27 juillet 2010
Festival Clair de nuit 2010
Par l'art à l'œuvre, 27 juillet 2010 à 16h :: Musique, Littérature, Architecture...
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27 juillet 2010
Par l'art à l'œuvre, 27 juillet 2010 à 16h :: Musique, Littérature, Architecture...
29 janvier 2009
Par Catherine Koenig, 29 janvier 2009 à 11h :: Musique, Littérature, Architecture...
10 novembre 2008
Par elisabeth, 10 novembre 2008 à 01h :: Musique, Littérature, Architecture...

Compositeur doté d'un goût très prononcé pour la littérature avec une formation de lettres modernes, son parcours est jalonné de prix et de reconnaissances professionnelles. D'abord, celui de l'écriture qu'il obtient au Conservatoire National Supérieur de Paris où il a été élève d'André Jolivet et d'Alain Weber.La plupart de ses oeuvres reflètent le thème du temps sous toutes ces formes. Par exemple Ephémères, Apparitions, L'infinito, Mouvement, voir même Mélancholia.
Quelques dates pour établir une liste de récompenses. En 1986, il obtient le prix de la meilleure création contemporaine pour son premier quatuor à cordes. Suivront le Grand prix musical de la ville de Paris en 1990 et celui de la SACEM en 1991. Il est nommé en 1993 aux victoires de la musique pour son oeuvre très célèbre du public Le château des Carparthes, opéra en un prologue, inspiré d'un roman de Jules Verne. Cette oeuvre ainsi que son premier quatuor obtiendront le grand prix de l'académie du disque français.Il obtient ensuite le prix Arthur Honegger pour son concerto n°1 pour violoncelle.
En résidence à l'Orchestre National de Lyon de 1998 à 2000, il obtient à la même période le grand prix de la musique symphonique puis un autre grand prix, celui de la fondation del Ducca décerné par l'académie des Beaux-arts et enfin en 2005, c'est la consécration avec le titre de compositeur de l'année aux victoires de la musique classique.
Son répertoire s'étend de la musique pour instrument soliste aux créations plus complexes comme les opéras, il a une importante discographie riche et variée et en plus de son talent de compositeur il est également producteur à France musiques depuis 1973.
Son catalogue compte environ 70 oeuvres qui reflètent pour beaucoup ses affinités avec la littérature mais aussi la poésie et le théâtre à la fois français et étranger. Par exemple, il a mis en musique Paysages avec ruines du poète autrichien Georges Trackl, les illuminations d'Arthur Rimbaud, Lebenslauf d'Holderlin, Il était une feuille, poème de Robert Desnos, Les sonnets de Shakespeare ou encore Landschaft mit Argonauten d'Heiner Muller.
Il s'est inspiré également de l'univers du cinéma avec des réalisateurs comme Bunuel ou Fellini et a travaillé plusieurs fois en avec Nicolas Philibert que le public connaît bien pour son film « être et avoir ».
Il est aussi l'auteur de musiques de théâtre, notamment pour des spectacles mis en scène par Jean-François Peyret et Jean Jourdheuil et a également travaillé avec un metteur en scène que l'on connaît bien ici en Alsace, il s'agit de Bernard Bloch.
Lorsque l'on écoute ses oeuvres qui sont identifiables par leurs atmosphères, l'unité thématique et temporelle, la recherche des timbres, on est tout de suite séduit dès la première écoute. Henri Dutilleux utilise une très belle expression à l'égard de sa musique puisqu'il parle de " pouvoir d'enchantement".
Et après une première écoute d'un extrait du concerto n° 2 pour violoncelle, le public est séduit dès les premières mesures. Il s'illustre dans un répertoire très éclectique puisqu'il a également composé une musique de ballet pour le chorégraphe Kader Belarbi de l'Opéra National de Paris et deux opéras Le château des Carpathes d’après Jules Verne et plus récemment en 2006 Le moine noir, d'après Tchekov.
Selon Philippe Hersant, une scène avec une distribution de chanteurs, de danseurs et un décor peut favoriser une plus grande ouverture au public par rapport à la création contemporaine.
A la question « quel rapport entretenez-vous avec le temps musical » Philippe Hersant nous apprend qu'une certaine nostalgie, voire ce goût du paradis perdu l'imprègne tout autant lui que ses oeuvres. A ce sujet, un livre d'entretiens a été publié en 2003 sous le titre du « filtre du souvenir ». Cette expression a été utilisée par Fellini lui-même et relate assez bien la notion de mémoire et de temps dans la musique contemporaine.Quand on étudie son répertoire, on constate que sa musique est pleine de références, littéraires, poétiques et théâtrales. Musicalement, les compositeurs qui l'ont influencés ou inspirés ont été Ravel (il adore écouter le Boléro!) et Henri Dutilleux.
Après cet échange d'une heure, à la médiathèque, on pouvait découvrir vendredi soir aux Tanzmatten sa dernière création Patmos qui est le nom d'une île grecque faisant partie de l'archipel du Dodécanèse, dans la mer Egée. Les romains ont utilisé Patmos comme lieu de déportation. Saint Jean y a rédigé l'Apocalypse. Cette oeuvre d'une durée de 10 mn a été écrite pour orchestre à cordes à la mémoire de Jean-Louis Florentz, compositeur et ethnomusicologue.Quelle soit éclatante ou intimiste, simple ou complexe, la musique de Philippe Hersant ne laisse personne indifférent car elle est à la fois transmissible et accessible, teintée d'influences mais on ne peut cependant s'empêcher de la qualifier de « française ». La rencontre avec un compositeur suivie le lendemain du concert a permis ce lien avec les mots et la musique tout en préparant un public à la fois néophyte et averti, curieux et attentif.
04 novembre 2008
Par elisabeth, 04 novembre 2008 à 00h :: Musique, Littérature, Architecture...
Alexandre Borodine (1833-1887)
Né à Saint-Pétersbourg est le doyen du groupe des cinq. Il a une double origine russe et orientale; son père est un prince caucasien et sa mère est russe.
Borodine est à la fois doué pour la musique et la chimie et toute sa vie il conciliera les deux.
En 1862, Borodine devient le cinquième membre du groupe des cinq et on lui demande d'écrire une symphonie. C'est en 1869 qu'il va commencer un opéra qu’il va travailler par intermittence jusqu'à la fin de sa vie pour le laisser inachevé: Le Prince Igor dont le sujet le ramène à la Russie traditionnelle.
Au début de l’année 1880, Borodine écrit la pièce qui l'a rendu sans doute le plus célèbre, le poème symphonique Dans les Steppes de l'Asie centrale. C'est une pièce qui a été composé à l'occasion des festivités des 25 ans du règne d'Alexandre II(1818-1881) que l’on surnommait le libérateur.
A l'origine, il devait s'agir d'une illustration de tableaux vivants sous forme de spectacle qui fut annulé à la suite d'une tentative contre le tsar en 1879. L'oeuvre exalte ouvertement les conquêtes territoriales russes en orient.
Borodine dédia sa partition à Liszt, véritable créateur du poème symphonique. C’est une œuvre originale dont il s'en dégage un charme pittoresque.
Dans les steppes de l'Asie Centrale est une œuvre musicale descriptive qui nous fait entendre plusieurs éléments musicaux :
· le son tenu dans l'aigu (description du désert)
· les contretemps aux cordes en pizzicato (pas des chevaux et des chameaux)
· le thème du chant russe (évoquant les soldats russes)
· le thème oriental (évoquant la caravane).
Rachmaninov (1873 à Oneg-1943 à Beverly Hills)
"La musique d'un compositeur doit exprimer le pays de sa naissance, ses amours, sa religion, les livres qui l'ont influencé et les tableaux qu'il a aimé." RachmaninovLa musique de Rachmaninov, alterne - anxieusement - mélancolie, puis exaltation.
Si l'on devait comparer Rachmaninov à la peinture, on associerait le travail d’Isaac Levitan, un grand peintre paysagiste russe (1860-1900) proche de Tchekov qui se rapproche, esthétiquement et spirituellement parlant, de l’art de Rachmaninov.
La musique de Rachmaninov, dernier romantique de son temps, exprime d’une certaine manière le malaise de la société russe du XIXè siècle. Il ne suffit pas de présenter ce compositeur pour le connaître car son oeuvre va bien au delà des concertos pour piano et des préludes.
La vie russe de 1873 à 1917
Il commence à étudier le piano à l'âge de 4 ans. Il découvre en famille la musique de Tchaïkovsky et étudie ensuite au conservatoire de Moscou.
Ses premiers essais de composition datent de la fin des années 80 et le premier concerto est écrit en 1892. Une brillante carrière de pianiste et de compositeur s'ouvre devant lui. Sa première symphonie fut par contre critiquée outrageusement. En 1904, il est nommé chef d'orchestre au théâtre Bolchoï à Moscou.
En mai 1907, il participe avec plusieurs musiciens russes comme Glazounov, Rimski-Korsakov, Scriabine) aux concerts russes organisés par Diaghilev à Paris.
En 1909, il fait entendre son oeuvre symphonique la plus impressionnante le poème symphonique L'île des morts (inspirée de l’œuvre picturale d’Arnold Böcklin à la fois réaliste et symboliste que l’on peut admirer au Kunstmuseum de Bâle. En 1917, une tournée en Scandinavie lui donne l'occasion de quitter définitivement la Russie.
La vie européenne puis américaine (1818-1943)
Il part en France ou en 1930 il est élu président d'honneur de la société musicale russe à l'étranger, basée à Paris, à laquelle est affilié le conservatoire russe qui porte son nom puis aux Etats-Unis. Ses récitals, ses concertos, ses enregistrements font de lui le pianiste le plus en vue de sa génération. Sa carrière coïncide avec l'industrie du disque. Parmi les 45 oeuvres de son répertoire, il aura suffit de 10 oeuvres seulement pour trouver sa place dans l'histoire de la musique et auprès du public russe et étranger.
La musique Rachmaninov, qu'on en soit un inconditionnel ou pas est une musique riche de substance, chargée de notes, à la texture savante. Ses sonorités sont profondes et pleines d'émotions. Il appartient bien à la lignée de l'âme russe et du romantisme éternel.
En outre, la richesse thématique de l'oeuvre, La Rhapsodie pour piano écrite en 1934 dévoile une gamme d'atmosphère très large avec une variété de style (parfois un rien jazzy) qu’elle s’emploie à revisiter ou à explorer. L’écoute d’une telle œuvre nous place d'emblée face à une grand moment de concert. L’orchestration, fluide et brillante, avec ses ruptures soudaines, parfois intrépides, le rythme, incisif et prépondérant déploient un piano, acrobatique et athlétique.
Les Caprices de Paganini, et surtout le 24e (sûrement le plus connu), furent une source intense d'inspiration et de transcription pour les compositeurs des XIXe et XXe siècles. Beaucoup eurent une nette préférence à transposer pour le piano les difficultés imposées originellement au violon.
Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840 / 1893)
Tchaïkovski était un compositeur éclectique, comptant parmi l’un des plus grands compositeurs russes de la seconde motié du 19è siècle. Son œuvre, d'une inspiration plus occidentale que celle de ses contemporains, incorpore des éléments de mélodies folkloriques nationales.
Orchestrateur doté d'un grand sens de la mélodie, Tchaïkovski composa dans tous les genres, s'illustrant particulièrement par ses symphonies, suites, concertos et musique à programme. C'est également lui qui donna ses lettres de noblesse au ballet, ajoutant une dimension symphonique à un genre auparavant considéré comme "inférieur".
Tchaïkovski est aujourd'hui salué, en Russie, comme ailleurs dans le monde, comme un des compositeurs majeurs. Considéré à juste titre comme un romantique, à la sensibilité d'écorché vif, il a pris en référence Mozart et fut hostile à la réforme de Wagner.
La 5ème symphonie en mi mineur date de 1888. Elle évoque selon des indications notées, une soumission totale devant la volonté de la providence avec une connotation spirituelle.
Le thème principal est réentendu dans les quatre mouvements sur le principe du cycle musical.
Son oeuvre se distingue par un certain traditionalisme et par une invention rythmique ainsi qu'une prédilection pour les instruments à vent. De tous les compositeurs, il est en tous les cas celui qui reflète le plus exactement la sensibilité nationale russe.
La cinquième symphonie fut populaire durant la guerre car elle fut jouée en 1941 pendant les bombardements mais elle fut également éclipsée par la 4è et la 6è plus connue sous le nom de pathétique.
Parmi les plus grandes interprétations, il est conseillé d’écouter les symphonies dirigées par le chef d’orchestre Evgueny Mravinski (1903-1988) qui à été directeur pendant de nombreuses années du théâtre Marinsky à Moscou.
Par rapport aux trois compositeurs au programme, on peut voir en Borodine un rare exemple de compositeur qui n'ayant jamais suivi de cours au conservatoire possède un sens inné de l'écriture musicale, de la forme et du coloris orchestral. Son oeuvre est on ne peut plus épique dans ce que représente le matériau symphonique et son utilisation et dans un aspect traditionnel d'une Russie riche en couleurs.
Rachmaninov porte à son apogée le concerto post-romantique entre 1892 et 1934, date de la rhapsodie qui est un concerto à part entière avec un cycle à variations.
Tchaïkovsky a su intégrer la tradition germanique (allant de Bach à Beethoven et de Mendelssohn) et il reste l'un des rares compositeurs de sa génération à avoir su combiner les trois pôles d'attraction de la musique russe : slave, occidental et oriental.
Interprété brillamment par l’Orchestre Symphonique de Mulhouse sous la baguette désormais légendaire de Georg Mark, ce concert a permis au public de découvrir et d’admirer la personnalité et l’interprétation magistrale de Fabio Bidini,
considéré comme l’un des plus grands pianistes de son pays d’origine, l’Italie. Que ce soit dans l’œuvre de Rachmaninov ou dans le bis, l’ambiance était à la fois exaltée et intime, d’une technicité et d’une pureté qui frôlait la perfection. Noble hommage à Chopin et à l’un de ses préludes que l’on a pu entendre dans le Pianiste, film de Roman Polanski où la musique est élevée au rang d’art suprême lorsque l’on a le talent rare de la sublimer et de la partager avec autant d’humanité.
27 mai 2008
Par elisabeth, 27 mai 2008 à 16h :: Musique, Littérature, Architecture...


New York, ville aux multiples visages, capitale du jazz, de la comédie musicale et des avant-gardes musicales a su séduire Christian Lauba, compositeur en résidence à La Filature pour la saison 2007/2008.
A l’issue de sa résidence, le public de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse - OSM - a pu savourer ce week-end sa création intitulée « New York concerto » dans laquelle résonne le paysage sonore de New York, son atmosphère, ses quartiers, son vécu et son histoire. Pour illustrer cette oeuvre, les rythmes et les harmonies incitent les auditeurs à laisser libre cours à leur imagination débordante dans le trafic de Manhattan ou le Bronx, fréquenter un club de jazz de la 5è avenue, voir le lever du soleil à Central Park ou se promener à Broadway…
Quartier après quartier, ce concerto décline une écriture instrumentale et orchestrale faite de références, empruntant à la polyrythmie de Ligeti, au minimalisme de Steve Reich aux rythmes syncopés du jazz pour atteindre un inoubliable unisson, point culminant d’une rencontre acoustique. Le tout est auréolé en alternance par des accords et des nuances dévoilant ainsi l’art de mettre en musique une vision très personnelle de toutes ces influences.
Dans un ultime hommage à Beethoven le « New York concerto » a permis au trio de solistes de révéler dans la création leurs multiples talents : Henri Demarquette au violoncelle, Richard Ducros au saxophone et Jonas Vitaud au piano ont interprété de manière vive et contrastée une écriture difficile en apportant du relief dans un ensemble orchestral au dispositif de percussions impressionnant (glockenspiel, claves, maracas, cymbales, gong chinois…) chacun trouvant sa place avec soi-même, en musique de chambre et avec l’orchestre.
Leurs cadences ont constitué un moment de rupture et de liberté « statu-ant » on ne peut mieux la virtuosité de chaque interprète. Si l’esprit du swing est indéniablement présent tout au long de l’oeuvre, la première mesure jouée au piano a traduit d’emblée la certitude d’associer sons et couleurs, atmosphères et réminiscences inscrivant ainsi Christian Lauba dans une filiation de grands compositeurs américains comme Georges Gershwin, Steve Reich, Philip Glass ou Art Tatum.
Durant 25 mn, le discours musical a permis d’apprécier les qualités remarquables du chef d’orchestre, Daniel Klajner, pour qui cette création a donné à l’orchestre l’occasion d’une belle rencontre avec un compositeur et des solistes d’un très haut niveau, tout en offrant également au public un voyage musical inoubliable et une vision de New York qui ne demande qu’à devenir réalité.
07 avril 2008
Par elisabeth, 07 avril 2008 à 15h :: Musique, Littérature, Architecture...
« Don Ravel… »
Il y a des moments inoubliables dans la vie d’un artiste et d’un public. Le programme de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse a permis d’assister vendredi à une soirée espagnole placée sous le signe de l’élégance, de la virtuosité flamboyante et de la tradition populaire. Grâce à la présence d’un violoniste hors pair, Señor Alexis Cardenas, dont le jeu est à la croisée de la tradition folklorique et de la musique classique, et d’un chef d’orchestre d’origine latine, Señor Manuel Hernandez Silva, ce concert a rendu hommage aux compositeurs français subjugués par la musique espagnole à la fin du 19è siècle, début 20è siècle.
Après une « introduction aux allures capricieuses » de Camille Saint-Saëns et un moment de « poésie contemplative » d’Ernest Chausson, l’heure espagnole a sonné avec « Tzigane » de Maurice Ravel. Apothéose de la technique, cette œuvre a couronné la musique traditionnelle avec ce jeu rapide et virtuose très à la corde dans un perpétuel dépassement de soi atteignant une liberté jusque-là inégalée dans la musique française au début du 20è siècle.
Ici plus qu’ailleurs, le caractère improvisé et festif de la musique tzigane, dont les tribus sont originaires de l’Inde du nord, a suscité des images, des couleurs sonores issues d’un pays à multiples facettes dont les traditions musicales restent fortement ancrées dans nos mémoires. Pour cela, il est de bon augure d’avoir transposé la technique de la guitare au violon en ayant comme alibi la musique folklorique. Lors d’un passage inoubliable en pizzicatti alternant la main gauche et la main droite, on ne peut s’empêcher de penser à Niccolo Paganini qui réalisait des prouesses en alternant respectivement ces 2 instruments lors des concerts.
A la croisée de plusieurs pays et de leurs influences, Señor Alexis Cardenas a magnifié la musique espagnole et tzigane. Sa présence aux allures de conquistador nous a dévoilé son âme latine jusqu’à nous démontrer dans deux improvisations pieds et mains liés que la musique est avant tout populaire c'est-à-dire accessible dès lors que l’on accepte de l’entendre et de la vivre dans l’idée de faire un voyage. Ce week-end nous avions tous envie de faire un aller sans retour dans les provinces espagnoles jusqu’en Amérique latine et d’en savourer la culture et la musique avec pour illustres guides Don Maurice Ravel, Don Joaquim Turina y Don Silvestre Revueltas …Hélène Mouty
Les vidéos ne sont pas de moi, mais la dédicace est bien pour moi ...et Senor Cardenas revint avec son 2° violon
(de secours en quelque sorte)
21 février 2008
Par elisabeth, 21 février 2008 à 03h :: Musique, Littérature, Architecture...
«des “tableaux” correspondant à ses fascinations et à ses archétypes : scènes populaires, univers des enfants, fantasmagories, obsession de la mort, attachement à la grandeur épique de l'ancienne Russie».Moussorgsky ne se contente pas de décrire par la musique les scènes réalistes (un chariot tiré par des bœufs, le marché de Limoges) ou d'inspiration fantastique (l’archétype du gnome se retrouve dans les légendes et le folklore de nombreux pays d’Europe) mais il en donne la vision qu'il en a en tant que "promeneur" visitant cette exposition.
Pour information, après le Boléro de Ravel, qui est le compositeur français qui s’exporte le mieux, Les tableaux d’une exposition est la deuxième œuvre la plus jouée et entendue au monde. Comme d’autres œuvres de Ravel, qui était fasciné par le monde l’enfance, elle a la particularité d’être accessible dès le plus jeune âge en version piano et orchestrale.
11 décembre 2007
Par elisabeth, 11 décembre 2007 à 01h :: Musique, Littérature, Architecture...
05 juillet 2007
Par elisabeth, 05 juillet 2007 à 00h :: Musique, Littérature, Architecture...

Extrait du livre : Extrait de l'avant-propos du chanoine François Gessler : (...) Dans les derniers siècles, les bibliothèques religieuses ou publiques se sont à la fois multipliées ou développées dans un mouvement sans précédent. En parallèle, les bibliothèques particulières ont fait l'objet d'un soin jaloux de nombreux amateurs cultivés et peu avares de leurs deniers. Et je sais, par expérience, le déchirement de devoir se séparer d'un millier de volumes patiemment rassemblés, chéris, lus et relus, précieusement conservés pour le futur. Ces dernières décennies, les bibliothèques se sont spécialisées, rapprochées aussi des utilisateurs potentiels, y compris dans des véhicules sillonnant quartiers et villages, alors même que survenait une véritable crise du «livre» et surtout du «lire».
Aujourd'hui, la question ne saurait être éludée. L'avènement de la société de l'image, des médias, du multimédia et du numérique sonne-t-il le glas de la «galaxie Gutenberg» ?
La prophétie de Marshall Mac Luhan se réalisera-t-elle ?
La colossale et multiple opération de numérisation des ouvrages actuellement en cours ne saurait pourtant, à mon sentiment, supprimer le nécessaire contact physique avec le livre, l'odeur de l'encre fraîche ou celle de la poussière qui se dépose sur les rayons, le toucher d'un papier glacé ou d'une reliure de qualité, la possibilité d'une vraie lecture et surtout d'une infinie relecture.
Seuls peut-être les problèmes d'espace et les questions posées par l'entretien des grands fonds de bibliothèque (avec les coûts consécutifs et les compétences à cet effet requises) sont de nature, sinon à signer l'arrêt de mort des livres, et partant des bibliothèques, du moins à hypothéquer sérieusement leur avenir.
L'attachement à un livre, qu'il soit modeste ou prestigieux, la symbolique qu'il porte, la commodité qu'il représente, le lien qui l'attache à d'autres livres classés en collections par disciplines, par thèmes, par époques ou par auteurs et tant d'autres raisons devraient empêcher cette disparition par certains annoncée.
09 juin 2007
Par elisabeth, 09 juin 2007 à 10h :: Musique, Littérature, Architecture...


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