association de l'art à l'œuvre — blog

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21 novembre 2009

L'art s'explose

Jeudi soir sur Arte, vers 23h, un documentaire bien ficelé sur le marché de l'art contemporain et ses enchères spectaculaires, enfin jusqu'à l'automne dernier. Commentaire d'un analyste financier au cours du film, le marché de l'art "c'est une activité humaine. Ça n'échappe pas aux règles de l'économie. Ça fonctionne sur l'avidité et la peur."

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13 décembre 2007

Enchères record pour l'Oeuf Rothschild Fabergé

Vente aux enchères record pour l'Oeuf Rothschild Fabergé chez Christie's à Londres le 28 novembre - AFP - Carl de Souza
Un oeuf de Fabergé a été adjugé à 9 millions de livres (12,6 millions d'euros) mercredi à Londres
L'existence de ce joyau était, jusqu'il y a peu, connue de ses seuls propriétaires. Mercredi, chez Christie's à Londres, à l'issue d'une vente qui s'est déroulée dans une ambiance électrique, il a été adjugé à un représentant du Musée national russe.
L'Oeuf Rothschild Fabergé va rentrer en Russie pour y être exposé.
Au terme d'une dizaine de minutes d'enchères dans une ambiance électrique et un grand silence, l'oeuf, réalisé en 1902 pour la famille de banquiers Rothschild, a été adjugé à un collectionneur russe présent dans la salle d'enchères chez Christie's.
Créé par le célèbre joaillier russe Karl Fabergé à l'occasion d'un cadeau de fiançailles, cet oeuf rose translucide 1902 est orné d'une horloge et renferme un automate, une double particularité que l'on retrouve seulement dans deux autres pièces issues des ateliers du célèbre joailler.
Le coq incrusté de diamants abrité dans l'oeuf s'anime pour marquer le passage des heures, surgissant en battant des ailes, en remuant la tête et en ouvrant son bec pour chanter.
L'"Oeuf Rothschild Fabergé " n'avait jamais été montré en public avant l'annonce de la vente et même les spécialistes ignoraient son existence.
Il est revenu à un acquéreur russe, qui représente le Musée national russe, soutenu par un groupe de riches collectionneurs "patriotes", qui pourraient être des magnats du pétrole selon la presse spécialisée. L'acheteur devra débourser 8.980.500 livres (12,5 millions d'euros, 18,5 millions de dollars).
L'oeuf de retour en Russie
L'oeuf "sera rapporté en Russie (...). Avec cette acquisition nous disons au monde entier : "en avant la Russie", a déclaré à des journalistes l'enchérisseur victorieux, Alexandre Ivanov, qui se présente comme un collectionneur et directeur du Musée national russe, premier musée privé de Russie dont le site est en construction à Moscou.
Une poignée d'acheteurs par téléphone et dans la salle, dont plusieurs Américains, ont aussi tenté d'emporter l'oeuf qui était estimé entre 6 et 9 millions de livres.
"C'est fantastique. Il a battu le précédent record de près de deux millions de livres", a déclaré Anthony Philips, directeur des objets d'art russes chez Christie's.
Au vu de la demande des collectionneurs russes qui sont entrés dans l'arène depuis environ 5 ans, "c'est un prix réaliste et normal", a observé Alexis de Tiesenhausen, responsable de l'art russe chez Christie's.
Le précédent record pour un objet russe vendu aux enchères (hors peinture) était également détenu par l'oeuf d'hiver Fabergé, vendu par Christie's à New York en 2002 pour 9,58 millions de dollars (6,62 millions de livres).
La maison Fabergé a réalisé une cinquantaine d'oeufs pour la famille impériale russe, une tradition lancée en 1885 par le tsar Alexandre III qui a offert à son épouse, la tsarine Maria Fedorovna, un premier oeuf précieux pour Pâques.
Fabergé a par ailleurs fabriqué d'autres oeufs de ce standard "impérial" pour des clients privés, dont seuls 12 étaient connus des spécialistes jusqu'à la découverte de l'oeuf Rothschild.
Acheter des oeuvres d'art pour faire oublier des privatisations opaques Le magnat russe du pétrole et de l'aluminium Viktor Vekselberg avait acquis en 2004 quinze oeufs Fabergé impériaux auprès de la famille américaine Forbes pour les rapatrier en Russie. Et Alicher Ousmanov, milliardaire russe des métaux, a racheté cette année la collection de peintures Rostropovitch dans le même but.
Derrière les proclamations de patriotisme, ces hommes d'affaires, qui se sont souvent enrichis à la faveur des privatisation opaques des années 1990, veulent surtout "acheter leur rédemption" et s'épargner des problèmes avec les autorités russes, explique Chris Zakheim, propriétaire d'une galerie spécialisée dans les antiquités russes.
"Ils achètent de l'art, le donnent à un musée russe, et sont pardonnés, c'est un système fantastique", dit-il.
Christie's et Sotheby's tiennent cette semaine leur plus importante série de ventes d'objets, peintures et icônes russes en valeur. Sotheby's a annoncé avoir déjà battu son record pour des ventes russes, totalisant mercredi 38,65 millions de livres.
Rothschild - Famille aux origines juives ashkénazes et aux nationalités multiples (allemande, française, britannique,etc.), les Rothschild se sont illustrés depuis le XVIe siècle dans les domaines de la banque et de la finance. Le patronyme fut adopté par leur ancêtre Isaac Elchanan, qui emprunta son nom de famille à la petite maison étroite qu'il occupait avec sa famille dans la Judengasse (rue des juifs) de Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Le nom Zum roten Schild, c'est-à-dire en français : « À l'Écusson rouge », ou encore, « À l'Enseigne rouge », donna ainsi naissance à un nouveau patronyme : « Rothschild ».
Le 29 septembre 1822, l'empereur d'Autriche François Ier éleva au rang de barons, les cinq fils du fondateur de la dynastie, Amschel Mayer Rothschild, ainsi que leurs descendants légitimes masculins et féminins portant le nom de Rothschild, sans distinction de nationalité.
(Jacob) devenu James de Rothschild (1792-1868), banquier
fondateur de la branche dite « de Paris » fils de Amschel Mayer dit Zum Roten Schild
épouse en 1824 sa nièce: Betty Salomon de Rothschild fille de Salomon Mayer Rothschild (1774-1855), banquier fondateur de la branche dite « de Vienne », lui-même fils de Amschel Mayer dit Zum Roten Schild et de Caroline Stern (1782-1854) son épouse, (1805-1886), dont Pierre Assouline fait un portrait remaquable dans son dernier livre "Le portrait"

08 octobre 2007

Damien Hirst, artiste vivant le plus cher

Une création de l'artiste britannique Damien Hirst, figure emblématique de l'art conceptuel, a été vendue au mois d'août pour 100 millions de dollars, un record pour une oeuvre vendue du vivant de son auteur, selon la galerie londonienne White Cube.
L'oeuvre, intitulée "For The Love Of God" ("Pour l'Amour de Dieu"), est la copie en platine d'un crâne du 18ème siècle, parsemée de 8.601 diamants dont l'origine a été vérifiée pour s'assurer qu'ils ne proviennent pas d'un marché de contrebande.
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29 juin 2007

Dites-moi

Ambroise Vollard - Jean Louis Forain
Vollard dans sa boutique, Gallimard Découvertes
merci Angela
C'est ainsi que Vollard débutait ses conversations, au point que certains l'appelaient "Monsieur dites-moi". Avec Leconte de Lisle, Roland Garros, il fait partie des natifs célèbres de l'île Bourbon, devenue l'île de la Réunion. On décrit ce colosse comme débonnaire, simiesque, lourdaud, empreint de la lenteur créole, atteint d'hypersomnie pathologique, naif, cultivé. Il raconte lui-même : en réponse à une lettre de 2 étudiants américains qui lui demandaient conseil, pour ouvrir une galerie et surtout faire fortune.
A V : je somnolais dans ma boutique, lorsqu'un client entrait, le temps que j'émerge, que je comprenne son propos, le prix qu'il me proposait, finissait par atteindre celui auquel j'avais souhaité vendre la toile. Il prenait mon silence pour de la réticence. C'est ainsi que le fortune vient en dormant.
Il était atteint d'un léger zézaiement joint à un lointain accent créole, le visage sombre, les paupières une peu fermées, il se grattait souvent le derrière en parlant. C'est ainsi que Renoir lui dit, je vous peindrai un jour accroché là-haut à une branche, tel un singe. Son fils Jean Renoir disait de lui, avant il était Othello, en vieillissant il devenait Masinissa, roi de Numidie. Certains disaient aussi voleur comme Vollard.
En visite à la Fondation Barnes, invité pour y donner une conférence, un des rares voyages auquel il a bien voulu consentir, il fit une chute du haut d'un perron. Monsieur Bignou, son hôte, lorsqu'il se fut relevé sans mal lui dit :
Si vous vous étiez tué, je vous aurai enterré au milieu de la Fondation. Les personnes présentes lui demandèrent quel serait son choix et M. Biniou de préciser que ce serait sûrement les Baigneuses de Cézanne, quant à Vollard il préférait les Joueurs de cartes mais précisa qu'il souhaiterait que ce soit le plus tard possible.
Quand on sait les conditions draconiennes qu'imposait le Dr Barnes pour avoir l'honneur de visiter sa fondation, que l'on avait pas intérêt à avoir émis une quelconque restriction concernant les impressionnistes, on peut juger de l'importance qu'avait le personnage dans le monde des arts. Vollard avait horreur des voyages et n'avait aucun sens de l'orientation, il se rendit une autre fois au Portugal par souci de dérivatif dit-il, car il croyait la guerre impossible, puis au cours d'une conversation il prit soudain conscience de cette éventualité. Il se rendit à Londres, en Italie, eut la bénédiction papale.
Il réservait au pape Léon XIII l'exemplaire n°1 de l'Imitation de Jésus-Christ, illustrée par Maurice Denis, sur un vieux papier japon, devenu introuvable, il en avait été tiré 5 exemplaires. En même temps il avait remis au brocheur 1 exemplaire de Parallèlement de Verlaine. il se produit une diabolique inversion des 2 exemplaires. L'acquéreur de Parallèlement ne voulut pas rendre son exemplaire dépareillé. Ce n'est qu'au bout de 30 ans qu'il voulut s'en défaire, son livre était dans un tel état qu'il avait perdu toute sa valeur. L'exemplaire reconstitué permit à Vollard de l'offrir au successeur de Léon XIII. Je vous la fais courte. Maraviglioso dit celui-ci, nous connaissions déjà cette ouvrage, mais comment ce magnifique exemplaire est-il parvenu entre vos mains ?
AV : mais j'en suis l'éditeur.
L'almanach d'Ubu Roi est certainement le fruit de la collaboration entre Jarry et Vollard bien quez celui-ci ne porte aucune mention d'auteur, ni d'éditeur.
Il fut tué dans un accident de voiture, son chauffeur conduisait sa Talbot, la voiture fit plusieurs tonneaux, le coup du lapin a été assené par une sculpture de Maillol dans la version noble, version plus prosaïque victime de la marmitte qui contenait le cassoulet qu'il transportait dans la lunette arrière, invité à déjeuner par Ramone Cendras sa voisine de Tremblay, il décéda dans une clinique de Versailles.
Il eut l'idée un jour d'attribuer un prix de littérature par les peintres, puisque c'étaient les écrivains qui jugeaient les peintres pourquoi ne serait-ce pas l'inverse. Devant la tâche colossale il n'y eut qu'une seule édition de ce prix, qui fut attribué à Paul Valery, qui fut accueilli à l'académie française peu après.
"C'était Ambroise Vollard" est une enquête menée par un journaliste et chercheur Jean- Paul Morel, abondamment documentée. Depuis longtemps j'étais à la recherche de détails concernant ce collectionneur et marchand, après avoir lu "Que grâces lui soient rendues" de Pierre Assouline relatant force détails sur Durand Ruel, Le dernier des Camondo et "L'homme de l'art D H Kahnweiler" de ce même auteur.

08 février 2007

Vente aux enchères Pierre Levy

Pour Malou et Gérard qui m'ont fait connaître ce mécène et collectionneur
Voir aussi ici
Grands industriels de la bonneterie à Troyes, originaires d'Alsace (Guebwiller) Pierre (1927-2002) et Denise Lévy ont passé leur vie à constituer une exceptionnelle collection d’art bâtie au fil des rencontres et des amitiés.
De gauche à droite : Florence Marinot, fille du célèbre verrier, Pierre Lévy, André Derain et Maurice Marinot.
Tout débute en 1937 et leur rencontre avec Maurice Marinot (1882-1960), peintre et verrier troyen. C’est aussi le point de départ de leur passion pour l’art et leur quête de collectionneur. Pierre Lévy dira un jour de Marinot : « C’est avec lui que nous avons appris, non seulement à regarder les œuvres d’art, mais à vivre avec elles. » Une autre rencontre importante eut lieu vers 1945, avec le peintre André Derain. « Il a su m’expliquer la magie de la peinture » dira l’industriel troyen. Les Lévy vont devenir son ami et le soutenir durant les dix dernières années de sa vie en lui achetant de nombreuses œuvres.
A travers cette collection, Pierre Levy montre son penchant pour la tradition et sa réticence à l’égard de l’abstraction. L’homme aimait les peintres du mouvement fauve : Derain bien sûr, mais aussi Vlaminck, Othon Friesz, Van Dongen, ou Dufy. M et Mme Lévy ont également réuni des œuvres de la génération des artistes de l’entre-deux guerres tels que : Charles Dufresne, Boussingault, Dunoyer de Segonzac, de la Fresnaye, etc. Avec affection, ils soutenait également des peintres de l’école de Paris, moins connus, comme Isaac Dobrinsky.
Le collectionneur est amené à s’intéresser également au processus créatif des artistes et donc à rassembler des fonds de documentations important (autographes, lettres, livres, etc.).
En 1976, les époux donnent à l’Etat français les trois quart de leur collection, soit environ deux mille œuvres ayant trait à l’art français de 1850 à 1950, mais aussi à l’art africain. Cette collection sera l’occasion de créer un important Musée d’Art Moderne à Troyes en 1982. Plus de 900 objets qui étaient encore dans leur maison de Bréviandes, non loin de la cité troyenne, ont été proposés aux enchères les 2, 3 et 4 février par Maîtres Boisseau et Pomez.
Hold-up en 2002
Autres vidéos de la vente

21 juin 2006

Prix record pour une oeuvre d'arts premiers

Free Image Hosting at www.ImageShack.us Un masque Fang du Gabon a été vendu samedi aux enchères à Drouot pour la somme record de 5,9 millions d'euros. A trois jours de l'inauguration du Musée du quai Branly, ce masque Ngil de culture Fang du Gabon, haut de 48 cm, en bois, représentant un visage stylisé peint en blanc au kaolin, devient ainsi l'oeuvre d'arts premiers la plus chère jamais vendue au monde.
Le masque était initialement estimé de 1 à 1,5 millions d'euros.
Le record de prix à ce jour était détenu par une statue de reine Bangwa (Cameroun) vendue 2,7 millions d'euros chez Sotheby's en 1990.
L'oeuvre a été adjugée dans le cadre de la vente de la collection Vérité, une exceptionnelle collection de plus de 500 oeuvres d'arts premiers d'Afrique et d'Océanie, parmi lesquelles des pièces majeures, qui est mise aux enchères samedi et dimanche à l'Hôtel Drouot (maison Enchères Rive Gauche).
La dispersion de la collection Vérité, qui proposait samedi et dimanche à l'Hôtel Drouot à Paris plus de 500 oeuvres d'arts premiers d'Afrique et d'Océanie, a totalisé 43 M EUR (frais inclus), ce qui en fait "la plus importante ventes aux enchères au monde dans cette spécialité", a annoncé dimanche soir l'hôtel des ventes.
Ainsi, outre le masque Ngil, une statue chasseur Tshokwe d'Angola (estimée 800.000 à 1,2 millions d'euros) a été vendue 3,78 millions d'euros (avec les frais) et une statue deble Senoufo de Côte d'Ivoire (600.000-800.000 euros) 2,955 millions d'euros (avec les frais). Huit enchères sur les 96 lots présentés à la vente samedi ont dépassé le million d'euros. De nombreuses pièces sont également parties à des dizaines et des centaines de milliers d'euros.
Pour l'art africain, les anciennes colonies françaises sont représentées en priorité dans cette vente, avec une majorité de masques.
Pierre Vérité, secondé par son épouse Suzanne, avait commencé à collectionner des objets d'arts premiers dans les années 20. D'abord courtier en objets d'art, il avait ouvert en 1936, boulevard Raspail à Paris, une galerie d'art primitif et d'archéologie, la galerie Carrefour. Le marchand, lui-même peintre, était vite devenu l'ami des nombreux artistes du quartier qui passaient dans sa boutique.
La collection qui a fait jusqu'aux années 90 l'objet d'expositions, souvent en province, avait été poursuivie par le fils de la famille Claude Vérité et son épouse Janine.

04 mai 2006

Dora Maar au chat

"Dora Maar au chat", tableau de Picasso vendu 95,2 millions de dollars à New York (3-5-2006)
Le tableau de Picasso a été adjugé mercredi aux enchères chez Sotheby's à New York pour 95,2 millions de dollars Cette vente frôle le record mondial pour des enchères, établi pour le "Garçon à la pipe" de Picasso, cédé, également à New York, 104,2 millions de dollars en mai 2004.
L'identité de l'acheteur n'a pas été révélée. La photographe Dora Maar fut la compagne de Picasso entre 1935 et 1945.
Réalisé en 1941, au plus fort de la relation entre Picasso et sa muse, ce grand portrait (130 x 97 cm) est considéré comme l'un des plus beaux réalisés par l'artiste espagnol. Cette oeuvre exceptionnelle marquée par le souci du détail n'avait pas été vue depuis plus de 40 ans.

10 avril 2006

Enchères: record pour un tableau de Turner

Une toile de Turner a pulvérisé jeudi à New York les enchères internationales pour un tableau de maître britannique.
L'oeuvre, baptisée "Giudecca, la Donna della Salute et San Giorgio", a été adjugé 35,9 millions de dollars chez Christie's.
Le tableau, qui représente un panorama de Venise, est donné comme le plus beau Turner (1775-1851) présenté sur le marché ces dernières années. Il avait été vu pour la dernière fois dans des enchères publiques en 1897.
Le précédent record pour une oeuvre britannique était détenu jusqu'ici par un tableau de John Constable (l'Ecluse) à un peu plus de 21 millions de dollars.
Une marine de Turner, "Seascape, Folkestone", avait été adjugé 9,05 millions de dollars en 1984.
Certains d'entre vous se souviennent sûrement de l'exposition aux Galeries Nationales du Grand Palais "Turner -Constable"

09 avril 2006

Les galeries d'art

Les galeries d'art

A faire et à ne pas faire dans des galeries d'art
Assis froidement derrière un beau bureau,
le galeriste vous regarde de biais : vous vous sentez jugé.
Comment vous comportez dans une galerie ?
Voici quelques conseils de L'Internaute.
Souvent, en marchant dans la rue, on passe devant une galerie d'art et notre regard est attiré par certaines oeuvres. On aimerait bien aller les voir de plus près mais on n'ose pas. Voici quelques conseils pour oser entrer dans une galerie et pour bien comprendre ce que c'est. Ce que les galeristes détestent- l'impolitesse : ce n'est pas parce qu'une galerie est d'entrée libre qu'elle est en libre accès et que l'on peut y entrer comme dans un moulin. Il est fortement conseillé de combattre sa timidité naturelle et de dire bonjour en entrant et de remercier en sortant. Encore une fois, n'oubliez pas que grâce à ce galeriste (et aux collectionneurs qui lui achètent des oeuvres), vous avez pu admirer de l'art gratuitement. - le scepticisme : si vous voulez vous faire mal voir par un galeriste, le meilleur moyen est de mettre en doute la qualité des oeuvres qu'il présente (et accessoirement leur prix). Le galeriste s'engage à travers les artistes qu'il soutient et les toiles qu'il accroche : il y a beaucoup de travail et de risques derrière chacune d'entre elles. Nier la qualité des oeuvres, c'est nier ses compétences. - la désinvolture : étrangement, il y a de nombreuses personnes qui entrent dans des galeries mais qui ne regardent pas les oeuvres. Ils passent à côté sans vraiment s'y intéresser.
Les galeristes aiment que l'on regarde avec attention les oeuvres qu'ils ont choisies de vous montrer.- le marchandage éhonté : attention, il n'est pas interdit d'essayer de faire baisser le prix d'une oeuvre mais il faut savoir rester raisonnable. Les galeristes connaissent leur métier, il est rare qu'ils montent le prix des oeuvres. Il est inutile d'essayer d'obtenir 50% et vous obtiendrez rarement plus de 15% de remise. Ce que les galéristes apprécient - la curiosité : contrairement à une idée reçue, les galeristes sont en général très disponibles pour leurs visiteurs. Exceptés les cas où ils sont en train de discuter avec un acheteur potentiel, ils sont en général ravis de répondre à vos questions sur l'origine des oeuvres, leur contexte, leur prix etc.. Il n'y a pas de questions tabous concernant les oeuvres. - la simplicité : les galeristes voient passer tout au long de l'année toutes sortes de gens. Il est inutile de vouloir en rajouter en pensant que le galeriste s'intéressera davantage à vous, au contraire. Les galeristes apprécient les visiteurs qui ne se présentent pas comme des spécialistes mais comme des gens qui veulent découvrir des oeuvres.- les facilités de paiement : les galeristes n'ont pas que des clients richissimes, ils ont tout à fait conscience que les oeuvres qu'ils proposent ne sont pas faciles à acheter. N'hésitez pas à leur demander des facilités de paiement, comme par exemple de payer en 3 fois sans frais, ils acceptent généralement volontiers. [Louis-Paul Astraud, L'Internaute]

01 janvier 2006

S'il est un segment du marché de l'art qui prouve chaque année sa suprématie, c'est bien le XXe siècle

par Roxana Azimi