association de l'art à l'œuvre — blog

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11 octobre 2008

Arp est là

A vos magnétoscopes, sur FR3, région Alsace, dimanche 12 octobre à 12 h 05 un magazine est consacré à Hans Arp à l'occasion du 10 ieme anniversaire du musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg. Une vaste exposition au MAMCS présentera 180 oeuvres du 16 octobre au 15 février 2009.
A vos agendas, une visite guidée par Catherine Koenig sera organisée par l'association le samedi 10 janvier 2009 de 14h30 à 16 heures (TALON A RENVOYER AVANT LE 28 NOVEMBRE 2008)
en principe les émissions sont visibles pendant 8 jours sur le site d'FR3.

26 mai 2008

Duchamp

Vous qui n'avez pu m'accompagner à Londres pour l'exposition Duchamp, Man Ray, Picabia, qui fut pour moi une révision du cours d'art contemporain que j'ai suivi cette année, en y ajoutant la collection UBS de la Tate Modern, vous avez la possibilité de voir ce jeudi 29 Mai 2008 - 20:44 - durée : 01:06
sur France 5
le magazine de 110' présenté par Laurence Piquet, réalisé par Catherine Aventurier et produit par MFP. 2008.
Cette semaine, Laurence Piquet est au musée Beaubourg. L'émission propose deux documentaires de la série "Enquête d'art" (série documentaire écrite par Françoise Docquiert et produite par Eclectic Production). - "Fontaine, de Marcel Duchamp". Réalisation : Raynald Merienne. Lorsque Marcel Duchamp choisit de présenter au Salon des Indépendants de New-York un urinoir, qu'il baptise " Fontaine ", le scandale est retentissant. L'oeuvre est refusée par les organisateurs du Salon. Pourtant, " Fontaine " va définitivement changer le cours de l'histoire de l'art. C'est aujourd'hui l'un des joyaux du musée National d'Art Moderne. Enquête à New-York tout d'abord, où " Fontaine " a vu le jour, au Musée de Philadelphie qui conserve l'une des plus importantes collections d'oeuvres de Marcel Duchamp, ou encore à Milan où réside aujourd'hui le galeriste d'art Arturo Schwarz à qui l'on doit les douze répliques de " Fontaine " présentée aujourd'hui dans les plus grands musées du monde. En compagnie de Didier Ottinger, conservateur en chef du patrimoine, rencontre à Saint-Rémy de Provence avec Pierre Pinoncelli, un artiste performer qui a par deux fois à endommagé l'urinoir de Marcel Duchamp.

Une autre vidéo :
- "Lion, cheval, Dormeuse invisibles de Salvador Dali - 1930". Réalisation : Laurence Thiriat. En 1930, le studio 28 projette pour la première fois " L'âge d'or ", de Bunuel, qui a reçu un visa de censure. Dans le hall, des oeuvres surréalistes sont exposées dont cette oeuvre de Dali, scandalisée par le film. La ligue anti-juive s'attaque au film et à l'oeuvre de Dali par des lacérations. La toile est alors considérée comme détruite mais dans les années 50, elle réapparaît en main des héritiers Mauclaire sous un autre titre. La toile est ensuite vendue à une association puis donnée au musée Beaubourg sous un autre titre.

12 mai 2008

Savonarole, le prophète maudit

Sur Arte samedi, 17 mai 2008 à 21:00
Rediffusions : 18.05.2008 à 14:00
Savonarole, le prophète maudit
cliquez sur le lien ci-dessus pour lire sa biographie, et pour voir quelques toiles le concernant
(Allemagne, 2006, 52mn)
ZDF © ZDF/Michael Baum Réalisateur: Jan Peter
Ceux qui étaient en voyage avec l'association à Florence en 2007, se souviennent certainement du Couvent San Marco.
Ceux qui franchissent le seuil de San Marco, sont d'abord impressionnés par la construction, le jeu de volumes et l'atmosphère de l'endroit qui avant d'être une pinacothèque particulièrement riche en chefs-d'oeuvre, est un monument et un lieu de mémoires, mémoires dominicaines liées aux hommes illustres de l'Ordre des Dominicains. De Saint Antonin à Fra Angelico, devenu "Bea" Angelico, de Fra Girolamo Savonarola à Fra Bartolomeo, pour ne citer que les plus célèbres qui vécurent dans ce lieu, peuvent s'y ajouter les artistes tels que Fra Paolino, Marco et Francesco della Robbia. Son aspect et son climat spirituel, inchangés à travers les siècles, expliquent l'attrait qu'il ne cesse d'exercer sur ses visiteurs.
La vie de Savonarole, moine de la Renaissance qui, par ses prédications mystiques et sa volonté inébranlable de faire la guerre aux vices, fit trembler les princes et le pape. Avant de mourir sur le bûcher.
Au fond du couloir des novices, on trouve trois pièces, en sa qualité de prieur, alors que les autres moines avaient droit à 1 cellule. Il les utilisait comme oratoire, cabinet de travail et comme cellule. L'oratoire fut transformé et enrichi en 1701 quand les frères décidèrent d'y rassembler les oeuvres du disciple de Savonarole, Fra Bartolomeo, des fresques furent commandées à Gherardini, d'autres furent détachées du couvent de la Maddalena et ornèrent les murs. Les objets ayant appartenus à Savonarole furent rassemblés et exposés dans des vitrines.
cape de Savonarole
crucifix ayant appartenu à Savonarole
Jérôme Savonarole (1452-1498) débute sa carrière ecclésiastique à Bologne chez les dominicains. En 1491, il devient prieur du couvent San Marco à Florence. Prédicateur extrêmement véhément, il attire des dizaines de milliers de personnes qui attendent pendant des heures pour l'entendre. Dans ses discours, il critique les moeurs délétères de ses contemporains, condamne la dépravation des grands de ce monde et prend parti pour les humbles. Quant à ses inquiétantes prophéties, elles semblent souvent se réaliser, au point qu'elles font trembler les princes et les hommes d'Église. Parvenu à l'apogée de son influence, Savonarole instaure à Florence un État théocratique. Son pouvoir s'appuie sur une police composée d'enfants, dont la mission est de traquer le vice dans toute la ville. Jeux de hasard, toilettes provocantes, plaisirs érotiques... tout crime de lèse-vertu est susceptible d'être puni de mort. Savonarole va même jusqu'à contester l'autorité
d'Alexandre VI Borgia, le pape le plus débauché de l'histoire du Vatican, et exige sa destitution...
On prétend que Botticelli emporté par l'émotion générale de fin de siècle, aurait brûlé certaines de ses oeuvres, mais on n'a pas la preuve formelle d'un tel comportement.
Grâce à des documents retrouvés à Rome et à Florence, ainsi qu'à des reconstitutions, ce documentaire retrace l'itinéraire d'un étrange prophète,
"vrai saint" pour Martin Luther, "monstre hideux" selon Goethe.

10 mai 2008

Soulages, le noir et la lumière

Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la conférence de
Pierre Soulages à la Fondation Beyeler, pour ceux qui souhaitent le revoir et pour les autres, vous en avez la possibilité sur France 5
Pour ceux qui n'ont pas France 5 vous pouvez revoir le documentaire gratuitement pendant une semaine
EMPREINTES - Soulages, le noir et la lumière
Dimanche 11 Mai 2008 - 09:50
Durée : 00:51
Documentaire de 52' écrit par Jean-Noël Cristiani et Pierre Encrevé, réalisé par Jean-Noël Cristiani et coproduit par France 5 / P.O.M Films, avec le concours du CNC, de la région Midi-Pyrénées, de la région Languedoc Roussillon. Production : Freddy Denaës et Gaël Teicher. Voix off : Agnès Galan. 2008.
'J'ai décidé de faire de la peinture ma vie.' dit Soulages, quant à douze ans, il a la révélation de sa vocation dans l'abbatiale de Conques. Ce film lie les moments constitutifs d'une vie aux lignes de force d'une oeuvre. Ces correspondances permettent de découvrir un monde intérieur et de rendre la présence d'une peinture. Le peintre raconte les actes fondateurs et les rencontres essentielles. Son amour des grands espaces, sa volonté d'écarter les limites culturelles établies, sont liés à 'l'impérieuse nécessité' de peindre. 'Je ne sais pas ce que je cherche. C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche.'. En montrant les gestes de son travail, Soulages nous conduit au plus près de l'incertitude et du mystère de la création. Rarement un peintre a su aussi clairement parler de sa peinture, comme il le fait ici devant ses toiles. L'artiste confie son besoin structurel de solitude et de silence, pour travailler. Ce solitaire est en relation vivante et proche avec des sculpteurs sumériens, des peintres de fresques du haut Moyen-Age ou les humains peignant dans les grottes, il y a 340 siècles. Libéré d'une actualité contingente, Soulages est relié à l'avenir, cette éternelle enfance de l'art. A l'écart d'une fausse intimité, il laisse l'empreinte d'une grandeur majestueuse. Elargissant notre horizon, repoussant nos repères, homme et oeuvre mêlés émettent une lumière secrète et éternelle.
photo de l'auteur

04 mars 2008

Musées secrets

29 décembre 2007

Art contemporain

Retrouvez le débat animé par Frédéric Taddéi sur France 3 dans son émission "Ce soir (ou jamais)"
Les questions posées par Frédéric Taddéi :
Quels rapports les arts plastiques entretiennent-ils avec le monde ?
Faut-il vendre les œuvres du Louvre pour régler le vaste problème de la pauvreté ?

Après un premier mouvement de surprise, les invités sont presque tous d'accord avec la proposition, exception faite des oeuvres dites majeures... Ben toujours provocateur en guise de boutade serait d'accord pour tout brûler, Venet imagine un turn over d'une efficacité "mathémathique"
Retrouvez l'émission sous le lien suivant :
Invités : Hervé Di Rosa, Bernar Venet, Jacques Villeglé, Robert Combas, Ben et Jean Pierre Raynaud.
Robert Combas, Artiste
Artiste, créateur du mouvement de la
« figuration libre ». Au départ sa peinture devait s’appeler
« peinture fun » mais ça l’ « emmerdait » de donner un nom anglais. Alors c’est Ben, en 1979, qui donna le nom de la « figuration libre » au mouvement crée par Combas. Combas prône une peinture « amusante et décontractée ». Dans ce mouvement, on retrouve : Rémi Blanchard, François Boisron et Hervé Di Rosa. Il est le seul artiste français à être cité dans l’article du TIME, comme un artiste qui vend très peu cher. Il se dit contre un art à 2 vitesses : l’art institutionnel de Buren, Sophie Calle et Frize et les autres qui se débrouillent comme ils peuvent.
Ben, Peintre, performer et Agitateur public
Peintre, performer et Agitateur public, héritier de Duchamp. Il a fait de son ego le fondement de son oeuvre. Ben c’est donc des messages lapidaires à l’emporte-pièce et aussi des portraits déjantés et des installations. Parfois critique d’art, au début des années 1980, il rencontre de jeunes artistes Combas, Di Rosa, François Boisrond… dont il baptise le mouvement
« Figuration Libre », mouvement d’art figuratif caractérisé, notamment, par l’absence du respect des règles de la figuration classique, l’utilisation de matériaux hétéroclites et de couleurs discordantes.
Bernar Venet, Artiste plasticien
Il est un artiste plasticien français, vivant aux États-Unis où il s’est fait connaître internationalement pour ses sculptures d’aciers et ses dessins. De 1961 à 1963, il montre des toiles recouvertes de goudron, et compose une sculpture sans forme, composée d’un tas de charbon versé à même le sol. Il choque, détourne les règles, et invente plus tard ce qui deviendra l’Art conceptuel. Happé par New York, il s’y installe en 1966 et ne quittera plus cette ville. Les mathématiques deviennent pour lui une source intarissable dans sa création artistique. Aujourd’hui, le voilà avec des idées nouvelles : éliminer cadre et tableau pour n’accrocher que la forme en elle-même.
Hervé di Rosa, Artiste.
Il vit et travaille à Mexico. Il fonde avec son frère, Richard Di Rosa, François Boisrond, Christophe Cosentino, Didier Chamizo et Robert Combas, le mouvement français de la figuration libre (né dans les années 80). Plus tard, il réalise la série télévisée « Les Renés », et avec son frère, il crée le Musée de L’art modeste à Sète en 2000. Il entreprend un tour du monde en 1993, pour s’inspirer des diverses cultures rencontrées et les retranscrire dans son art. En 2002, il collabore à la revue d’art "Trou".
Jean-Pierre Raynaud, Plasticien.
Plasticien français. Il obtient un diplôme d’horticulture en 1958. Ce n’est qu’après qu’il s’affirme comme artiste : il remplit un pot de fleurs avec du ciment en 1962. Son œuvre se consacre à la solitude et la mort (notamment celle de son père qui le marqua profondément). En 1969, il commence à construire sa propre maison à La Celle Saint-Cloud, qui sera sa principale œuvre d’art avant qu’il ne la détruise en 1993. Il en exposa ensuite les "morceaux" à Bordeaux. On lui doit « le pot doré » sur le parvis du Centre Pompidou ainsi que les vitraux de Noirlac.
Jacques Villeglé, Artiste.
Membre historique avec Yves Klein des Nouveaux Réalistes, il est l’un des principaux affichistes français. D’abord collecteur d’objets sur les plages (il réalise des sculptures à partir des débris du mur de l’Atlantique), l’artiste devient dès 1949 collecteur d’affiches lacérées. Il proclame la « guérilla des signes », les affiches étant les « reflets de la culture dominante ». Sa première exposition personnelle a lieu en 1959, et en 1960, il est l’un des membres fondateurs du Nouveau Réalisme. Aux côtés de son ami Raymond Hains, avec lequel il réalise le film Pénélope, Villeglé s’approprie les déchirures abstraites et lyriques de la ville, instille dans ses œuvres une dose de contestation politique, détourne la publicité et la presse. Il vit et travaille à Paris et à Saint-Malo. Il est représenté à Paris par la galerie Vallois.

17 octobre 2007

Gustave Courbet à la télévision

« …Etre non seulement un peintre, mais encore un homme, en un mot faire de l’art vivant, tel est mon but ». Gustave Courbet.
Pour se préparer à l'exposition Gustave Courbet aux Galeries Nationales du Grand Palais du 13 octobre au 28 janvier 2008
Le mini-site de l'exposition ici
1 - Vendredi le 19 octobre à 22.20 sur Arte
Heure de début: 22.20 Heure de fin: 23.05 Durée en minutes: 45 un documentaire
Gustave Courbet "Les origines de son monde"
Romain Goupil s'inspire des oeuvres et de l'abondante correspondance de Gustave Courbet pour raconter l'histoire du peintre. Le récit, dit par Hyppolite Girardot, Valeria Bruni Tedeschi et le réalisateur, débute avec la première toile grand format de Courbet, «L'Enterrement à Ornans», et se poursuit jusqu'aux polémiques suscitées par ses nus réalistes comme «Les Baigneuses» ou «L'Origine du monde».
2 - Mercredi 24 octobre à 12.00 sur Arte un documentaire, Palettes, Gustave Courbet
"La place du mort : «Un enterrement à Ornans»"
Heure de début: 12.00 Heure de fin: 12.30 Durée en minutes: 30
Réalisateur: Alain Jaubert
3 - Un soir au musée sur France 5 jeudi, 25.10.2007
Heure de début: 20.40 Heure de fin: 21.45 Durée en minutes: 65
Installée dans les Galeries nationales du Grand Palais, Laurence Piquet propose de découvrir l'exposition «Courbet». Au sommaire : "En quête d'art : «L'Atelier du peintre» de Gustave Courbet" : Un documentaire français réalisé par Lucile Bellanger et Laurence Thiriat en 2007. Cette toile représente un atelier et symbolise la place de l'artiste dans la société ; son hyperréalisme a choqué et ce tableau a été refusé à l'Exposition universelle de 1855. - "En quête d'art : «La Femme piquée par un serpent» d'Auguste Clésinger" : Un documentaire français réalisé par Lucile Bellanger et Laurence Thiriat en 2007. Cette sculpture évoque une femme nue, étendue sur un lit de fleurs, qui se tord sous la piqûre d'un serpent ; le modèle était Apollonie Sabatier, muse de Baudelaire.
Invités: Edouard Papet (conservateur au musée d'Orsay), Edward Vignot (chroniqueur), Dominique de Font-Réaulx (conservateur au musée d'Orsay), Laurence des Cars (conservateur au musée d'Orsay), Serge Lemoine (président du musée d'Orsay) Présentateur: Laurence Piquet
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Ornans - la Loue - la maison natale de Courbet - la tombe du curé figurant sur la toile "l'Enterrement à Ornans"
Images de l'auteur

13 octobre 2007

Ernst Beyeler marchand d'art


A voir absolument, pour tous les amoureux de la Fondation Beyeler, pour les curieux, pour mes amis lointains auquels je parle sans cesse de "mon" musée, vous pouvez voir et enregistrer un documentaire de 60 mn environs, diffusé sur
France 3 Alsace, le 13 octobre à 16 h 15, dimanche le 14 octobre sur la Schweitzer Fernsehen à 12 h, lundi le 15 octobre à 23 h 55 sur Arte.
Le documentaire nous fait prénétrer dans la vie de ce personnage singulier, qui a le goût du meilleur, fin connaisseur de l'art du 20 e siècle, autant marchand que collectionneur, aventurier de la profession dans le bon sens du terme, prenant des risques insensés pour acquérir une oeuvre dont il est tombé amoureux. Ce passionné ne possède ni yacht, ni avion, sa vie c'est l'art, son goût, son oeil le plus sûr. Il se déplace en tram, en vélo, plus souvent maintenant en taxi. Il nous a fait un immense cadeau en créant sa fondation, il nous permet de contempler tant et plus sa propre collection, au point que j'ai ce sentiment étrange que les oeuvres m'appartiennent quelque part. Ses expositions ponctuelles attirent le monde entier. Il est à l'origine d'Art Basel, la foire la plus fréquentée et la plus connue mondialement.
Actuellement pour fêter les 60 ans de la Galerie et dans la foulée des 10 ans de la Fondation, il a rassemblé, les oeuvres qui ont passé entre ses mains, qu'il a vendues à des musées, à des collectionneurs, en y incluant des oeuvres qui sont restées la propriété de la Fondation, on a un panorama complet de l'évolution de la galerie, jusqu'à nos jours.
La notice de salle
L'autre collection voir ici
Mon album photos

08 avril 2007

Vincent Van Gogh - Derniers jours à Auvers

De son arrivée à Auvers-sur-Oise, le 20 mai 1890, à sa mort, le 29 juillet de la même année, Van Gogh a peint plus de 80 toiles. Célèbre photographe et artiste polymorphe, Peter Knapp, auteur de ce film tourné en HD, appréhende une oeuvre éblouissante, exécutée sur une courte période.
Le tournage de Vincent Van Gogh, un peintre maudit ? Peter Knapp prend le contre-pied de cette image d'Epinal.
A 37 ans, Van Gogh est un artiste accompli dont les oeuvres sont exposées. Parmi ses admirateurs figurent Signac, Gauguin, Monet ou encore Toulouse-Lautrec.
Une étude approfondie des nombreuses lettres du peintre adressées à son frère Théo et à d'autres membres de sa famille permet de cerner son état d'esprit au cours des deux derniers mois de sa vie. Dans sa correspondance, Vincent exprime avec un style inimitable son point de vue ; il y détaille régulièrement ses tableaux, croquis à l'appui.
Aidé financièrement par son bien-aimé Théo, le peintre peut s'offrir le gîte, tout en achetant ses couleurs et ses toiles. Inspiré par la campagne pittoresque d'Auvers-sur-Oise, Vincent ressent le besoin impérieux de peindre et de dessiner.
Ici, il se sent bien. Il se couche à 9 heures le soir et se lève à 5 heures le matin. Sa production, fulgurante, ne faiblit pas : vieux toits de chaume, portraits de femmes, d'enfants, du Dr Gachet, champs de blé, jardins, église et mairie du village…

Van Gogh n'éprouve plus le même plaisir à créer lorsqu'il apprend que la santé de Théo se dégrade ; il dessine alors des étendues de blé sous des ciels troublés. Préoccupé, l'artiste a conscience qu'il coûte plus d'argent à son frère qu'il ne lui en rapporte. Malgré tout, Théo et sa femme Johanna lui assurent leur soutien indéfectible, jusqu'au bout.
A son enterrement, Théo, Camille Pissarro, le Dr Gachet, Emile Bernard, Ravoux l'aubergiste, le père Tanguy, sans compter des gens du pays, lui rendent un ultime hommage.
"Mon travail à moi j'y risque ma vie", avait-il écrit comme une triste prémonition.
Tombes de Vincent et Théo à Auvers-sur-Oise
Ariane Dadier
Première diffusion : jeudi 12 avril 2007 à 20:40 France 5 (câble, satellite et TNT). Durée : 52'
Auteur et réalisateur : Peter Knapp Production : France 5 /
Entretien avec Peter Knapp, auteur et réalisateur
Pourquoi avez-vous souhaité faire un documentaire sur Vincent Van Gogh ?
Peter Knapp : Van Gogh est l'artiste qui a écrit le plus de lettres. A travers sa correspondance, notamment avec son frère Théo, il fournit une source considérable d’informations. Elle permet de suivre sa vie et son oeuvre au jour le jour.
Vincent parle de ses peintures, dans des termes puissants, précis, souvent poétiques. Il fait part de ses efforts, de ses expériences et de ses doutes.
En seulement dix ans de travail, Van Gogh a conçu plus de 1 000 tableaux. Pendant son séjour à Auvers-sur-Oise, il en a produit plus de 80, parmi lesquels figurent les meilleurs. Sa technique artistique est alors au top.
Quelle image du peintre voulez-vous donner ?
P. K. : Mon approche veut se détacher des clichés. Pour les gens, Van Gogh, c’est le peintre à l’oreille coupée, sans le sou, malade, vendeur d’un seul tableau de son vivant… Je veux le montrer autrement.
A Auvers, le Dr Gachet, grand collectionneur et intellectuel recommandé par Théo, a un effet très stimulant pour Vincent. Le seul médicament qu'il lui prescrit c'est de travailler. Vincent n’hésite pas à marcher plus de quinze kilomètres par jour et à porter plus de 20 kg de matériel pour trouver l’endroit idéal à peindre. J'ai choisi de me focaliser sur sa prouesse artistique et son impressionnante rapidité d’exécution.
Quel est le fil directeur de votre film ?
P. K. : Je me concentre sur les deux derniers mois de son oeuvre. En s’immergeant dans le village et dans les paysages d'Auvers-sur-Oise, on constate que très peu de choses ont changé en un siècle.
L'auberge Ravoux, la maison du Dr Gachet, l’église, les champs de blé… il est possible de retrouver les lieux, les lumières, la nature et l’atmosphère qui ont inspiré Van Gogh.
En plus des images des tableaux, dispersés dans les plus grands musées du monde, des témoignages de spécialistes (conservateurs, historiens d’art, scientifiques…) viennent apporter un éclairage sur son oeuvre, ses lettres et sa vie.
Propos recueillis par Ariane Dadier

07 avril 2007

Sainte Foy de Conques

Sur Arte, dimanche 08 Avril 2007 à 20.15 dans l'émission Architectures, vous pouvez voir un film reportage sur "L'abbatiale Sainte-Foy de Conques"
Stan Neumann explore l'abbatiale de Conques, l'un des ouvrages les plus importants construits au XIe siècle, et évoque quelques idées reçues sur l'art roman.
Heure de début: 20.15 Heure de fin: 20.40 Durée en minutes: 25
Rediffusion dimanche 15 Avril 2007 à 13.30 Architectures