association de l'art à l'œuvre — blog

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28 février 2008

La Ronde de nuit

La Ronde de nuit (Nightwatching)
film historique (2h 5min) de Peter Greenaway
Avec Martin Freeman, Emily Holmes
Presse :
Evocation du peintre néerlandais Rembrandt, notamment à travers la conception d'un de ses plus célèbres tableaux : "La Ronde de nuit". Voir la bande-annonce
Grand merci à Françoise ...
Au cinéma Palace de Mulhouse
scéance à 16 h 45 et 20 h 45

26 février 2008

Les couleurs du bruit du rouge

Dans cette exposition, à l'espace Malraux de Colmar, Bernard Metzger nous fait découvrir un univers coloré, où le rouge tient une place primordiale. A l'étage la mutiplicité des couleurs, fait place à la séduction, la luxure et la passion. Si on y regarde de plus près, on entrevoit des images érotiques, voire pornographiques, évocation des maisons closes, ou encore du quartier rouge d'Amsterdam, dans la posture des corps, des images subliminales ambigües. Cette exposition n'est pas sans rappeler celle du Musée des cultures de Bâle .
Certains de ses travaux sont des jeux de couleurs se modifiant selon le grammage des pigments, la lumière et les contrastes simulatinés, joints aux ombres portées, créent une symphonie dans les nuances de rouge, rythmée comme dans une partition, on pense aisément au violoncelle.
Les couleurs et les images hypnotisent, séduisent, envoûtent, dans cet espace élégant de Colmar.
photos & vidéo de l'auteur

21 février 2008

Les tableaux d'une expostion

Les tableaux d’une « orchestration »

Par notre musicologue préférée Hélène Mouty
A l’issue du concert de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse qui présentait ce week-end et en clôture de saison 2007/2008 de très belles œuvres comme les préludes de Franz Liszt, le concerto n°2 pour piano de Béla Bartok et en deuxième partie les Tableaux d’une exposition de Moussogsky/Ravel, on ne peut s’empêcher de transformer cette exposition en
« Tableaux d’une orchestration » rendant ainsi hommage à Ravel, à la peinture et à la musique russe.
Les tableaux d'une « exposition » sont à l’origine un cycle de pièces pour piano écrites par Modeste Moussorgski entre juin et juillet 1874, et orchestrées postérieurement par Maurice Ravel en 1922.
Il s'agit d'un recueil de pages juxtaposées avec fantaisie, reliées entre elles par une Promenade, à la manière d'un cycle schumannien permettant à l’auditeur / spectateur de déambuler et de contempler les œuvres de Victor Hartmann (aquarelliste, maquettiste de théâtre et architecte).
C’est une évocation, dit André Lischke, auteur de "histoire de la musique russe des origines à la révolution",
«des “tableaux” correspondant à ses fascinations et à ses archétypes : scènes populaires, univers des enfants, fantasmagories, obsession de la mort, attachement à la grandeur épique de l'ancienne Russie».
Moussorgsky ne se contente pas de décrire par la musique les scènes réalistes (un chariot tiré par des bœufs, le marché de Limoges) ou d'inspiration fantastique (l’archétype du gnome se retrouve dans les légendes et le folklore de nombreux pays d’Europe) mais il en donne la vision qu'il en a en tant que "promeneur" visitant cette exposition.
Pour illustrer ces propos, vous pouvez voir grâce aux vidéos ci-contre les 3 dessins originaux proposés par Victor Hartmann lui-même.
Ballet des poussins dans leurs coquilles
Il s’agit d’une esquisse de costume pour le ballet “Trilby” mis en scène par Marius Petipa.
Le dessin montre deux personnages portant un costume en forme d’oeuf et portant des casques en forme de tête de poulet
La cabane de Baba-Yaga sur des pattes de poule
Baba-Yaga est une sorcière issue des contes de fée russes vivant dans une hutte aux pattes de poulets qui tourne sans cesse sur elle-même. La sorcière vit dans les bois et vole sur un balai magique. Elle se nourrit d’enfants perdus.
L’extrait traduit le vol du balai que la sorcière a enfourché. Elle disparaît dans la forêt, et la musique se modifie en un lent passage saccadé: la hutte traverse les bois sur ses pattes. Soudain, la sorcière réapparaît dans les airs pour le morceau final.
La grande porte de Kiev
La grande porte de Kiev : “le dessin d’Hartmann représente son projet de construction d’une porte d’entrée pour la ville de Kiev, de style ancien russe massif, avec une coupole en forme de casques. Cet extrait d’inspiration patriotique rappelle l’affirmation nationaliste de Moussorgsky avec l’utilisation récurrente des percussions et des cuivres. Pour l’anecdote, Hartmann avait concouru pour un projet de construction de la nouvelle porte principale de Kiev destinée à commémorer la tentative déjouée d’assassinat du Tsar Alexandre II à cet endroit. Il n’y eut pas de vainqueur dans cette compétition d’architectes et il n’y eut pas de porte non plus, faute d’argent.
Dans ce final, la musique représente une fastueuse procession à travers la porte et dévoile une musique à la fois flamboyante et majestueuse.
La musique de Ravel apparaît d’emblée profondément originale, voire inclassable. Ni absolument moderniste ni simplement impressionniste (comme Debussy, Ravel refusait catégoriquement ce qualificatif qu'il estimait réservé à la peinture) elle s’inscrit bien davantage dans la lignée du classicisme français initié au XVIIIe siècle.
Avec les influences de Rimsky-Korsakov, Stravinsky et les ballets russes, Ravel trouva dans cette musique une source d’inspiration pour les curiosités modales, rythmiques et harmoniques. Tout en s'inscrivant dans une esthétique indiscutablement française, il su tirer profit de son intérêt pour les musiques de toutes origines. Il conforte aussi l’image d’un musicien toujours épris de rythmes et de musiques folkloriques.
Pour information, après le Boléro de Ravel, qui est le compositeur français qui s’exporte le mieux, Les tableaux d’une exposition est la deuxième œuvre la plus jouée et entendue au monde. Comme d’autres œuvres de Ravel, qui était fasciné par le monde l’enfance, elle a la particularité d’être accessible dès le plus jeune âge en version piano et orchestrale.

Face-à-Face

Bruno Breitwieser, évoque la mémoire du temps qui passe, l'incommunicabilité entre les êtres, l'échec du face à face.
Face -à-Face : Deux chaises dont chaque siège est composé de la photographie d'une bouche recouverte d'une plaque de verre, sur laquelle se dévoile un texte se font face. Une lumière s'allume, la diffusion d'une voix lisant le texte de la chaise concernée s'active. D'abord séparées, les deux voix ne tardent pas à se mêler, entraînant une confusion entre les deux textes.
Ainsi l'absence d'intervenants, le rapport de force évoqué par l'échiquier, mais aussi la superposition des voix traduisent l'échec de cette tentative de face à face. La capacité à dialoguer, écouter, respecter la parole de l'autres est rompue. Seules demeurent les traces d'une tentative de communication.
Une situation tellement familière, somme toute.
Bruno Breitwieser nous entraine vers une réflexion sur la complexité des rapports humains, celle de la question fondamentale du mieux vivre ensemble.
Un autre exemple d'oeuvre exposée: "Mémoire du temps, le temps qui passe": dans cette oeuvre la notion d'écoulement du temps s'exprime à travers la réunion d'éléments l'expérimentant de diverses manières. Des troncs d'arbre isolés dans des bacs de zinc reposent sur le sol. Chaque tronc d'arbre est relié à un goutte-à-goutte fixé à la surface supérieure de la pièce. Au fond de cet agencement sont disposées des sérigraphies noir et blanc illustrant une vue de dessus des troncs d'arbre alignés. Ces sérigraphies sur calque sont traversées par la froide luminosité de néons. A cet ensemble s'ajoute une bande sonore évoquant des battements de coeur tantôt lents, tantôt effrénés. L'inscription dans la durée (les arbres), l'instantanéité (gouttes d'eau s'échappant des goutte-à-goutte), la vie et la mort (troncs d'arbre toujours constitués de matière vivante mais isolés de leur milieu naturel donc en cours de désagrégation), la notion de rythme (battements de coeur) mais aussi de cycle dialoguent.
Les installations de Bruno Breitwieser éclairent la vie et le temps qui passe. Les choses changent, évoluent, se transforment, ne sont pas ce qu'elles paraissent être. Derrière les images, derrière les objets, il y a une double vérité: celle qui lie la vie à la mort et la mort à la vie. Le questionnement sur notre devenir est omniprésent. Bruno Breitwieser fait coexister différentes formes artistiques pour exprimer cette idée. L'image (photo/vidéo), le son, le texte et même la mise en espace ne sont pas au service de l'oeuvre, car ils sont l'oeuvre même. Ils forment un système dans lequel chacun des éléments dialogue avec les autres pour faire sens.
Extrait de la vidéo "Dernier voyage" © Bruno Breitwieser
Pour cette exposition mulhousienne, il présente plusieurs pièces phares comme ses "pianos", ainsi qu'une nouvelle vidéo, "Dernier voyage". Cette video nous transporte dans une autre dimension, la vidéo comme un rêve, fait perdre tout repère.
L'image de l'être disparu, me fait penser aux dessins préparatoires, vus il y a peu au musée Unterlinden de Colmar et à Karlsruhe, d'abord on la devine, en filigranne, puis elle se précise, pour s'achever dans un soupir de délivrance, triomphant de la souffrance, pour disparaître à jamais. Ici on touche à la fragilité de l'être, aux souvenirs terribles, une vidéo qu'il vaut mieux voir seul. Mais aussi à la fin du poème de Verlaine
"Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Dans ces oeuvres, les notions de commencement, de fin, d'évolution, de vie, de mort sont déclinées sous différentes formes appartenant au monde du vivant (végétal ou humain): présence réelle d'un tronc d'arbre associé à un goutte-à-goutte dans "Mémoires du temps, le temps qui passe", présence photographique d'un visage féminin qui semble flotter dans l'espace dans "comme une apparition"... Cette retranscription du vivant est bien souvent renforcée par un accompagnement sonore qui signifie l'écoulement du temps et/ou l'existence même de la vie. Dominant l'oeuvre, la notion de "devenir" se définit comme une multitude de chemins et de changements susceptibles d'être vécus, elle est invisible parce qu'encore indéfinie et seul l'écoulement du temps en permettra la perception.
L'exposition est un message d'espoir. Une série d'émotions d'un instant qui conduit à d'autres instants d'émotion, de réflexion. Elle ouvre les portes de possibles innombrables où la vie victorieuse mène la danse.
Exposition jusqu'au 17 mars 2008 au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse, 4 place Guillaume Tell - 68100 Mulhouse. Tél.: +33 (0)3 89 33 78 11. Ouverture tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h. entrée gratuite.

20 février 2008

L’invention du Cubisme

Prochaine conférence de Catherine Koenig
L’invention du Cubisme par Braque et Picasso.
Mardi 26 février 2008 à 20h,
à la médiathèque de Cernay,
15 r James Barbier 68700 CERNAY
Cliquez ici pour trouvrer le plan entrée libre
Braque - Violon
Picasso - Kahnweiler

16 février 2008

Action Painting

    Attention changement de tarif
Prochaine sortie guidée , par Catherine Koenig,
samedi 1er mars 2008 de 14 h à 16 heures.
Exposition Pollock - Action Painting à la Fondation Beyeler à Riehen
RdV à St Louis, ligne 604, arrêt croisée des lys à 13 h,
devant la Caisse d’Epargne. Parking gratuit
souterrain à Saint Louis,
ou devant la Fondation Beyeler à 13 h 45 (à préciser lors de votre inscription)
TARIF : 10 € par personne ou
16 € par couple adhérent
12 € pour les non membres.
Entrée du musée en sus, pass musée accepté,
transport en sus.

TALON à RENVOYER AVANT Le 24 février 2008
à l'Office de Tourisme de Haute Alsace
81, rue Vauban
68128 Village Neuf,
en y joignant votre chèque libellé à l'ordre de l'association
Pour les personnes qui ont déjà payé, nous précéderons à l'échange des chèques le jour de la visite, pour simplifier.

14 février 2008

"Ah! Lève-toi soleil"

JULIETTE:
A quelle étoile, à quel Dieu,
Je dois cet amour dans ses yeux
Qui a voulu de là-haut
Que Juliette aime Roméo
A quelle étoile, à quel Dieu
Je dois cet amour dans ses yeux
Même si je dois payer le prix
D'un amour interdit
Pourquoi nos pères se haïssent
Et que la fille aime le fils
Ça doit bien faire rire, là-haut
Que Juliette aime Roméo
ROMÉO:
A quelle étoile, à quel Dieu
Je dois cet amour dans ses yeux
Que leur volonté soit faite
Car Roméo aime Juliette
S'il faut prier je prierais
S'il faut se battre, je me battrais
Mais pourquoi faut-il payer
Le droit de nous aimer
ROMÉO ET JULIETTE:
Et que nos pères se déchirent
Leurs enfants eux se désirent
On ne peut pas changer l'histoire
La nôtre commencera ce soir
JULIETTE:
Et tant pis si ça dérange
ROMÉO:
Qu'une pucelle aime un ange
ROMÉO ET JULIETTE:
A quelle étoile, à quel Dieu
Je dois cet amour dans ses yeux
Que leur volonté soit faite
Car Roméo aime Juliette
A quelle étoile, à quel Dieu
Je dois cet amour dans ses yeux
Ça doit bien faire rire là-haut
Que Juliette et Roméo
Il faut chercher l'origine de la fête des amoureux dans la volonté de l'Eglise catholique de substituer à un rite de fertilité païen très populaire, la commémoration du martyre et de la décapitation de l'un des siens, mort pour sa foi.
A l'origine, le culte dédié au dieu Faunus Lupercus consistait pour un adolescent romain à tirer au sort le nom d'une jeune fille qui devenait, le temps d'une année, sa partenaire de jeux (souvent sexuels). Décidée à mettre fin à ce culte vieux de mille huit cents ans, l'Eglise proposa saint Valentin, martyre auréolé d'une histoire amoureuse.
Ce dernier s'était attiré la colère de l'empereur Claude II qui avait interdit le mariage, responsable selon lui de piètres soldats, d'hommes peu enclins à abandonner femme et foyer pour aller se battre dans des contrées lointaines.
Or, Valentin, évêque, encouragea les jeunes fiancés à recevoir en secret la bénédiction du mariage. Arrêté, il fut condamné par l'empereur à être fouetté, lapidé et décapité…

08 février 2008

Action Painting

A la Fondation Beyeler jusqu'au 12 mai 2008.
Un jour, « ils auront des peintres », avait prédit Matisse à propos des États-Unis, en un temps où Paris régnait encore en maître sur les arts. On sait qu'il faudra attendre l'après-guerre pour que New York relègue la vieille Europe en position subalterne. Et si un peintre incarne ce basculement, cette jeune scène artistique conquérante, c'est bien Jackson Pollock, Jack the dripper, qui campe à merveille le rôle de l'artiste génial et maudit, au talent rongé par l'alcool, avant de tirer sa révérence, se pulvérisant dans un accident de voiture à 44 ans, un jour d'août 1956.
Évoquer Pollock, c'est fatalement faire remonter à la mémoire les célèbres photographies de Hans Namuth prises dans l'atelier de l'artiste. En tee-shirt, toile immense posée au sol, le pinceau tout en arabesques dans une main, le pot énervé dans l'autre, Pollock s'y livre à une chorégraphie d'où surgit une peinture explosive. La presse s'extasie des techniques du dripping (coulure) ou du pouring (déversement). Et Life s'interroge,
«Pollock est-il le plus grand peintre vivant ?», tandis que le critique Harold Rosenberg théorise l'Action Painting : « A un certain moment, les peintres américains [...] commencèrent à considérer la toile comme une arène dans laquelle agir, plutôt que comme un espace dans lequel reproduire [...] un objet réel ou imaginaire. La toile n'était donc plus le support de la peinture mais un événement. »
Pollock Out of the web
Un événement donc. Et américain ? Remettons les pendules à l'heure. Dans sa nouvelle exposition alimentée de petits bijoux prêtés par de grandes institutions - le MoMA et le Whitney Museum de New York, la National Gallery de Washington, la Menil Collection de Houston... mais aussi le musée Wurth, la Fondation Beyeler rappelle d'emblée quelques précédents européens. Un magnifique Gorky, Waterfall, installe ainsi le précurseur de l'expressionnisme américain dans un dialogue avec des oeuvres bien antérieures de Hartung et Fautrier.
Wols et Matta - qui fascina les Américains par ses grands formats - sont également évoqués. Ernst aussi aurait eu sa place, comme explorateur du dripping, ou encore Kandinsky, initiateur de l'abstraction lyrique. L'héritage du surréalisme, de l'écriture automatique et du culte de l'inconscient, est patent. Que revendiquera d'ailleurs Pollock : une quinzaine de ses oeuvres - malheureusement peu de très grands formats - sont réunies ici. En revanche, de gigantesques Clyfford Still évoquent ce rapport démesuré au support qu'entretient l'Action Painting -
« Être arrêté par le bord d'un châssis
est intolérable », regrettait-il.
Sam Francis, Franz Kline, Willem de Kooning, Joan Mitchell ou encore Robert Motherwell - LE peintre théoricien de l'Action Painting - sont bien représentés aussi. Et le dialogue qu'ils nouent avec l'art informel européen apparaît bien symétrique. C'est particulièrement évident avec les disc paintings de Nay, poésie éclatante de la couleur déclinée en une multitude de cercles. Si côté français Soulages est sollicité, il est curieux qu'un Mathieu ait été oublié.
Dans ce territoire mouvant du hasard contrôlé, le visiteur évolue entre brutalité et poésie. Avec pour ligne d'horizon la beauté du surgissement.
Serge Hartmann DNA
Impossible de dire plus et mieux :
Que j'ai compris la toile de Wols intitulée "le grand orgasme" vert cache rouge
que je tente de mémoriser et reproduire la calligraphie de Franz Kline "Elisabeth"
Le Soulages répond à Motherwell dans sa Lyric suite, qui illustre la musique dodécaphonique de Berg , face à la sérénité de son épouse, Helen Frankenthaler avec son Lavender Miror
L'accrochage est parfait, salle 12, je me suis crue chez un glacier, où j'ai choisi tous les parfums, pour leurs couleurs, que j'ai touillé tout cela avec une louche ou avec mes pieds, reflétant une symphonie de couleurs.
Eva hesse
me fait sourire tantôt avec une sorte de smiley géant (1961), puis elle m'angoisse avec sa toile avec des fils, premice d'une fin tragique (1967) J'ai plus de mal avec Twombly et ses "graffitis" tantôt fond blanc, dessins noirs, tantôt fond noir, crayon blanc, son incontournable "Leda et le cygne".
Gerhard Hoehme se réappropie le dripping de Pollock, mais aussi se démarque du format du rectangle traditionnel.
Les français Fautrier, Arman,
peinture de Soulages
notamment (bleu et noir, gris) dans la salle 16 font bonne figure au milieu de la multiplicité américaine.
Au sous-sol, est exposée l'oeuvre gigantesque de John Armleder "Grifola Frondoda" (2006), une variationde contemporaine sur le thème de l'action painting, mais aussi plusieurs vidéos, dont le mystère Picasso, et les photos de Hans Namuth, citées plus haut sur la naissance de l'art, avec Jackson Pollock, puis pour finir en beauté le film de Hans Namuth montrant Pollock réalisant le dripping.
Pour mes compagnons du cours du mercredi 30 janvier, c'est une illustration complète de celui-ci.
Il n'y a plus de supplément à payer pour les détenteurs du passmusées. Comme souvent le catalogue n'est pas édité en français -;(((

07 février 2008

Georges de La Tour

Lundi 18 février à 18h30, dans le cadre de l'alliance française à Bâle : Georges de La Tour (1593-1652), cours d'histoire de l'art de Catherine Koenig.
Im Lohnhof 8, Bâle (Tram Au Foyer du Lohnhofm 3, arrêt MusikAkademie)
Dans la France du XVIIè Siècle, il se développe un art pictural empreint d’austérité ascétique et de méditation religieuse. Peintre né à Lunéville, Georges de la Tour a certainement voyagé en Italie et a découvert et transmis l’art du Caravage. C’est de lui qu’il tire sa science du clair obscur et des cadrages très rapprochés. Mais à l’inverse du peintre italien qui aimait les compositions théâtrales, le Lorrain, lui, privilégie une peinture méditative, recueillie, silencieuse, où brûle une flammèche jaune citron dans une profondeur ouatée teintée d’ombres noires. Dans son œuvre peint, un mystère poignant surgit en silence, une méditation sourde qui se révèle dans le miroir d’ambre de la toile comme une vanité au visage pur incarné par Marie Madeleine.
Ce cours est le deuxième de la nouvelle série (sa sixième pour l’Alliance Française) que présente Catherine Kœnig, diplômée en arts plastiques et historienne de l’art bien connue et très appréciée de nos membres. Le thème proposé cette année est: Identité – altérité au XVIIe siècle : Questions autour de la représentation de soi à l’âge baroque.
Les cours ont lieu une fois par mois, de janvier à mai, de 18h30 à 20h, et sont illustrés de diapositives.
Calendrier complet de la série:
(Mercredi 9 janvier à 18h30: Le Caravage (1573 – 1610)).
Lundi 18 février à 18h30 : Georges de La Tour (1593-1652).
Lundi 10 mars à 18h30 : Diego Velázquez (1599-1660).
Lundi 7 avril à 18h30 : Rembrandt Van Rijn (1606-1669).
Lundi 5 mai à 18h30 : Jan Vermeer de Delft (1632-1675).
Inscription indispensable auprès de Thomas Scholler, Tel +41 (0)78 660 51 26, fax +41 (0)61 311 13 01, ou courriel: af_bale@yahoo.fr
Participation aux frais:
25 CHF le cours, forfait de 100 CHF pour le cycle
Pour les non-membres : 35 CHF le cours, forfait de 150 CHF pour le cycle

03 février 2008

Contacter la conférencière

à La conférencière
      Lire ici la biographie
      Sa première publication,
      le cahier d'atelier sur Patrick Bailly Maître Grand
      Téléchargez ici le bon de commande du cahier d'atelier.

    02 février 2008

    La femme du Jour : Catherine Koenig conférencière

    contacter la conférencière

        Biographie de Catherine Koenig

        Catherine Koenig est née en 1967, elle vit en Alsace près de Bâle. De formation universitaire, diplômée en arts plastiques, histoire et histoire de l’art, elle a écrit et proposé un cycle d’une cinquantaine de conférences en histoire de l’art, cycle qui a été programmé dans les musées, centres d’art, médiathèques de la région rhénane et a participé à l’émission « une vie, une œuvre » consacrée à Niki de Saint Phalle programmée sur France Culture en décembre 2002. Pendant une dizaine d’années, elle a animé et développé le département arts plastiques de la Ville de Saint Louis en donnant des cours d’histoire de l’art, dirigeant des ateliers de pratiques artistiques, organisant des sorties culturelles et coordonnant les expositions d’arts plastiques au Forum de l’Hôtel de Ville de Saint Louis. Parallèlement à cela, elle propose des conférences en histoire de l’art dans des médiathèques, musées, centres d’art et pour des associations culturelles afin de donner des clefs de compréhension de l’art classique, moderne et contemporain au grand public. Elle travaille aussi pour l’association « de l’art à l’œuvre », réunion d’amateurs éclairés avec lesquels elle cherche de nouveaux types d’actions culturelles. Développer le tourisme culturel de qualité, en créant une structure pour les historiens de l’art, lancer une collection de cahiers d’ateliers sur des artistes vivant dans la région est, et monter des projets sur des artistes plasticiens en lien avec la société contemporaine sont quelques unes des approches qu’elle concourt à installer dans la région rhénane.
        Les conférences en histoire de l' art sont un moment particulier où petit à petit se révèle la singulière complexité des oeuvres d'art. Catherine Koenig tente de rendre lisible et visible les oeuvres d'art souvent réputées inaccessibles. Ces conférences sont décentralisées, Guebwiller, Cernay, Huningue, Ensisheim, Bâle (alliance française) Kingersheim pour les enfants
        Les sorties culturelles sont guidées et commentées par Catherine Koenig historienne et historienne d'art, selon le programme qui sera communiqué en septembre 2007.
        Elle donne des cours d'Histoire de l'Art (et d'arts plastiques - remis à une date ultérieure) au Triangle de Huningue selon programme et lieux.


        Elle a été la commissaire de la Biennale d'art contemporain Itinéraires 2008, biennale organisée par le pays de Barr et du Bernstein à 35 km au sud ouest de Strasbourg, exposition qui s'est tenue du 5 juillet au 5 octobre 2008. 25 artistes ont exposés leur œuvres en plein air, en ville ou dans les villages participants à la biennale sur le thème de porte en porte.
        à retrouver dans les différents billets présentés l'été 2008.

    01 février 2008

    Télécharger le programme

    Vous pouvez télécharger et imprimer ci-dessous ou dans les liens :
    Les conférences
    les sorties culturelles
    et leurs talons d'inscriptions
    Le bon de commande du Cahier d'atelier écrit par Catherine Koenig sur l'artiste Patrick Bailly Maître Grand
    Animés et guidés par Catherine Koenig