Pétales et jardin de la nymphe Ancolie» devrait retrouver les bleus de son fond originel, et les tonalités très vives des pétales rouge sang des fleurs mises en scène. Celles-ci, d'une forme étrange et suggestive, recouvrent les jambes et le mystère de la fameuse nymphe, que surmonte une forme d'oiseau. Allusions, sous les dehors spectaculaires, ornementaux, à l'inconscient et aux pulsions qui nous habitent.
      RV à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys à 13h, devant la Caisse d’Epargne. Parking gratuit souterrain.
      TARIF : 15 € par personne / 26 € par couple adhérent / 18 € pour les non membres. Entrée du musée comprise, transport en sus.
      Talon d'inscription à renvoyer avant le 28 septembre 2007, à l'Office de Haute Alsace 81, rue Vauban
      68128 VILLAGE NEUF  +33 (0)3 89 70 04 49 accompagné de son règlement par chèque à l’ordre de l’association.

      La coupe du monde de Rugby

      Quel ne fut pas mon étonnement lors de ma visite du musée des Arts Premiers à Paris, de voir cette affiche :
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      je décidais d'aller y voir de plus près :
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      Une magnifique pelouse synthétique invitait à la sieste, avec une vue imprenable sur Paris.
      Le lendemain, profitant des journées du patrimoine, je visitais l'Hôtel de Ville de Paris, que ne voyait-on pas du haut des fenêtres, une foule immense installée sur la pelouse, devant un gigantesque écran qui retransmettait un match. Non seulement je croisais des supporters, dès la montée dans le TGV, mais à l'hôtel et dans les rues ils étaient foule. Je n'ai pas cherché à m'initier à ce sport, malgré l'engouement manifeste.
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      18 septembre 2007

      Pierre Amiel

      crédit photo (LOU)
      Pierre Amiel
      Exposition jusqu'au 30 novembre 2007
      Espace Oscar Niemeyer
      2 place du Colonel Fabien, 75019 Paris.
      Tél. : 01 40 40 12 12
      Métro ligne 2, sortie Colonel Fabien
      Entrée libre du lundi au vendredi, de 9h00 à 18h00
      A l’approche de la célébration du centenaire du célèbre architecte Oscar Niemeyer, son espace éponyme situé au Siège du Parti Communiste Français, classé depuis peu Monument Historique, accueille une exposition importante de l’artiste peintre franco-chinois Pierre Amiel.
      « Il est temps de… »,
      une « rétrospective instantanée »
      née d’un besoin vital, suscité par le temps qui s’écoule, de porter aujourd’hui son regard sur une vie consacrée à la peinture, au travers de 60 toiles, de format 60 x 60 cm, et de plusieurs très grands formats.
      L’architecture souterraine de l’espace Oscar Niemeyer, offrant un horizon à la fois large et protecteur, aux lignes courbes et sobres, sert à merveille l’extrême sensibilité de l’œuvre picturale. L’énergie intense du geste, de la matière et de la couleur, confrontée à un lyrisme toujours lucide, révèle à notre imaginaire de multiples paysages intérieurs et invite les visiteurs à un véritable voyage cosmique.
      « Depuis 1980, j’ai souvent imaginé accrocher et dévoiler ma peinture dans l’espace Oscar Niemeyer au siège du Parti Communiste Français. La convergence de l’histoire du lieu et de la beauté de l’oeuvre architecturale, mêlée à la multitude des destins et des vies qui s’y sont croisés et qui s’y croisent, confèrent à cet espace une atmosphère matricielle maternelle forte. Cet ensemble de rencontres, de communications, de révoltes, de douceur, de protection, d’amour, de recueillement est le catalyseur d’une immense énergie. Au milieu de ces courbes et de ces dénivelés, la Vie est là ! C’est pourquoi, je désire exposer mes toiles ici et les fusionner avec ces murs de béton. »
      Pierre Amiel
      « Il est temps de… » : soixante années, soixante toiles
      Plonger dans le regard du miroir,
      Se concentrer sur le centre de la pupille,
      Respirer et s’envoler une fois passé,
      Se poser… et atteindre « la tranquillité de l’âme ».
      Les peintures présentées pour la première fois dans cette exposition n’ont pas été peintes chronologiquement, certaines correspondent à des repères de la vie de l’artiste, mais il ne s’agit pas d’une évocation de ses années écoulées. C’est un regard sur soixante fois un an, à un moment donné. Soixante fois le souvenir d’un personnage, d’une émotion, d’une rencontre, d’un amour, d’une rupture, d’une guerre, d’un carnage… Soixante fois ce mélange qui se nomme une vie.
      Toute l’oeuvre de Pierre Amiel semble l’expression d’une rêverie fascinée par le mélange de puissance et de fragilité qui constitue l’Etre tout entier, jusque dans ses anfractuosités les plus secrètes. Il ne cherche pas à plaire ou à « faire beau ». Le souci de la douceur et du bel art de luxe, utilitaire et taillé sur mesure pour la décoration, ne l’effleure pas. C’est un peintre de pensée, d’humeurs et d’impressions. L’émotion est sa matière première, angoisses, fureurs surmontées devant la barbarie impunie, espoirs de renaissance, nostalgies, batailles de la mémoire.
      Comme le définit lui-même l’artiste, sa peinture est « abstraite », car ne faisant pas appel directement au figuratif. En fait, elle est à mi-chemin des deux expressions. Par les couleurs et le mouvement je cherche à faire ressentir une « émotion forte » agréable ou dérangeante, sereine ou oppressive, projection picturale de ma sensibilité à la vie ; à susciter l’oubli du présent matériel pour une immersion dans un monde émotionnel personnel et unique.
      Visuellement aucun élément concret ne doit perturber l’imaginaire, c’est pourquoi ma signature est au revers de la toile. Toutes les toiles ont un titre, puisqu’il en faut… Pour le peintre, c’est une clé émotionnelle de l’état dans lequel il se trouvait lors de la conception de l’oeuvre. Le spectateur doit faire abstraction des titres sa sensibilité prévaut, c’est l’émotion qu’il ressent qui lui permettra de rejoindre le peintre et ses repères ».
      L’univers de cet artiste ouvre à une poésie du temps qui « suspend son vol ». Un voyage introspectif, entre spleen et espérance. Il attrape au vol l’immatérialité du temps, en saisit les traces, les couleurs, les instants virulents, pour en faire la matière même de son travail. Ses compositions sérielles, propices à la contemplation, invitent à la méditation, faisant ressurgir en nous des souvenirs de paysages passés ou imaginaires, nous entraînant peu à peu vers une dimension plus profonde de nous-même.
      Pour télécharger le visuel de l'exposition, : cliquez ici
      Site web de l’artiste

      Programme 2007/2008

      A télécharger et à imprimer, le programme de la saison 2007/2008, les sorties guidées, les cours d'Histoire de l'Art données par Catherine Koenig, ainsi que les talons d'inscription.
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      Programme 2007/2008 (jusqu'en janvier) à suivre
      Talons d'inscription
      Cours d'Histoire de l'Art
      Bulletin d'inscription au cours d'histoire de l'art
      photo de l'auteur
      Nouvelle adresse postale :
      BP 20204
      F - 68306 Saint-Louis - cedex

      Francis Denis

      Du 14 au 27 septembre 2007
      Denis CORNET aura le plaisir de présenter sur les cimaises de sa galerie, 13 rue de Thorigny 75003 PARIS, un ensemble d'oeuvres réalisées par le peintre Francis DENIS sur le thème de la Passion du Christ, oeuvres sur toile, bois ou carton.
      Francis DENIS accroche ses œuvres de Dunkerque à Paris, de Gand à Madrid... Il préfère les manifestations collectives aux expositions en solo. « L’artiste qui vit dans une tour d’ivoire n’est pas mon style. Je suis curieux de l’œuvre des autres… »
      L’homme s’en nourrit pour mieux créer. Du reste, son travail est très inspiré de celui des grands maîtres : Jérôme Bosch, Picasso, Braque, le sculpteur baroque espagnol Grégorio Fernandez. « Je voudrais vivre comme eux, rêve Francis DENIS, être reconnu comme artiste national… » Pour l’heure, l’homme partage sa passion colorée avec le métier d’éducateur à l’IME de Longuenesse. Totalement autodidacte, il s’est essayé à la gouache et au pastel avant de découvrir l’huile sur bois ou sur papier. « J’ai eu l’impression de me libérer ! » se souvient-il. Il peint beaucoup, vite, sans regret « Il ne faut pas que je touche une œuvre cinquante fois, ma technique me l’interdit. » Il peint en couleurs vives et chaleureuses, drôles et brûlantes, parfois fulminantes.
      Ses femmes sont roses, rondes, gouleyantes sur fond bleu, « ce bleu qui traduit le plus la notion d’espace et de liberté. » Ses christs se veulent ardents : « Ils sont une réflexion sur l’existence et non une démarche mystique ou religieuse, précise le peintre. Je m’interroge sur la bêtise des guerres de religion. »
      Beaucoup de portraits, de formats carrés et de fruits rebondis. « Je préfère glisser sur une courbe plutôt que de me heurter à un angle. »
      Marie-Pierre GRIFFON
      L’Echo du Pas-de-Calais n°83 ( avril 2007 ) ( extraits )

      15 septembre 2007

      Le Luxembourg suite

      Grâce à l'amabilité de Jean Paul Morel journaliste, écrivain et chercheur,
      Extrait de "C'était Ambroise Vollard"
      LES CANDIDATS À LA CONSERVATION DU LUXEMBOURG
      Admirons-les. Pour briguer la succession de Léonce Bénédite, il faut une âme robuste. Nous supposons, en effet, qu’il s’agit de purger et de tonifier le Luxembourg : dans ces conditions, le poste n’a rien d’une sinécure. Nombreux sont les postulants, et aujourd’hui même, 15 juin, M. Léon Deshairs1, bibliothécaire du musée des Arts décoratifs et rédacteur en chef d’Art et Décoration, ajoute son nom à leur liste où s’inscrivaient déjà : MM. Edouard Sarradin2, critique d’art au Journal des Débats, conservateur (depuis 1918) du Palais de Compiègne ; Louis Hautecœur3, ancien professeur à la Faculté des Lettres de Caen, depuis peu conservateur-adjoint des Musées nationaux et professeur à l’Ecole du Louvre, rédacteur en chef de L’Architecture ; Pierre Andry-Farcy4, à l’initiative de qui le musée de Grenoble doit ses récentes richesses. Quant à M. Louis Vauxcelles, nous ne reviendrions pas sur sa candidature, l’ayant saluée dans notre précédent numéro5, si elle n’avait soudain déterminé un phénomène assez curieux : en quelques jours, cent, deux cents artistes, ou davantage, — et non des moindres, les meilleurs plutôt —, se sont enflammés pour elle, comme en témoigne la pétition qu’ils ont adressée au ministre. Parmi les signataires de la première heure :
      Auguste Perret, Claude Monet, Angel Zarraga, Yves Alix, Louise Hervieu, Willy Gimmi, André Favory, Edmond Aman-Jean, Antoine Bourdelle, Charles Despiau, Louis Dejean, François Pompon, Antoine Villard, Henri Lebasque, Georges Barat-Levraux, Émile Lenoble, Moïse Kisling, Jean Lurçat, Maurice Utrillo, Frantz Jourdain, André Wilder, Othon Friesz, Jules Flandrin, Pierre Laprade, Luc-Albert Moreau, Jean Halou, Louis Süe, Henri Bouchard, Suzanne Valadon, Maurice Marinot, Sala (?), Jean-Gabriel Daragnès, Louis Marcoussis, Charles Pequin, Adolphe Willette, Gaston de Villers, Aristide Maillol, Maria Lewitzka, Jules Zingg, Jules Chéret, André Dunoyer de Segonzac, Maurice de Vlaminck, Armand Guillaumin...
      F. F. [=Félix FÉNÉON]* Bulletin de la Vie artistique, 15 juin 1925, p.265-266. * Félix Fénéon (Turin/It., 1861 - Châtenay-Malabry, 1944), considéré comme le fondateur de la critique d’art moderne. Directeur de la Galerie Bernheim-Jeune de 1906 à 1925 ; animera le Bulletin de la vie artistique créé par la galerie en 1919 avec Adolphe Tabarant et Guillaumme Janneau. Ses oeuvres ont été rassemblées par Jean Paulhan (Gallimard, Paris, 1948), puis Joan U. Halperin : Œuvres plus que complètes, Droz, Genève-Paris, 1970, 2 vol.
      1. Léon Deshairs (Châlon s/Saône, 1874 - ?, 1967), rédacteur en chef de Art et décoration (revue créée en 1897) et auteur de L’Art décoratif français de 1918 à 1925.
      2. Cf. écho précédent.
      3. Louis Hautecœur (Paris, 1884 - id., 1973) historien d’art, entré comme conservateur au Louvre en 1920. Il accèdera à la direction du musée du Luxembourg en 1929, mais faute d’un espace neuf, il devra se contenter d’un réaménagement des salles. Il publiera, en collaboration avec Pierre Ladoué (Bassou/Yonne, 1881 - Paris?, 1938), un nouveau Catalogue-guide du musée du Luxembourg, Musées nationaux, Paris, 1931. On lui doit aussi de fort mesurées Considérations sur l’art d’aujourd’hui, Librairie de France, Paris, 1929. Commandeur de la Lég. d’H.
      4. Cf. écho précédent.
      5. A l’occasion de sa promotion au grade d’Officier de la Légion d’honneur, le Bulletin de la Vie Artistique (n° 11, 1er juin 1925) écrit : “Promu [...] notre confrère Louis Vauxcelles (dont on apprendrait avec plaisir la nomination au poste de conservateur du Luxembourg)”.

      11 septembre 2007

      Un bel adjectif cher à Cézanne

      "Rien ne vaut une citation bien couillue, "par Laurent Greilsamer, article paru dans Le Monde
      "Couillu" fait son entrée dans le dictionnaire. Cela fait du bien. Cela sonne comme une reconnaissance. Mais pourquoi avoir tant attendu ? Couillu, comme son nom l'indique, fait partie depuis toujours de notre vocabulaire. Couillu est un mot bien français que Gustave Flaubert (1821-1880), hommes de lettres et romancier, avait honoré en considérant que le style d'un écrivain se devait de l'être. Bref, couillu a attendu trop longtemps avant de se faufiler dans les pages austères du Petit Robert, qui pèse quand même un bon poids (2,2 kg) et un bon prix (59 euros), dans sa dernière livraison. etc ...
      "Il y a deux sortes de peinture : la peinture couillarde, la mienne, et celle des ottres." Paul Cézanne
      Peintre inclassable, Paul Cézanne est un provocateur qui a du "temmpérammente". Longtemps refusé aux salons officiels, ce misanthrope s'en prend aux critiques, à ses confrères et cherche à se démarquer des courants, tant réaliste qu'impressionniste ou néo-impressionniste, dans lesquels on voudrait l'enfermer. Dans ces propos choisis, surgit un Cézanne "brut de brut" qui parle avec l'accent du Midi et critique vertement la peinture et les institutions de son époque.
      Merci à Jean Paul Morel auteur de "C'était Ambroise Vollard" d'avoir établi ce petit recueil des lettres et propos choisis, et de me l'avoir fait connaître. Un bon moment de lecture, facile à emporter avec soi, promesse de bonne humeur.
      Il y a bien longtemps que cela faisait partie du vocabulaire de Cézanne. Heureusement pour l'histoire de l'art, que ses toiles ont été appréciées et reconnues bien longtemps avant que sa manière de s'exprimer ne fasse son entrée tardive dans le dictionnaire...

      10 septembre 2007

      La Couleur de l'Amour - les Vitraux de Chagall

      Quel plaisir de s’enfoncer dans la campagne, après le vombrissement des camions de l'autoroute, on se croirait presque seul au monde. Dans le charmant château de Romont, non loin de Fribourg (Suisse), en prélude à l’exposition Chagall de Martigny, sont présentés des vitraux originaux et inédits de Chagall. Plus de 100 études de l'artiste pour ses célèbres verrières d'Europe, d'Israël et des USA. Des projections de films - la lumière des vitraux de Chagall, métaphore de « La Couleur de l'Amour ». Bien sûr les avoir vus en réalité, c’est mieux, dans notre région il y en a un certain nombre, Metz, Reims, Zurich, j’ai aussi eu la chance de voir ceux de Hadassa en Israel dont le thème est les 12 tribus d’Israel, ou ceux
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      de la salle de concert du Musée Biblique de Nice.
      photo de l'auteur
      Les gens sont recueillis comme dans un lieu de culte, ils chuchotent entre eux, mais aussi touchés par la poésie et la fantaisie de l’artiste. Dans l'aile médiévale du musée se trouve une riche collection de vitraux héraldiques.
      Ce musée est l'un des seuls au monde voué à l'art du vitrail.
      Jusqu'au 18 novembre 2007
      Tout près du musée, dans la petite ville de Romont, la Collégiale Notre-Dame de l'Assomption (érigée au XIIIe siècle, détruite en grande partie par un incendie en 1434, puis reconstruite) est de style gothique rayonnant et flamboyant.
      Le sanctuaire renferme des merveilles de l'art sacré du Moyen-Age à nos jours. Il présente une extraordinaire collection de vitraux anciens (XIVe et XVe siècles) et modernes (XIXe et XXe siècles).
      Le tympan du XIIIe siècle, la statue de la Vierge du Portail (XIIe siècle), les stalles gothiques, le retable du XVIe siècle, une Assomption en bronze de Remo Rossi (1956) retiendront l'attention parmi d'autres trésors.
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      photos de l'auteur

      02 septembre 2007

      Cours d'histoire de l'Art 2007 - 2008

      L'association propose des cours pour donner les clefs de compréhension de la culture européenne sur 3 sessions complémentaires, au Triangle de Huningue, salle le cercle. - Ils sont donnés par
      Catherine Koenig , historienne de l’art, intervenante auprès de l'association.
      Voir ici le Plan pour trouver le Triangle
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      Renseignements et inscription : l’association de l’Art à l’œuvre
      Nouveauté de la saison 2007-2008
      Retrait et dépôt des feuilles d’inscription au Triangle de Huningue. Tél : 03 89 89 85 76
      contact@art-et-voyage.com
      Histoire de l’art européen du XIVe au XVIIIe siècle.
      Evolution de l’art européen de l’invention de la perspective à David, le peintre de la Révolution Française.
      30 cours d’1h30, de septembre à juin 2008.
      Vendredi de 10h à 11H30, salle Le Cercle
      Tarif : 120 € les 15 cours, 100 € pour les membres de l’association.
      Histoire de l’art européen du XIXe siècle.
      Evolution et apparition de l’art moderne avec la figure de Manet et des Impressionnistes.
      20 cours d’1h30, 2X10 cours du 5 octobre au 4 avril 2008
      Vendredi de 12h15 à 13h45, salle Le Cercle
      Tarif : 80 € les 10 cours, 70 € pour les membres de l’association.
      Cézanne la Montagne St Victoire
      Histoire de l’art moderne et contemporain.
      Les grandes figures de l’art moderne et contemporain pour comprendre les grandes questions artistiques au XXe siècle.
      30 cours de 1h30, jeudi de 18h à 19h30 du 4 octobre au 5 juin 2008.
      Tarif : 120 € les 15 cours, 100 € pour les membres de l’association
      Le calendrier des conférences décentralisées (Cernay, Ensisheim, Guebwiller, Huningue, Bâle à l'Alliance française, Kingersheim pour les enfants), sera publié sous peu et disponible.
      L’association organise de septembre 2007 à juin 2008 des sorties culturelles.
      Renseignements auprès de Catherine Koenig